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cette sentence, n'y ont ni prête leur nom , ni donne leur con^'ulemenl ; d'où il suit que cette excommunication n'est ni canonique, ni valide. Ainsi Photius eut raison de braver l'anatheme de ÎNicofas 1 , et Luther celui de Léon X avec !?a bulle Exurf^e, Domine : car ils avoient l'un et l'autre une foule de partisans, quand les foudres partirent rontr'eux de la nue du siège apostolique. En exigeant que l'excommuiiication fût prononcée au nom et du couM'nlcmcnt de toute P Efflise ,}jhmi>oix renouvela la X C proposition de Quesnel , et il ressuscita le richérisme tout entier dans ce qui concerne le gouvernement de l'Eglise , à la face de tout Je concile ; sans aucune réclamatiort authentique de la part de cette assemblée qui se pretendoit assistée du Saint-Esprit (i).
11 y a plus, encouragé par l'exemple de son illustre collègue qui venoit de si bien dire , l'eveque de la Sonmievoulutsignaler aussi son zèle en faveur du jansénisme. >' Quanta » ce qui concerne l'excommunica- » tion, dit-il , il n'y a presque rien à » ajouter à ce qu'a dit le R. évéque » de Troycs : sinon un célèbre arti- » de, qu'il faut que nous ayons le n courage de rétablir... Peut-être » qu'en rcmojitant dans l'antiquilc, » on trouvera que l'excommunica- » tion n'est point du tout dans l'es- » prit de l'Eglise ; que c'est une plan- '• te parasitcqui s'yest introduite....
» Je prie en grâce la commission, » en faisant usage des armes que lui » fournissent \aphilosophieel\ai raison, » de pénétrer à travers cette espèce » de tribu'nal qu'on a établi sur » nous, et qu'enfin on examine cet » article censuré : La crainte d'une » excommunication injuste ne doit pus » nous empêcher de faire notre dd-oir. »
Il est étonnant qu'un évêque ait
(i) Voyc7. le dict. des héiés. nouvelle édition, imprimée chez Petit, t. 3. p.
•S^o et suivantes.
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pu afît'Clcr autant «Visnorancc. Jcsiis-Christ institua lui-uicmc cette censure, en parlant de celui quin'e- ♦ oulc pas l'E^^lise. Saint Paul en fit usaj;e contre l'incestueux de Corinthe. Les premiers novateurs en furent frappes, et T Eglise ne cessa point de recourir à celte arme puissante, pour punirles schismes , les hérésies et beaucoup d'autres crimes scandaleux. Combien ne voit-on pas encore <i'excommunications dans le droit, qui sont présentement en vigueur ?
Quant à la proposition que Desbois de Rochefort veut que l'on rétablisse, nous ne pouvons mieux faire que d'emprunter à cet é^ard les paroles d'un auteur judicieux. « On » sait que c'est la "XCl* dcs propo- » sitions condamnées par la \ni\\c j> L/nigenilus. Les modernes partisans " de Quesnel eussent été ravis de >» faire approuver par les constilu- » tionnels assemblés celle assertion » de leur patron, qui appeloit inJTisle » toute censure portée contre les » siens, et qui faisoit consister son » devoir à défendre ses erreurs. Ils » eussent voulu pouvoir opposer un » concile prétendu national a Tau to- » rite du saint Siège qui avoil donj> né la bulle, cl de l'Eglise qui l'a- » voit acceptée. 11 y eut des débats à >' ce sujet. L'évêque d'IlIe-et-Vi- » laine, Lecoz, président du con- » elle, trouvoit la proposition dan- » gereuse, et vouloit qu'on la sup- » primât. La plupart furent de son » avis, quoique Desbois se défendît » avec chaleur. Sa proposition ctoil » d'une éternelle vérité. I\ous Oions dé- » duré sous le sceau du serment, que la »> résistance h l'oppression est le plus saint » dci'oir. Cette proposition est restée sur
» la charte des droits de l homme Ne
>' sommes-nous plus les enfants de h » liberté? On ne s'attendoit pas à voir '> rappeler dans un concile ta sainte M insurrection; mais c'est un des réunis M qui parle ici , et qui parle dans un » concile constitulionnel. << Ainsi i'cvêqucde laSoiume fut moins hcu-
l'AR
renx que celui de l'Aube. Il eut cependant ce dernier pour approbateur, et celui du Jura qui, tout en opinant i\W\\ falloit éviter ce qui pouvoit avoir l'air de les brouiller avec la cour de Ixonie , et par conséquent retrancher la proposition du proccs-verbal , prétendit qu'elle éloit d'une vérité éternelle ot qu'elle n'avoit jamais été condamnée
Le 2g , un membre du second ordre ayant dit que Je conseil d'état s'occupoit à discuter le code civil, où se trouvoit un article sur le divorce, opposé aux règles du christianisme ; et qu'il convcnoit que le concile sollicitât auprès du gourvernement, en faveur des catholiques , une disposition qui s'accordât avec leurs inté- Tcfs temporels et les principes de leur rcJii;ion,sa proposition fut renvoyée à une congrégation. Dans la séance de 8 août suivant, Cougoureux renouvela sa mcme motion.
