‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 17 sur 257 · AIX Q · texte numérisé non relu

AIX Q

i'aii 8i6an mois de tepiembrc. On y fit une règle pour les chanoincî^, composée de i45 articles. On en fit aussi une pour iescbanoinesses, qui contient o articles. C'eloient <îe vraies religieuses, engagées par vœu de chasteté, et gardant exactement la clôture, voilées et vêtues de noir.

id.

AIX-LA-CHAPELLE (C. d')

l'an 817. On y fit des constitutions sur la règle de saint Benoit, que l'empereur Louis confirma, et fit exécuter par son autorite. /</.

AIX-LA- CHAPELLE ( C. d') l'an 825. Ce concile fut une suite de celui de Paris de la même année.

Les évêques écivirent, le 6 décembre, leur décision a l'empereur qui étoit à Aix-la-Chappelle ; le tOTit fut envoyé au pape par deux evêques. On ne sait point quelle fut la suite de la négociation de ces evêques auprès du pape ; mais il est certain que les Frani^ais soutinrent encore quelque temps , qu'il ne falloit ni brider ni adorer les images sans recevoir le second concile de r\icée, quoique le pape l'eiit approuvé; et toutefois il est également certain qu'ils furent toujours en communion avec le saint Siège, sans que l'on y voie un moment d'interruption./J.

AIX-LA-CHAPELLE ( C. d') l'an 836. Les actes dece concile sont divisés en deux parties. La première contient trois chapitres. ]^es deux premiers, tirés des anciens canons et des Pères , montrent quelle doit être la vie et la doctrine des évêques, des abbés, des chanoines, des moines, des prêtres : ce .sont plutôt des exhortations que des lois , et la plupart sont des sentences des Pères et des canons, et menacent de déposition l'evêque ou autre ecclésiastique qui quittera l'obéissance de l'empereur Louis, violant le serment de fidélité qu'il lui a prêle. Le troisième contient beaucoup d'avis aux ecclésiastiques, aux moines , à l'cmjn;-

so AIX

reur lui-m«îmc , à ses enfants , à ses ministres. L.i deuxième partie est adressée à Tepin, roi d'Aquitaine, pour l'obliger à la restitution des tiens ecclésiastiques. On y répond à l'objection des séculiers : quel mal y a-t-il de nous servir de ces biens dans nos besoins i* Mais les evequcs font voir par les saintes Ecritures , que , t'es le commencement du inonde , les saints ont fait à Dieu des sacrifices et des offrandes qui lui ont ele agréables : qu'il a approuvé les vœux par lesquels on lui consacroit des fondsde terre, eta donnéauxpretres tout ce qui lui etoit consacre; qu'il a puni sévèrement ceux qui ont née,ligé son service , ou profané et pillé les choses saintes. Le roi Pépin eut cgardaux exhortations des evêques, et il fit restituer à ces derniers les biens ecclésiastiques, par ceux qui en avoient usurpe. T. i. C.p. 1700.

^ AIX-LA-CHAPELLE (C d') l'an 843- Dans ce concile , les deux rois Louis et Charles le Chauve,

;)ar ordre des éveques , partagèrent e royaume de Lothaire en Erance, avec promesse de le gouverner selon la volonté de Dieu, et non comme Lothaire l'avoit souverné. ]). M.

AEX- LA -CHAPELLE (C. d') l'an 860 le g janvier , tenu au sujet de la reine Thielberge, femme de Jx)thaire , qui se reconnut coupable d'un grand crime devant les éveques.

Elle fit le même aven au roi, à quelques seigneurs , et de nouveau aux evêques dans une seconde assemblée , tenue encore à Aix-la-Chapelle, à la mi-fevrier; et on la renferma dans un monastère , d'où , ensuite , elle se sauva. Tom. 8. Conc. p. Ggr».

Ai X - LA - CHAPELLE (C • d') (non reconnu ) l'an 862 le 8 avril.

Les éveques, supposant sans raison la nullité du mariage de Lothaire avec Thietberge, lui permirent d' epouser une autre femme, et il épousa Vaidrade , au grand déplaisir de ses plus fidèles sujets.

