‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 104 sur 257 · PAU · texte numérisé non relu

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» (jiic (oui le tler^^e qui a avoil pas » renonce au bon sens , fut pcrsecu- " te : plus (le cent prêtres et moines " des plus respectables parrà^e,les >' vertus et les talents, furent renfer- » mes, puis traînes de prison en pri- » son, dans les derniers jours qui pre- » codèrent la bataille de Marengo....

» Depuisquelquesannees, le;;ouver- » nement de ce pays, domine par les » flagorneurs àe la cour de Uoine, sem- >' bloit conspirer avec elle pour » anéantir les vrais principes de la » liierarcliie. A cette trame n'etoient » pas étrangers, dit-on, le cardinal >' Gerdil , bonmie moral et savant, » mais imbu des maxinus ultramon- » taines,etCotta,arcbe\êquedeTu- » rin. » Le rapporteur cite ensuite quelques amis, entr'autres le eilojen l)ella-Torre ,evêqued'Acqui. L'empereur avoit supprime luniversite dePavie, " pouravoir contribuea re- » pandre les principes de Lberié puli- » tique el religieuse. Cette suppression » outrageoit la raison et \^s sciences. » Elle renversoit aussi un puissant boulevard contre les prétentions ultramontaines. « Malbeureux état de » ISaples ! à quelles calamités tu » elois réserve ! Tes évOques et tes ^> prêtres, en grand nombre, etoient » transportes de joie à l'aurore du ne » révolution dont les résultais pou- » voient être si utiles a la réj^éneration » de celle contrée! » Le cardinal P\uffo triompbe; et l'ami Serrao, evêque de Polenza , est massacre dans son lit, et le digne evêque île ^ ico est traîne à fechafaud; et l'archevêque de Tarente gémit dans les prisons; cl le cardinal archevêque de ISaples est relégué on ne sait où : « leur » crime a tous etoit d'avoir embrasse » la cause du républicanisme, i^i d'être i> iigues contre les prétentions de la » cour romaine. »> On ne massacra pas en Toscane , mais la persécution pesé sur quiconque déleste les abus.

C ne foide d'ecclésiastiques ei ont etcatteints. On distingue parmi eux les respectables cvêques de Chiusi

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et i'icii/.a,le prelat\ ecchi, le doyen de Pontremoli , qui a traduit en latin le concile de 1797, et l'anciea evêque de Pistoie , Uicci, à qui l'on doit quarante-huit bunj; ouvrages publies surtout par ses soirs; entre autres, linstruction pastorale de l'evêque d'Auxerre contre la légende de Grégoire V|I ; celle de l'evêque de Le} bach , à l'occasion des reformes ordonnées par Joseph II; les recherches des prérogatives attachées à la primalie; l'ouvrage de Petit-Pied, sur les excommunications injustes, et surtout le synode de Pistoie, «qui sera a jamais un •• monument honorable dv. son courage » et desa^/V/c'. » Grégoire espcre, que, rendu enfin à la liberté et au repos, ce prélat consacrera le reste de sa vie , comme il a fait le temps précèdent, a la gloire de la religion et au bien de l'humanité. ( La vérité est que Ricci re tracta ses erreurs et déplora ses fautes aux pieds de Pie ^ Il , qui le reçut en grâce avec le saint Siège, lors de son passage en Toscane, au retour de son voyage en France ). La Ligurie partagea le sort des autres contrées de lltalie :

les autrichiens chassèrent de leurs paroisses tous les cures cslimabli s qui, quoique reconnus pour légitimes par Rome , n'ont encore pu obtenir justice , ni retourner dans leurs paroisses. Tout etoit prépare pour saisir, transporter à Civita-N ecchia, et livrer a la lengeanee de la cour de Rome, " tout ce que l'état de Gênes » renferme d'ecclésiastiques distin- >' gués. La savant JMolineili etoit » mort; mais ses amis, ses disciples » etoient les points de mire des per- » secuteurs. » Sont signales a la reconnoissance et à l'attachement de l'église de France, l'evêque de Robbio, qui se console en apprenant les nouvelles qu'on lui doime de l'église constitutionnelle : et « Solari , evê- )' que de îSoii , qui , dans une lettre » du 33 décembre 1800, manifes- » toit le désir que les e\êques d'ilù-

PAi\ i»lle, allac!u!s a re;;lise gallicane, !> formassent , a cet e^ard , une conyy/eJcrariun.... De la Lif^urgie nons » sont arrivés en tout temps (1rs >) consolations de tout genre : grâces » soient rendues à ces respectables » Solari, Palniieri, \ ignoii , Dcgre- "gori, Degola,Carrega,elc. L'acte » le plus signale de leur Lien\cil- » lance, et la lettre de communion » qu'ils ont adressée à l'église de » France , rédigée par ces deux der- » niers. >• ( Grégoire ne se ressouvient pas ici qu'ailleurs ilavoil associe leseul lierganciui a Degola, pour la rédaction de cette fameuse pièce).

« 11 assure , en passant , que la reli- » gion de Jesus-Clirist et l'ultraw montanisme sont les antipodes....

» Les juifs rabbinistes comparent la » bible à leau , le talnnid au vin : » mettez certaines bulles, certains » brefs à la place du talmud , vous » aurez la pensée des curialistes et » de tous les esclaves de l'ultramon-

» tanisme llest certain que d'un

» mot, d'un seul mot (le pape) pou- » voit terminer les maux de l'e^lisc » de France, et faire ccAser toutes » les divisions; et ce mot, il ne la » pas dit.... justice éternelle, par- « donne à Pie \L »

11 ne faut pas s'étonner que les constitutionnels soient par venus à s'associer en Italie un grand nombre d adhérents : le jansénisme , quîs'y etoit introduit, surtout parles soins trèsactifs de l'abbe de J>ellegarde (i); lesinnovalionsde Leopold , trop dependant et trop fidèle imitateur de son frère Joseph 11 ; l'université de Pavie qui, comme ledit l'evêque rapporteur , n'pandoit les principes dehbeilc poïil'iqueel religieuse, et le prétendu concile dePistoie avoient prépare lesvoies aux constitutionnels en Italie, et leur avoient concilie tous les amateurs de

(i) On assure qu'il fit passer en A!leroa|^ne et en Italie, pour plus de dix millions (le livres janscniens. Mein. p. SCI -.11- il !'iii:>l. rcties. , c!c.

nouveautés, tous les ennemis de la subordination et de l'ordre, tousccux qui portoient avec peine le joug de leur dépendance, de leurs premiers pasteurs, et surtout du chef visible de l'Fglise. Encore moins doit-on s'étonner de la manière derespectueuse et souvent emportée dont les constitutionnels pailent du souverain pontife et de sa cour : la haine contre le vicaire de Jesus-Christ et contre tout ce qui l'entoure, est If caractère propre et essentiel des schismatiques et des hérétiques :

l'histoire nousen fournil millepreuves; et la raison en com^oit la causers'est-ce pas du Siège apostolique que partent le plus souvent les premiers foudres qui écrasent les schismes et les hérésies i"

