‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 20 sur 257 · ANG · texte numérisé non relu

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heures en particulier : le concile enjoint de prêrlier la parole de Dieu avec dignité : il défend les mariages clandestins, et les bruits ridicules qui se font lorsque quelqu'un se remarie une secoiule on troisième fois. Tom. XII. Conc. j;en.p. i35o.

ANGERS {C. d') Tan i583. Ce fut une continuation de celui de Tours de la même année , et qui , a cause de la peste survenue dans cette ville, fut transféré à Angers.

On y fit i.° des règlements fort utiles sur plusieurs sujets importants. On y traita du baptême, du choix du parrain et de la marraine.

On fit défense de reitérer ce sacrement, même sous condition , à ceux qui l'auroient reçu des hérétiques, et qui auroient employé la matière, la forme et l'intention requises. 2." On y traita de la confirmation , de l'eucharistie , du sacrifice de la messe , du mariage , de l'ordre , de la célébration des fêtes , du culte des reliques. 3." De la réformallon et de la discipline ecclésiastique , du devoir des évêques , des chanoines , des curés , etc. On ordonna aux moines de porter une grande couronne et de se raser la barbe, et on leur interdit, à tous, sans exception , l'usage delà viande, tous les mercredis , et pendant tout l'avent. A l'égard des religieuses, on défendit de nommer aucune abbesse ou prieure, qui n'eût au moins 4o ans d'âge et 8 de profession, l^..° On y traita de ce qui regarde les sépultures, la juridiction ecclésiastique , la visite, la conservation des biens ecclésiastiques, les séminaires, les écoles , les universités. Tous ces règlements furent confirmés par un bref de Grégoire Xlll, de la même année, et publiés par ordre du roi Henri 111. Lublj. Coll. Conc. Tcm. .17'. p. loii.

ANGLETERRE ( G . d' ) Briianniciim, l'an Co4 ou environ. Saint Augustin de Cantorberi y exlioîla sept évêques bretons et leurs doc-

^i-'iirs on savanls, de cilobrcr la j frte de Pâques, le dimainhe après le quatorze de la lune; d'adminis- Irerle haplcir.e suivant l'usage de rE;;lisc romaine , de prêcher de concert l'Evangile aux Ani^lais : ces f'vêques et docteurs schisniatiqucs .^\ ant refusé , saint Aui;usl:n leur prédit les malheurs qui leur arrivèrent long-temps après. ]). M.

A^'GLETE^xRE ( C. d' ) Pharcnse , l'an 664.. La question de la pàque y fut agitée entre les Anglais qtii suivoient l'usage de Home, et les Ecossais qui en suivoient un autre: on y agita aussi quelque autre qtiestion de discipline. I-d.

ANGLETEFxRE (C. A') ou de presque toute l'Angleterre , l'an 692. Il fut assemblé, selon Bède , par le roi Ina , pour reunir les Bretons avec les Saxons qui, quoique chrétiens , difteroient encore en plusieurs usages , comme sur la pâque , etc. Id.

A.NGLETERPxE (Conciles d') sur la fin du neuvième siècle, et vers l'an 8q5. 11 s'en tint plusieurs par des évoques d'mie grande vertu , qui s'elevoient avec force contre les dérèglements des princes, et qui les punissoientparles peines canoniques. On ignore les années de ces conciles. P<i:ii , an. 8g5. ÎS". 6.

AîsGLEÏEi\l\E (C. d') l'an 901 ou environ, tenu par le roi ]{douard , l'ancien fils du saint roi Alfrede , i\iti le commencement de son règne. On y lut une lettre du pape Benoît IV , qui se plaignoit de ce que le roi laissoit le pays d'Ouessex sans évoques. Le concile et le roi en établirent dans chaque province. /). M.

A^GLETE1\RE (C. d') l'an 969 , composé des évêques de toute l'Angleterre , assemblés par saint Dunstan, archevêque de Gantorbérl : ily fit un discours aux évêques sur le dérèglement des clercs. En voici quelques traits : Leurs habits dissolus leur geste indécent, mon-

trent que le dedans n est pas règle.

()uelle est leur négligence pour les divins offices? à peine daignent- ils assister aux vigiles; et ils semblent venir à la messe pour rire . plutôt que pour chanter : ils s'abandonnent aux débauches de la table et du lit.

^ oilà comme on emploie le patrimoine des rois et des particuliers qui se sont épuisés pour donner ^ie quoi soulager les pauvres, llordc-iuia enriiite, par un décret solennel , que tous les chanoines , les prêtres , les diacres et les sous-diacres gardassent la continence, ou quittassent leurs églises, et il en donna l'exécution à deux évêques qui furent avec lui les restaurateurs de la discipline monastique en Angleterre. Conc.

loin. ÎX. p. 696.

AiSSE près de Lyon (Conc. d") .-Insensé, l'an 1020. Gauslin de Maçon y fit une plainte contre Bouchard, archevêque de Vienne, d'avoir ordonné des moines de Cluni , quoique ce monastère fnt dans le diocèse de Mâcon. L'archevêque (\(* ^ ienne nomma saint Odilon , qv.'i étoit présent , comme le garant de son ordination. L'abbé Odilon fit voir alors un privilège du pape qui les excmptoit de la juridiction de fevêque. Les évêques firent lire les canons, qui ordonnenlqu'enchaque pays les abbes et les moines soient soumis à leur propre cvêque , et en conséquence on déclara nul ce privilège qui y étoit formellement contraire. FI.

A>iSE(C. d') l'an uoo, tenu par quatre archevêques, entre lesquels étoit saint Anselme , archevêque de Caniorberi, et par huit évêques. Hugues, archevêque de Lyon , y demanda un .subside pour tes frais du voyage qu'il devoil faire à Jérusalem , en ayant obtenu la permission du pape. Tom. .Y. C

^'[ ANTIOCHE (C. d')^/î/;W:«ii//n, l'an 252, convoqué sous Fabius, q;.; en étoit évcque , et qui penchoit

s8 ANT

pour le scLùsmc «le Novalicn. On croit que ce furent les evêques voisins «jiii, crai;;nant les suiles de ce schisme, voulurent lenir ce concile. Le synodiqiie ilil (jne Denieirius tint un concile à Antioche , où î*i(ovatfutcon(laiiuié comme fauteur des péchés : c'est-à-dire que le desespoir où il jeloit les pécheurs , ëtoitcapablede les porter dans toutes sortes de dérèglements. (}uoi qu'il en soit , il est constant que l'heresie novatiernie ne fut rejelee iniivereellement que sous le pontificat de saint Etienne en 254- Ou ne sait point si ce concile eut aucuiu' suite- 7///.

