‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 110 sur 257 · RED · texte numérisé non relu

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e'toient emprisonnes, tues ou chassés de leurs églises , et dépouillés de leurs biens. On prononça, contre les auteurs de ces crimes, toutes les censures et les peines spirituelles, mais ce remède n'étolt pas suffisant.

Tom. XI. C p. i533.

RAVENZSt, (C. de) l'an i3i^, par le même archevêque, assisté de .six évoques et de quatre députes.

Ce concile fit un règlement en vingt articles. On y défend, entr'autres , trordonner évêque aucun étranger ni inconnu, n'ayant point de peuple .soumis deçà la mer ; de faire des ordinations ou d'autres fonctions ponlificalesdans leurs églises. Lesinconlîus etoient sans doute des evêques tn partihus , dont le nombre s'augnienloittouslcsjours. Quand lesévêqucs passeront dans leurs villes ou leurs diocèses, les cures feront sonner les cloches , afin que les peuples puissent venir recevoir la bénédiction à genoux, souspeine de cinq sous d'amende applicable aux pauvres.

Les chanoines ou religieux iront au-devant de l'évêque en chapes, avec l'eau bénite , l'encens et la croix, en chantant jusqu'à la porte de léglise , et recevront sa bénédiction solennelle, prosternés devant l'autel. C'est la première fois, dit M. de Fleury, que l'on voit une ordonnance expresse pour faire rendre aux évêques ces honneurs extérieurs que le respect et l'affection des peuples attiroient assez dans les premiers siècles. Le même concile dit encore , qu'aucuns religieux ou autres ne pourront s'exempter de la visite des ordinaires, sous prétexte de prescription. Les prêtres seront tenus de célébrer leur première messe dans trois mois , après leur ordination , et ensuite de la dire au moins une fois l'an. T. XI. C. p. ifinl.

REDLNGUE (G. de) en Angleterre, Redinf^ensg , l'an 1270, 3o luiliet, par l'archevêque dcCanlorbéri, légat du pape, et ses suiTragants. On y renouvela les coiistitutions du con-

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elle de Latran , de fan i2i3 , et de celui de Londres en 1268, contre la pluralité des bénéfices à charge d'âmes. On y fit encore un règlement pour les religieuses. Il leur est ordonné de chanter l'office sans en rien retrancher; et on leur prescrit la manière de faire ou recevoir leiirs visites, carces religieuses ne gardoient pas une clôture exacte. T. XI. C.

REDON (C. de) abbaye en Bretagne, au monastère de Saint-Sauveur, Iii'Jonense,Vai\ 84-8. iSomenor, duc de Bretagne , obligea quatre évêques bretons à renoncer à leurs sièges, en mit d autres en leur place, et érigea trois nouveaux évêchés , Dol, Saint Brieu,ïreguier,en donnant à Dol le nom de métropole , qu'il a conservé, malgré Tours, pendant 3oo ans. Les sept évêques furent sacres à Dol , et jSomenoi déclaré roi, qui etoit ce qu'il s'etoit proposé, danslous ces changements.

KELMS (C. de) llrmèn.e, l'ail 625, tenu par l'archevêque Sonnace , à la tête de quarante évêques.

On y fit vingt-cinq canons; dontlun dit qu'on observera ceux du concile de Paris de l'an Gi^- Saint Arnoui de MefK et saint Cunibert de Cologne assistèrent à ce concile.

RE1.MS(C. de) l'an 8i3, la mimai, tenu par l'ordre de Charleniagne, pour rétablir la discipline ecclésiastique. L'archevêque Vulfaire y présida. On commença , tuivant la coutume, par un jeune de trois jours : on y fit quarante-quatre canons- T. IIII. Cunc.p. i253.

REIMS (C. de) l'an 923. Sculfe de Evcims, avec ses sufTragants, ordonna à ceux ((ui s'eloient trouves à la bataille de Soissons, entre Robert et Charles, de faire p<nnlence pendant troiscarcmes, trois ans durant.

Tom. IX. C. p. S^l

REIMS ou de saint P,ASLE (C. de) à trois lieues de Reims, l'an 991, jy juin, assemblé par l'ordre de Hugues Capct, contre Artioul.