Apres cette longue course dans les églises étrangères , ou il s'est fait presque partout des amis et des partisans , Grégoire revient a la convocation du concile de i8oi,dont il développe la nécessite et peint les obstacles. Il dit que depuis le concile national de 1797, jusqu'à ce dernier, il s'etoit tenu en France environ soixante synodes et huit conciles métropolitains. Ceux- ci avoient édifie les villes de IJesançon , liourges , Rouen, J^yon, Reims , rvennes, Aix et Carcassonne. L'histoire " citera le zeic et les talens qu'on y a » develop|)es pour la coinenuiiûn de » la fui, de la morale , des libertés "gallicanes dans leur intégrité, et " pour Id itiluuiaiion de la disufjh/u. » JNous avons analyse plusieurs lettres des n'unis relatives a la convocation du concile de 1801 , et nous y a^ons joint l'opposition du métropolitain de Paris. Il nous suffira d ajouter ici que , dans une des séances du i4.

août, le même evéque témoigna aux nu/lis le regret sincère qu'il ressentoit d'avoir pu entraver leurs travaux , et qu'il les pria , les larmes aux yeux, d'oublier quelques exprès-, sions qui avoient pu lui echapiK,'r»'

ra-iiirrr^i t'iîsin'te dans desdélmls -..

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oôsertalions sur les trmaux des r\c(]urs réunis, l'auteur du compte rendu dit que les dépenses de l'agence pour les les frais d«î bureau, d'impressions, d'envois , de relations intérieures et étrangères, etc., dépassoient les ressources fournies par le clerf^c constitutionnel, et que les réunis avoienl comblé ce déficit; lui spérialenient qui lenoit la correspondance à une époque où les rigueurs delà fortune le conlraisnoient de vendre sa bibliothèque, composée de livres rares dont certaines parties etoitnt introuvables ailleurs. A ces sacrifices utiles à lare/i};wn, il faut ajouter des soins multiplies et continuels, pour amortir la persécution suscitée par les dissidents et des fonctionnaires vendus a leur parti; pour neutraliser les efforts de fimpieté , repousser ses attaques , dissiper ses prestiges, réfuter ses sopliisnies, etc. « Certes, tous les pasteurs » ont de jtistes plaintes à former des » vexations auxquelles ils ont etc en » proie; mais chacun de nous, comme » GualiTJiozin , étendu sur un lit de j> charbons ardents, pouvoit dire:

«etnioi, suis-je sur des roses ?»

Cependant, soutenus par une disposition particulière de la l'roàdence, maigre les vexations de l'autorité gouvernante et de l'autorité subalterne coa/ise'es avec les ro/alisics et les dissidents, « nous n'avons pas cessé » de nous occuper des intérêts de " l'église gallicane, de laffloire de la » relif^ion, dont novis avons toujours " associe les devoirs à ceux que nous » i iiipose lâpatrie. Membres de l'Eglise >' catholique , mendires du souixmm qui " est le peuple , et qui ne peut être que le " /iruple; honorés de la double qua- » lile de chrétiens et de citoyens, ••> nous avons tâché, par nos discours, » nos e'crits, nos actions , de prouver » que nous en sentions le prix. »

lirrégoire efale ensuite les vues qui prcsîdoient aux réunions fréquentes qu'ils avoicnt, d'abord une fois la semaine, ensuite tous les jours. Les

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encycliques, une foule de lettres pastorales , de consultations , de notices, de mémoires, de tentatives surtout, pour rapprocher les esprits et les cœurs, furent les heureux résultats d'une partie de leurs efforts. Il est vrai qu'il fst dit dans ces encycliques, que le gouvernement de l'Eglise n'est pas monarchique; mais si on restreint ce mot à designer un chef qui gouverne par les lois et comme mandataires, il paroît qu'on ne s'en offensera pas. Du reste, «< inflexibles dans notre marche » comme dans nos principes, pene- » très de l'importance des fonctions "dont nous étions chargés, nous » croyons avoir conservé partout le » caractère de dignité nécessaire pour » représenttrie clergé. ) » (Les réunis Çor~ moient donc comme un synode perpétuel à l'instar de celui de Russie ; et s'ils avoient un président , il etoit ausîi le chef de l'église constitutionnelle). Grégoire demande que, quels que soient les événements qui s'annoncent de près , on établisse une agence pour correspondre avec le gouvernement, avec les diocèses, les églises étrangères ; et il entre dans le détail des qualités que doivent reunir les membres de cette agence. 11 veut bien que l'évêque de Paris puisse y entrer comme coopérateur , mais il le repousse comme chef. II souhaite le rétablissement de la primatie de Lyon et de celle de Trêves. Il avoue que l^'s tracasseries dont ils ont à se plaindre, « sont en dernière analyse, l'ouvrage » de quatre à cinq individus qu'on » oublie , en contemplant ce clergé » fran(]ais , si digne d'éloges et d'ad- » miration. (Aussi) l'histoire pè- » sera, dans sa balance impartiale , » l'influence de l'église gallicane sur » la catholicité : et c'esL alors qu'on » verra toute l'étendue des services » rendus à la religion par ce clergé » fidèle à la patrie, compose d'hom- » mes qui TOUS ont confessé Jésus- » Christ; qui ont souffert la faim,

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» les calomnies, les outrages et les f> persécutions de tout genre, pour » reiter inviolaîilement ailachés à lu " foi, dont ils sont les défmseurs ; » à cette religion, dont ils sont les " mnùûres; znsié^cdcsaini Pierre, dont >» ils respectent les successeurs^ sans •» être les esclaves de la cour de Konie; » à la république française qui, sans » eux , eût ete ensevelie sous les de- » bris de son berceau. Voilà des lé- » rilt's que Tbistoire répétera, que » la postérité reconnoilra : nous ne " craignons pas de dire que, si le » gouvernement sacrifioit ces pas- » tfurs vénérables à rintolerance , » à la haine, aux fureurs de leurs "ennemis; si même il etoit assez n impolitique pour ne pas leur assi- »> §ncr le ran^ honorable que reclament » Xçiisenices qu'ils ont rendus et qu'ils "rendront encore, cette conduite » seroit marquée au coin de \zper- ^> Jidie et de lingratitude. »

Douze de cesevcques furent placés sur des sièges , lors des nominations qui eurent lieu ensuite du concordat; mais , après un préliminaire exige par le souverain pontife, etqui avoit été exécute d'une manière sincère par les uns , hypocrite par d'autres, et que quelques-uns avoienl peutêtre opiniâtrement refuse: circonstances surlesquelleson avoittrompe lechefde l'Eglise, qui y suppléa dans la suite, ainsi qu'on l'a vu plus haut.

