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tînt que l'Eglise d'Arras ne devoit point avoir d'évcque propre. Le concile renvoya la décision de celte affaire au pape, et ordonna aux parties d'aller à Rome plaider leur cause. Le pape décida qu'on devoit ordonner un évêque à Arras. Lambert, après avoir elè clu à Arras, fut sacré à Rome par le paue. Tom.
X C p. IM
REIMS (C. de) I an log^, composé de trois archevêques et de huit évêques. Le roi Philippe espéroity faire approuver son mariage avec Bertrade , vu que Berthe, sa première femme étoit morte la même année. Yves de Cliartres ne voulut point se trouver à ce concile, et en appela au pape ; disant qu'il ne lui auroitpas ete permis de dire la vérité impunément dans cette assemblée; il ajouta ensuite ces paroles : que le roi fasse contre moi tout ce que Dieu lui permettra de faire ; qu'il m'enferme, qu'il m'éloigne, qu'il me proscrive ; i'ai résolu, avec la grâce de Bieu , de tout souffrir pour sa loi.
REIMS C. de) l'an iioS. On y élutpourévCque de Cambrai, Otlon, abbé de Saint-Martin de Tournay , qui fut sacré par Manassès de Reims.
DM.
REIMS (C. de) l'an iii5, 28 mars, par le légat Conon. Il y excommunia fempereur Henri , et renvoya à Amiens l'évêque Godefroi, qui s'étoit retiré à la Chartreuse. Id.
REIMS. (C. de) l'an II 19, du 20 au 3o octobre , tenu par le pape Calixte II , assisté de quinze archevêques, de plus de deux cents évêques : car il en fit venir de toutes les provinces de l'occident : il y avoit environ autant d'abbés. Après la messe , le pape s'assit sur un trône élevévis-à-vii; de la porte de l'église. Les évêques et les cardinaux étoient au premier rang. Un cardinal diacre, debout auprès du pape , tenoit à la main le livre des canons pour les
lire quand il étoit nécessaire. Après les litanies et les oraisons, le pape fii une espèce d'hcmelie en latin sur l'évangile, où ilestdit que labarque, figure de l'Eglise, etoit agitée parles Ilots. Un cardinal fit ensuite un discours éloquent sur le devoir des pasteurs. L'évêque d'Oslie expliqua les divers sujets pour lesquels le concile étoit assemblé.
Louis le (àros y porta ses plaintes au sujet de la ^Normandie, que le roi d'Angleterre lui avoit envahie par violence , mais le concile n'en jugea point. Hildegarde , comtesse de Poitiers, suivie de ses femmes, étant entrée dans le concile", y porta sa plainte contre le comte Guillaume, duc d'Aquitaine, qui favoit abandonnée pour prendre à sa place la femme du vicomte de Chàlellerault, et qui etoit ])longédans toutes sortes de vices, et jusqu'au point de faire gloire de ses débauches. On reçut l'excuse des prelals d'Aqiiitaine , qui représentèrent que leur duc étoit malade , et qu'il n'avoit pu se rendre au concile , selon qtie le pape le lui avoit mandé. On lui donna un délai pour se présenter à la cour du pape, et reprendre sa femme légitime sous peine d'anathème.
L'archevêque de Lyon se plaignit, au nom de l'évêque de Mâcon , des entreprises de fabbé deCluny, contre lequel plusieurs autres moines etclercs formèrent de grandes plaintes. L'abbé de Cluny , défendit sa catise, et soutintque toutes les plaintes n'etoient fondées que sur le soin qu'il avoit de conserver les biens et les privilèges de son monastère , et dit que le papesauroit bien défendre les biens qu'il avoit confiés aux altbés de Cluny. On examina cette affaire et on confirma les privilèges de ce monastère. Le concile fit cinq décrets, le premier contre hs investitures des évêchés et des abbayes , qui furent défendues soiispcine d'anathème, et de la perle de la dignité ainsi reçue , Le iroisicme, contre les
REi usurpations des biens <îe l'Eglise. Le quatrième . contre ceux qui exii^cnl quelque rétribution pour le baptême, les saintes huiles, la sépulture, la visite et l'onction des malades , le dernier est pour la continence des clercs. On y fit aussi un décret pour la trêve de Dieu : n.ais ou n'y put «.onclure la paix projetée entre le pape et l'enipc^Tur ilenri. Ce prince, étant à Rîouson où le pape se transporta pendant la tenue du concile , ne voulut pointexécutcrlaprcnicsse qu'il avoit faite avec serment de renoncer aux investitures.