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AIX-LA -Ch' APELLE (C. d') Tan II G.'). Ce fut une rour pleniere de l'empereur Eredcric, pour la canonisation vie Charlemagne. La cérémonie s'en fit le 2f) décembre. Aucun pape u'a contredit cette canonisation , quoique faile par des schismatiques et par l'autorité d'un antipape. Et depuis ce temps-ia on fait la fêle de Charlemagne comme d'un saint, dans quelques églises. /•'/. AIX-EN-PKOVENCE (C. d') l'an i58) au mois de septembre, par Alexandre Canigianus , archevêque de cette ville, assisté des evêques d'Apt,deGap, de Riez et de Sisteron , ses suffragants , et du grand vicaire de levêque de Frejus. On y fit plusieurs règlements très-utiles pour la discipline de l'Eglise, et la reformation des mœurs , à peu près semblables à ceux du concile de Bourges de Tannée précédente. Ce concile fut approuvé par un bref du pape de l'an i58G. Coll. Conc. Tom.

i5. p. 1 120 , et seq.

ALBI (C. d' ) Jthieme, l'an 1254 , août, tenxi par saint Louis revenant de sa première croisade. Zoën , evêcjue d'Avignon et légat , par le conseil et l'approbation de plusieurs evêques des provinces de ?>arbonne, de Bourges et de Bordeaux, y publia un règlement de soixante et onze canons, partie pour l'extirpa^ tion de 1 hérésie , partie pour la réformation du cierge. On y renouvela les canons de celui de Toulouse de lan 122g. Dans ce concile, on y nomme emmures les hérétiques que l'on enfermoit comme convertis par force , parce qu'en effet on les mettoit entre quatre murailles 7. 11. C.

ALCALA DE HENARES ( C d') Complulense , l'an 1826, 20 juin, par Dom Juan d'Aragon , archevêque de Tolède, trois evêques, avec les dcpiitcs de trois absents : on ne fit que deux canons- I). 31.

ALEXAiSpRIE(C. X)J}exandn~ nitiii , l'an 23 1, sous l'evêqne De-

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îT.ëtrîns : il dégrada Origt^ne pour s'être mutile. Dans un autre concile, tenu peu de tentïps après, il y déposa le même Origène du sacerdoce, et l'excommunia : mais plusieurs esli- SGS prirent la défense d'Ori^ene. Démétrius en vouloit à Origcne par une secrète jalousie de voir l'estiuie que tout le monde falsolt de sa dnctrine et de sa vertu. On en vouloit h Orif;ène, dit saint Jérôme, non qu'il ensei;^nât de nouveaux dogmes , non qu'il eût des sentimens hérétiques comme ses ennemis vouloient le persuader , mais parce qu'on ne pouvoit supporter Teclat de son éloquence : et que lorsqu'il parloit il sembloit que tous les autres fussent muets. Ori;;ène écrivit une lettre à sesamispour se plaindre de l'injustice de IJémétrius. 11 prétend qu'on lui avoit corrompu ses écrits ; et il y désavoue des erreurs considérables qu'on lui imputoit : il y disoit qu'il laissoitses ennemis et ses calomniateurs au jusement de Dieu, se croyant plus oblij^é d'avoir pitié d'eux que de les haïr, et aimant mieux prier Dieu qu'il leur fît miséricorde que de leur souhaiter aucun mal.

Cependant ses écrits ont été condamnés par le cinquième concile (général. y//c/-o«. Ep. 29, adî'nu). (Jrii(. up. Hycr. l. 2. adi- Riiff.p. l^.ll cl sfcj.

ALEXANDRIE (C d')//îj<T//Yw.'', comme dit le père Labbe,ran 235 ou environ. lîiéracle d'Alexandrie y ramena à la fol Ammonlus, qui s'en étolt écarté. La ville de cet évêque,oùlc concile se tint, n'est point nommée. ii.i/.

ALEXAîSLmi E( C. d') l'an 3o5, ouooG, sous saint Pi'jrre martyr. On y déposa Melece , évCque de Lycopolls, convaincu d'avoir sacrifie aux idoles et de plusieurs autres crimes.

Pour se venger, Melèce commença un schisme qui durcit encore 5o ans après. TilL

ALEXANDRIE (C. d') i'an ?y\c^ eu 330, tenu par saint Alexandre et i«/iit soî! clerf-<',au sujet do riiérésic

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