X- Conc- p. 1107. FI
REIMS (C. de) l'an ii64,parle pape Alexandre ÎII, pour la croisade.
REIMS ( C. de ) (ou plutôt de Saint-Quentin en Termandoisj ) l'an 1235, d'où l'archevêque de Reims, avec six de ses suflragants, allèrent à Melun trouver le roi, le 3g du même mois, pour lui faire des remontrances sur certains articles qui blessoient selon eux la liberté de l'Eglise./). M.
REIMS ( C de ) Tau 1 187, 1'^^ octobre. Pierre Barbet, archevêque de Reims , sept évoques ses suiîragants.etlesdeputés desdeux autres, résolurent unanimement d'envoyer à Rome , pour y poursuivre jusqu'à son entière expédition l'affaire qu'ils avoient a\ ec les religieux mendiants, au sujet de leurs privilèges pour la confession et la prédication. T. XI.
Çonc p. i3i7.
REÏ
REIMS (C. de) l'an iSox , 22 novembre. On y fit une constitution de sept articles, dont la plupart regardent les clercs qui seroient appelés à un tribunal secidier. 7.). M.
REIMS ( C. de ) l'an iSC.S, tenu par le cardinal de Lorraine. Ce concile fut fort nondjreux ; les évoques deSenlis,de Soi.';sons,d«'Châlons-sur-Marne s'y trouvèrent , l'archevêque de Sens ( Pellevc ) et l'évêque de Verdun qui éloient alors à Reims, y prirent place; l'arrlievêque à la droite du cardinal , et l'évêque à sa gauche. Les procureurs des evêques de ISoyon , de Laon , d'Amiens et de Eoulognes'y rendirent.
Les députés des chapitres et plusieurs abbés qui y assistèrent, eurent droit de suffrage. On y tint jusqu'à dix-neuf congrégations. Dans la seconde du 28 novembre on y conclut que pour l'article de la réfnrmation des mœurs ,on la remettroit au concile suivant , après que chaque évoque auroit examiné dans son diocèse ce qu'il y auroit à réformer.
On fit un grand nombre de statuts et de règlements. On en trouve dixhuit imprimés ; les principaux ont pour objet la résidence des curés, l'administration des sacrements ; la vie réglée que doivent mener les pasteurs ; l'examen , tant de ceux qu'on choisit pour être curés, que de ceux qui aspirent aux ordres sacrés. L'article qui concerne la vie des clercs contient d'excellents règlements. Lahhe- Coll. Conc. Tcm.
Xr.p. !^.?>.clc.
REIMS ( C. provincial de ) l'an iS83 , mai , tenu par le cardinal de Guise, assisté des évêquesde Soissons , Laon ,Beauvais ,Châlons-sur- Marne, ISoyon et Amiens, et un député de Senlis. On y traitadu culte divin, du bréviaire, du missel et rituel , des jours de fête , des sacrements, des séminaires, des sépultures , des curés , des chapitres , des simoniaques, 'des confident iaires, de l'usure, des visites épiscopales,
du synode diocésain. On traita de ces diverses matières dans cinq congref^ations : on fit plusieurs règlements touchant l'administration des sacrements et les devoirs des ecclésiastiques , qui fureiit approuves par un bref de Grégoire XllI, du 3o
1\IEZ ( G. de ) en Provence ( ou la seconde Narbonnoise ) lie^leme , l'an 439 , le 29 novembre , par saint Hilaire d'Arles à la tête d'environ trois évêques : il fut assemblé pour remédier aux désordres de l'église d'Embrun, excités à l'occasion de l'élection d'Armentarius. Une faction, composée de laïques , l'avoit nommé évt-que, sans avoir eu le consentement du métropolitain, et ellel'avoit fait ordonner par deux évcqucsseulement , quoique les canons en prescrivent trois. Le concile décida, qu'encore que les deux évêquesqui avoient ordonné Armentarius méritassent d'être déposés , on letir pardonneroit néanmoins ; mais qu'il ne leur seroit point permisd'assister à aucune ordination episcopaic, ni à aucun concile provincial. A l'égard d'Armentarius, il fut décidé qu'il ne pourroit être évêque d'Embrun, mais qu'on le traiteroit comme le concile de ÎSicée avoit fait des novatiens , c'est-à-dire , qu'il seroit permis aux cvêques qui le voudroient Lien, de lui donner une paroisse, ou pour la gouverr.er en qualiledecorévêque, ou pour y assister au service et participer aux saints mystères, comme un evêquc étranger ; qu'il ne pourroit jamais gouverner plus d'une paroisse, ni ordonner le moindre clerc, quoique lun et l'autre se fit souvent par les corévêques, ni exercer aucune fonction episcopaic, hors la confirmation et la consécration des vierges , et dans son église seulement. Ce n-.ême concile accorda aux prêtres la permission de donner partout la bénédiction quand on la demanderoit, «excepté dans les églises, et qu'on
ÎIIM 34s
tiendroit deux fois l'année des conciles provinciaux selon la constitution du concile de Nicée. Tom. III-
Cf. 1285. a.b. m.
