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ç»osé : il a voit surpris le primat , et | nsuite le pape Boniface. Saint Au ustin en eut tant <lc douleur , qu’il imoit mieux quitter l'episcopat que «3e voir Antoine rétabli.
U1PPO-NE ( C. d’) l’an 4a6.
Saint Augustin y déclara Héraclius pour son successeur, mais en le laissant dans l’ordre de prêtre jusqu’à sa mort. Deux évêques et sept prêtres, et tout le peuple d’Hippone , consentirent à cette déclaration.
Jérusalem (c. de ) Jeroto.rmi-
lanum, l'an de Jésus-Christ 5i , le premier de tous les conciles, et le modèle de tous les suivants. Une division considérable , qui s'éleva entre les fideles à Antioche, donna lieu à ce concile. Cérinthe, faux frère et faux apôtre, vouloit obliger les gentils convertis, non-seulement à la circoncision , mais encore à toutes les observances de la loi mosaïque. Quelques fideles , de la secte des pharisiens, sou tenoient la même doctrine. Saint Paul et saint Barnabe s’y opposèrent, disant que Jésus-Christ étoit venu affranchir les siens de cette servitude , et que sa grâce ne servirait de rien àceux qui regarderaient la circoncision comme nécessaire. On résolut d'aller à Jérusalem consulter les apôtres. Ceuxci et les disciples s’assemblèrent en aussi grand nombre qu’il étoit possible pour examiner cette question.
U est du moins constant que le concile fut composé de cinq apôtres :
saint Pierre , saint Jean , saint Jacques, saint Paul et saint Barnabe, et de plusieurs de leurs disciples; il semble même que toute l’église de Jérusalem y fut appelée : on délibéra à loisir , et chacun proposa son sentiment. Sairt Pierre prit la parole et fut d’avis de ne point iinposeraux gentils un ;oug que les Juifs mêmes
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nUESCA en Espagne (C. d’ ) Oscensc , l'an 5g8. On y fit deux canons, dont le premier ordonne aux cvêqnes d'assembler tous les ans les abbes , les prêtres et les diacres, pour leur enseigner une règle de vie sur la frugalité et la continence. Le second ordonne aux evêques de s'informer si les prêtres, les diacres et les sous-diacres observent la continence. Tom. IJ. Cont.
n'avoient pu porter : ce qui étoit dire indirectement que les Juifs n’y étoientplus assujétis. Saint Jacques soutint l'avis de saint Pierre, ajoutant qu’il falloit seulement mander aux gentils de s’abstenir de ce qui avoit été oilert aux idoles ; de la fornication , de la chair et du sang , afin d'apprendre aux gentils à honorer la loi , et que ces observances communes à la synagogue et a l’Eglise, servissent comme de lien pour unir ensemble les deux peuples , les Juifs et les Gentils.
La décision fut fondée sur les saintes Ecritures , et formée par le commun consentement. On la rédigea par écrit , non comme un jugement humain , mais comme un oracle, et on dit avec confiance : il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous , vitum ut en im Spirilui Saricto ri nabis. On envoya cette decision aux fidèles d’Antioche, pour y être reçue et exécutée avec soumission.
Lesconciles remarquent que cette première assemblée des apôtres à Jérusalem, pour donner leur décision sur un point contesté , a servi de modelé à l’Eglise dans la tenue des conciles generaux. Calai. V.
Àd. XV. v. 22. TM. Fl. Jet. XV.