Quoi qu'il en soit, le i4 août, dans la séance du soir , le concile exprima sa rcconnoissanceaux CNcques réunis , Gregoireet JJesboisôe Rochefort. Il les invita à continuer leurs soins a l'e-lise gallicane, du moins jusqu'à Tepoque où seroient terminés les arrangements projetés relativement au clergé. Il arrêta que les archives conlinueroient d'être sous la garde du premier, et que les procès verbaux , ainsi que les papiers concernant la présente session lui seroient remis sans délai. Il adopta une lettre au pape , une synodique adressée aux pasteurs et aux fidèles de

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té^lise gallicane , le projet de décret declôture et les formules d'acclamations. Grégoire émit aussi le vœu, " que les membres charges des tra- " vaux précieux, entrepris par les » congrégations, continuent de s'en » occuper afin de les représenter à » la discussion du prochain concile, » dont la réunion des pasteurs et des " fidèles assurera le succès pour le » triomphe de l'église gallicane. »

Avant que de lever la séance , qui etoit la dernière qui dût être particulière, les pères se manifestèrent mutuellement l'attachement le plus sincère et le plus alTectueux. Désirant connoîtreles résidences que la Providence deslinoitàcliacun d'eux, ils indiquèrent comme moyen de communication , la commission intermédiaire que formoient \csrtunis.

Dans leur lettre au pape , rédigée par Degola , les pei es disent qu'ils se sont assembles de toutes les parties de la France, pour travailler au rétablissement de la paix, et que le même dessein les a engages à clore leur session, dès qu'ils ont connu que, par des lettres apostoliques adressées aux chefs suprêmes de la republique , sa Sainteté avoit pourvu à l'extinction des divisions, et à ce que tout ce qu'il y a d'ecclésiastiques en France, se reunissent avec eux dans les doux embrassements de la charité. Ils n'ont aucun doute quesa sainteté ne regarde , comme conformes à la foi et a la discipline antique, tous les décrets portes jusqu'à ce jour dans le concile ; et ils l'invitent à se rejouir, «en apprenant qu'au » milieu de tant de sujets damer- " tume,de tant de dangers pour la » religion , le peuple chn'lun de France , » rnini à àcs pas/iurs, n'a pas hesilé " d'acquiescer, d'esprit et de cœur, » aux efforts , à la doctrine , aux » sentiments du présent concile. >»

Si les constitutionnels entendent désigner seulement learsadherents , quand ils parlent ici du peuple chrétien de l rince réuni h srsfatlcurs , ils insul—

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teiil au chef de rtj^ii;;e , eu iui prefcntant un spectacle dont ils savent bien qu'il ne peut se réjouir. Si p.ir ces mêmes mots , clirlslianain j^uHoiiun plelitin ad paitores siws con^rif^aluni , ils prétendent énoncer de plus , tout ce qu'ilyavoit alors de catlioliijues en France, ils ajoutent à riiisulte, un mensonge démenti hautement par l'évidence même. Mais laissons les rellexions.

Prêts à tout entreprendre, les pères se hàtoient , disent-ils encore , de servir rEj.;lise. Des conférences avec les di.ssit/mfs ont ete indii|uees dans le dessein de prouver , si on le désire encore, la sincérité de leur foi; et ces conférences auront lieu.

La clôture du concile ne leur permet pas d'entrer plus a\aut dans ( e qui rej^arde la justice de leur cause : lis se reservent à donner au Sicile de saint Pierre, de plus grandes marques de leur re.-pect , quand ils auront lu les lellresde sa Sainteté, bien persuades qu'elle y a respecte les droits sacres de lej^lise de France, cesl-iï-(V\re,\3idi.sciplmci7t,ciinnec/crLglise un'u-erselle. Ils se confient aussi qu'elle prêtera volontiers l'oreille à des honmies qui, ayant pris pour modèles les Irence, lesCyprien , les Basile, les Augustin, ont brave la haine des hérétiques, les oulrai^rs des superstitieux, les sarcasmes des impies ; des hommes que ni l'exil , ni les chaînes, ni la crainte de la mort n'ont pu ah.Ttlre, et qui sont détermines encore a conserver , avec le même courage et dans toute leur intégrité, les usoi^es anciens de l L^hse. Le latin porte : Iradilos ccclesiœ nions : ^ la traduction dit , la doclrine , les maxi-

mes cl les usages gu'i/s onl reçus de leurs pères. Du reste , les pères du concile veulent qu'on apprécie leurs dispositions a la vuedel'attachemeiitqu'ils ont montré à l'Eglise. Attachement qui les engagea à olTrir cent et cent fois tous les sacrifices compatibles avec la vérité et la justice. Ils prient !t' saint Père de manifester ces géné-

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reux sentiments à toute la caliiolicite,etde donner à l'église de Franco sa bcnr(!i( tion apo.stolique

Celte lettre est datée <lu lE août, quoique adoptée des la veille , cl elle est signée du président Leco/,.

A celte pic. e inipertinenie et déplacée , lésa; tes en joignent une autre, dans laquelle les pères send)]eiît avoir epui>e toutes les ressources de l'art de tromper et de séduire, ils pressentoieiit la chute prochaine de leur prétendue église gallieane : il falloit bien en faire précéder le renversement total par (/uelque arlc l'clu- Liiil. Ils prevoyoient de même que leur /f//Ar synodique aux pas/eurs et aux fidihs .^ à l'occasion delà clôture du synode national , seroil le dernier accent qu'ils feroient retentir en corps, aux oreilles de leurs partisans et de toute la France : il convenoit donc qu'ils y accumulassent brièvement tout ce qui pouvoit dériver sur eux 1 intérêt , la considération et les regrets. Enfui, c'etoient des adieux tristesqu'ils adresse ient à leurs amis, en présence de leurs adversaires; cette pièce exigeoit par conséquent qu'ils fissent leur apologie devant les uns, et qu'ils tra(^as,sent aux autres des règles de conduite.

