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d'Arius qui y fut condamnée. Arius étoit curé de l'église de Bancale dans Alexandrie : il ne manquoit pas de talents extérieurs et imjiosants , et il avoit tous les dehors de la vertu. La jalousie qu'il eut de voir saint Alexandre placé sur le trône d'Alexandrie , le précipita dans l'hérésie.
La vie édifiante de son évêque ne lui fournissant aucun prétexte de se soulever contre lui, il crut qu'il falloit l'attaquer sur sa foi : et comme saint Alexatidre prêchoit , conformément à ce qu'il avoit appris de l' Eglise , que Jésus-Christ , notre Sauveur , est aussi notre Dieu, Arius osa dire d'abord , dans des entreliens particuliers, et ensuite publiquement , que son évênue se trompolt et tomboit dans l'iiérésle de Sabellius : que Jésus- Christ n'est point Dieu, mais une créature tirée du néant; que par son libre arbitre il a été capable de vice et de vertu , m.'KS qu'étant muable par sa nature, il avoit voulu demeurer dans le bien par sa liberté; et que Dieu sachant que cela serolt, lui avoit donne par avance, etenvue des bonnes œuvres qu'il devoit faire, la gloire qu'il avoit obtenue par sa vertu; qu'il avoit le nom de Dieu seulement par participation, comme les autres hommes, mais qu'il n'étoit point véritablement Dieu. Saint Alexandre, après avoir fait veni'chez lui Arius, voulut le ramener par la douceur : il emj'loya d'abord les avis et les exhortations pour lui faire ouvrir les yeux sur son erreur.
H lit tenir même des conférences avec son clergé en présence d'Arius; mais Arius persista dans ses senlimcnts, et soutint avec impudencî; tout ce qu'il avoit avance. Saint Alexandre fut eniin obligé de l'exconununler dans une assemblée de son clergé. Id.
ALEXANDRIE (G. d') l'an 820, leiîu par saint Alexandre à la têlede cent éveques d'Egypte, sans conn.ter les prêtres qui y assisterait
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Arinsy i'til interro;^^ sur sa foi et sur riieresie doul on raccusoit : il soulintavcc audace son erreur, cl lorsque les éveques eurent ouï ses Llasphèmes de sa propre bouche, ils l'anathématisèrent avec ses sectateurs au nombre d'onze ou douze tant prêtres que diacres. Us souleiioient qu'il y avoit un temps où le Fils de Dieu n'avoit |>oint elé, et qu'ainsi il n'etoit point parfaitement Dieu. Arius se relira en Palestine, où il surprit beaucoup d'évêques, et se fit beaucoup de sectateurs. ]^ plus considérable fut Kusebe de Nicomédie, ville qui eloil la demeure des empereurs d'Orient. Eusèbe y jouissoit d'un grand crédit à la cour de l'empereur, et il y possédoit la faveur de Constantia, femme de Licinius, et sœur de Constantin; et ion peut dire qu'entre tous les partisans d' Arius il n'y en a aucun qui soit plus célèbre , et qui ait fait plus de tort à l'Eglise. /<^.
ALEXAÎ^DRiE (C.d') ran3o4, tenu par le célèbre Osius, évOque de Cordouc, envoyé par Constantin pour reniédier aux troubles causes
f)ar l'hérésie d'\rius, et pour être e médiateur de la paix de l'Ei^lise.
Osius s'employa à cette affaire avec tovte la fidélité et le soin qui éloient dignes de sa piété et de la confiance que l'empereur avoit pour lui. On y traita à fond tout ce qui regarde la Trinité et la condamnation de la doctrine de Sabellius.Nous n'avons pas beaucoup de lumières sur ce concile , et sur ce qui se passa touchant Arius. 11 paroît seulementque les soins d'Osius, quelque grands qu'ils fussent , se trouvèrent trop foiblespour la violence du feu qu'Arius avoit allumé. On croit que la conclusion de ce concile fut de confesser le Fils consubstautiel au Père.
Jp. JlJtan. 2. 79- 4-. TiHeni.
ALEXANDRIE (G. d')ran 826 Saint Atlianase y lut clu évêque de ccHc ville à la p'.ato de saint Alexandre.
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ALEXANDRIE (C.d') l'an 34o lemi en faveur de saint Atlianase :
c'éloil après la mort de Consianîin:
il s'y trouva cejit évêques de la The baïde , de la Libye et de la Pentapole. On y réfuta toutes les calomnies avancées contre saint Athanase par les eusébiens. La liberté régna dans ce concile : tout s'y passa selon les règles et d'une manière fort opposée à ce qui s'étoit fait trois ans auparavant dans le concile de Tyr.