RIGA (C. de ) en Livonie, Rif^ençf , l'an 14.29, par Henri, archevêque de celte ville. Ce concile envoya à Home seize députés, tous prêtres, pour se plaindre de ceux qui opprimoient l'église de Riga ; mais ayant été arrêtes sur les confins de la Livonie par le gouverneur du fort de Gosw in, chevalier de l'ordre Teulonique , cet homme barbare les fit jeter piedsetmainslieesdans une rivière glacée , où ces prêtres innocents et malheureux furent noyés.
On n'a rien de ce concile qui regarde l'état de l'Eglise. Tome XII.
Conc. p. 4-o5.
RIMINI ( C de ) Jrimincnsr , dans la Romagne, sur le bord de la mer Adriatique, l'an 009 , convoqué par l'ordre de l'empereur Constance, qui y fit venirtousles évêques d'Occident,leurfournissant des voilures et tout ce qui etoit nécessaire pour leur entretien ; mais ceux des (jaules , pour dépendre moins de l'empereur, voulurent vivre à leurs propres dépens : il en vint plus de quatre cents à Rimini, d'illyrie, d'Italie , d'Afrique , d'Espagne , des Gaules et d'Angleterre : dans ce nombre il yen avoit environ quatrevingts qui etoient ariens.
Les évêques catholiques, dont le pluscelebreetoit RestitutusdeCarthage, ayant d'abord propose d'anatheniatiser l'hérésie arienne avec toutes les autres, tout le monde s'y accorda excepté ceux de la faction d'L'rsace et de Valens, qui étoient ariens. Ceux-ci tentèrent de surprendre les catholiques par divers artifices, en représentant que le mot de consubstanticl etoit inutile ; qu'il valoitmieuxdire semblable au Père en toutes choses, que d'introduire des mots nouveaux qui ne .servent qu'a exciter des divisions , et qui d'ailleurs nescnl point dans l'Ecriture.
Les oilliodoxps , qui composoîer.t îe plus grand nombre, rc'pondircnl qu'il n'etnit plus question d'aucune nouvelle formule : ils se plaignirent jiaulemenl delà duplicité des ariens, et déclarèrent qu'ils n'eloient pas venus pour apprendre ce qu'ils dévoient croire, mais pour s'opposer à ceux qui conibattoierit la verilc et qui inlroduisoient des nouveautés «lans la foi ; qu'il falloil condamner la doctrine d'vVrius, et recevoirclairement la foi de JNice'e. On déclara que la profession présentée par Ursacc et Valens étoit entierer.ient contraire à la foi de l'Eglise, qu'on ne pouvoit l'approuver. On confirma ce quiavoitetéfaitàlNicée, et on déclara qu'on ne devoit y ajouter quoi que ce fût. Valens et ceux de sa faction ne voulurent jamais acquiescer à cette résolution du concile ; ainsi le concile les condamna comnte des fourbes et des liéretiques, et les déposa de vive voix. Trois cent vingt évêques souscrivirent à ce décret ; la doctrine d'Arius fut anathematisée , ainsi que les erreurs de Photin et de Sabellius. Jusques-là la foi catholique étoit triomphante dans le concile de P\imini. Les Pères du concile écrivirent en même temps une lettre à Constance , dans laquelle ils témoignent qu'ils n'avoient rien trouvé de plus propre pour assurer la foi , que de s'attacher au symbole de Nicée , dont ils font ini grand éloge, sans y ajouter ni en diminuer quoi que ce soit : ils ajoutent que tous les t'fforts que Valens et les autres avoient faits, n'avoient servi qu'à faire connoître les mauvais desseins et l'impiété de ces personnes, et qu'ils avoient été contraints de les séparer de leur communion.