ANTIOCHE (C. d') Tan 2G4, tenu contre les erreurs de Paul de Samo.sate , éveque d'Antioc he,donl la vie etoit d'ailleurs peu conforme à la sainteté de son ministère. La corruption de ses mœurs lui fit perdre la connoissance de la vérité, il enseif;noit, comme Sahellius avoil fait vers l'an 255 , que le Père , le Fils et le Saint-Esprit n'étoient qu'une seule personne : que le Verbe et le Saint-Esprit etoient dans le Père, mais sans avoir d'existence réelle et personnelle , et seulement comme la raison est dans l'homme; de sorte qu'il n'y avoit véritablement ni Père, ni Fils, ni Saint-Esprit , mais seulement un seul Dieu : néanmoins il reconnoissoit que le Père produisoit son Verbe, mais seulement pour opérer hors de lui : en quoi il étoit dillerent de Sabellius. Son erreur sur l'Incarnation n'etoit pas moins capitale : il ne vouloit pas que le Fils de Dieu fût venu du ciel : il soutenoit que Jésus-Christ etoit de la terre, et un pur homme qui, par sa nature , n'avoit rien au-dessus des autres : il confessoit qu'il avoit en lui le Yerbe, la sagesse et la lumière éternelle, mais seulement par habitation et par opération, et non par une union personnelle. C'est pourquoi il mettoit en Jésus-Christ d'jux hypostases , deux personnes ,

(\ci\\ Christs et deux fils, dont fno étoit Fils dei)ieu par sa nature et co-elernel au Père, n'étant, selon lui, que le Père même, mais que celui qui etoit Fils de David et de Marie n'etoit Christ qu'en un sens impropre; qu'il n'etoit point avant qu'il naquît de Marie; qu'il etoit soumis au temps; qu'il n'avoil reçu le litre de Fils de Dieu , que parce qii'il etoit la demeure du Fils véritable : en sorte que Jesus-Christ etoit juste, non par .^a nature, comme cela est essentiel <à Dieu, mais seulement parce qu'il exerçoit la vertu et la justice, non j)ar son union, mais par sa communication avec le Verbe divin.

L'hnrrciir qu'on eut de l'hérésie de Paul excita le zèle des saints evê(jues, quelque redoutable qu'il se fût rendu par sa puissance et sa tyrannie. Saint Denis d'Alexandrie, enlr'autres, le réfuta amplement.

Mais, pour remédier à un mal si dan;;ereHX , les evêques d'Orient vinrent de tous côtés à Antioche, et en très-grand nombre. Ceux (lui s'y trouvèrent etoient déjà la ]>lupart fort illustres , enlr'autres, Firmilien de Cesaree en Cappadoce , saint Grégoire Thaumaturge, éveque de ÎSeocésarée, et son frère Athénodore, évêquc d'une antre église du Pont, Helenus de Tarse en Cilicie, Hyménee de Jérusalem, Theoctcne de Césarée en Palestine, Maxime de liofre : il y en avoil encore beaucoup d'autres, avec quantité de prêtres et de diacres. Lorsqu'ils furent assembles , saint Denis d'Alexandrie leur écrivit , pour animer leur zèle à la défense de la vérité- On ne sait pas précisément ce qui se passa dans ce concile : il pai-oit seulement qu'il s'en tint plusieurs sur cette affaire, l'un en 26^, un second dont on ignore le temps, et un troisième en 269. Ce que l'on sait de constant , c'est que Paul fit tout ce qu'il put pour cacher le venin de son hérésie ; que les évê-

ques exposèrent leur foi avec la plus grande clarté , et qu'ils exhortèrent fortement Pau! à quitter son hérésie; qu'il protesta qu'il n'avoit jamais tenu les erreurs qu'on lui imputoit. Il paroît, par l'épître synodique du dernier de ces conciles , que ce fut dans le second que saint Firmilien condamna les erreurs de Paul , et que cet hérétique promit de corriger ses erreurs.

Mais, comme la suite fit coniioître qu'il avoil trompe les évoques, ceux-ci se rassemblèrent pour la troisième fois à Antioche, au nombre de soixante-dix , selon saint Athanase , et de quatre-vingts selon saint Hilaire. Les Pères , après avoir em-

Floj é les exhortations et les prières à égard de Paul, établirent clairement l'union de la nature divine et de la nature humaine en la seule personne de Jésus-Christ, et la distinction personnelle du Père et du Fils en une seule substance. Paul fut convaincu de toutes ces erreurs, et surtout de croire queJésus-Christ n'étoit qu'un pur homme. 11 fut déposé tout d'une voix et excommunié. Il le fut aussi par le jugement de tous les évêquesdu monde, le décret du concile ayant été reçu partout. Th'eod. l. 2. c. 28. p. 222.

c. d. Euseh. l. m. c. iS. p. 2^8, fie. 3o. Id. ni. c. 3o. HUl. ad an. 26 {.

c. 27. TilL

ANTIOCHE ( C. d') non reconnu , l'an 33 1. Les euseblens,sur lin faux crime dont ils firent euxmêmes accuser saint Athanase, le déposèrent el obtinrent de Constantin qu'il fût relégué à Philippcs dans la Macédoine. ï). M.

AiSTIOCHK (C. d') vers l'an 340. Les eusebiens ayant appris que saint Athanase étoit allé à Rome , en furent fort alarmés , ne doutant point que leurs impostures ne fussent aisément confondues par sa présence. Pour prévenir, s'il étoit po.ssible, ce qu'ils craignoient, ils pptrfprireîit de se rt ndre les juges

de leur propre cause , et tinrent un concile, où ils déclarèrent qu'un évêque, qui, après avoir été depose , reprendroit de lui-même ses fonctions , sans l'autorité d'un nouveau concile, ne pourroit jamais être rétabli. Ainsi , sans examiner les nullités de leur concile de Tyr, ils établirent à Alexandrie un évêque de leur faction. Ce fut Grégoire de Cappadoce , arien déclaré, et dont l'intrusion fut des plus irrégulières; car il se fit accompagner de soldats , et dans cette occasion il se commit des violences et des cruautés dignes des païens.