Saint Atlianase yfut pleinement justifié. Les mêmes évêques écrivirent une lettre synodale à tous les orthodoxes, afin d'être plus forts en se réunissant contre l'erreur. Ils s'y plaignent de ce que les eusebicns ne cessent point de persécuter saint Athanase ; qu'ils l'ont fait exiler ; qu'ils ont envoyé aux trois empe^^ reurs une lettre remplie de nouvel»
les calomnies : ils le iustifient sur ce sujet : ils remontent à l'origine des persécutions que saint Athanase a souffertes, et ils exposent que les ariens l'avoicnt pris en haine dès le temps qu'il n'etoit encore que diacre : ils jirouvent que son ordination étoit da?!S toutes les règles : ils observent qu'Eusèbe de ÎSicomédie avoit changé de siège plusieurs fois , et qu'il fait consister la religion dans la richesse et lagrandeiir des villes, o^lb]iant que quiconque est une fois lié à une église par l'épiscopat, ne doit plus en chercher d'autre, de peur d'être trouvé adultère , suivant la doctrine des divines Ecritures : ils font voir que le concile de Tyr ne mérite pasle nom de concile, parce que la cabale d'Eusebe y dominoit, etque la puissance séculière yétouffoit la liberté: ils justifient saint Athanase du meurtre d'Arsène et relèvent les irrégularités de la procédure faite dans la Maréole ; ils se plaignent que les eusébiens divisent l'Eglise par les menaces et la terreur : enfin ils exhortent les évêques à ne pas ajouter foi à Icut ce oîi'on leur tcrit oiiire iiMI'A A*ha-
nasc. Atlian. 2. Jpo!. />. 7200' ?(,;. f/curi.
ALEXANDRIE (C.d") Tan 3(^2, tenu p^r saint Atlianaso , de coîk crt avec saint Eusebe de Vercoll, pour (ielilicrer avec lui et les autres eveques, lor.cliant les allaircs de l'Eglise, et particulièrement pour la reunion de rei;,!ise d'Aulioche. Les orthodoxes y avoîent elelon^^-tenips unis de conununion avec les ariens , uiais s'en étant enfin sepan s ei;36i, ils n'avoi( nt pu obtenir des eustalliiens, quietoient 'es anciens catholiques de la nieiîie ville , qu'ils vou- Uisseni s'unir avec eux.
Ce concile est un des plus ini[>ortanls qui se soient jamais tenus dans l'Ei^lise , par la qualile et l'importance de ses décisions et par la pureté de la foi et le nierilc de csiix qui le composoienL Outre saint Alitanase et saint Eusèbe, il y avoit saint Astère de Petra en Arabie, i^Tphiiuce de SaVs, et plusieurs autres au nombre de vingt. On y chercha avec toute l'application possible, les moyens les plus propres pour rétablir l'Eglise après les tempêtes de l'hèrèsie qui venoient de l'agiter. C'eloit après la mort de Constance , le plus grand prolecteur des ariens. Le concile résolut que ceux qui avoicnt ete les chefs et les défenseurs de l'hérésie pourroient obtenir le pardon par la pénitence , uiais qu'ils ne pourroient demeurer <]ans le clergé; et que ceux qui a\oient été entraînes par la violence des autres seroient conservés dans leur dignité , pourvu qu'ils signassentle concile deiSicee: en effet le second de ce nom porte que la résolution du concile d'Alexandrie fut mandée à Rome et entièrement approuvée par l'Eglise romaine, ylih.
d^' Anl.p. S/S. c. d. Bar. 862. § 235.
2." ()n traita de i'allaired'Antioche, c'est-à-dire des euslathiens , qui ne vouloient pas .se .soumettre à -aînl Mèlècc: ilavoitelédanslacomr.rinion des hércîiques'. ! faitévOque
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par eux. Les Pères du concile prièrent saint Eusebe et saint Astère d'aller à Anlioche an nom d'eux tous; et écrivirent une lettre aux trois évêques, Lucifer, Cymace et Anatole, dans laquelle ils témoignent leur joie de ce que les melecicns vouloient se reunir avec ceux du parti de Paulin , c'est-à-dire les euslathiens: ils les exhortent de m demander autre chose aux meléciens , que de recevoir la confes«ion de Micée : d'anathematiser Iherésie arienne , et l'erreur de ceux qui dl- .soient que leSaint-Esprlletoit créature et non consubstantiel à Jésus- Christ. C'etoil une précaution absolument neces.'^rtire contre la nouvelle secte des macédoniens : carie concile avoit déjà traite pleinement ce point, et avoit déclare qu'il lalloit croire que le Saint-Esprit avoit la même sidjslance et la même divinité que le Père et le Eils , n'y ayant rien dans la Trinité ni de crée, ni de postérieur, ni d'inférieur: enl.n, d'anathematiser les folles impiete.s de Sabellius, de Paul de Samosate, de^ alentin,de "asilide et «'esnianichéciis; que cela devoitsnffire pour exempter les nielecieusde loutsoupcon , et que les sectateurs de Paulin ne leur dévoient demander rien davantage.
