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personnes et aux lieux qui obéis— soient à Félix et à ceux qui étoient assemblés à Bâle et à Lausanne , comme aussi tout ce que les ordinaires ont fait par leur autorité.
Par une seconde bulle , le pape Nicolas rétablit toutes les personnes de quelque état qu’elles fussent, qui avoient été privées de leurs bénéfices et juridiction par le pape Eugène, pour avoir suivi Félix et le concile de Râle. Enfin , dans une troisième , il déclare nul tout ce qui avoit etc dit ou écrit contre le môme Félix, les Pères de Bâle et leurs adhérents, voulant que le tout soit effacé des registres d’Eugène , et qu’il n’en soitplusfait aucune mention : ainsi finit entièrement le schisme, et Nicolas V fut reconnu de tous pour le seul pape légitime.
Tom. XIII. Conc. génie p. i335
et teq.
LAVAUR (C. de ) Faurense, l'an iai3 , par l’archevêque de Narbonne , légat du pape , sur les demandes du roi d’Arragon, tendant à faire rendre aux comtes de Toulouse , de Foix et de Comminges , les terres qu’on leur avoit ôtées. La réponse du concile ne fut favorable ni aux uns ni aux autres, attendu que le comte de Toulouseavoit violé souvent ses serments faits entre les mains des légats. Tom. XI. Conc.
LAVAUR (C. de ) l’an i368, par treize évêques de trois provinces, auxquels Geoffroi de Vairolles archevêque de Narbonne , présida. On y publia un grand corps de constitutions , divisé en cent trent e-trois articles, dont unegrande partie est tirée des conciles d’Avignon, tenusen i3a6et i33y. Il y est ordonné que le curé, disant la messe dans son église , doit être servi au moins par un clerc en surplis ; que chaque église cathédrale ou collégiale enverra deux personnes de son corps pour étudier en théologie ou en droit canon , sans que, pourcette
s LIE
absence , ils ne perdent rien plus que les distributions manuelles. Le reste regarde les biens temporels de l’église , ses droits et sa juridiction. Tom. XI. Conc. p. IQ75-
LÉON en Espagne ( C. de ) Leppontnse, l'an ion, par ordre du roi Alphonse V. 11 en reste sept canons :
il y est dit que l'on commencera, dans les conciles , par juger les causes de l’Eglise , ensuite celles du roi , puis celles du peuple. Ces conciles étoient alors des assemblées, où l’on traitoit des affaires temporelles avec les spirituelles. Tom IX. C. p. 817.
LÉON ( C. de ) l’an 1091. On y résolut que les offices ecclésiastiques seroient célébrés en Espagne, suivant la règle de saint Isidore; et on y ordonna aussi qu’à l’avenir les écrivains se servi roient de l’écriture gauloise dans tous les actes ecclésiastiques , au lieu de la gothique , qui étoit en usage à Tolède. Tom. C.
LÉRIDA en Espagne ( C. de ) Jlerdensc, l’an 5a4 , composé de huit évêques qui j firent seize canons , dont le premier ordonne que ceux
3ui servent à l’autel s'abstiennent e répandre le sang humain , sous quelque prétexte que ce soit, même de défendre une ville assiégée, sous peine de deux ans de pénitence, et de n’être jamais promu aux ordres supérieurs, llparoît, parce canon, que la nécessité de se défendre dans les incursions des barbares, faisoit insensiblement oublier aux clercs l'ancienne douceur ecclésiastique.
T. IT. C. p. 1620.
LÉRIDA (C. de) l’an 1246, tenu pour la réconciliation de Jacques , roi d’Arragon , qui avoit fait couper la langue à l’évêque de Gironne, pour avoir écrit au pape Innocent IV contre ce prince; mais celui-ci, ayant confessé publiquement son crime, fut absous par le pape. Marian. I. l3. c. 6 LIÈGE ( C. de) Leodiesue, l’an ii3i, 22 mars. Lothaire, qui y étoit
LIM «7.
avec la reine son épouse et un grand nombre d’évêques , y reçut le pape avec honneur, et on y rétablit Othon évêque d’Alberstat, déposé trois ans auparavant par le pape Honorius.
