XI.C.p.iSil
SALTZEOURG ( C. de ) Tan i386 , par l'archevoque Pelsrîii, assisté de trois évêques et des députes des autres évoques de la province ; et de quelques autres prélats. On y puMia dix-sept canons, et entre autres, ceux-ci : défense d'absoudre des cas réserves, sous peine de suspense. Dans le doute , on doit recourir au supérieur pour savoir si on en doit absoudre. Dans la célébration de l'office divin , les clercs se conformeront à l'usaj^e de l'église cathédrale, etc. Tvm. AI. Conc. p.
SALTZr.OL'RG ( C de ) l'an 1/^20, par Eberhard, archevêque de cette ville, pourle rétablissement de la discipline, presque anéantie durant le schisme On y confirma plusieurs anciens statuts, et on en fit trente-quatre nouveaux. ^ oici les plus importants. C'est une erreur d'enseigner qu'un prêtre ou cure, qui est en péché mortel, ne peut absoudre ni consacrer Ceux qui ne sont pas nés de légitime mariage ne pourront être admis aux ordres sacres. On ne prononcera pas légèrement une sentence d'interdit. Ce concile renouvelle les canons touchant la modestie que les ecclésiastiques doivent garder dans leurs habits. Les clercs, avant que de prendre possession d'un bénéfice , jureront devant l'évêque , qu'ils n'ont point commis de simonie pour l'avoir. Les patrons et les collateurs des bénéfices n'en retiendront rien , sous quelque prétexte que ce soit. Les curés auront soin d'apprendre à leurs paroissiens la forme du baptême. On publiera trois fois l'année, dansles cathcdraleset collégiales, les décrets du concile de Constance contre les simoniaques.
Dans ce même concile, on fit un grand nombre de statuts touchant la discipline. Voici les plus remarquables. Les clercs ne doivent poin^ se
SAR
trou ver dans les cabarets, ni manger chez les laïques , ni aller à la chasse, uijoueràaucun jeui'e hasard : il leur est défendu d'avoir ilicz eux des femmes suspectes d'incontinence.
Les sacr/ments doivent être administres gratuilement , et on ne doit rien exiger pour les sépultures, (/'ii doit interdire l'entrée deseglises aiix adultères et aux perheurs scr.nrialeux. Les mariages clandestins sont sévèrement défendus. On doit refuser la communion aux femmes vêtues d'une matière immodeste.
lom. AH. (Jonc. p. 3()8.
SARDIQLE ( célèbre C. de ) ville de la Dace en lllyrie , l'an 34-7 , le 22 mai. Ce concile fut accoide par les deux empereurs Constant et Constance , à la priéie de saint Alhanase, persécute j>ar les eusebiens,età roccasioii de la violence qu'ils avoient couiniise à Alexandrie lors de l'intrusion de Grégoire. Il s'y trouva des evêqucs «le tous les côtes, d'Espagne, des Gaules (au nombre de trente-quatre ), de l'Italie , de l'Afrique, de la Macédoine , de la Palestine , de la Cappadoce , du Pont ,de la Cilicle , de la Thebaïde, de la Syrie, de la Thrace , de la Mésopotamie , etc. En un mot , il y en eut de plus de trente-cinq provinces , sans compter les Orientaux qui se retirèrent. On ne sait pas bien le nombre des evêques orthodoxes: quelques historiens en comptent jusqu'à trois cents. 11 est certain qu'il en eut un nombre considérable.
Le célèbre Osius de Cordoue fut l'âme de ce conciie, et il y fit paroîtreson zèle pour la justice, dans la force avec laquelle il s'opposa aux ariens. On croit qu'il y présida. Les actes de ce concile font de lui un éloge magnifique. Les autres évêques les plus illustres etoient Protogene de Sardique, Protis de iMilan, Sévère de Ravcnne, Lucille de Veronne, Verissime de Lyon , Yincent de Capoue , Janvier d©