C. de Sens , an
Les conciles généraux seront tenus de dix en dix ans, et le pape en doit désigner le lieu par l'avis du concile.
Le concile général est supérieur au pape , et tient sa puissance de Jésus-Christ immédiatement. Chaque fidèle et le pape même est oblige de
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lui obéir. Pra^malique ScnrlloUj art-
Conciles ( forme de tenir les ).
A la première heure du jour, avant le lever du soleil, on fera sortir tout le monde de l'église, et on en fermera les portes. Tous les portiers se tiendront à celle par où doivent entrer les évoques, qui entreront tous ensemble et prendront séance suivant leur rang d'ordination. Après les evêques, on appellera les prêtres, que quelque raison obligera de faire entrer , puis les diacres avec le même choix. Les évêques seront assis en rond , les prêtres assis derrière eux , et les diacres debout devant les évêques.
Puis entreront les laïques , que le concile en [ugera dignes. On fera aussi entrer les notaires pour lire et écrire ce qui sera nécessaire , et l'on gardera les portes. Apres que les evêques auront ete long-temps a.'^iis en silence et appliques à Dieu, l'archidiacre dira : priez ; aussitôt ils se prosterneront tous à terre, prieront long-temps en silence, avec larmes et gémissements , et un des plus anciens évêques se lèvera pour faire tout haut une prière , les autres demeureront prosternes : après qu'il auraf niroraison,etque tous auront répondu, Aimn , l'archidiacre dira, /f'icc-zw/s .• tous se lèveront, «t les e vécues et les prêtres s'aîjc diront
(i) La pragmatique sanction fi.l (liessoe fîans l'asjemblce de l'église galliciii.c, tenue à Bourges, par l'ordre de rji tries VU, l'an i^SS. Les articles en sotil tires des décrets du concile de Bàle, auquel elle fut envoyée , et qui les approuva. El ces mêmes décrets avoient rté Liits parce concile , avant l'année li^35 , cl dans le temjïs qu'il cloit reconnu pour œcuménique de l'aveu de tout le monde.
Celte pragmatique fut appelée le rempart de l'église gallicane. Par ce règlement, onô'oit aux papes presque tout le pouvoir de conférer les bcncfices, et de jngt-r dei causes ercl< «iastiaues en France.
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avec crainte de Dieu el nioih slic :
tousgarfleront le silence- Un diacre, revelu d'aube, apportera au milieu de l'assemblée le livre des canons, et lira ceux qui parlent de la tenue des conciles. Puis l'évrque métropolitain prendra la parole et exhortera ceux qui auront quelque allaire à proposer, si quelqu'un forme quelque plainte. ()n ne passera point à une autre afîaire que la première ne soit expédiée. Si quelqu'un de dehors, prêtre, clerc ou laïque, veut s'adresser au concile , il le déclarera à l'archidiacre de la métropole , qui dénoncera l'aJTaireau concile. Alors on permettra à la partie d'entrer et de proposer son affaire. Aucun évoque ne sortira de la séance avant l'heure de la finir. Aucun ne quittera le concile que tout ne soit terminé , af'u de pouvoir souscrire aux décisions. Car on doit croire que Dieu est présent au concile, quand les affaires ecclésiastiques se terminent sans tumulte, avec application et tranquillité. Cette forme de tenir les conciles est prescrite par le IV^ concile de Tolède ( qui doit national ) , l'an 633, can. [^. ; et on ne doit pas douter qu'elle ne vienne d'une tradition ancienne, car elle ne se trouve point ailleurs, dit M.
de Fleury.
La modestie et la gravité doivent être observées dans les conciles : il est defeudu d'y faire du bruit, d'y rire , d'y tenir des discours inutiles, d'y disputer opiniâtrement et d'en venir aux injures. XI^ Conc. de Tolède , an 576 , can. i.
CONCILES PROVINCIAUX ( sur les ). Il a été ju^é à propos pour les besoins de l'Kf^lise et la décision des différends , que les évêques de chaque province s'assemblenten concile deux fois l'année , étant avertis par le métropolitain. Le premier concile se tiendra la quatrième semaine après Pâques. Le second dans le mois d'octobre. En ces conciles viendront les prêtres, les diacres et tous
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i c.:!i>. '{snc 'Oiroiitavoir rrçiiquelqvîî tort, ei ca îcur fera justice : mais il n'^sl ras permis de tenir des concile.'' en narticidier sans les métropolitains. Si un éveque est accusé, et que les voix des comprovinciaux soi'ut partaaées, en sorte que les uns le jugent innocent , et les autres coupable, le métropolitain en appellera quelques-uns de la province voisine pour lever la difficulté, et confirmera le ju};ement avec ses comprovinciaux : mais si un éveque est condamné tout d'une voix par tous les éveques de la province, il ne pourra plus être jugé par d'autres, et le jugement subsistera. C.
d Anlioche , an 34 1, can. 20 et i5.