S."^ Comme le mot d'hyposiascou subsistance troubloitalorstoute l'Eglise; car les Latins entendoient par ce terme la substance même, et ne vouloient reconnoître en Dieu qu'une seule hypostase , accusant d'arianismc ceuxquienadmeltoient trois : les ( irecs au contraire . par le mot d'hypostase, entendant la personne, soulenoient qu'il etoit nécessaire d'en admettre trois., de peur de tond)er dans l'hérésie de Sabellius; saint Alhanase, pour réunir les uns et les autres , leur de- ■uanda avec douceur ce qu'ils crovolent; et connoissant parleurs réponses qu'ils étoicnt tous dans les mêmes sentiments, et qu'ils u'a-
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voient point (l'antre foiqnc ccIIp df l'Kj^liso, il leur permit «Vuser tliacun(hilrrnie(Vh}poslase,pui.sqn'fl.s convenoicnt dans le sens , et les en- {^a^ea de se conteniez des termes du concile de Nicee, sans s'arrêter à ces nouvelles questions. Cependant, mali^re la sa};e conduite de saint Athanase, l'Kfjlise fut encore loni;temps troublée par le mot d'liy[iostase. 4-" 1^-c même concile établit fortement la doctrine de l'Incarnation contre l'iieresie qu'Apollinaire commençoit des lors à enseigner, mais non Cficore publiquement, et il définit que Jesus-Clirist etoit ne de Marie; qu'il eloit véritablement homme selon la chair, et qu'il n'avoit pas pris nn corps sans ànie, sans sentiment et sans intelligence.
Mais b's soins que saint Athanase et le c<incile avoient pris pour procurer la paix dans l'église d'Antioche, n'eurent pas le succès que l'on es[)éroit, par la précipitation de Lucifer de Cagliari : car il ordonna pour evêque Paidiîi , chef des eustatliiens ; et , se trouvant fort ofiense âccc que saint Euscbe blàmoit cette ordination, i! desapprouva les décrets du concile, se sépara de la communion de î^aint Athanase, et ensuite de toute l'Eglise catholique; ce qui forma le schisme des luciferiens , qui dura près de quarante ans. Saint F.usèbe de Verceil signa en latin les décrets de ce concile a la tête de tousles autres èvêqucs, après saint Athanase. Euf. l. i. c. 2g./>.
24o. Alhan. de Ànli. p SyS- Ilfcr. in Lucif. c. 7. p. xl^l^..
ALEXANDRIE (C. d')ran 3G3.
11 fut compose des evêques de toute l'Egypte, que saint Athanase assembla pour satisfaire à la demande que lui avoit faite l'empereur Jovien , de lui envoyer une exposition delà vraie foi. Dans la réponse, saint Athanase exhorte l'empereur à s'attacher à la foi de iSicee. D. M.
ALEXANDRIE (C d') l'an 870 ou environ : c'est de ce concile que
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saint Athanase écrivit au pape Dama.se , pour le remercier de ce qti'il avoit condamneUrsace et Valens./f/.
ALEX ANDIVIE (C. d') l'an 4oi.
On y condamna les écrits d'Origene, qui le furent au.ssî en Occident.
Théophile y fit pareillement condamner les quatre grands Frères : il y eut la même année plusieurs autres conciles en Orient, contres les écrits d'Origene. 77//.
ALEXAiNJ)RlE (C d')ran 43o au mois de novembre , assemble par saint Cyrille, patriarche de cette ville, pour y faire part de la lettre que le papeCélestin lui avoit écrite, et de celle que le même pape avoit écrite à ISestorius. Le concile délibéra d'écrire une troisième lettre au même ISestorius , pour l'avertir par une troisième monition, tant au nom de ce concile que de celui de Rome , de corriger ses erreurs et d'embrasser la foi catholique; sinon ils lui déclarent qu'ils ne veulent plusavoirde communion avec lui, et ne le tiendront plus pourévêque.
Cette lettre contient d'abord une profession de foi, qui commence par le symbole de îsicéc, ensuite uno explicatioti exacte du mystère de l'incarnation. On y répond aux principales obiections de ÎNCStorius, et la lettre fmit parlesdonzecelebres analhématismesou cliapitresde saint Cyrille ; c'est-à-dire que ce saint avoit choisi quelques-unes des propositionsde iSSestorins , et .-.voit anathématisé tous ceux qui les soutiendroient. Ces douze anathèmes renferment toute la substance de l'explication de saint Cyrille sur le mystère de l'Incarnation , et ils firent dans la suite beaucoup de bruit dans l'Eglise, parce que les culichiens abusèrent de quelques expressions qu'ellescontenoient. Conr. Tom. 3. p.
3q5. /. p. Conc. Epk. c. nG.
"ALEXANDRIE (G. d') l'an G33 le 4 mai (non reconnu ) par le patriarche Cyrus en faveur des monothelites.'Z?. M.