L1LLERONNÉ en Normandie ( C. de ) J uhokontnst , l’an 1080 , par l’ordre ctenpréscncedeGuilIaumele-Conquérant, roi d’Angleterre.
On y fit treize canons. Le premier est pour maintenir la trêve de Dieu, par l’autorité des évêques et des seigneurs. 11 est dit, parmi les autres, que si l’on donne à des moines une église , ce sera sans préjudice de la subsistance du prêtre et du service de l’Eglise, et les moines auront droit de présenter à l’évêque un prêtre capable. Le concile, en cet endroit, veut parler des curés. Tcm X. Conc. p. 3g 1 .
LIMA, capitale du Pérou, en Amérique ( C. de ) l’an i583 , par l'archevêque Taurin Alphonse Mogroveio, pour le réglement de la discipline et la reformation des mœurs : on croit que les décrets de ceconcile ont été publiés par le père Acosta , jésuite. J os. Aïosla , /. II. de Nooiss. c. 2. tic.
LIMOGES ( C. de ) Lemovicensc, l’an toag. 11 y fut décidé que saint Martial de Limoges étoit apôtre.
C’est ce qu’on lit dans l’histoire de sa vie , connue an X* siècle. Grégoire de Tours place ce saint vers l’an a5o. T. IX. C. p. 687.
LIMOGES (C. de) l’an io3t, le 18 novembre. Ayinon , archevêque de Lyon , y présida , assisté de neuf évêques. On y agita la question de l’apostolat de saint Martial. On cita scs actes qui étoient inconnus avant le X' siccle , et que tous le,« savants regardent comme apocryphes ; mais on les croyoil alors trèsvéritables. Ils porloient que saint Martial avoit été baptisé par saint Pierre, et qu’il avoit reçu le Saint- Esprit avec les autres apôtres le jour de la Pentecôte. Ainsi l’apostolat de de saint Martial y fut encore con-
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firme. Le fondement de cette opinion étoit l'histoire de sa vie, qui, suivant l'opinion des gens du pays, le faisoit descendre de la race d’A- Lraham, parent de saint Pierre et de saint Etienne , et le disoit ordonne evêque par Jesus-Christ. Cette vie avoitete composée sous le nom d’ Aurelien, son disciple, etelleestan)ourd'hui reconnue pour apocryphe.
Au reste on établit dans ce concile la treve de Dieu , qui le fut pareillement en plusieurs autres. On dit que ceux qui ne voulurent pas s’y soumettre furent frappes de la maladie des ardents, c’est-à-dire, d'un feu qui devoroit leurs entrailles. On y prononça une excommunication terrible , contre ceux qui ne garderaient point la paix et la justice, comme le concile le prcscrivoit. loin. IX. C. p. 8(>q.
IJPTINES aujourd hui LES- T1NES en Cambresis, ( C. de ) Uplinense , l’an 7 43, assemble par l'ordre deCarloman. Saint llonifare y présida. On y fit quatre canons.
I.es evêques, les comtes et les gouverneurs y promirent d'observer les décrets du concile de Germanie.
Tout le cierge se soumit aux anciens canons. Les abbes et les moines reçurent la réglé desaint Benoit. Hyest dit qu à cause des guerrespresentes, le prince prendra pourun temps une partie des biens de l'Eglise, a titre de précaire et de cens, pour aider à l’entretien de ses troupes; à condition de payer tous les ans a l’Eglise un sou valant douze deniers , c’est-à-dire vingt-cinq sous de notre monnoic :
on défendit les mariages illicites et les superstitions. T. VI. C.n. 1S37.
LIZiEÜX (C. de) Luxiovtnu , l’an io55, tenu par les soins du duc Guillaume, neveu de Manger, archevêque de Rouen. Ilcrmanfroi , évêque de Sion et légat du pape, y présida avec tous les evêques de la province. Mauger y fut déposé, et Maurillc mis a sa place. AcJ. Arc/i.
H olhcr.i . Tom. 11.
