‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 103 sur 257 · VA H · texte numérisé non relu

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votre mission , vos sièges d'allleura que d'un décret j'iircinrr.t r'nit ; et que si vous avez crée d'autres mesures pour la .su il», ces mesures n'éloient autre clioso que des inventions arbitraires, inefficaces, qu'il vous avoit plu de vous tracer a vousmêmes sans autorité , pour parvenir à propaj^er et éterniser votre parti?

^oilà sur quoi il falloit vous (1( fendre , et repondre d'une manière irn'fragable. INlais il n'ctoit pas aisé.

Revenons à la lettre aux insulaires.

I^es rcunix y racontent les persécutions qu'ils ont essuyées ,lebonheur qtj'ils ont eu de tenir un concile national, de voir renaître la pieté, de pourvoir aux églises veuves en sacrant des évêques, de tenir des synodes. Ils espèrent que des conciles métropolitains préluderont, rannée procbaine, à uiî nouveau concile national ,q«ise tiendra l'année séculaire, et où ils auront la joie de voir sans doute les evêques des îles annexées à la France , venir partager les travaux de leurs collègues. P^nfin ,ilssedisent.w///7i/.ven/ou/ à la foi de l'Kglise catholique, apostolique et romaine ; unis a Pie \ I , successeur légitime de saint Pierre, comme centre de l'unité ; sciimis aux lois de la republique française ; et ils terminent en se recommandant aux prières des pasteurs et des fidèles des îles nouvellementréuniesàla France.

Cette lettre , souscrîte par Saurine, Royer , Wandelaincourt, Clément, Grégoire et Desbois, demeura sans réponse. On attribue ce silence fâcheux aux événements qui changèrent ensuite la destination de ces îles. Il nous paroît ncaimioins que si cette lettre et les ouvrages qui l'avoient accompagnée , avoient été reçus favorablement, les changements politiques survenus après la réception de tous ces objets, et surtout du premier concile national, u'auroient pas dû empêcher les éve-

î'Aiv 4iies insiiiairos d'adresser des remercînienls et des félicitations à des collc{^ues si dévoues et si oblij^eants.

Quoiqu'il en soit , passant de la aux Antilles, Grégoire parle de quelques prêtres de Saint-lJoinin- ^ue qui lui avoient mande le désir qu'ils avoient de renouer leuriorrespondance avec la France lalholique , el qui clianj;erent ensuite de sonliinent.lldilqueToussaint-Louvertnre , ( ce tliel de révoltes ) l'avoit invite , par plusieurs lettres , it envoyer dans la nuinc île douze e(clesiasti(|ues vertueux, éclaires,^ (dlriulis, et a s'y transporter lui-uiêuie. " Celle correspondance , coni- » mencee avanl le concile national » de 1797, avoit amené le décret >> par lequel cette asseuiLIee y eri{;ea » cinq siej^es , en nouunant des ti- » tulaires pour plusieurs « Kn conséquence, les /«//?« adressèrent aux insulaires une lettre pastorale, sacrèrent MuiHiel evêque des Cayes, l'instituèrent ; et ce courageux apôtre partit pour se rendre à sa destination. Tout cela est admirablement lepiilinif. Aussi Grégoire en parle-t-ilen ces termes; lacted'ins- " titutiou canoiuijiie donne par nous "au nouveau prélat, a un carac- » iere sjiidal , qui eu fait une pièce » unique et runurquablt dans lliistoire » ecclesiaslique. »

Apres avoir raconté cette expédition sini^idiere, (jrei;oire porte les yeux vers rOrient,ou il voit l'archevêque d'Alep . arménien lie nation, mais callioliquc, emportant d'Italie en Asie, un atlacliement sincère à l'église de France. Déjà ce prélat avoit (ait traduire en arabe, l'histoire ecclesiasli(iue de Flcury, le catéchisme de Mesenguy , la bible <le Sacy ; et il atlendoil encore, il y a peu ,un exemplaire de la Dcfense du f/rrf^e de France , pour en faire de même, tu général les Arméniens avoient pris ttn vif intérêt aux succes «le Inionaparte en Egypte-

Transporte tout-à-coup d"Ar-

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menie en Angleterre , notre rapporteur n'y trouve qiie quatre vicaires apostoliques, « tandis que plus de » cent de ces conlrebi.ndiers ecclestosli- » qucs infeslon nt la France, il y a quel- " ques années. « H re(;oil ensuite une lettre du doyen du cierge reforme de lierne, dont il donne cet extrait. « Si du sein de votie église » il sort encorequelques apôlres It i> » que vous , mon respectable e\è • que et ami, il est inqiossible que le » moment soit éloigne, où vous r( » cevrezies protestants .sous les ba:'- » nières de la religion catholique.