Les ariens de leur coté avoient déjà envoyé à Constance des députés fins et rusés qui prévinrent l'esprit de ce prince contre le concile , en lui montrant la formule qu'en y avoit rejetée : ce que l'empereur trouva
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mauvais- Ainsi lorsque les députéa du concilefurentarrivésàConstantinople , on refusa de les admettre à l'aiulience de Constance, et on les traîna on longueur sous divers prétextes sans Itfur faire aucune réponse ; cependant Constance écrivit aux Pères de Rimini, qu'il vouloit finir les affaires de l'état, avant d'achever celles de l'Eglise; il ailécta des longueurs sans fin , dans l'cspérance que tous ces évêqxies ennuyés de demeurer si long-temps à Rimini, séparés de leurs églises, céderoient à sa volonté et se verroient contraints d'abandonner les ternies de substance et de consubstantiel.
D'un autre côté les ariens , ayant fait venir malgré eux à Nicée, dans laThrace,!es dix députés du concile, ctles ayant intimidés par lesmenaces et affoiblis par les violences qu'ils leur firent, les obligèrent à l'abolition des mots de suLtlance et de consuh^lantii'l , etàreccvoiruneconfession conforme à celle qui avoit été faitoàSirmium, deux ans auparavant : elle disoitque le Fils ctoit semblable au Père selon les Ecritures, sans ajouter autre chose : elle rejetoit le mot de substance comme nouvellement introduit , et celui d'une seule hypostase, ( c'est-à-dire , substance ) en la personne du Père , du Fils, du Saint- Esprit, et disoit anathèrae à tout ce qui étoit contraire à la doctrine exprimée dans la formule. Enfin ils les engagèrent h faire un acte de réunion avec les ariens, et à laisser tout ce qui avoit été fait à Rimini
Cependant l'empereur manda an préfet ïaurus , de ne point souffrir que le concile se séparât jusqu'à ce que tous les évêques eussent souscrit cette formule de Nicée. 11 en-^ joignit aux évêques de supprimer les mots à^ousia et d homoousios , ..
c'est-à-dire, de substance, et de consubstantiel : car Ursace et Valens, avec les autres ariens, disoient seulement , que le Fils éîoit sembla-
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Lie en subslancc , au lieu que ies Occidentaux , c'est-à-dire les vrais calholiques, le reconnoissoient de lucnie substance; par la les ariens {àchoieiit de persuader aux catholiques, mais par une véritable tromperie , que la suppression du mot de substance reuniroit l'E^^lise, sous prétexte qu'il ne se trouvoit point dan.s l'Kcriture, et qu'il scandalisoil les simples par sa nouveauté.
Comme le préfet Taurus avoit ordre de n? point laisser sortir les evêques de Riminl, qu'ils n'eussent tous signe cette confession de foi , appelée formule de ÎSice ou de Kiniini , la plupart d'entr eux , vaincus par folblesse ou par ennui , cédèrent à la violetice et souscrivirent cette formule : le nombre de ceux qui refuserentconstammentse trouva réduit à vingt. Parmi ceux-ci, saint Phebade, evêque d'Agen , et saint Servais de Tongres, se montrèrent les plus fermes, mais ils ne purent se dégager des pièges (jue leur tendirent Ursace et Salens.