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LODI ( C. de ) l’an 1161, 19 juin, ( non reconnu ) par l’antipape Victor en presence de l’empereur Frédéric, qui lesoulenoit. L'élection de Victor y fut confirmée.
G11 lut dans ce concile des lettres des rois de Danemarck, de Morwege et de Hongrie; de six archevêques, de vingt evêques, de quantités d'abbes , même de l'ordre de Citeaux, qui tous reconnoissoient Victor pour pape. Ony excommunia Hubert, archevêque de Milan, attache au pape Alexandre, et qui le suivit enFrance l’annee d'apres. Tom. X. C. p. i4°9- LOMBERS près d’Albi ( C. de ) l.umùaricnse , l’an Il65, par Dons d’Arsac, archevêque de Narbonne , contre les bons-hommes, quictoicnt manichéens, et appelés dans la suite albigeois ou vaudois. 1). M.
LONDRES ( C de ) Londlnrnst , l'an q^.8,8 septembre. Turquetely fut fait abbe de Croisland, apres avoir refuse deux évêchés que le roi vouloit lui donner. Cette donation fut souscritepardeux archevêques, natre evêques et par deux abbes, ont l'un est saint Dunslan LONDRES (C. de) l'an 971. Le roi. Edgar y confirma les privilèges accordes au monastère deGlaston.
LONDRES ( C. de ) l’an ioG5, en presence du roi saint Edouard, qui accorda une pleine immuniteau monastère de Westminster, près de Londres. Celle charte est souscrite par le roi , la reine, deux archevêques , dix evêques, cinq abbes, le 28 décembre 10GG, en commençant l’annee a Noël, l'upi.
LONDRES (C. de) l'an 107S C.ONc.ILE NATtONAl.de toute l’Angleterre dans l’eglise de Saint-Paul.
Lanfranc, archevêque de Cantorberi , y présida. O11 y renouvela les anciens canons touchant le rang des evêques; et on y défendit les superstitions , les divinations, les sortilèges , etc. Quatorze evêques et vingt abbes souscrivirent à ce concile.
Tom. X. C. p. 34G.
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LONDRES ( C. de) l’an 1102, de toute l’Angleterre, par saint Anselme,dans l'eglise de Saint-Pierre.
On y condamna la simonie, et on déposa six abbés qui en furent convaincus. On défendit aux evêques de s’habiller comme les laïques, on ordonna a tous les clercs de porter des habits d’une même couleur : ou renouvela l’ordonnance de la continence des clercs : on déclara nulle les promesses de marnée faites sans témoins : on anathematisa les jeunes gens qui commettaient des crimes infâmes. On fit ensuite plusieurs réglements , dont il ne nous reste que les sommaires en vingt-neuf articles. Ibid. p. 728.
LONDRES (C. de ) l’an 1107, août. On y accorda les hommages au roi,commele pape lepromctloit, et l’on y défendit les investitures par la crosse et l’anneau. Anselme écrivit cette nouvelle au pape, en lui marquant le service que Robert, comte de Meulan , avoit rendu à l’Eglise en cetté occasion. Tom. A.
Conc. p. 755.
LONDRES (C. de) l’an no8, 24 mai, à la cour de la Pentecôte, On y fit dix canons, qui portent cntr’autres choses ,que les prêtres qui n’ont pas observe la defense du concile de Londres de 1102, s'ils veulent encore celebrer la messe , quitteront leursfemmes, et ne pourront plus leur parler que hors de leurs maisons , et en présence de deux témoins. Jb.p. 77D.
LONDRES (C. de) l’an 1129, premier août. Les évêques y furent trompes par le roi, qui s’attribua le droit de punir les prêtres incontinents : il en tira beaucoup d’argent sans les corriger. Pag!.
LONDRES ( C. de ) l’an n3G.
On y traita des besoins de l’Eglise et de 1 état, en présence du roi Etienne. ld.
LONDRES (C. de) l’an n38, le i3 décembre, parlelegatAlberic, assisté de dix-huit évêques, etd’en-
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viron trente abbés : on y f.t dix-sept canons, la plupart répétés des conciles precedents. On y défendit de garder le corps de Notre-Seigneur plus de huit jours. Il ne sera porté aux malades, dit le concile, que par un prêtre ou un diacre : en cas de nécessite, il pourra être porte par touleautre personne, mais avec un très-grand respect, Tom. Al. Conc.p.