» Qu'est-ce qui a occasionne celU' » scission ? n'etoit-ce pas qur/qi.-i < » uLus Irvp peu Toilex:'\^e remède qii-' " vous apportez à ces abus sera <!i » même temps le moyeu le plus in - » faillible de notre reunion. "C'est dommage que l'église constitution-, aelle n'ai pas fourni un assez granil nombre iVa/v/rrs aussi zèles contre les abus que celui a qui le dc.yen ecrivoit ces choses. INlais comment les protestants ont-ils pu se déridera quitter le sein de l'Eglise antique, parce qu ils ont cru t voir ou qu iis ont vu vweïïviquehjucsaùuslroppcu reliés •' Si un pietexle de cette nature pouvoit eonunander une séparation ou seulement l'autoriser, (juelle .société humaine, naturelle, civile on religieuse , pourroit subsister ? Eh !

partout où il y a des hon.unes, ny a-t-Il pas aussi d's passions, des foi blesses , de l'ignorance , des abus î^ celui qui ne veut rien souffrir d(!

cette nature, il faut qu'il sorle de ce monde et de soi-même. Or, une rupture faite , ainsi avec rnie église dont les litres , qvii n'appartiennent qu'a elle, remontent sans interruption jusqu'à sou divin foiidaleur :

une église dont la doctrine n'a jamai.s varié, dont le ministère descend depuis les apôtres jusqu'à nous par une succession constante , dont le culte fut toujours essenlielleuieiit le Uiê me ; une Eglise h laquelle il faut nécessairement appartenir pour être

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sauve, parce que, selon l'Evaui^iie môme, celui qui refuse découler sa voi\ , doit être regarde comme un païen et comme un publicain , et que celui qui ne croit pas son enseif;nement suffisamment connu , sera condanuié; une Eglise avec laquelle Jesus-Christa promis d'être jusqu'à la fin des siècles , et d'empêcher que les portes de l'enfer , c'est-à-dire , les schismes , les hérésies , les passions des hommes, les efforts des puissances du monde et de l'enfer, lie prevalenten aucun temps contre elle ; une Eglise , par conséquent , indéfectible dans sa durée, infaillible dans l'enseignement de la foi et les règles des mœurs : cette rupture, fondée su r quelques abus trop peu voilés ; pouvoit-elle être légitime dans son commencement, ouïe devenir par une succession de siècles ? Est-il possible de prescrire contre l'Evangile même T Mais écoutons Grégoire.

Transporté subitement de Berne en Hollande, l'evêque de Loir-et- Cher y remontre avec complaisance le Plat et JMoùton. Le premier a dignement succède à ce Van-Espen, qui favorisa de toutes ses forces l'établissement du schisme d'Ltrecht.

Le second remplace très-bien cet abbé de Kellegarde, qui deployoit à peu-près autant de zèle pour le jansénisme, que le patriarche de l'église constitutionnelle en faisoit éclater naguè re encore , par ses relations et ses écrits en faveur des restes de son parti. Témoins la clironique rcli^^ieusc et tout le contenu de ce rapport.

En Allemagne, Grégoire y trouve très-affoiblis les préjugés répandus d'abord contre les constitutionnels, «depuis, dit-il, que nous sommes » parvenus à faire publier dans les „ journaux allemands divers faits , „ et annoncer divers ouvrages j, relatifs à notre situation.... iNL „ de Da'berg , prince evêque de

„ Constance , nous a exprimé ses

„ regrets de ne pouvoir se rendre à

» ce conçue..-. Les annales ont pu- >• blié successivement losdétails four- " nis par notre correspondance sur >' IClat AtiA catholiques de Dane-

» marck , Suède et Ixussie C<s

«articles attestent l'étendue de

'• nos relations, et la persévérance » avec laquelle nous les avons sui-

» vies Un mémoire (pourla reu-

'> nion à l'Eglise de cette dernière re-

» gion ) nous a été démande et fourni.

L'auteur de ce mémoire établit

l'utilité de cette réunion sur lesrap-

£orts politiques, "qui existent entre I France et la Russie; sur les liaisons du czaravec l'ordre de Malte; sur l'accession d'une partie delà Pologne à la Russie, etc. Il raconte comment un premier projet de ce genre, insinue en 1717, par Housier, au czar Pierre 1, alors à Paris, avoit échoué, de la faute du cardinal Dubois qui y mit de la négligence ; de la cour de Home , qui exagéra ses prétentions; de l'archevêque de Novogorod , qui , se trouvant a la tête du synode perpétuel et par la chef de l'église de Russie , traversa la négociation. Cependant les evêques russes etoient déjà d'a\is qu'on préparât les voies à la reunion par des correspondances fraternelles. Aujourd'hui quela-tivilisation a fait de grands progrès dans cette vaste contrée ;jque les préjuges et les haines contre le catholicismeysontafloiblis, et que parmi les évêques , qui y forment un corps respectable, instruit, celui de Smolensko gémit des divisions de l'Eglise, il serolt plus facile d'opérer cette heureu.^e fusion des Russes dans l'Eglise catholique. Seulement l'evêque précite « craint les » prétentions exagérées de Rome ; » mais sur cet article même 1 inter- » vention et la sagesse du gouverne- » ment français pemrnt Uwcr les obsla- » des. '>