ANTIOCHE(C. d') l'an S/^i.

convoqué par les eusebiens à l'occasion de la dédicace de l'église d' Antioche. L'empereur Constantin en avoit commencé l'édifice avec une magnificence digne de sa piele , et Constance venoit de l'achever.

Comme Eusèbe de Micomédie ne perdolt aucune occasion d'avancer ses desseins, il ménagea celle-ci, et sous prétexte de la dédicace de celte église, il fît assembler un concile dont le véritable but étoit d'abolir la foi de la consubstantiallté. 11 s 7 trouva quatre-vingt-dix-sept évoques; parmi ce nombre, il y en avoit au moins quarante qui étoient ariens. Les provinces dont ils s'assemblèrent etoient la Syrie, la Phénicie, la Palestine, l'Arabie, la Mésopotamie, la Cilicie, l'Isaurle , la Cappadoce, laBithynie et la Th race. Les principaux étoient Eusèbe, devenu usurpateur du siège de Constantinople , Théodore d'îléraclee , Narcisse de Néroniade , Macedone de Mopsueste , IMaris de Macédoine, Acace de Césarée, Eudoxe de Germanicie , et dans la suite , de Constantinople , George de Laodicée et Théophrone de Thyanes en Cappadoce. Saint Maxime, evêque de Jérusalem , refusa de s'y trouver , se souve^iant , dit M. de Fleury , comment il avoit ete

o(i AN r

surpris pour souscrire à ia comiamnalion de saint Alhanase.

Il ne parut en ce concile aucun évêque d'Occident , ni personne de la part du pape. L'empereur Constance , qui ne voyoit que par les yeux des ariens, y assista en personne. L'objet des eusebiens etoit d'opprimer saint Atlianase. On renouvela contre lui les accusations usées du concile de Tyr, tant de fois refutées. Le caractère des ariens est tout-à-fait remarquable : ils revenoient sans fin à de vieilles calomnies , dont l'imposture avoit ete mise dans le dernier dc^ré d'évidence , et ils les rappeloient avec autant de hardiesse que si on n'y eût jamais répondu. On y ajouta de prétendus meurtres causes , disoiton , par son retour à Alexandrie :

on y condamna ce saint evêque comme indigne d'être écouté , ensuite ils firent trois symboles ou formulaires.

Dans le premier, ils ne parlent du Fils qu'avec beaucoup de réserve,et ne se serventpoint du tout des termes de substance et de consubstantiel. Dans le second, ils disent qu'il possedoit immuablement la divinité , ou , comme l'ont entendu Socrate et saint Ililairc, qu'il étoit incapable de mutation et de changement, qu'il etoit l'image sans différence de la substance , de la volonté , de la puissance et de la gloire du Père; que le Père et le Fils sont trois en substance; en un mot ce qui fait voir l'esprit artificieuxde ces mêmes hérétiques, c'est que , dans le même endroit, ils réduisent l'unité des trois personnes à une unité de volonté- H paroît même qu'ils donnent aussi à chaque personne divine une gloire particulière, et en niant que le Fils soit «ne créature, ils ajoutent comme tine des créatures , de même qu'ils avoientdit, en parlant desadivinité, qu'il étoit le premier né de toutes les créatures : c'estle second formu-

AM' laîre qu'.m lippclic le forniulaîrvî d'Antioche , «l <jui fut approuv.' par les semi-ariens au concile de Scloucio en SSq , dnns le troisième (jii'ils firent , cl qui est plus obscur (pie le premier , sinon (|u il dit que le Fils de Dieu est parlait.

Il ne faut pas croire, dit M. de 1 illemoiit , qiie tous les evêques de ce concile fussent également coupables, et on doit faire une grande (liiïerence entre ceux qui ont été les auteurs des maux, connue Kusebe de INicûmédie et autres , d'avec ceux qui ne faisoicnt que suivre l'impression des premiers , et céder peut-être à leur violence : ceux-ci peuvent avoir été moins coupables ; mais , dit le même auteur , la timidité n'est pas un défaut peu important à l'égard de ceux qui tiennent le premier rang dans l'Eglise.

Ce même concile fit quelques autres règlements, et il y a bien des siècles qu'on lui attribue vingt-cinq canons qui sont venusjusqu'à nous.

Selon M. de Tillemont, ces canons, si beaux et qui sont si célèbres dans l'Eglise, peuvent avoir ete faits dans un concile d'Antioche, plus ancien, tenu sous saint Eustathe. Quoiqu'il en soit, et quoique le pape Innocent e' saint Chrysostomelesaient rcjctés absolument, comme ayant été composes par des hérétiques ; néanmoins, parce qu'ils sont justes en eux-mêmes , et qu'ils se trouvent autorises par la pratique de l'Eglise , ou par d'autres canons , on n'a pas fait difficulté de les recevoir dans un code des canons de l'Eglise, fait avant le concile deChalcédoine, mais sans être jamais appelés canons du concile d'Antioche. Fi.

A?s^TIOCIIE (C. d' ) l'an 3Gi , assemblé par l'empereur Constance, qui etoit alorsen cette ville. Ce concile l'élit nombreux. L'empereur s£ ' proposoit d'y faire condamner <'j;a-.

lement le consobstantiel et le dissemblable en substance. Saint M. -

Sèce y fut ela,cl'nn commun accord, évêque irAnlioche. Les ariens s'étoient flattés qu'il étoit de leur opinion ; mais ce saint evêque fit un discours en présence de remperenr où il parla très-dignement du Fils de Dieu , disant , qu'il demeure en lui en identité: qu'il est semblable au Père , et qu'il est son imaj;e parfaire. Les ariens , indignes de ce discours , indisposèrent tellement l'esprit de l'empereur, que saint Meièce fut exile à Melitène, sa patrie, un mois après qu'il eloit entré à Anliochc. FLSozoni. IJ'.c. 28.