‘ LONDRES ( C. de) l’an 1166.
Les evêques d' Angleterre y appelèrent au pape de la légation et des sentences de Thomas de Cantorberi, réfugié en Erance depuis le mois d’octobre 1164. Voyez les conciles de Clarendon et de A'orthampton. ld.
P' LONDRES ( C. de ) l’an ii75, le iq mai, par Richard, archevêque de Cantorberi, qui y présida comme légat , et primat du saint Siégé ; on y lit dix-neuf canons, tires la plupart des anciens conciles; entr’ autres, que les moines et les clercs ne feront aucun trafic, et que les laïques ne tiendront point à ferme des bénéfices. On ne donnera point l’eucharistie trempée, sous pretexte de rendre la communion plus complété :
ce qui prouve , que des lors l'usage le plus commun ctoit de ne prendre que l’espèce du pain : on ne cousacreraquedansun caliced’or oud’argent, et nond’etaiu. C. T. X. i4bi.
LONDRES (C. de) l’an n85.
On y jugea qu'il etoit plus sage et plus convenable que le roi restât dans son royaume pour gouverner ses sujets, et defendreses états propres, que d’aller exposer sa personne pour la defense de l’Orient.
LONDRES (C. de) l’an 1200, de toute l’Angleterre, sous Hubert de Cantorberi. On y publia un decret de quatorze articles, tirés la plupart du concile de Lalran de
"Londres ( c. de ) l’an ta37 ,
les ig, 21 et 22 novembre, par le légat Othon, assisté, de l’girçjhc.vêque
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de Cantorbéri et de celui d’Yorck.
On y examina la contestation sur la préséance entre ces deux archevêques ; et le légat décida pour le premier, comme primat d Angleterre.
Les décrets de ce concile sont au nombre de trente-un, et au nom du légat seul qui y parle avec une grande autorité : voici les plus remarquables. Défenses de donner à ferme les doyennés , les archidiacones et les dignités semblables, ou les revenus de la juridiction spirituelle, et de l'administration dessacrements. Défenses d’admettre personne aux vicaireries , qui ne fut prêtre , ou en état de l’être aux premiers quatretemps: le vicaire doit renoncer à tout autre bénéfice à charge d’âme, et promettre par serment de résider dans la cure. Défenses dedonner uu bénéfice sur le bruit incertain de la mort ou de la démission du titulaire; le collateur doit attendre qu’il en soit pleinement instruit : autrement le nouveau titulaire , intrus sous ce prétexte , sera condamné à la restitution des fruits et aux dommages et intérêts de l’absent , et suspens de plein droit, de tout office et benelice : pareille peine contre celui qui s’empare , de son autorité propre , du bénéfice dont un autre est en paisible possession.
Quant à la résidence et à la pluralité des bénéfices , le concile ordonne l’exécution des anciens, et particulièrement du dernier concile de Latran : il renouvelle aussi les decrets contre les clercs concubinaires , et la defense aux enfants, même légitimés, de succéder aux bénéfices de leurs pères. Les autres decrets regardent la juridiction ecclésiastique , qui étoit alors d’une prodigieuse étendue ; savoir , le choix des juges , le serment des avocats , les constitutions dés procureurs, la forme des citations, etc.
Au reste, c'est ce qu'on voit dans •la plupart des conciles de ce siècle et du suivant. T. XJ. Cow. p. 5a8.
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LONDRES (C. de) l’an ia38, le 17 mai. Le légat Othon avant interdit la ville d’Oxford , et suspendu tous les exercices de l'uni— versité pour avoir été insulté, demanda satisfaction au concile de Londres. L’archevêque d'Yorck et les évêques la lui accordèrent. Le légat rétablit l’université à Oxford , et il leva l'interdit.