Aussi , dès le commencement de leur synodique, les pères ont soin de s'élever au-dessus du cierge insermenté. Le prétexte qu'ils en donnent, est le concile national qu'ils tinrent, à peine échappes aux cachots de la tyrannie et livres encore aux angoisses de la misère et de la persécution. Ils racontent les fruits précieux qui résultèrent de cette assemblée : les fidèles se rattachèrent a leurs pasteurs, les curesàleursevêques, et les liens de la charité se re.sserrèrent entre tons. Lu plan de pacification dressé dans le synode n'ayant pas obtenu de succès, leur zèle empressé pour la paix ne se ralentit pas : ils indiquèrent un second concile national, principalement dans la vue de rcnciveler leur^i

PAR

tlTorls vers le incir.c but. D'autres t-raii(ls projets entroient aussi dans leur jjlan pour le bien. Présenter le tableau des erreurs contre la foi et les uîouurs, qui ontafflij;e la religion depuis le concile de Trente; refondre les statuts synodaux de tous les diocèses , en un seul code; rappeler avec force les rej^les de la pénitence publique; urbaniser l'enseignement des séminaires; ramener l'uniformité daub les rites litur^iqiies; préparer les ^oies à la convocation d "un concile œcuménique; dclerminer les rapports des et^lises avec leurs métropoles , de le^lise de France avec les enlises étrangères, et " re- » tracer sous les yeux des fiar/cs les " maximes sacrées i\es libertés de >' l'ci^lise {gallicane ja'o^;/ plusieurs aji- » purin muni uu di'pùl de la fui. » Tels etoient les grands travaux qu ils s'ctoient impOics, et dont quelques-uns etoient soumis déjà a la diicussion du concile.

Quelles* sont ces maximes de nos libertés particulières qui upparticnnint uu dépùl de la fut:' Les pères ne le disent pas, et nous ne ctierclierons pas non plus a les découvrir. H est vrai que le synode de Pistoie trouva une place dans le décret qu'il émit sur la foi, pour y lo^cr les quatre arlidesdu cierge de France de 1G82:

mais l'ie ^ 1 se hâta de les débusquer de la, condamnant l'inserlion qui y en avoit ete faite comme li'iin'iuire , scandulcuse et Ins-injuntusi' uu buiid Sitf^e. Quoiqu'il en soit de ces maximes, que nos auteurs de jurisprudence moderne ont sou\ent portées trop loin , en assurant que plu.-,iturs uppurtienneniau dipùl dtia foi ,\>i^ pères lont, sans y penser peut-être, le procès a un grand noudjre d'églises étrangères , ou qui ne les connoissent pas, ou qui , les connoissant , les négligent entièrement dans la pratique : indifférence qui seroit coupable, sans doute , à l'égard de maximes qui appartiendroicnt au dépôt de la foi.

Cependant les pcres convif i:rent

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en général, «qu'il est descirconstan » ces impérieuses et rares, où l'appii- » cation rigoureuse de ces maximes » seroit impossible , ou le bien de la » paix exige momentanément qu'on » n'en presse pas toutes les conse- )> queuccs )>.Oui , mais ne faudroit-ii pas metlre ici une exception en faveur de celles qui uppurlienncnl au dépôt df la foi f Vous ne voulez pas (ju'on biaise sur l'article des prelenlioiii d'une cour ambitieuse il or^utilume , seroit il plus peruiis, seroit-il moins' iionliux de biaiser sur des maximes upf urtiniinl uu dépôt de la foi ?

L( S sacrifices olierls depuis quatre ans, fout trop d'honneur aux consliiuliounels jiour qu ils ne les rappellent pas ici. Si on eut accepte d'abord ce moyen de pacification , « bien des larmes et des crimes eussent ete épargnées ". ^ oila ce qu'ils disent; mais au fond ces ollreset ces sacrifices n'etoient qu'apparents : ils etoient presque sans objet: et de plus, il falloil que les membres du cierge orthodoxe avec lesquels les coustitulionneli vouloicnt bien transiger, membres encore tres-peu nombreux d'après leur choix , se séparassent de l'Kglise universelle pour se reunir a eux : des offres de celte nature etoient-elles bien généreuse ?

Ils reviennent encore à leurs conférences solennelles , qu'ils peignent comme devant être le triomphe de la charité , présidées par l'esprit de paix , et un moyen efficace de conciliation , loin (i'avoir un caractère hostile. « Pouvoit-on présenter aux » fdcles , un ^u^e plus certain , plus lou- » chant de notre réconciliation, qu en )> exposant en leur présence les me,- » tifs qui doivent opérer la leur ? »

Ainsi donc provoquer des adversaires à de nouvelles disputes ; y reporter tous les éléments (}ui avoient allume les feux de la division ; y défendre avec une vigoureuse opmiatreté , le parti cleplorable qu'on avoit jusque-la maliicureusenicnt

Sac

SUIVI ; rendre te ( (unijai j.uîjiic , ei ) appeler les simples laïques eoninie lui^es , en des matières où ils n'ont «i'autre droit que d'eeouter avec une humble docilité la voix des premiers pasteurs ; c'etoit, aux yeux des pères «lu concile de 1801, un gu^e nr/uin tic leur réconciliation avec le clergé fidèle, et le moyen de fournir aux peuples divises, des motifs pressants pour les porter à faire aussi leur accommodement et leur paix. Doit-on s'étonner de la fausseté de beaucoup d'autres de leurs raisonnements '^ Kt le refus que firent les dissidents d'accepter un defi de celte espèce, put-il devenir un sujet raisonnable de railleries et de triomphe de la part des constitutionnels ?

Laissons donc ces pères se flatter d'avoir rendu de grands services a la société «Services, disent-ils, sur » lesquels on ne pourra faire mentir » l'histoire... L'histoire à laquelle

»> nous reservons tant de vérités

j> Avec tant de titres à l'e.stime, à la » reconnoissance , pouvoit-on ne »> pas se reposer avec conliance sur >' la sagesse et la loyauté du gouver- »> nement "? »

Pour attendrir leurs adhérents et se les attacher irrévocablement , ils leurdisent : » Vous n'avez pu oublier » que vous êtes venus nous arracher à »> la retraite ou à des fonctions pai- '> sibles. Avec quel empressement vous * nous réclamiez pour la direction des j> paroisses et des diocèses aZ'a«û/t)/?//fi.' » Nous cédâmes à VOS vœux : nous » fûmes consacrés et institués par P E- » f;Lse , de la même manière que les saints » éi-équee et prêtres des premiers âges du » christianisme. »

On vous cède la validité de vos ordinations et de vos consécrations , sur lesquellesonvousdemande seulement de reconnoître qu'elles etoient sacrilèges ; mais on vous conteste la validité de vos institutions, bien différentes sous ce rapport, des institutions reçues par les saints dont vous uousparlez. Ceux-ci furent institues

selon iO ii.di;»' (,l)s(i \c lit 1( m iciujis dans toute rKgli.se; tandis que \(ni.>, le fûtes contre l'usage de la rumine hglise, et d'après un mode qu'ellemême tient pour abroge depuis des siècles, mode donc (|ui n'a plus d'efficace ni de valeur, et qui atteste par conséquent l'invalidité de vos institutions prétendues.