Theod. 1 1 . 3 1 .

ANTIOCHE (G. d' ) l'anSGS, sous Jovien. Acace de Césaree et ses sectateurs, voyant que ce prince cstimoit saint Meièce, entrèrent en conférence avec lui : c'est ce qui îonna lieu à ce concile. îl s'y trouva vingt-sept évêques de diverses provinces. Les principaux ètoient saint Meièce, saint Eusèbe de Samosale, Acace de Césaree, etc. Ils y dressèrent, d'un commun accord, luie lettre qu'ils présentèrent à l'empereur, dans laquelle ils confessoient la consubstanlialiic, et confirmoient la foi de î-iicée : ils y insérèrent le symbole de rsicée, dont ils frenl profession de recevoir la foi, et parliculièrement le mot de consubstantiel, disant qu'il marquoit que le Fiisest de la substance An Père; iju'il lui est semblable en.subslance, et que ce terme ruine le blasphème des ariens et des anoméens, qui veulent f|ue le Fils ait été tiré du néant. Socr. I . îlî. c. iS.p. 20.^.

AiSTIOCHR (G. d') l'an Z^Z, tenu par cent quarante-six éveqnes, q:n confirmèrent la foi du concile de Rome de la même année ou de la précédente, par leurs souscriptions.

Saint Meièce est à la tète de ces evèques, puis saint Eusebe de Saniosale, saint Pelage de Laodicee, etc.

f-'ales. ad Theod. l.S.c.?,. p. !^\. J). M.

ANTIOCIÎE (G. d') l'an 379. Il fut convoqué de tout l'Orient, et un

ANT 2î

des plus illustres, dit ?tl. de Tillemont, qui se soient tenus dans l'Eglise, quoiqu'on n'en trouve aucun vestige dans les historiens. Ce que nous en savons est de la collection romaine d'Holstenius , tome 1, p.

i65,oùil est diique la leltredu concile de Rome, sous Damase, ayant été envoyée en Orient, toute l'Eglise orientale, assemblée à Antioche, la reçut d'un commun accord, et tous les évêques la confirmèrent par leurs signatures, entr'autres sainl Meièce d'Antioche, saint Eusèbe de Samosate, saint Pelage de Laodicee, faint Euloge d'Edesse, etc. Gette lettre autorisoit la foi de l'Eglise sur la Trinilé, la divinité du Saint-Esprit, et les erreurs d'Apollinaire.

77//. Coll. Rom. I. I. p. i65.

AÎSÏIOCHE (C d') l'an 891 ou environ. L'éveque Flavien, assiste de plusieurs prêtres et diacres, y condamna et y anathcmatisa les measaliens, qui regardoient les sacrements comme inutiles, et mettoieat toute la perfection du chrétien dans la prière seide. I). M.

ANTIOCHE (G. d') entre fan / lyet 4-20, d'au 1res en ^^-i^^*"'"^ P'^ï" Theodote, evêque de celte ville, contre Pelage. On croit que cet hérétique fut poursuivi devant ce concile par ses accusateurs qui vraisemblablement etoient les deux célèbres îîcros et Lazare. Pelage ne put se cacher devant ce concile. Il y fut clairement convaincu de son hérésie, et fut ensuite chasse des saints lieux de Jérusalem. M. de Tillcmont croit qu'on doit placer ce concile à la fin de l'année 4' 7- S'il faut rapfHirter à Pelage ce que dit saint Jérôme :Que lenouveauCatilinaavoit été chassé de la ville de Jérusalem, non par aucune puissance des hommes, mais par la seule volonté de Jesus-Christ; qu'il etoit seulement fâcheux que beaucoup de ses associes lussent demeures à Joppé avec \jeni\\\\\s.Mcrcal.coninionit. c.à-p. îO Hier Ep. 55. p. 12g. i.

\1STI0CIIE (C. d') l'an ^Sa, tenu pour faire la paix entre saint Cyrille et Jean d'Antioche : elle ne fut conclue que l'année suivante.

ANTIOCHE (C. d') l'an ^36, assemble de toutes les provinces d'Orient. Ce concile écrivit trois lettres synodales à l'empereur, à Proclus et à saint Cyrille. Dans<;elle dernière, la mémoire de Théodore de Mopsueste y fut défendue : les évoques, en parlant de ses extraits, s'expriment de cette sorte : Nous confessons qu'il y a des passades coûteux, et qui peuvent s'entendre autrement qu'ils ne sont écrits; mais il y en a plusieurs de clairs. Quant à ceux qui semblent obscurs, nous en trouvons de semblables dans les anciens,à qui la condamnation de ceuxci porteroit préjudice. Et à qiielle confusion n'ouvre-t-on point la porte si on permet de combattre ce qu'ont dit les Pères qui sont morts ^ Autre chose est de ne pas approuver quelques-uns de leurs sentiments, autre chose est de les anathématiser, quand même onn'étendroit pas l'anatheme sur les personnes... . Ne sait-on pas que Théodore a été obligé de parler ainsi, pour combattre les hérésies auxquelles il s'opposoit comme le défenseur commun de tout l'Orient?

Dans la lettre à Proclus , les mêmes évoques disent : Ce n'est pas à nous à juger ceux qui sont morts avec hoimeur; cela n'apjiartient qu'au Juge des vivants et des morts. Mais saint Cyrille fit une réponse au concile dans laquelle il dit : Quant aux opinions décriées de Diodore et de Théodore, qui se sont élevés ouvertement contre la gloire de Jésus- Christ; que personne , je vous prie , nelesattribueaux saints Pères Athanase, Basile, Grégoire et autres, de peur de donner occasion de scandale. F/. Col.Ba/uz.p.qi^3

ANTIOCHE CC. d') l'an 4^5, t onvoqué de toutes les provinces d'Orient, par Domnus d'Antioche, €Q conséquence des plaintes faites

AQU

contre AtLanase.évéqtie de Pertliaf accusé de divers crimes. On le cita jusqu'à trois fois : il répondit seulement qu'il avoit des ennemis au concile, etqiie l'on cherchoit sa condamnation, il fut déclaré coupable des crimes dont on l'accusoit, et on le déposa. Conc. Tom. IP . p. ySo.