Ceux-ci leur exposèrent qu'on ne pouvoit sans crime rejeter une proposition de foitrès-catliolique, produite, disoient-ils, ( mais faussement), par les evêqucs d'Orient; que si la formule dont il s'agissoit ne leur paroissoit pas assez claire, ils pouvoient ajouter ce qu'ils voudroient- Les catholiques, à qui il tardoitdeselirer de cette aflairepar quelque moyen que ce fût , acceptèrent cette proposition avec joie. On produisit bientôt des professions de foi , dressées par Phebade et Servais : elles portoient la condannialiou d'Ârins et declaroient le FiL égal à son Père, sans commenceînent et sans aucun temps; mais lorsqu'on les dressoit, Yalens, comme pour y contribuer de sa part, dit qu'il falloit mettre que le Fils n'est pas une créature comme les autres créatures; or celte proposition , sous prétexte de distinguer le Fils travée les créatures , ca faisoit
une véritable créature relevée seulement au-dessus des autres : on ne s'en aperçut pas néanmonis pour lors Ces prélats, dit M. de Tillemont, qui avoient la simplicité de la colombe, mais non l'adresse du serpent , cnirent avec trop de facilité et ne reconnurent pas le piège qu'on leur dressoit : ils souscrivirent ainsi par surprise une formule qtii renfermoit le venin de l'îierésie arienne.
I." en ce qu'elle ne disoit pas ce qu'il etoit alors essentiel de dire ; 2.° en ce qu'elle condamnoit tout ce qui lui etoit contraire, et par conséquent la doctrine catholique, et ils s'en retournèrent chez eux, ne s'apercevant pas qu'ils avoient été' trompés.
On croit que la dernière action de ce concile, dont les commencements etoient si beaux, fut la nomination des députés que Ton envoya à Constance, Ursace et Valens en furent les chefs. Ceux-ci et les compagnons de leur malice ne tardèrent pas à publier leur victoire, et à se vanter •ju'ils n'avoient pas dit que le Fils ne fut pas créature , mais qu il n étoit pas semblable aux au 1res créatures. Bien plus, ils expliquoient en des sens hérétiques les paroles catholiques dont ils s'etolcnt servis à rxlmini , pour tromper les autres.
Cependant, cette formule fut envoyée après le concile de RiminI dans l'empire, principalement eu Orient, avec ordre d'exiler tous ceux qui ne vouloient pas y souscrire : ainsi le plus grand nombre signèrent, les uns plus tôt, ies autres pins tard , soit par crainte, soit par intérêt , soit par ignorance. Ursace et Yalens , chefs de la faction arienne avoient ordre de chasser les évêqucs qui refusoient de signer cette formule et d'en mettre d'autres à leur place; et comme la persécution fut générale , le lumibre de ceux qui souscrivirent fut trèsgrand.
Tout l'univers gémit de celle sur-
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prise , ot s'étonna d'être devenu arien , selon la célèbre expression de sîiinl Jérôme, qu'il ne faut pas néanmoins prendre dans une ri;;ueur littérale , puisqu'enfjn les evêques qui îie se trouvèrent pas au concile de îliniini ne souscrivirent pas la forniule ; et rejetèrent ce concile lorsqu'ils en furent instruits. C'est cette in si déplorable qui a rendu le nom du concile de Rimini si odieux à toute l'Eglise , et qui l'a fait mettre par saint Atlianase au nombre des conciles ariens. Saint Ambroisc l'avoit en borreur.