A la dernière séance, lesévcques et les abbés au nombre dequatrecent vingt-sept , ayant cbacua un cierge .'i la main, se levèrent, et le pape excommunia solennellement plusieurs personnes dont on lut les noms , et dont les deux premieis éloient l'empereur et lantipape Ilourdin. Tcm. X. conc.p. 8G5.
KEIWS (C. de) Tau ii3i, i8 octobre, tenu par le pape Innocent î! , à la tête de treize archevêques , de deux cent soixante-trois évoques et d'un grand nombre d'abbés , de clercs et de moines Français , Allemands , Anglais et Espagnols. Le plus célèbre des abbés etoit saint Bernard , il parut avec éclat dans ce roncile. L'élection du pape Innocent y fut approuvée, et Pierre de Léon excommunie , s'il ne revenoit à résipiscence. On publia XVII canons de discipline , déjà publiés au concile de Clermonl de l'année précédente , et le pape y sacra le roi, Louis le Jeune.
Le Yl.^de ces canons défend aux moines et aux chanoines régidiers d'étudier les lois civiles et la médecine pour gagner de l'argent, parce que l'avarice les engageoit à cette élude. Ce même concile défend les tournois , parce qu'on y mettoit en péril la vie des corps et des âmes , en voulant faire preuve de sa force et de son adresse, et il prononce anathème contre celui qui aura frappé
une personne consacrée à Dieu. 7'.
JIEIMS (G. de) Fan 114.8, il étok composé du pape Eugène 111, assisté des cardinaux, de plusieurs evêques de France, d'Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. Saint Jîernard y fit avouer à Gilbert delà Porée, qu'il enseignoit que l'essence de Dieu, sa divinité, sa ;;agesse, n'est pas Dieu : et le saint abbé attaqua fortement cette proposition Après q u'on eut conteste long-temps, Saint ]]ernard dressa une profession de foi contraire aux erreiirsde Gilbert, qui fut approuvée du pape et des cardinaux.
En voici la substance : i.° Nous croyons que la nature simple de la divinité est Dieu, et que Dieu est la divinité ; qu'il est sage par la sagesse qui est lui-même, grand par la grandeur qui est lui-même , ainsi du reste. 2.^ Quand nous parlons des trois personnes divines, nous disons qu'elles sont un Dieu et une substance divine ; et au contraire , quand nous parlons de la substance divine, nous disons qu'elle est en trois personnes. 3.° Nous disons que Dieu seul est éternel , et qu'il n'y a aucune autre chose , soit qu'on le nomme relation , propriété ou autrement, qui soit éternel sans être Dieu. 4-° Nous croyons que la divinité même et la nature divine s'est incarnée dans le Fils , etc.
Connue plusieurs membres du concile étoient favorables à Gilbert, le pape ne confirma pas ce jugement par un décret solennel, il obligea seulement Gilbert à rétracter ses erreurs , ce qu'il fit. On amena dans ce Uiême concile une espèce de fanatique nommé Eon de l'Etoile , qui avoit séduit beaucoup de gens du peuple, en publiant que c'etoit lui qui devoit juger les vivants et les morts, àcause de ces paroles deï'Eglisc, ptreum qui venturus est, etc., que l'on prononçoit dXoTSper Eon. Mais comme il ne fit que des réponses in-»
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sensées, on ie mit en prison où i!
mouriil peu de temps après.
On accusa, dans la niCine assemblée, Guillaume, arclievc(iuc d'Yorck, de n'avoir pas elc cju canoniquemcnt, ni sacre Jci^itiuienicnt , mais intrus par ranlorile du roi ; ilcn fut convaincu ; et Albert, cvcque d'Ostie , prononça contre lu! au nom du pape , la sentence de déposition , alléguant pour motif, qu'avant l'élection il avoit été nommé par le roi Etienne : cependant cette sentence fut donnée contre l'avis delà plus grande partie des cardinaux. Ce même concile fit quelques canons , la plupart répétés des conciles précédents, et rapporté diversement en divers exemplaires.
Un des plus remarquables est celui qui fait connoître l'orii^ine des curés titulaires. On ne mettra point, dans les églises, ditce canon ,desprclres par commission, mais cliacune aura son prctre particulier , qui ne pourra être destitué que par le jugement canonique de l'évêque , et on lui assignera la subsistance convenable sur les biens de l'Eglise- Tom.