ANTIOCIÎE (C. d) l'an 4^8, par Domnus, évêque d'Antioche, an sujet de l'afl'aire d'ibas, évOque d'Edesse, accusé faussement d'être nestorien, et d'avoir dit, qu'il pouvoit être Dieu aussi-bien que Jésus- Christ, s'il le vouloit; mais ses accusateurs, qui étoient ses propres ecclésiastiques , ne purent rien prouver. Ibas se présenta au concile; il ne comparut que deux accusateurs de quatre qu'ils étoient. On ne voit pas le reste de ce qui se fit dans le concile : ce qu'il y a de constant, c'est qu'il jugea en faveur d'ibas.

Conc. Tom. IV. p. 64.2.

ANTIOCHE (C. d') l'an 472.

Pierre le Foulon y fut déposé, le pape Gélase en fait mention et Libérât. Cap. i8. D. M.

ANTIOCHE (C. d') non reconnu, l'an 5o8. C'est de ce concile que Flavien d'Antioche écrivit une grande lettre synodale, par laquelle il déclaroit recevoir les conciles de Nicée, de Constantinople et d'Ephèse, sans parler de celui deChalcédoine.

ANTIOCHE (C.d')l'an ii^o, d'autres ii4-3, tenu par le légat Alberic, évêque d'Oslie, assisté de quelques evêques de la province de Jérusalem et de celle de Tyr. On y déposa Raoul patriarche d'Antioche après qu'il eut été cité à trois différents, jours. Il avoit été élu tumultuairement par le peuple, sans la participation des prélats qui s'étoient assemblés pour son élection, et ses richesses lui avoient fait commettre bien des injustice-s. On mit àsa place Aimeri qui étoit doyen d'AnL'Oche.

Tom. X. Conc. p. 1026.

AQUILEE (C.d') l'an 38i, sous

AQU

sailli Val^rion (VAqnilcc, ol sami AiiiljroîsedeMilan. Palladc, cyc(iiie d'Ulyric, ayant été accusé d'arianismeavec quelque fondement, s'adressa à fenipereur Gratien pour se justifier, et il lui demanda qu'il fil assembler un concile de toutes les provinces d'Orient qu'il preteridolt être de son parti. Gratien accorda en partie cette demande, et ordonna que les évêques de chaque diocèse pourroient venir à Aquilée, mais qu'on n'y obligerolt personne. Cependant il parut par révénement que Gratien avoit voulu assembler un concile général de l'Occident , composé des évêques du vicariat d'Italie, avec la liberté à ceux d'Orient d'y venir; ce qu'ils ne firent point, quoique le préfet d'Italie leur eût écrit de la part de l'empereur.

Ainsi ce concile ne se tint que quatre ans après sa convocation. Les évêques de toutes les provinces d'Occident s'y trouvèrent, c'est-àdire ceux du vicariat, et quelquesuns des Gaules et de l'Italie. On y vit les évêques d'Orange et de Marseille, comme députés des Gaules; deux évêques d'Afrique; celui de Gênes et celui de Sirmium, capitale de rillyrie; en tout trentedeux évêques. Mais ce petit nombre étoit compensé par les éminent es qualités de ceux qui composoient le concile. Les plus illustres etoient saint Ambroise, saint Valérien d'Aquilée, saint Eusèbe de Boulogne , saint Sabin de Plaisance , saint Philastre de Bresse , saint Justde Lyon, etc.

11 ne s'y trouva que deux évêques de la doctrine d'Arius , savoir, Pallade de Secondien, et quelques autres personnes sans titre. Tout l'Occident prit part à ce concile ; saint Valérien d'Aquiliée présida à cette illustre assemblée, mais le célèbre saint Ambroise en fut l'âme c'est, luiqui y parle et qui yagit partout.

Les évêques s'assemblèrent le 3 septembre. Pallade et Secondien V.OU lurent d'abord éviter l'eclair-

AQII 2 3

cissemont de la question, mais inuiilement : on reconnut de plus en plus l'impiete de Pallade par ses réponses et son opiniâtreté : en le déposa de l'épîscopat : Secondien le fut de la prêtrise. Les Pères du concile écrivirent aux empereursThéo- (lose et Gratien les décrets de leur assemblée pour les prier de les appuyer de leur autorité ; et ils demandèrent ensuite , que , pour remédier au schisme d' An tioclie, qui duroit depuis l'an 3(i2, celle église étant partagée entre Saint Melece , soutenu par tout l'Orient, et Paulin appuyé par l'Occident, on assemblât à Alexandrie un concile de tous les évêques catholiques jiour savoir à qui on devoit donner ou refuser la communion. Ce fui le sujet du concile de Rome de l'année suivante 382. Tom. II p. 978.

AQUILEE ^( C. d' ) Jçui/dfnsr, non reconnu, l'an 6g8, tenu par les schismaliques contre la condamnation des trois chapitres.

AQUILÉE (C. dans le diocèse d') à Austria près d'Udine, non reconnu l'an 1^09, tenu par Grégoire XII, pendant qu'on travailloit a Pise pour le déposer. 11 tint la première session le 6 juin : il remit la deuxième au 22, à caiise du peu d'évêques qu'il y avoit. Le prétendu pape y prononça une sentence contre Pierre de Lune et contre AlexandreV, Pierre de Candie : il les déclara schismaliques, et leurs élections nulles et sacrilèges ; et dans la dernière du 5 septembre, il promit encore de renoncer au pontificat, si ses deux contendants renonçoient eux-mêmes à leur prétendu droit ; mais il ajouta une condition qui prouvoit que celte promesse n'étoit encore qu'un artifice pour éloigner l'union.

AQUITAINE (C d') l'an io34.

Il se tint cette année plusieurs conciles dans cette province pour le rétablissement de la paix, pour la foi, pour porter les peuples

24 ARL

à rnconnnître ia bonUi fîo Dieu, cl les (letounior dos crimes par le souvenir <Ies maux passés. P<i^i.