(ïrégoire gémit de ce que la guerre entrave ses relations avec le Portugal, qui est plus avance qu'on ne !',> pense, en roi .ms sur la seience. ecclé—

l'Ail

ti,ishque, coiuineiurlt's aulrrshranrh.es des connoissanccs humaines. Il doit beaucoup aax talents et au courage du célèbre Pereira, dont on ne sauroit trop recommander aux ecclésiastiques de lire le traité du pouivir des tvêqurs, compose, en 1760, à l'occasion des dillerends survenus entre l\ome et le gouvernement portuf^ais. ( Nous observerons seulement que cet oratorien volage étoitun des instruments du fameux ministre Ponibal, et qu'il ne savoit pas déguiser son penchant contre le saint Siej^e. La circonstance où il composa ce livre, dans l'intention de favoriser le gouvernement, suflitseiilepour en faire soup- «^onner la doctrine , et deiourner de le lire tous ceux qui ont horreur du poison de la nouveauté. )

L'éveque rapporteur passe du Portugal en Espagne, où il a obtenu d'heureux résultats que la crainte de compromettre des personnes tresrespectables l'empcctie de publier.

Il prédit la chute prochaine de l'inquisition ; et il n'est pas entièrement étranger à ïau^re chrétienne qui renversera ce tribunal horrible et honteux.

Une lettre qu'il avoit adressée au grand inquisiteur, fit une sensation si profonde en Espagne, qu'il reduiit ce tribunal à la nécessité de faire ce qu il ne fait jamais, à la nécessité de repondre. La même pièce fut envoyée dans l'île deSaint-Domingue, dans l'Amérique méridionale , dans l'Inde, à Goa surtout, et dans les Philippines. II parle ainsi d'un de ses antagonistes espagnols. « H peut te- » nir pour certain d'ailleurs qu'il en- » tre dans mes projetsde revenirsur » cet objet, dusse- je me cramponner » sur le cadavre de l'inquisition; »> mais comme il ne suffit pas d'écri- » re et qu'il faut publier en temps » utile, j'attends cette époque moins '>' éloignée peut être qu'on ne pense. » Il avoit envoyé aussi dans sa chère Espagne l'ouvrage du cUoyen le Plat contre la bulle auctcre-n fidr.i. Cette bulle fut d'abord n^poussée. Un édil

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de Charles IV, antorisa Icsc'vcques a rentrer dnnsleursdioits primitifs.

On publia en langue castillane le célèbre ouvrage de Pcreira sur \tpouioir des éicques, pour favoriser les vues du gouvernement. Divers mémoires furent présentés ; mais les opposants traitèrent leurs adversaires de jansénistes : une intrigue de cour renversa tout-à-coup les espérances; la bulle auetorem fidti fut publiée , et les relations avec Ixomc, remises sur l'ancien pied. Enfn, Grégoire loue les dignes successeurs des Osius , des Isidore , des P.-ic icn , qui « auront gre a l'église gallicane » d'avoir, au milieu de ses désastres, » signale son atlai hemeiit à celle » d'Espagne, en s'eilorçanld'ebran- » 1er le crédit usurpateur d'un tri- » bunal monacal, qui a envaîii les " droits des evêques. De son côté, » l'église de France conservera le » précieux souvenir des marques » d'union que lui ont adressées des '' pontifes et des prêtres , dont les » sciences et la religion s'honorent, o

Arrive en Italie, l'evêque de Loiret- cher s'y arrête avec plus de complaisance que dans toutes les autres ■régions connues du catholicisme.

« L'italie, centre de la catholicité , » appeloit d'une manière spéciale » l'attention des évêquesm/nw. C'est » la que nous avions le plus à cœur, » de former des liaisons d'amitié et » de communion ; c'est la que nos ef- '> forts ont obtenu plus de succès. »

En Piémont, le citoyen Gautier, oratorien, annéde safranchise chrétien ne., de ses talents, de ses vertus, traduisit en italien les canons et décrets du concile de 1797, dont il y eut en peu de temps deux éditions , l'un en Milan , l'autre à Verceil. Ce pays ayant change de face , le président du gouvernement provisoire recommanda à tous les evêques, de lire et de répandre dans leurs diocèses, ce concile dont il envoya à chacun un exemplaire. Mais les autrichiens étant entrés dans le Piémont, «près-

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