Elle fut encore appuyée surtout par l'evrque delà Sonmie, qui profita de la circonstance pour faire une sortie vigoureuse contre le clergé <//ssidenl : « Ces hommes impudents, » dit-il , qui osent encore tromper » le peuple , se disent les martyrs de » celte religion, et ont, sous ce pré- » texte, la ba.<;sesse de prétendre aux » plus excessives largesses des fdè- » les. » On chargea une commission de rédiger un mémoire relatif à l'affaire du divorce ; mais d'autres événements ayant tourné ailleurs les pensées des Pères, il ne fut plus question de réclamations à faire auprès du gouvernement sur cet objet.
Le 5 août, Grégoire lut la suite de son rapport sur la liturgie. C'est un long traité en cinq chapitres. L'auteur parle dans le premier , de la nature, de l'objet et de l'utilité de la liturgie ; dans le second, de la diversité des liturgies, et de la nccessilé de les ramener à l'uniformité ; dans le troisième et le quatrième il donne ses vues d'amélioration j et daus la
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cinquième chapilre, il présente un plan pour les livres lilurj;iques
« Content d'étaler le fruit de ses » lectures et de montrer son érudi- » tion et sa critique, dit encore Tau- » leur ^es Mémoires pour servir à l his- » taire ecclésiastique pendant le dix-hui- » tïeme siècle , dont nous venons » d'emprunter déjà le langai^e ( le- *> vêque de Loir-et-Cher ) , dis- )■> serta longuement sur plusieurs » usages attribués à différentes égli- » ses; et ramassant à ce sujet des » anecdotes vraies ou fausses, il s'ap- '» pesantit sur des détails frivoles , » s'égaya sur des pratiques singulie- » res, et ne montra qu'une envie » immodéréedecritiquer et de faire " rire- On fut scandalisé, même dans y- le concile de son aiTeclation à » railler. »
Nous pourrions nous en tenir à ce jugement. Nous ajouterons cependant qu'on trouve quelques observations utiles dans le premier chapitre , où il définit la liturgie , « le » culte public soumis à des règles » méthodiques. »11 en venge , quoique assez légèrement, l'utilité contre les sophistes , et la sainteté contre les novateurs. Mais dans son second chapitre, où se trouvent beaucoup de détails et d'anecdotes peu graves , il dit , en parlant des cas réservés , qu il n est pas le seul à désirer qu on applique celte peine aux crimes de conspiration contre la sotHcrameté du peuple et r existence de ta république. Dans le troisième chapitre, après avoir émis son mot contre tant de monstruosités royales , contre la publication de Tédlt d'Henri II , qui se faisoit tous les ans au prône; contre les droits honorifiques, les évêques anciens qui ai, oient la langue liée comme Zaeharte, et contre une foule d'associations pieuses établies dans les églises des religieux. Il désire qu'on ne voie plus qu'un autel dans une église, et qu on n'y célèbre plus qu'une messe par jour. Il s'unit à ceux qui reprochent au bréviaire romain (il <'iit
pu en ajouter d'autres encore ), ces apostrophes adressées à la saiiite Vierge : Soke linclu reis, etc. 11 dit que GrégoireVIIy tient laplaced'autres saints quidevroient y être; tels que Gerson et Clément XIV. Il veut qu'on examine s'il ne convient pas d'établir l'usage de réciter à haute voix les paroles du canon : « la mcil- » leure manière d'assister au sacrl- >' fice n'est-elle pas de suivre le celé- » brant, d'unir sa voix à la sienne?»
Plus loin il place le catéchisme de iTo/>/ci parmi les meilleurs ouvrages de ce genre. Partout enfin il fournit des preuves multipliées que l'auteur âesilémoires l'ajugé sans exagération et avec vérité. Cependant la discussion du projet de décret qui terminoit ce rapport fut renvoyée à huit jours après l'impression et la distribution de ce projet , et cette discussion n'eut pas lieu
Le même Henri Grégoire fit, le 7 août, une motion remarquable.
" Depuis plus d'un mois que nous » sommes reunis , dit-il , de grands » travaux ont été proposés par une » partie des congrégations , mais » il y en a eu peu d'adoptés. Cepen- '• dant 11 ne faut pas laisser courir » le temps , sans que le concile ne fasse
» des actes éclatants Il y a un tra-
» vail surtout dont est chargée la » congrégation de discipline ecclé- » siastique , sur la nécessité et la » possibilité d'un concile acuménique ; " un autre sur une espèce de conjé- » dération entre F église de France et les » églises étrangères. Il faiidrolt s OC— >• cuper de ces deux objets le plus » promptement possible. » 11 revint encore à ces objets , le lo aoîit.
Le jour suivant , de Torcy fit remarquer que toutes les opérations du concile avoient été jusque là indépendantes de ce qui s'étolt fait dans les synodes et les conciles métropolitains qui avoient précède le concile national. Il croyolt cependant apercevoir dans le résultat <!<■ ces nssembléfs le vœu de l'églisK