Le concile réconciliera les évêques divisés : il jui^era l'accusation intentée par l'éveque, contre un clerc ou contre un laïque. Si les juges prononcent en l'absence de la partie , la sentence sera nulle , et ils en rendront compte au concile. La condamnation injuste prononcée par un éveque sera revue dans un concile, /j..^ C. de Cartha^e,an 3g8,fG/;.
En chaque province, les évêques s'assembleront deux fois l'année, au lieu choisi par le métropolitain , et les éveques qui n'y viendront pas, étant dans leur ville en santé et sans empêchement nécessaires , seront admonestes fraternellement. Conc.
de CnIci'Joine , an 4-5 1 , can. lO.
Les princes permettront de célébrer deux fois l'année les conciles provinciaux , qui ne doivent être interrompus par aucun trouble des aliaires temporelles. C. de Meau.r , an 845.
On tiendra tousles ans les conciles provinciaux , et pour faciliter la réformation des abus, on établira en chaque diocèse des personnes capables , qui pendant toute l'année s'en informent exactement , et en fassent leur rapport au concile suivant : ils veilleront aussi à l'observation des décrets des conciles , lesquels seront
CON injh's(''> (Inni les synodes des cvt<}uos. JV* 6o/u-. ae Lalian ge'ii. , û« 12i5, lan. fi.
L'Eglise a ordonne que les métropolitains ne manqueront pas de tenir tous lesansdos conciles provinciaux ; et parce que quelques-uns ont [:c- ^li;^è de le faire pendant plusieurs années , d'où sont venus a I Ki;li.se plusieurs dommages, nous admonestons tous les archevêques d'observer sur ce point le décret du concile j^euéral de Lafran, de l'anisiS; et nous ordonnons que, s'ils ne tiennent leurs conciles au moins tous les deux ans, ils soient suspendus de l'enlree de l'éi^lise jusqu'à ce qu'ils y aient satisfait Les évcques tiendront aussi sous même peine leurs synodes «liocésains tous les ans. Conc. de 1 ullaclolidi fin l322 , can. I. Voyez arc/icvei'iiii'x.
Chaque concile provincial durera au moins un mois. Les comparants , rjuoiqii'en moindre nombre qu'ils ne devroient être, pourront toutefois tenir le concile, et y ordonner ce qu'il conviendra, nonobstant l'absence des autres. Conc. de l'ans , an 14.08 , art. I.
La tenue des conciles est la meilleure voie pour éteindre et pour prévenir les schismes et les hérésies , pour corriger les excès, reformer les abus, et entretenir l'Eglise dans un état florissant. Le concile ordonne parunedit perpétuel, qu'il se tiendra un concile gênerai de dix en dix ans, dans les lieux que le pape indiquera a la fm de chaque concile, du consentement et avec l'approbation du concile même. Conc. de Constance , un 14.17, 09.' .<«,s-.
On assemblera le concile provincial deux fois chaque année , ou au moins une. L'eveque diocésain y présidera en personne , à moins qu'il n'ait quelque empêchement légitime.
Le concile durera deux ou trois jours, selon les besoins de l'Eglise. Ces conciles commenceront par un discours dans lequel ou exhortera les assistants
à mener vno \ ie regli-eet conforme à la sainteté du sacerdoce, à mettre en vigueur la discipline et à instruire les peuples tous les dimanches et dans les autres solennités : on fera lecture des statuts synodaux, en prescrivant la manière d'administrer avec pieté les sacrements. On s'informera e\arfpaient de la vie et des mœurs des prêtres et des clercs, s'ils ne sont point usuriers, simcniaques, concuhiuaires , s'ils ne sont point suiels à d'autres excès, et on les corrigera charitablement: le tout , diseiit les Pères du coiu ile, selon l'ancien usage de l'Eglise, établi par le cinquième canon du premier concile de iNicce, et par le second du premier concile de ConsiaiUiiiople : ce qui a étécontinue ju>(|u'au huiliemeconcilegénéral de Conslantinople, sous Adrien II , l'an bSg. C. de Bùle , l'an i4.33, l4-*^ sns.
Ou tiendra fous les ans un concile pour la reformation delà religion, eu présence du prince. C. de Germanie ^ an 742.
1! y aura deux conciles toiis les ans. Le premier, au premier jour de mars, au lieu designé par le roi et en sa }»resence. Le second, le premier jour d'octobre à Soissonsou ailleurs, selon qiie les e\ êques en seront convenus au mois de mars (1). Lesmétropolilains appelleront à ce second concile les evêques, les abbes et les j)rêl res qu'ils jugeront à propos. C.
lie I CI non-siir~ Seine, de presque Ions les eVeqnes des Gaules, l'an 755, ran. ly.
Les conciles provinciaux doivent se tenir tous les trois ans. Lesmetro^ pnlitaius ou le plus ancien evêque à leur place les doivent convoquer Tous les évêques et tous les autres, qui de droit ou parcoutume doivent
(i) I.c premier jour ilc mars e'toit^ jusqu'alors, le jour de rassemblée générale des Français pour les affaires publiqiies; mais Pépin, cette menicannée, la iiul au premier jour de mai