LONDRES ( C. de ) et de Berveley, Benelacenst, l’ail iaGi, 16 et a3 mai. Dans cesdeux conciles , on fit quelques nouveaux réglementa sur l’ctat des églises d’Angleterre , et on envoya des députés à Rome pour assister au concile indiaué par le pape au commencement de juillet , pour y prendre les mesures nécessaires afin de s’opposer aux conquêtes des ïartares
LONDRES (C. de) l'an 1268, le a3 avril , par le légat Ottobon , ea présence de tous les prélats d’Angleterre , de Galles, d’Ecosse et d’Irlande : il publia un décret de cinquante-quatre articles , pour réparer les désordres des guerres civiles , et ramener l’exécution des canons, et particulièrement les constitutions du cardinal Othon , légat au concile de l’an 1237. En voici quelques-uns remarquables. On ne refusera à personne la liberté de se confesser , comme nous apprenons fjue les geôliers le font quelquefois à 1 égard des prisonniers; celui qui l’aura refusée , sera privé de la sépulture ecclésiastique. Défenses aux prélats de s’attribuer les fruits des églises vacantes, soit ppurunan, ou pour un autre temps, s’ils ne sont fondés en privilège ou en coutume. C’est i’origine du déport et de l’annate. On rtonfirma la defense de tenir ensemble plusieurs bénéfices à charge d’âmes , mais toujours avec l’exception sans dispense du saint Siège. Les autres décrets regardent la réforme des moines et des autres réguliers. T. XJ. Coac. r.
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LONDRES (C. de ) l’an 1286, le 3o avril. Jean Pecam, archevêque de Cantorbéri , assiste' de trois évêques et de plusieurs docteurs , y condamna quelques propositions erronées sur le corps de Jésus-Christ après sa mort. To/nX. C.p. 1261.
LONDRES ( C. de ) l’an 1297 , le i4 janvier. Robert de Cantorbéri et sessufîragants y traitèrent pendant huit jours , de la demande ijne le roi Edouard faisoit d’un subside sans pouvoir trouver le moyen de le contenter. Le 26 mars de la même année, l’archevêque de Cantorbéri assembla encore quelques-uns de ses su (Traçants à Saint-Paul de Londres , où deux avocats et deux frères prêcheurs s’efforcèrent de prouver, que le clergé pouvoit secourir le roi de ses biens , en temps de guerre , nonobstant la défense du pape. D. M.
LONDRES (C. de ) l’an i3 £2, le to octobre, par Jean de Stretford, archevêque de Cantorbéri : il publia une constitution de douze articles , dont plusieurs font voir qu’il étoit nécessaire de faire une réforme dans l’exercice de la juridiction ecclésiastique : car ils tendent à restreindre les exactions des archidiacres et de leurs officiaux pour les certificats , les expéditions des lettres , les prises de possession , les insinuations des testaments, et leur exécution , etc. Tom. XI. Conc. ».
LONDRES (C. de ) l’an i343, le 20 mars , par le même archevêque, onze évêques et des députés On y publia dix-sept canons contre
Ïilusieurs abus : entr’autres contre es fraudes qu’on employoit pour ne point payer les dîmes, et contre ceux ui enlevoient les offrandes mises ans les églises. Ibid.
LONDRES (C. de) l’an i383, par Guillaume de Courtenay, archevêque de Cantorbéri , sept évêques, et plusieurs docteurs et bâcheliers en théologie , et autres en
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droit canon et civil. On y dénonça plusieurs propositions de Wiclet;’ et le 21 du même mois, on en déclaradix hérétiques; savoir celles-ci.
La substance du pain et du vin demeure au sacrement de i’autcl, après la consécration, et les accidents n’y demeurent point sans substance. Jésus-Christ n’est point en ce sacrement , vraiment et réellement. Si un évêque ou un prêtre est en péché mortel, il n’ordonne, ne consacre , ni ne baptise point ; la confession extérieure est inutile à un homme suffisammentcontrit. On ne trouve point dans l’Evangile que Jésus-Christ ait ordonné la messe.