Au reste , à entendre les pères du concile, maigre la protection du gouvernement, les persécutions ne laissèrent pas de les tourmenter encore d'une manière furieuse; « et cepen- » dant leur courage ne s'est point » ralenti, leurs principes ne se sont » pas altères, leur conduite n'a pas » varie. » Mais ceci est adroit ; « Frères bien-aimes, compagnons de » nos travaux, de nos infortunes, (es » faits graves dans notre souvenir, » nous pénètrent d'attendrisscmeni; » nous acquittons un devoir bien » doux, en prodamant ces verliis » qui vous placent au nombre di s » héros chrétiens. »

Il ne faut pas leur reprocher d ;ivoir ete un obstacle à la paix de IKglise, ni à celle de l'état : l'une et laulre fut toujours l'objet de leur vœu le plus cher etde leursconstant,s etlorts. Disposes à oublier tout ce qu'ils ont souffert, en continuant le ministère sacre auquel ils se sont voues, ils consentent à ne conserver que le som'cnir de ce qui peut fortifier leur amour pour des frères effarés., mais qui ont conservé des droits sur leurs cœurs. (}ue ces sentiments sont admirables !

en voici d'au très plus francs et moins merveilleux.

« Nos très-chers Frères , si la » mauvaise foielevoit des doutes sur » la constance de notre attachement au » serment prêté en 1791 ; si la crédule » ignorance les repetoit , démentez » hautement cette imposture : l'en- » gagement qu'alors nous avons con- » tracté, ctoit le résultat de \3imédila- » tien qui en avoit approfondi la tcKit/mité. « Il a changé dans quelques-unes de > ces applications civiles , parce que

PAR

» îe gouvernement a changé; mo/< »> dans ce nui concerne les nialiercs reli- » ((ieuses ce serment toujours juste est » toujours ohiij^aloire. '■ On devoit s'attendre encore à entendre ces pères si constants, pour ne rien dire de plus ici , exhorter leurs adhérents à demeurer intrépidement aussi dans les mêmes sentiments et les mêmes dispositions.

<< Après avoir signale de nouveau » notre invariable attachement aux » principes /)«« que nous professons, » àlacause;«</f que nous défendons, » aux fonctions It'^/.'tmes que nous » exerçons , nous adressons au ciel » les vœux les plus ardents pourqu'il » éloigne de vous toute nouveauté » dansia foi, toute doctrinecontraire J) à ctl/e que nous tous anvis enseignée... » Nous répéterons avec saint Paul :

» Quand nous vous annoncerions nous- » mêmes , ou quand un an^e du ciel vous » annoncerait un Aani^ile différent de celui » que nous vous Oivris annonce, qu il sait » anathcme. »

Enfin pour qu'il ne manque rien aux caresses qu'ils font dans cette synodique à leurs partisans, ils empruntent encore tout ce qu'un zèle ardent et sans exemple avoit dicte à la plume inspirée du grand Apôtre , de plus affectueux , déplus tendre et de plus héroïque.

Dans son décret de clôture, qui suit immédiatement la lettre synodique dont nous venons de parler, le concile considérant que la pacification pour laquelle il s'etoit surtout assemblé, paroissant terminée parles négociations entre Notre Saint Père le pape Pie VII et le gouvernement français, il devient superflu qu il s'occupe davantage de cet objet: que les travaux importants auxquels il s est livré d'ailleurs , peuvent être plus ulilenient continues après le rétablissement de la paix dans l'Kglise ; et qu'entre ces travaux , ses lettres adressées au pape et à ses frères divisés , " expriment suffi- » sainment la disposition dans la-

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» quelle ses membres et le cierge >' qu'ils représentent, ont toujours été et » seront toujours , de persirérer dans les » prin:ipes qui les ont constunimrnf dirigés, " et de faire au bien de la paix , tous » les sacrifices compatibles avec la >> justice et la vérité. " Il déclare "la » présente session terminée }>ar " cette séance solennelle, tenue le » iG août de la présente année , » dans l'église métropolitaine de » Paris- »

Les novateurs ont beau chercher à s'envelopper du manicau de l'hypocrisie et du déguisemeat, toujours il leur échappe des traits qui servent à découvrir leurs arlif/ces et la fausseté de leurs démonstrations extérieures. Ici, les constitutionnels du concile parlent encore de la paix et des dispositions où ils sont défaire des sacrifices pour se prêter généreusement au dessein de la rétablir.

Seulement ils mettent deux conditions à ces sacrifices : ils devront être compatibles aicc la justice et laiérilé. Quoi de plus raisonnable et de plus conciliant en apparence .''Maïs qu'entendent-ils par ces expressions , justice et rérite' , si agréablement sonores aux oreilles des gens de bien et si propres à leur en imposer.^Les constitutionnels rappellent ici la première lettre du concile au pape, dans laquelle ils disent qu'ils espèrent que sa Sâmielé rendra justice à la l'ente' de leurs principes, à la droiture de leurs intentions : voilà le vrai sens de ces mots. Ils l'exposent encore dans le décret même de clôture , quand ils y assurent solennellement qu'eux et les membres du clergé qu'ils représentent, seront toujours dans la (il -^position drperseWrer dans les principes qui les ont constamment dirii(es. Atm donc que les sacrifices qu'ils oflrent depuisquatrcans , etdontils veulent bien réitérer avec emphase l'oflrandedansleconciie, soient compatibles avec la justice, il faut qu'ils ne supposent aucun tort dans la conduite qu'ils ont tenue pendant ie.sc])isme

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qui a d^soltî Tci^lise de France; et pour que ces mêmes sacrif.ces se concilient avec la /m/.', il est nécessaire qu'ils supposent que les constitutionnels ont constriuniient professe des principes à lahri de toute erreur. Sans ces deux cciulitions, point de sacrifices à espérer d'eux.

Ainsi, Claude Lecoz eut boiuie grâce de secrier dans un discours qu'il impro\ isa , dit-on , après la publication du décret de clôture :

«H y a eriviron i4io ans, les » eAcques d'Afrique ojl rirent de " s'inunoier aux besoins de la paix » dans leurs enlises ; et les siècles )' qui ont suivi , n'ont cessé d'ap- » plaudir a leur généreuse resolu- » tion. Ah ! nos tres-chers frères, » nous sommes a la veille d être plus » heureux encore. Le sacrifice qu'ils » offrirent, nous avons la joie et la « gloire de fellecluer.

n Le voici donc pour vous , ce » moment de nous ajtjjrecier d une ') manière sûre et incontestable :

» oui , bientôt vous pourrez, par » un jugement irrévocable , pronon- » cer si nous n'avons ete que de vils » hypocrites dans les offres que nous » avons faites ; ou si nous n'avons » été que de sincères , que de zeies » apôtres de la paix. »

11 est vrai qu'ilsrennrent enlreles mains du gouvernement les siciie.que le gouvernement avoit crées ; mais ce sacrifice même rendit leur condition meilleure ; il leur valut de fortes pensions , tandis qu'ils se piaignoient auparavant d'avoir ete réduits à l'indigence par la triste banqueroute qui leur avoit été faite par un gouvernement irreligieux et persécuteur, l^ncore ce sacrifice peu pénible dans la circonstance , fut-il entièrement libre et volontaire de leur part ? Les débats du 14. août semblent indiquer que le gourernement leur avoit proposé de se démettre , ou que du uioins il avoit pressenti leurs dispositions à cet égard. D'ailleurs si le gouverne-

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ment vouloit sincèrement rétablir la jiaix , il etoit indispensable qu'il retirât des mains des constitutionnels , les sièges qui , quoique nuls dans leur érection nouvelle, et illégilimcnienl remplis, ne pouvoîent être que des éléments de disputes et de guerres continuelles. Les constitutionnels ne firent donc que les .'sacrifices qu'ils furent dans la nécessite de faire.