Waistous les'aulres e'vêques qui n éloicnt pas à Rimini délestèrent ce concile , et la plupart de ceux qui etoient lombes dans des pièces des ariens, reconnurentbientol la {grandeur de leur faute , quand ils en virent les suites funestes. On les vit accourir aux pieds des saints confesseurs, prolester par le corps du Seigneur , et par tout ce qu'il y a de sacré dans TEi^lise , qu'ils étoient toujours demeurés dans la pureté de la foi; qu'ils n'avoient manqué que de prudence, pour découvrir la duplicité des autres, et qu'ils etoient prêts à condamner et leur propre signature et tous les blaspbemes des ariens. Ceux de France avouèrent presque tous leur erreur, comme on voit par un concile de Paris, où ils confessent que leur simplicité a clé abusée par la fourberie de ceux qui leur ont fait supprimer le mot de substance. Saint ïlilaire dit (généralement, que le concile de Rimini fut cassé par tout le monde. Le pape Libère, dans l'historien Socrate, assure à tout l'Orient, que ceux qui avoient été ou trompés ou surmontés à Rimini , étoient depuis rentrés presque tous en eux-mêmes, qu'ils avoient anathématisé la profession de foi de ce concile , et avaient souscrit le symbole de !Nicée.
Cependant , malgré la chute de la plupart des e'vêques de l'Occident ,
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il esl constant qu'il y en fut plusieurs qui fxirent exempts de celle surprise- L'histoire remarque particulièrement le pape Libère, dont le concile de Rimini auroit dû attendre le sentiment plus que d'aucun autre, Vincent de Capouc, Grégoire, évêque d'Elvireen Andalousie, et plusieurs autres. Cela n'empêcha pas que les ariens ne causassent une horrible confusion dans l'Eglise et dans l'état, par la persécution qu'ils allumèrent, en voulant obliger les évêques à signer la formule de Rimini, et en persécutant tous les orthodoxes qui vouloient garder fidèlement le dépôt de foi. Alhan. de Sin. p. 874.. Ambr. de fid. l. "d- c. 7. p. 159. llicr. in Lucif. c. 'J.p. 1^3. ////. in Aux. p. 122. Socr. l. 4.. c. 12. p. 223. Thcod. I. JI. c. 17./». G18. Till.Fl.
ROME ( C. de ) Roniamim , l'an igfi , convoqué pour décider que la Pâque devoit être célébrée le dimanche après le i^dela lune. La même année, il se tint divers^ conciles sur le même sujet parmi lesquels on compte ceux de Cesarée en Palestine , de Pont en Asie , de Corinthe , dOsrhoenne et de Lyon.
ROME ( C. de ) l'an 17 ou environ. Le pape Victor y voulut excommunier les Asiatiques quartodécimains; mais Polycrate, evêque d'Ephèse, ainsi que les Asiatiques , ne firent pas grand compte de ces menaces. Plusieurs autres evêques, et, en particulier , le célèbre saint Irenée de Lyon , écrivirent à ce sujet à Yictor pour le porter à conserver la paix. 11 semlile néanmoins, dit M. de Fleury , que cette observance, étant devenue dangereuse, ne devoit plus être tolérée. Quoi qu'il en soit, elle dura quelques siècles en Asie et en Orient.
ROME ( C. de ) l'an aSi , sur les tombés , tenu par le pape saint Corneille. Ce concile fut fort nombreux : il s'y trouva environ cent soixante evêques, parmi lesquels il y
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avoit un grand nombre 'ie confesseurs de la foi. On y vit aussi une grande quantité de prêtres et de diacres. On y décida qu'il etoit permis de donner la paix aux tombes, parce qu'il falloit secourir les pécheurs et les ;^uérir par les remèdes de la pénitence. Saint Corneille embrassa le sentiment des evêques d'Afrique, qui alloit à admettre les tombes à la communion après une longue pénitence, et même avant la fin de la pénitence , s'ils etoient en danger de mourir. Le même concile conclut que l'on devoit regarder comme ennemis de l'Eglise, jNovatien et les autres schisniatiques qui sulvoient son sentimentinhumain; savoir, que ceux qui avoient abandonné la foi , dans la persécution , ne sauroient plus espérer de salut, quelque pénitence qu'ils pussent faire. Et les évêques, voyant qu'ils ne pouvoient vaincre l'opiniâtreté de ISovatien et de ses adhérents, et l'obliger de renoncer aune opinion qn'ils s'efTcrçoient d'établir avecunechaleur qui dégénéroit en passion , les retranchèrent du corps de l'Eglise. On confirma, dans ce concile, les canons pénitentiaux du premier concile de Carthage. Au reste, dans le mois de novembre de la même année , les confesseurs schisniatiques ayant renoncé au schisme de Novatien , furent reçus à la communion de l'Eglise par le même pape et par cinq autres evêques , au grand contentement de tous les fidèles. Cypr.