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archevêque de Reims et fils île Lolliaire. 11 avoit été soupçonné d'être d'intelligence avec son oncle Cliarles de Lorraine, qui s'etoit emparé de la ville de Reims, et qui ensuite fut pris par I fugues Capet, et mis en prison à Orléans. Seguin , archevêque de Sens, présida au concile comme le plus ancien; et Arnoul, évêque d'Orléans, comme le plus savant évêque des Gaules, en fut le promoteur, et chargé de faire les propositions. Il exhorta les evêques à agir sans passion , mais avec liberté , et proposa le sujet du concile : il dit qu'il s'agissoitde savoirsi Arnoul de Reims pouvoit se purger du crime de lèze-majesté dont onlechargeoit.

On exposa ensuite les preuves contre lui. Mais trois hommesdistingués par leur science, savoir : Jean Schoiastique d'Auxcrre, Ranulfe , abbé de Sens, et Abbon de Fleuri, parlèrent pour la défense d'Arnoul de Reims : i's produisirent la fausse lettre des évêques d'Afrique au pape Damase, pour montrer que toutes les grandes affaires de l'Eglise doivent être réservées au pape, surtout le jugement des évêques. Ils citèrent plusieurs extraits des fausses décré taies, et soutinrent que la cause d'Arnoul devoit être signifiée au pape; que les accusations, les témoins et les juges, doivent être examinés en un grand concile.

On répondit à cela qu'Arnoul avoit été appelé au concile par lettres canoniques et par députes depuis plus d'un an , et on prouva que la cause avoit été portée au pape , par la lettre du roi Hugues à Jean XV.

Arnoul d'Orléans fit, en cette occasion, un discours remarquable , oùild'it, entr'autres choses : «INous >• croyons qu'il faut toujours honorer » l'Eglise de Rome à cause de saint » Pierre, etnous ne prétendonspoint » nou5 opposer aux décrets des pa- » pes , pourvu qu'ils ne soient point » contraires aux canons qui doivent » être éternellement en vigueur}

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» car nous devons bien prendre » garde que ni le silence du pape, m » ses nouveaux décrets ne combat- >> tent point les anciens canons...- » Si quelqu'un prétend que, selon » Gelase, l'Eglise de Rome juge tout » le monde et n'est jugée de personne, » qu'il mette à Rome un pape dont » le jugement ne puisse être reformé, » encore lesévêquesd'Afrique l'ont- » ils jugé impossible, quand ils ont » dit : peut-on croire que Dieu fasse » connoître la vérité à un seul d'en- » tre nous, et qu'il la refuse aune » multitude d'évêques assemblés en >' son nom. Ensuite Arnoulrapporta » plusieurs passages de saint Gré- » goire pour montrer que ce saint >• pape approuvoit que les évêques » coupables fussent jugés sur les » lieux , sans avoir recours au saint » Siège. C'étoit en effet l'ancien droit » qui avoit été troublé par les fausses r> décrétales. 11 conclut que les cau- » ses évidentes doivent être termi- » nées parle concile de la province , » et ajoute : Celui de Nicèe ordonne '> de tenir un concile deux fois l'an- » née, sans faire mention de l'auto- » rite du pape. Au reste, pour ne » point disputer , ajons encore plus » de déférence pour l'Eglise de » Rome , que n'en avoicnt les évê- » ques d'Afrique , et consultons-la , » comme on en a fait en cette occa- » sion. Si son jugement est juste » nous le recevrons en paix; s'il ne ' l'est pas , nous obéirons à l'apôtre » qui nous ordonne de ne pas écou- » ter un ange même, contre l'Evan- » gile; que si Rome se tait, comme « elle fait à présent , nous consulte- >- rons les lois. »

Ce discours contenoit, à la vérité, des propositions excessives, dit M.

de Fleury, et qui sembloient tendre au mépris du saint Siège; mais il est juste d'expliquer favorablement les paroles d'un évêque vénérable par son âge et par son savoir, et qui, bien loin de conseiller le schisme , avoit d'abord déclaré qu'il falloit respecter

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