‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 111 sur 257 · REI · texte numérisé non relu

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l'Efilise romaine : d'ailleurs , ajoute ie même historien , tous les sens de bien ne pouvoient qu'être indignes des desordres affreux qui refinoient à Rome depuis un siècle , et cette indif^nationnepouvoitquediminuer le respect pour la personne des papes , et pour leurs constitutions.

Après qu'on eut entendu les raisons des uns et des autres, il fut convenu qu'Arnoul de Reims pouvoit être juse, dans le concile. On le fit donc entrer , et on lui exposa avec douceur les bienfaits qu'il avoit rec;usdu roi, et le mal qu'il lui avoit fait. Arnoulse défendit foiblemcnt, disant qu'il se voyoit entre les mains de ses ennemis ; mais peu de temps après, il confessa son crime , et dit qu'il vouloit renoncer à lèpiscopat, pour l'avoir exerce indignement.

Dans la deuxième session où les deux rois Hugues et Robert assistèrent , Arnoul d'Orléans exhorta Arnoul de Reims à se prosterner devant les rois , et à leur demander la vie, ce qu'il fit, et ce qui lui fut sccordé. Ensuite il remit au roi l'anneau et le bâton pastoral , et rendit aux évêques les autres marques de sa dignité' : il lut ensuite son acte de renonciation portant que, pour les pèches qu'il avoit confesses secrètement aux évêques, il se reconnoissoit indigne de l'èpiscopat, y renon(;oit ,etconsentoit qu'un autre fût élu en sa place. Ce fut Gerbert , personnage célèbre , qui , par son amour pour les lettres et la part qu'il avoit aux affaires de l'E- (;lise , mérita dans la suite d'être élu pape, sous le nom de Sylvestre II.

Adalger, ayant avoué d'avoir ouvert les portes de Reims , et d'être > entré hostilement dans l'église, accepta d'être déposé , et fut dépouillé des habits sacerdotaux dont on l'a- \ oit revêtu, et onlui accorda la communion laïque. Gcrher. Ihsl Conc.

Rem. FI.

REIMS (C. de) l'an 1049 , 3 octobre, le lendemain de la dédicace

de Saint- î\emi, par le pape Léon IX.

Il s'y trouva vingt évêques , près de cinquante abbcs, et plusieurs autres ecclésiastiques. Dans la première session^ on proposa le sujet du concile, savoir, les abus qui se pratiquoient dans les Gaules contre les canons, c'est-à-dire , la simonie , les fonctions ecclésiastiques , les églises usurpées ou vexées par les laïques , les mariages incestueux , l'apostasie desmoinesetdes clercs, lespillages et les détentions injustes des pauvres, les crimes abominables et quelques hérésiesqui s'elevoient dans le pays.

Tous ces évêques se purgèrent du soup(;on de simonie , à la reserve de quatre. Les abbés en firentdemême, mais quelques-uns n'osèrent rien répondre. On déposa mi abbé de Poutières, à cause d'incontinence.

Dans la deuxième session, plusieurs confessèrent qu'ils étoicnt entrés par .simonie. On excommunia les évêques qui, ayant été invités au concile , n'y eloient point venus , et n'avoient point envoyé d'excuse par écrit. Ensuite on fit douze canons pour renouveler les décrets des Pères, méprisés depuis long-temps , et on condamna, sous peine d'anathème , plusieurs abusqui avoient cours dans l'église gallicane, comme la simonie, les promotions d'évêques sans élection du clergé et du peuple.

A la fin du concile , le pape donna une bulle qui ordonnoit de célébrer ]a fête de saint Rémi le premier jour d'octobre.

REIMS (G. de) l'an 1092, par Renaud, archevêque deReims assisté de six évêques de la province. On y examina le différend au sujet de la séparation de l'évêché d'Arras , d'avec celui de Cambrai. Les députés d'Arras , s'y trouvèrent, et convinrent que l'on devoit rétablir des évêques dans les villes qui en ont eu, et qui sont revenues à leur premier état , et que l'on doit en établir dans celles qui sont assez considérables. L'archidiacre de Cambrai sou-

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