Kp. 52. p. gG. Thcod. h. l. III. c. 5 p. 220.
ROME ( C. de ) l'an 5i3 , 2 octobre, sur le .schisme des donatistes, à l'affaire de Cécilien. 11 fut convoqué par l'ordre de l'empereur Con- -stantin , et tenu dans le palais de l'impératrice Fausta , nommé la maison de Latran. Le pape Miltiade y présida à la tête de dix-neuf evêques. Cécilien, é\êquc de Carthage, y tint le rang de partie : ses accusateurs y conijtarurent, à la tête des-
qnel.'^ cfoif Donat, évêquedcs Cases- ?ioires en ]Sumidie, regardé comme le premier auteur du schisme des donatistes. Celui-ci fut convaincu d'avoir fait schisme à Carthage , lorsque Cécilien n'etoit encore que diacre , d avoir rebaptisé , d'avoir imposé de nouveau les mains à des evêques tombes dans la persécution, d'avoir soustrait les témoins et les accusateurs de ces faits. Donat convint fie ces accusations , se retira du concile et n'y parut plus ; ainsi les accusateurs de Cécilien avouèrent qu'ils n'avoient rien à dire contre lui , et les schisniatiques n'alléguèrent que de vaines raisons, et les cris de la populace qui suivoit le parti de Majorin.
Dans la deuxième séance, on examina les accusations contre Cécilien , et on ne trouva rien qui en prouvât la vérité. On y examina le conciletenu à Cartbagepar soixantedix évêques qui avoient condamné Cécilien , mais on n'y eut point d égard , parce que Cécilien y avoit ete' condamné absent , et il s'excnsoit de ne s'y être pas trouvé, parce qu'il craigiioit la violence de ses adver-
saires.
Dans la troisième séance , Cécilien , sur les avis du pape Miltiade et des autres évêques, fut déclaré innocent , et son ordination fut approuvée. Donat des Cases-TS'oires fut condamné comme auteur de tout le mal , mais le concile ne crut pas devoir séparer de sa communion les evêques qui avoient condamné Cécilien , ni ceux qui avoient clé envoyés pour l'accuser. Saint Augustin rapporte en substance leur avis.
Oiiand , dit-il , le bienheureux Miltiade vint à prononcer la sentence définitive , ( ombien y fit-i! paroîtrc de douceur, de sai^esse et d'amour pour la paix P il n'eut garde de rompre la communion avec ses collègues, puisqu'on n'avoit rien prouvé contr'eux ; et à l'égard des accusateurs de Cécilien, se contentant
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(le charger Donat, qu'il avoit reconnu pour auteur de tout le mal , il laissa les autres en étal de rentrer dans la paix et dans l'union de l'Ef,li.sc , s'ils eussent voulu. 0 l'excellent homme! s'écrie saint An^nslin, parlant de Miltiade dont on suivit l'avis; ô le vrai enfant de la paix!
ô le vrai pèrede tout le peuple chrétien !
En effet Je concile leur laissa le choix de demeurer dans leurs sièges, quoiqu'ordonnés par Majorin hors de l'Eglise : ainsi on refila que, dans ions les lieux où il se trouveroit deux evéqnes, l'un ordonne par Cccilien l'autre par Majorin , celui qui auroit été ordonné le premier seroit maintenu , et qu'on pourvoiroit l'autre d'une autre église. On voit , dans le iuc,ement de ce concile, dit M. de Fleury , un exemple remarquable dedispense, contre larigueur des règles pour le bien de la paix. Les évêques envoyèrent les actes de ce concile à Constantin , et protestèrent qu'ils avoient prononcé selon que la justice le demandoit. .Jug. Ep.