ARAlîlK (C. d') Jruhiciini , l'an 24^1 tenu contre ceux qui pretcndoient que les âmes mouroieut cl ressuscitoient avec les corps. Ori- {ijène, selon Eusèbe el le sj nodicon de Fabricius, fut appelé à ce concile où il parla si fortement contre cette erreur, qu'il ramena les hérétiques à la saine doctrine. D. M. Eus. VI.

llist. <•• 37.

1 ARENDA en Espagne, (C. d') Arendcnse, l'an i473, au mois <le décembre, tenu pour remédier h rii:;norance et à la débauche des ecclésiastiques. Cavillo, archevêque de Tolède, avec ses sullrai^ants y fit vingt règlements sur la discipline, entre lesquels il y en a un, qui dit qu'on ne conférera point les ordres sacres à ceux qui ne savent pointle latin; que les ecclésiastiques ne porteront point le deuil ; que les évêques ne paroîlront jamais en public qu'en rochet et en camail; qu'ils ne porteront jamais d'habit de soie;qirils se feront lire l'Ecriture sainte à leur table, etc. Les autres canons contiennent des règlements contre les ecclésiastiques concubinaires, contre les mariages clandcslins, la simonie, les spectacles qu'on représentoit dans les églises, les jeux défendus aux gens d'église, les duels, le rapt, etc. Tom. XÎII. Conc. p.

ARLES ( C. d' ) Arclatensc, Tan

3i4, assemblé de tout l'Occident par l'empereur Constantin au sujet du schisme desdonatistes. Ce prince pour se délivierde l'imporluniié de ces schismatiques qui se plaignoient du concile de Rome, de l'année précédente 3i3, venoit de leur accorder de nouveaux juges. Cette concession fut l'occasion du concile qui fut assemblé dans cette ville. Il s'y rendit un très-grand nombre d'évèques. Il y en eut de l'Afrique , de l'Italie, de la Sicilp de la Sardai-

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gne ; mais le plus grand nombre fut des (iaules. On voit dans les souscriptions les noms deséglises d'Arles, de Lyon, de Vienne, de Marseille, d'Autun , de Reims, de Trêves, de Cologne, de Rouen, de Bordeaux.

Parmi ces éveques il y en a plusieur.i que l'Eglise honore aujourd'hui comme saints. Le pape saint Silvestre y avoit envoyé deux prêtres et deux diacres. Les actes de ce concile nesont point venus jusqu'à nous.

Mais ce que l'on en trouve, c'est que l'aflaire fut examinée avec encore plus de soin qu'elle ne l'avoit été à Rome. Cécilien y fut absous, et ses accusateurs condamnés. ])e plus le concile établit, parle treizième canon , l'unité du baptême dans l'Afrique; car les Africains re~ baplisoient encore alors ceux qus avoient été baptisés par les hérétiques. Les Pères déclarèrent donc que, si la personne qui se présent e paroît,par lesdemandes qu'on lui fera sur le symbole, avoir été baptisée au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit, on se contente de lui imposer les mains , afui qu'elle reçoive le Saint-Esprit.

Ce concile est un des plus illustres que l'Eglise eût vus jusqu'alors, et le plus considérable, dit le Père Sirmond , après les conciles œcuméniques, soit pour l'importance des choses qui y furent réglées, soit pour l'étendue des provinces dont il étoit assemblé. Les Pères qui le composoient firent ces vingt-deux canons de discipline qui sont si célèbres, et qui portent le nom de ce concile.

Nous avons fait, disent-ils dans leur lettre synodale au pape saint Silveslre, divers règlements en .suivant les mouvements du Saint- E.sprit. Les donatistes, se voyant condamnés, en appelèrent à l'empereur, qui les punit comme ils le méritoient. //.

ARLES ( C. d' ) l'an 353, non reconnu. 11 fut convoqué par l'emnereur Constance . dévoué aux eu-

sebîens. Ce prince , s'étant trouve dans cette ville, se prcta à tout ce que ces hérétiques lui su;;Kererent , ou i)!iitôtils fu rent les maîtres d'excculer ce qu'ils avoient résolu. Ils avoient déjà invité le pape Libère de se trouver au concile , et le pape avoit envoyé en cette v ille le célèbre Yinccnt de Capoue et Marcel de Campanie pour demander à Constance qu'il fît tenir un concile à Aquilee. Beaucoup d'evêques d'Italie etoient venus à Arles pour le même sujet; mais quelque juste que fût la demande de Libère, Constance s'en offensa. La première chose que lesévêques ariens demandèrent dans ce concile fut la condamnation de saint Athanase. ^ incent de Capoue demandoit que l'on traitât de la cause de la foi, c'està-dire que l'on condamnât riiérésie d'Arius; mais Valens et ses complices persistèrent à exit;er avant tout, que les légats renonçassent à la communion de saint Athanase. Et quoique le pape eût lieu de se flatter que % incent de Capoue souiiendroit l'intci^rité de la foi et l'honneurde sa lej^ntion, ncanmoins, lui et son collègue, emportés par l'exemple des autres comme par un torrent, et ébranlés par les menaces, promirent de ne plus communiquer avec saint Athanase : mais quand les eusebiens eurent obtenu ce point, iis refusèrent de condamner Arius. Plotîn de Sirmium, Marcel d'Ancyre et saint Athanase furent condamnés dans ce concile.

La chute de Vincent et des autres lésais accabla le [lape d'une vive douleur. A incent lui-même ne sou- Laitoit plusàien que de mourir pour Jésus -Christ, de peur de passer pour le dernier des calomniateurs, et pour avoir conscnii au violenu'iit de l'Evangile. C'est ainsi qu'il s'expiime dans une lettre qu'il écrivit à Osius, et dont saiiit Kilaire nous a conservé l'extrait. Il ne tomba pas

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cependan! jusqu'au fond de ral)îi;ie; il rentra dans le camp de la vente , et effaça bientôt après la honte de sa chute. Il faut dire aussi que la lâcheté ne fut pas universelle dans ce concile. Saint Pauliti , evi^que de Trêves, y soutint la foi avec une constance digne d'un honune apo stolique, et s'attira l'exil par Fhorreur qu'il témoigna des ariens , et ])arce qu'il ne voulut point participer à l'oppression de l'innocent , c'est-à-dire, signer les calomnies forgées contre saint Athanase. Constance s'efforça même de lasser sa patience en le faisant changer d'exil, et le reléguant en des lieux où l'on n'adoroit point le nom de Jesus- Christ, et qui étoient infectes de l'héresiede Montan et de Maximille; mais il demeura ferme jusqu'à sa mort, qui arriva en Phrygie l'an 358.////. />. 2./a46. //■//.