Ils eussent mérité les rmbfassements de tout le cierge fidèle et de justes éloges de la part de tous les catholiques, s'ils avoient renoncé de bonne foi aux principes condamnes par l'Eglise , rentrant humblement dans son sein . et se soumettant à toutes ses décisions ; mais loin d'en venir là, les pères du conciliabule s'engagèrent de nouveau , et ils engagèrent encore solennellement, par leur décret de clôture, les mendires du clergé qu'ils se disoiciit représenter, à peiséarer toujours dans les pnncipis qui les avoient cunsluwment dirigés. Pouvoîent-ils énoncer d'une manière moins équivoque , qu'ils étoient animés de l'esprit de présomption , d'enlêtement et d'orgueil, qui distingua dans tous les temps les novateurs et qui enfanta toutes les hérésies ?

Parmi les acclamations qui terminèrent la séance, nousne citerons que celle que le prétendu concWe national adressa aux prétendues églises qui avoient pris part aux maux de la prétendue église gallicane. Il y est dit : « Que Dieu recompense ces églises » de leur zele,ffl maintenant en elles » l'amour de la VÉRITÉ. »

Ainsi se termina ce fameux conciliabule, tenu par les constitutionnels en 1801. Préparé d'avance par des conférences, des synodes, de soi-disants conciles métropolitains, et pardestravauxconfes àdes mains habiles ; convoqué de toutes les parties de la France , et même du monde catholiaue, puisqu'on y

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avoit invite les evcqurs des églises étrangères; annonce à tout l'univers comme devant opérer de grrnds biens , et condamner de nouveau les erreurs eievees depuis le concile de Trente, contre la foi et la niornle, il ne put parvenir à discerner ses propres éléments, se composer d'une manière re;;uliere,ni s'euipèclierde jrescnter le spectacle d une assemjlee anarcliique , où ceux qui doivent obéir prevaloient sur ceux qui doivent commander et faire la loi- Anime de lesprit qTii préside aux schismes et aux lieresics ,op y parla le lauj^ai^e du déguisement , des réticences étudiées, de llivpocrisie, de l'orgueil et de la haine : tous les pères y montrèrent un attachement opiniâtre aux principes condamnes dans la eomlilijlwn cn-ii:du chr^é : plusieurs y professèrent en diverses occasions le janienisnie ( t des erreurs proscrites dans Marsille de Padoue, dans Luther, Fvicher, etc., sans que le concile s'y opposât : la haine contre le saint Siège , ou du moins contre les papes et leur cour y éclata souvent sans frein et sans mesure :

dans les actes publics qui exij^eoienl de i^ramles démonstrations de moderation et de douceur, la charité pour \(i\\x% ^:cre& dnisés couloit .d'une manière gracieuse et enchanteresse, de la plume et des lèvres artincieuses des pères; dans leurs séances particulières, et dans les autres occasions où ils pouvoient s'exprimer avec franchise etsans gêne,c'etoit un tout autre langage : \ç.s dissidents etoientalors tout noirs des crimes qu'ils avoient commis, tout rouges du sang innocent qu'ds avoient fait repaiulre, responsables en grande partie des maux terribles qui eloient tondjes sur la France (i) : ils annoncèrent

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avec emphase des dispositions généreuses a la paix et à de coûteux sacrifices ; mais ils attachèrent à cellelà des conditions impossibles , et à ceux-ci des reser\es «pu en faisoient descendre tout le poids sur leurs adversaires ; il falloit que le clergé catholique admît leurs erreurs, reconnut la légitimité pretemlue de leurs titres, et qu'il rompit avec l'Kglise universelle, pour prendre ensuite place dans leurs rangs séditieux et schisuîatiques. jNous avons parle des entreprises hardies qui entrnient dans le plan du coiuiliabule : il vouloil relormerrenseignement de la théologie, les rites de la liturgie, le nombre des fêles chômées ; établir les rapports i\?i> diocèses aux métropoles, de l'église de France avec le saint Siège et les autres églises ; déterminer nos libertés gallicanes, et y donner apparemment des extensions adaptées à leurs principes ; enfui ils portoient leurs vues longues et pénétrantes jusque sur ia convocation d'un coqcile ceumènique à laquelle ils prétcndoienJ préparer les voies. iNlais celui qui dit h la mer de respecter le grain de sable qu'il avoit posé pour liniitea ses llols agites et menaçants, sut bien déconcerter tout-a-coup les pro;ets hardisde cette assemblée illégitime ettemeraire. Le concordat alloil être ratifie dans la capitale du monde chrétien ; un ordre du gouvernement, ou si l'on aime mieux, un avis ou une invitation équivalente à un ordre émané de sa part, arrive : le concile se dissout ; et de tous ses grands travaux , distribués dans des congrégations particulières, dont ({uelques-uns sont même déjà soumis à la discussion, il n'y a de termine que quelques lettres sjnodi -

(i) Quand nous par/ons ainsi, nous pas d'autres erreurs que celles qui tiensommes loin de vouloir lixer fous les nent à leur parti; il s'en trouvoit aussi pères du synode en particulier : il y en ' qui moniroient plus de modération et de ïToit , sans doute, qui ne professoienlj douceur.

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ques , et la provoc alion si dcplacf c à des confonMicrs plus propres à ranimer les feux de la division qu'à les éteindre.

.idrs du recond concdc niilinrnd de France ^ tenu fan l8oi deJ.-C ( an () de la re'pulihque française ) dc.ns I enlise me'Iropolltninc de Paris. A Pari: , h Hmprimcrif-tihrante rhrélienne , rue des Ber^ nardins, an A. Trois vol. in- 8."