Dieu doit obéir au diable. Si le pape est un imposteur et un méchant , et par conséquent membre du diable , il n’a aucun pouvoir sur les fideles , si ce n’est peut-être qu’il l’ail reçu de l’empereur. Après Urbain VI, on ne doit point reconnoîtrc de pape, mais vivre comme les Grecs, chacun sous ses propres lois. 11 est contraire à l’Ecriture sainte, que les ecclesiastiques aient des possessions temporelles, c’est-à-dire des immeubles.
Le concile déclara encore erronées d’autres propositions au nombre de quatorze. L’archevêque de Cantorbéri obtint du roi Richard un pouvoir de faire arrêter et emprisonner ceux qui enseigneroient et soutiendroient ces erreurs. La lettre du roi est du 12 juillet. Tom. X I. Conc. p. 2o5a.
LONDRES (C. de) l’an t3gf., par Thomas d’Arondel, archevêque de Cantorbéri , qui y condamna dix-huit articles tirés du trialogue de Wiclef.
LONDRES (C. de) l’an i4i3, septembre. Contre ungentilhomme, nommé Jean Old Castel , chef des wiclefites en Angleterre.
LONDRES (C. de) l’an i486, le i3 février, par Jean Morton, archevêque de Cantorbéri et ses suffragants. 11 n’en reste qu’un réglement qui ordonne à chaque évêque
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de la province de faire célébrer un 1 service et sis messes pour chacun de leurs confrères, dans le mois , apres qu'ils auront appris leur mort.
LUCQUES ou Saint-Genez , près de Lucques. (C. de) l’an io85.
Pierre lgnee, évêque d’Albane, y presidaau nomdu papeGregoircV II; on y excommunia les chanoines de Lucques , qui n’avoient pas voulu se réduire à la vie commune , par l'exhortation de saint Anselme, évêque de Lucques, et celle du pape, et pour avoir conspiré contre leur évêque.
Vil. S. Ans. c. I. n. 5
LYON (premier C. de) Lugdnnense, l’an 197, ou environ, tenu par saint Irénee qui en etoit évêque, et dans lequel il écrivit au pape saint Victorune lettre, par laquelle il l’exhortoit fortement à suivre l'exemple de ses prédécesseurs, en ne rompant point la communion avec les asiatiques quartodécimans. V. l\ice'e.
LYON (C. de) l'an /fç)o. Laretractation du prêtre Lucide , qui y renonçoit à ses erreurs, dénoncées au concile d’Arles , y fut lue et approuvée.
LYON (C. de) l'an 5oi. Ce fut plutôt une conférence des catholiques avec les ariens , en présence du roi Gondebaud , arien lui-même.
Les ariens furent convaincus d’erreur par saint Avit de Vienne, et plusieurs se convertirent; mais le roi , quoiqu'il aimât les catholiques, demeura endurci, quia, comme il dit dans la conférence même , Pater eum non traxeral , non potuil vrnirc ad FUium ul veritas impltrelur : non est rolenlis neque feslinanlis, sed misèrent;! Del. Tom. IV. Conc. p. i3iq.
LYON (C. de) l’an 5 17, tenu
Far onze évêques, à l’occasion de inceste d'un nommé Etienne avec Palladia. 1b. i584-
LYON alors dans le royaume de Contran , (C. de) l'an 56fi. Quatorze évêques, huit présents, et six par députes, y firent six canons : 011 y excommunia ceux qui vouloient
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réduire en servitude .es personnes libres- Tom. I ■ p. 847- LYON (C. de) l'an i>83, on le compte pour le troisième sous le roi Gontran. Prisque, évêque de Lyon, y présida, et il y assista huit evêques avec douze députés des absents. O11 y fit six canons : on y défend entr'antres aux evêques de celebrer hors de leur église les fêtes de Noël ou de Pâques, excepte les cas de maladie ou l’ordre du roi. p. Qq’i.
LYON (G. de) Van ie>34- H se tint en cette annee plusieurs conciles dans cette province, pour le rétablissement de la paix, pour la foi , pour porter les peuples a reconnoitre la boute de Dieu, et les détourner des crimes parle souvenir des maux passés. Vagi.
LYON (C.-d-iâ l’an io55, tenu par Hildebrand , le ,at du pape Victor II. Il y eut en je concile six évê-
?ucs déposés pour divers crimes.