ARLES ( C. d' ) l'an 44.2 ou environ , et du temps de saint Ililaire.

On croit que ce fut une assemblé? de plusieurs provinces ecclésiastiques, parce que ce concile ordonne avec auiorile que les métropolitains scrontobligés d'observer fidèlement ses décrets, et qu'il se donne le titre de grand concile. !l fut assemblé par l'evêquc d'Arles. Nous avons dans les dernières éditions cin- <]tiantc-six canons de ce concile.

Ils sont presque tous tires du premier conciled'Arles, tenu l'an 4'3, et de ceux de INicée, d'Orange et de Yaison. îl défend d'élever au sousdiaconat ceux qui auroient épouse une veuve, conformément au décret du concile de Valence, en 4-74-* Selon le P. Pagi, ce concile fut une occasion à saint Léon de s'indisposer contre saint Hilaire d'Arles, quî s'attribuoit le droit d'assembler de grands conciles dans les Gaules. 6- Tom4-p- 101. D. M.

AI\LES (C. d') l'an 453. On le ra[)porte à cette année, quoiqu'on n'en soit pas sûr, non plus que du nombre des évêques qui y assiste-

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rent : il ne nous en rpste que les canons an nombre de cinquante-six, et on croit que quelques-uns sont tirés d'autres conciles. Tom. 4- p-

ARLES ( C. d' ) l'an 455 et , selon d'autres, /ISi , tenu au sujet d'un différend entre Fauste, abbc de Lérins, et Tbéodore, evêque de Fréjus. On obligea ce dernier de recevoir la satisfaction de Fauste , et d'oublier le passé. Tom. 4- Conc.

ARLES (troisième G. d' ) vers Tan 475. Les erreurs que soutenoit Lucidus ayant excite le zèle de Fauste, éveque de Riez, il s'efforça de ramener ce prcire à la vérité par beaucoup d'entretiens qu'il eut avec lui. C'est Fauste qui nous apprend , dans ses lettres, quelles étoient ces erreurs : car ses exhortations ayant été jusque-là inutiles, il écrivit à Lucidus une lettre dans laquelle il marque six articles qu'il lui ordonnoit d'anatbématiser : 1.*' L'erreur de Pelage , savoir : que l'homme naisse sans péché; qu'il puisse se sauver par son seul travail , et être délivré sans la grâce de Dieu. 2.° Qu'un fidèle , faisant profession de la foi catholique, s'il tombe après son baptême, périsse par le péché originel. 3." Que l'homme soit précipité dans la mort par la prescience de Dieu. 4-° Q"^ celui qui périt n'a pas reçu le pouvoir de se sauver, ce qui s'entend d'un baptisé et d'un païen , en tel âge qu'il a pu croire et ne l'a pas voulu. 5.° Que le vaisseau d'infamie ne peut s'élever à être vaisseau d'honneur. 6." Que Jésus-Christ n'est pas mort pour tous, et ne veut pas que tous les hommes soient sauvés. Cette lettre fut souscrite par onze autres évêques, mais il n j- a que Patient, éveque de Lyon , dont on connoisse le siège.

Ce fut dans le temps que Lucidus différoit sa rétractation, ou peutêtre même à l'occasion de ses re-

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tardemcnts, qu'il se tint un concik^ à Arles, compo.sé de trente evêques. Ce qui fait conjecturer que ce fut dans cette ville, c'est que Léonce , qui en etoit évêque , est nommé à la tête des autres : après lui sont les noms de saint Eu- {)hrone , de saint ÎNIamert , de saint Patient, de saint Eutrope, de Fauste, de Fontaius, deBasile, deTheoplaste , de Megethe , grec : on croit que c'etoient les évêques d'Autun, de Vaison, de Vienne, de Lyon, de lîelley, de Marseille, d'Orange, d'Aix, de Genève, tous célèbres par les lettres que saint Sidoine leur a écrites. On y parla fort, selon le même Fauste , de la prédestination.

On y condamna les erreurs que Lucidus avoit avancées sur ce sujet, et on ordonna qu'il les condamneroit lui-même. Lucidus obéit. Il adressa une lettre aux évêques de ce concile, par laquelle il rétracta tes erreurs dans lesquelles il avoue qu'il étoit tombé. Ce ne sont pas , à la vérité , les mêmes propositions de la lettre de Fauste, mais celles qu'il condamne tendent à reconnoître que Jcsus-Christest mort pour tous les hommes; que Dieu ne prédestine personne à la damnation; que le ilbre arbitre n'a pas péri en Adam, et que la grâce de Dieu n'exclut pas l'effort de l'homme pour y coopérer.

llyades auteurs qui conjecturent que ce fut Fauste lui-même qui dressa la retractation deijucius ; du moins M. Dupin reconnoit qu'il y a diverses choses dans cette rétractation difficiles à expliquer, et qui sentent le pur pclagianisme.

Au reste la condamnation des erreurs de Lucidus en ce concile , est une des preuves sur lesquelles plusieurs auteurs établissent qu'il y a eu une secte de prédestinatiens. On peut voir à ce sujet les dissertations fort étendues qu'ont faites, sur cette question, le cardinal ÎSoris, le P. Pagi , et le P. Alexandre. Ce dernier prouve que les erreurs de*

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prédestinations s'accordent, on plutôt, sont les mêmes que celles dont les prêtres de Marseille avoient osé accuser saint Augustin et ses disciples. Il convient néanmoins que cette secte de prédestinaticns n'eut que fort peu de sectateurs, et qu'il •prouve , par le canon 26 du deuxième concile d'Orange, con(;u en ces termes : Aliquos ver'o ad mal 11 m diiinâ potcslate prccdeslinatos esse non so~ kim non crcdimus , sed cltam. si gui ,sunt, qui tanlum malum crcdere velint , cuin omni dtleslalion£ dlis anathenia dicimus. Sur quoi le père Alexandre ajoute ces paroles : Usi sunt paires hdc loquendi formula :si qui sunt , quia paucos et obscuri adniodum nominis vel socios vel discipulos Luctdus habucrat.