PARIS (C. de ) l'an 1811. Le général - consul de la république fran(;aise , que le pape PicVlIeloil Venu couronner et sacrer empereur dans ce"tte capitale de la France, le 2 decend)re i8o4,et quine s'appeloit plus que TNaf/oleon I.«' , ayant , dans son ambitieuse politique , réuni les états romains à son empire, le 17 mai 1809, le même souverain pontife , après avoir proteste les 10 et 11 juin contre celte usurpation , fulmina , le ti juillet suivant , une bulle d'excommunication contre l'envahisseur et ses agents. Le refus qu'il faisoit de l'institution canorn'que à tous les prêtres que, suivant ses concordats de i8oi pour la France et i8o3 pour le royaume d'Italie, Napoléon lui présentoit pour les sièges vacants dans ces deux états , savoir pour ceux d'Italie depuis i8o5,et pour ceiixde France depuis 1 808 , ce refus devint plus invincible. ÎS'apoleon, oubliant toute mesure , fit enlever de l\ome le saint Père le 13 août 1809 , et le relégua dans le palais episcopal de Savone , où il lui envoya quelques evêques pour traiter avec lui de cet objet d'après les instructions d'un conseil ecclésiastique du choii; de cet empereur, et composé du cardinal Fcbcli, qui eu étoit le presiilent , des cardi naux Maury et Caselli,de l'arcbevêque de Tours , de l'evêque de Poitiers, nommé à l'archevêché de Malines , des évêques d'Kvreux , de Trêves et de Nantes , et enfin de M. Emery, supérieur de la communauté deSaint-Su/pjee. Cette première dèputation n'ayant pu lieuconciure,

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une seconde faisant céder le pape par les considérations <lu bien spirituel des fidèles, il accepta, le ig mai 181 1 , les propositions suivantes qui furent écrites sons ses yeux , en simple for. ne de note , savoir ; « i." qn il accorderoit l'institution canonique aux sujets nonunés par l'empereur, dans la forme convenue à l'époque des concordats de France et du royaume d'ïtalie ; 2.'^ que sa Sainteté .se prêteroit à étendre , par un nouveau concordat , les mêmes (lispo.silioiis aux ej^iises <le la Toscane, <'e Parme et de Plaisance (qui ctoient aussi sous la donn'nation de Napoléon ) ; 3." qu'elle consentoit qu'il fut inséré dans les concordats une cl.iuse par laquelle elle s'engaii;eroit a faire expédier aux evêques nommes, les bulles d'institution canonique , dans Tin temps déterminé, que sa Sainteté estimoit ne pas pouvoir être moindre de six mois ; et que , dans le cas où elle diilereroit plus de six mois , pour d'autres raisons que l'indij^nite personnelle des sujets, elle invesliroit du pouvoir de la donner en son nom , après les six mois expirés, le métropolitain de l'église vacante, et, à son défaut, le plus ancien evêque de la province ecclésiastique ; 4-" que sa Sainteté ne se determinoit à ces concessions que dans l'espérance que lui ont fait concevoir les évêques députés, qu'elles prépareroient les voies a des arrangements qui retabliroient l'ordre et la paix de l'Kglise, et qui rendroient au saint Siège la liberté, l'indépendance etles dignités qui lui conviennent. »

Dans lintervalle , Napoléon avoit ronvo(]né , pour le g]uin, en concile national, lesé\êqucs de France, d'Italie, elde la portiond'Alleniagne comprise dans ses étals. L'assemblée se composa de six cardinaux , neuf archevêques, quatre-vingts evêques, cl neuf prêtres nommes à des evêches , mais non eiîcore canoniquenieni institués. Le cardinal Ytsch

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en fut le présiflent. Depuis le concile de Trente, en n'avait pas vu autant d'evêques réunis; et sans être œcuménique, celui-ci paroissoit être bien plus qu'un concile national. Il avoit pour objet unique de chercher les moyens de pourvoira ce que 1 institution ne pût être suspendue par .'iucune autre cause que les empêchements canoniques La note apportée de Savone lui fut présentée comme devant mettre fin à toutes les dissidences ; et la couimission d'evêques cliarj.',ee de faire un rapport sur cet ob]et , proposa, le g juillet, au concile de se déclarer compétent pour statuer sur l'adoption du n!0<le d'institution à donner par le métropolitain, dans le cas dont la note parloit. Mien ne fut décide; et dans la nuit suivaiile, un des membres de la commission où la majorité pour cet avis n'avoit ete que d'une voix , passa dans la partie opposante qui l'emporta. La nouvelle opinion que la comnu'ssion Î)roduisit dans la session du lo juilet , se fondoit i.» sur ce que la concession faite par le saint Père , n'étant pas sii^nce , manquoit d'une forme indispensable ; et -i." sur ce que l'addilion relative à l'institution que donnensient les métropolitains, n'etoit pas cxpriu'ce textuellement dans les coHces.^ions faites par le pape. La conclusion fut que le concile devoit se déclarer incompétent ; elle entraîna l'assemblée ; et Napoléon irrité , en prononça le ntênie jour la dissolution. Quelques évêque profitèrent de cette occasion , pour retourner dans leurs diocèses ; mais le plus ^rand «lombre restoit à Paris , où , après quelques explications avec eux , on convoqua de nouveau le concile en ron{i;rei,Mtion générale le 5 août , et il prononça deux décrets , par le prenn'er desquels il se déclara << compétent pour statuer sur l'institution des cvêqucs en cas de nécessité. « Le second décret fut ainsi conçu : « i." les sièges

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épisccpanx , d'après l'esprit des canons , ne peuvent rester vacants plus d'un an pendant lequel la nomination, l'institution et la consécration doivent avoir lieu ; 2." le concilesupplierafempereur de continuer à nommerauxevêchesd'après les concordats ; et les nommes aux evêchés s'adresseront au pape pour obtenir l'institution canonique ; 3." six mois après la notification de la nomination faite dans la forme ordinaire, sa Sainteté devra donner l'institution d'après la forme des concordats ; 4- " les six mois écoules sans que le pape ait accorde l'institution, le métropolitain y procédera , et à son défaut , le plus ancien evêque delà province, qsii fera la même chose, s'il s'a,'^it du metroplitain ; 5.^' le présent decr'.t sera soumis à l'approbation du pape ; et, à cet ellel, l'empereur sera supplie de permettre à mie depulation de six e\tques de se rendre auprès du pape , pour obtenir de lui la confirmation d'un décret qui peut seul mettre un terme aux maux des églises de France et d'Italie.

Ladeputation partit, le papesccéda au décret , en le consacrant par u!i bref en date du 20 septembre, dans lequel il le transcrivit , en y aïoiitant toutefois , que l'institution qui seroit donnée par le métropolitain ou le plus ancien suffraj^anl de la province , le seroit au ncm df. sa Sainteté. Ne bornant pas là sa condescendance, il expédia des bulles aux evêques nommes ; mais Napoléon ne voulut pas qu'on les leur remît , parce que son conseil d'état lui avoit fait observer que, dans son bref, le pape n'avoit considère le concile que comme une simple assemblée. Les choses restèrent en suspens et les pères du concile furent congédiés. Mais bientôt après.

Napoléon, ayant appris qu'une escadre anglaise étoit aperçue dans la rade de Savone, et craignant qu'elle ne voulût en enlever le pape,

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le fit transporter à Fontainebleau ; ce qui lui senibloit rendre j)liis facile l'execiition (lu dessein qii'ilavoit forme de fixcr la chaire de «aini Pierre à Paris. Pie Vîl resta à Fontainebleau pendant lonU' la campagne de llussie , en i8i? ; ISai)ol''on qui en revint huiiiilie vers la (in de celte année, vouhil se consoler de ses pertes par nn iraiie pacilaue avec le pape ; il se rendit près de lui, et, après une discussion tort animée ,il obtijitla sit;natnre d'un nouveau concordat, le 2.5 ]anvier i^i^.

Mais le pape, en le sif:;nant, ajouta ces deux lettres SS. qui .'■i^nifiant «,rçaiis 5fn'an(//ç JerendoienI rondilionnel ; et les conditions paroissoient être qu'il ne serait exécute qu'après que le pape l'a-noit communique à un consistoire, et que Napoléon attendroil que ceUç fornialile fût rempli*' pour le rendre public.

Celui-ci, transporte de cette victoire sur son auf^nsle captif ,n'hésiia point a permettre aux cardinau.x qu'il avoit eloîi;nc.s du pape et disperses , con)nie esiles, sur divers points de la France , de revenir auprès du saint Père. lis accoururent à Fontainebleau , sachant mieux que lui les préparatifs d'une nouvelle {guerre , celle qui perdra jNapoleon. il avoit manque à ses engagements particuliersenvers le pape,| en se hâtant de lepublier le lo fe-| vrier i8i3, comme loi de l'état, et concordat nouveau. Le pape le regarda comme nul , refusa des bxîlles d'institution aux évequcs ; et resta captif jusqu'au commenccnienl des seconds revers de Napoléon , en janvier i8i4,où celui-ci ju^^ea convenable à sa situation de laisser retourner le pape eu Italie.

Le concordat du u5 janvier i8i3 étoit en ces termes : « Voulant mettre un terme aux différends (lui se sont élevés entre eux et pourvoir aux difficultés survenues sur plusieurs affaires de l'Eglise, ( sa Sainteté et l'empereur ) sont convenus des ar-

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ticlessuivants comme devant servir de base à un arran;:.ement définitif.

« AuTlCLF. l. Sa Sainteté exercera le pontificat en France et dans le royaume d'Italie, «le la même manière et avec les mêmes formes que ses prédécesseurs

» Art. îl. Les ambassadeurs, ministres, charges d'allaires près le saint Père, et les ambassarieurs, ministres ou charités d'alfairesque le pa])e pourroit avoir près des puissarnes etranperes , jouiront des immunités et j)rivilei^es dont jouissent le;; membres du corps diplomatique.

)> AuT. III. Les domaines que le saint Père possedoit , et qui ne sont pas aliènes, seront exemptes de toute espèce d'impôts; ils seront administrés par ses agents ou chargés d'allaires. Ceux qui seroient aliénés seront remplacés jusqu'à la concurrence de deux millions de France de revenu.

" Ain . i\ . Dans les six mois qui suivront la notification d'usage de la nomination par l'empereur aux archevêchés et evechés de l'empire et du royaume d'ilalie , le pape donnera riitsiitution canonique, conformément aux concordats, et en vertu du présent induit. L'information préalable sera faite par le métroîioiltain. Les six mois expirés, sans que le pape ait accordél'institution, le métropolitain, et, à son défaut où s'il s'a};it du métropolitain , l'évêquelepius ancien de la province procédera à l'institution de l'évêque nommé; de manière qu'un siège ne soit jamais vacant plusd'une année-

» Art. V. Le pape nommera , soit en France, soit dans le royaume d'Italie, à dix éveches qui seront ultérieurement designés de concert,

» Art. VL Les six evêchés suburbicaires seront rétablis , ils seront à la nomination du pape.

Les bier.s actuellement existants seront restitués, et il sera pris des mesures pour les biens vendus. A la mort des évêques d'Ana-

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gnl et lie Ricti , leurs diocèses seront réunis auxdits six e <eches , roiilorip.eincnl au concert qui aura lieu entre sa ^iaj'esté et !c saint Père

>' Art. ^ li. A re;;aitl des èveqnes des elals romains, absents 'de leurs diocèses par les circonstances , le saint Père pourra exercer en leur faveur son droit de donner ùfs évecliés /« parlil'us. 11 leur sera fait une pension égale au revenvi dont iU jouissoicnl , et ils pourront cire repliées aux sie;:,es vacants, suit de l'empire, soit du royaume d'Italie.

» Art. V1!L Sa Majesté et sa Sainteté se concerteront en tenips opportun sur la réduction à faire, s'il y a lie.n , aux evêches de la Toscane et du pays de Gènes, ainsi que 1)0ur les evêches à établir en liolaîîde et dans les départements aiiseatiques.

» Art. IX. La propa^^ande, la pénitencerie, lesarcliives seront eia- Lhes dans le lieu du seiour du saint .Père.

» Art. X. Sa Maiesté rend ses Lonnes grâces aux cardinaux , évoques , prêtrt s, laïques , qui ont encouru sa disgrâce par suite des événements actuels.

» Art. XI. Le .saint Père se porte aux dispositions ci-dessus, par considération tle l'état actuel de 1 egli..e, et dans la conliance qiic lui a inspirée sa Majesté , qu'elle accordera sa puissante protection aux besoins si nombreux que la religion éprouve dans le temps où nous vi- •vons. >'

Py\.\ lE ( C. de ) Pnnicnse 0\\ Ticinense, l'an 8.")o. en. décembre. L empereur Louis assista a ce concile ou parlement, et il y fit un capilulaire pour les aiïaires séculières , qui fut depuis confirme par l'eKipereur Lothaire. On y fit XXV canons sur la discipline ecclésiastique, c'est-adire, la vie édifiante que doivent mener les evêques, sur ia conduite que doivent tenir les prêtres de la ville et de la campagne : couimcnl

PAV Sa;

ils ooivent veiller sur les pénitents pourvoir s'ils observent la pénitence prescrite. Le concile veut que ceux qui font des pèches publics fassent pénitence publique; autrement ils doivent être retranches de l'Eglise, et aiiathemaiisGs. Il veut que pendant le temps de cette pénitence pu • blique , ils ne puissent ni porter les armes , ni inger Ai^s causes , ni exercer aucune Ibnclion pu'olique , ni se trouver dans les assemblées, ni faire des v>slles; mais ils peuvent prendre soin de leurs aflaires : ils ne peu\ent se marier pendant le cours de la pénitence, iom. J III.

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