Revenons à Fauste : il ajoute, après avoir rapporté ce qui s'étoit passé dans ce concile , que Léonce Iecliare;ea de recueillircequiyavoit été dit sur la matière de la prédestination : ce qu'il fit par deux livres de la srâce et dti libre arbitre , qu'il adressa à Léonce : mais, dit ]NL de Fleury , il donna dans l'excès opposé , relevant trop les forces de la nature. Le père Paj;i dit la même chose, mais en termes bien plus forts: Illud solum dici polesl , Fuuslum manduti à Leontio et à srnodo po.<lca jMf^dunensi sibi impositi limites exeessisse, duni non modo Lucidi et qiiorumda/n fortassis ahorum eirea prœdeslinalionem errores , ni injunitiHU fuerat , confutui'il , rerinnelium ocx-asione data sanett Aufi;uslini doclnnam de ^raluilâ prœdestinationc impu^nwil , et semlpela^ianum virus toto illo opère passim eivmuit

Enfin le savant bénédictin Dom Maur, dans sa liste des conciles certains et connus, dit en termes exprès, sur ce même conci'e d'Arles et celui de Lyon, que ces deux conciles ne nous sont connus que par les ouvraj^esde Fauste de Riez : ouvrages , dit-il, qui contiennent tout le venin du sémipèlagianisme , et qui , comme tels , ont été rais entre les apocryphes par le concile du

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papéGélase, à la tête de soixantedix evêques , de l'an /f.gG ; et il s'appuie de l'autorité du P. Pagi.

En effet , voici ce qu'en dît ce même père : Quoad Fausti libres de ^ralià, lieet non pauci viri eus ortfiodoxos censuerinl , nihilominus , cum Gelasiui papa eos damnaient , synedus afrieunoruni patrum , apud Sardiniam in rpistolâ ad Maxentium arehiniandritam inipuf^narerit^ et sanelus Fulgentius , teste Isidoro lib. de illusl, Ser'pt. cap. l/^.. lib. sept, dd ffratiâ J)ei et lib. arbritno etsdem opposurnt ,non immenlo Buronius. n.° iG. etseq. queniadniodum et plerique rirt eruditi in eosdtni libros insurrexere. Tom. 1J\ C p. 104.2. /'/. Tom. J I. Tillemont, Tom. \f F Faust, de ffrat. p. 6g8. Dapin. Tom. Il . p. 588. Cardin. ISorisi. /'. 2. Hist. Pelag. Not. Paf(i in annal. Baron. T. FHFp. 522. Alex. S. Sœ.part. 2.

dissert. S. Faust, de Grat. in fin. Prœ~ fat. Paulin Bar. Tom. VI IF p. 522, Art. de vérif. les dates. Pagi. in ann. Bar

T. ri IF p. 52.

ARLES (C.d') l'an Sî^. Saint Césaire y présida assisté de douze évêques. On y fit quatre canons. Tom.

ir. p. 1622.

ARLES (C. d')ran 54{. On y fit sept canons , dont le second porte que les monastères , tant d'hommes que de filles , seront soumis à la juridiction de l'évêque diocésain. II.

ARLES ( C. d') l'an 554. Onze évêques delà province d'Arles, de la seconde Narbonnoise et des Alpes maritimes, et huit députés, y firent sept canons. Tow./'. p. 708.

ARLES (G. d') l'an8i3,leio mai. On le compte pour le sixième de cette ville : il fut tenu par l'ordre de Charlemaftne pour corriger les abus et y rétablir la discipline ecclésiastique. On y fit un grand nombre de canons. Les évêques , dit le concile, doivent savoir l'Ecriture sainte et les canons ; et toute leur occupation doit être la prédication et l'instruction.Lesprêtresdoivent prêcher même dans les paroisses de la cam— \\\'^ne : les parents doivent instruire

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leurs enfants, elles parrains rciix

(iii'ils oui teaiis sur les fonts. Tom.

A1\LES ( C provinciaux d' ) l'an io34-- Il se lint eetle année plu- BJeurs conciles (le celte province pour le rétablis renient de la paix , pour la foi, pour porter les peuples à reconnoître la bonté de Dieu, et les détourner des crimes |)ar le souvenir des maux passés. 1). M.

AKLES (C. d') l'an 12%, le 8 juillet, sous Jean Jjaussa-n, archevêque de celle ville. On y publia vini^t-quatre canons : la plupart contre les hérétiques , en exécution du concile de Latraiî de l'an 12 15, et de celui de Toulouse de 122g. il y est ordonné aux évêques de prêcher fréquemment la foi catholique par eux-mêmes, et par d'autres.

Les confréries y sont défendues, si elles ne se font par l'aniorilé de l'évêque. Les évêques s'appliqueront soigneusement à la correction des mœurs , principalement du clergé, et mettront pour cet eilel des inspecteurs chacun dans son diocèse.

Personne ne fera son testament qu'en présence de son curé. La lai- &on de ce dernier statut, qui est si fréquent dans ' les conciles de ce iemps-là, vient de ce que ceux qui favorisoient les hérétiques faisoieni «les le^s à leur profit. Tom. XI. Coiic. yfpp.p.23r).

AÏ\LLS (C. provincial d' ) 1 an 5260 on 126? , tenu par Florentin, srchcvêque d'Arles avec ses .suHrat'ants : on y condamna les extrava- £;;an!ces des joacliimites ,qni disoient que le Père a opéré depuis le commencement du monde jusqu'à la prédication de Jesus-Cbrist ; que Jésus-Christ a opéré jusqu'en 1260; et que le Saint-Esprit opérera depuis latio jusqu'.à la fm di; nionde.

Que sous l'opération du Père, les honimes vivoient selon !a chair ; que sous celle du Fils, ils vivoient entre la chair et l'esprit, et que sous la troisième , ils viv!î>ient plus par-

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