JUS
toire. Défense d'obtenir des lettres du pape pour appeler une partie en jugement , à deux journées au-delà de son diocèse. lèid.
Défense aux clercs de prononcer un jugement de sang, ni d'en faire l'exécution , ou d'y assister, ni d'écrire des lettres pour aucune exécutionsanglante. Défense aux ecclésiastiques d'étendre leur juridiction au préjudice de la justice séculière; mais il est aussi dcifcndu aux princes de faire aucune constitution touchant les droits spirituels de l'Eglise. Id. c. i8- J oyez appellalians.
Aucun évêque ou abbe ne pourra être privé de sa dignité , de quelque crime qu'il soit accusé , même notoire , à moins que les parties n'aient été auparavant ouïes ; et aucun ne pourra être transféré malgré lui d'un bénéfice à un autre, si ce n'est pour des raisons justes et nécessaires. / .« C. de Lairan , sous Léon X , an. 1 5 1^-. décr. de réf.
JUSTIFICATION (Canons de doctrine sur la ). Si quelqu'un dit qu'un homme peut être justifié devant Dieu par ses propres œuvres , faites seulement selon les lumières de la nature , ou selon les préceptes de la loi , sans la grâce de Dieu méritée par Jésus-Christ , qu'il soit anathème. C. de Trente, VI. ^ sess.
Dec. de la justifie, c. I.
Si quelqu'un dit que la grâce de Dieu , méritée par Jésus-Christ, n'est donnée qu'afni seulement que l'homme puisse plus aisément vivre dans la justice, et mériter la vîe éternelle , comme si , par le libre arbitre, sans la grâce , il pouvoit faire l'un et l'autre, quoique pourtant avec peine et difficulté, qu'il soit anathème. c. 2.
Si quelqu'un dit que , sans une inspiration prévenante et sans secours , l'homme peut faire des actes de foi , d'espérance, de charité et de repentir, tels qu'il les faut pour recevoir la grâce de la justification , qu'il soit anathème. c. 3.
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SI quelqu'un dit que le libre arbitre , mu et excité de Dieu, en donnant son consentement à Dieu qui l'excite et l'appelle, ne coopère en rien à se préparer et à se mettre en état d'obtenir la grâce de la justification , s'il le veut, mais qu'il est comme une chose inanimée , et purement passif, qu'il soit analhème.
Si quelqu'un dit que toutes les actions qui se fcjnt avant la justification , de quelque manière quelles soient faites , sont de véritables péchés, ou qu'elles méritent la haine de Dieu, ou que plus un homme s'eftbrce de se disposer à la ^râce .
plus il pèche grièvement, qu'il soit anathème. c. 7.
Si quelqu'un dit que la crainte de l'enfer, qui nous porte à avoir recours à la miséricorde de Dieu, et qui est accompagnée de la douleur de nos péchés , ou qui nous fait abstenir de pécher, est un péché, ou qu'elle rend les pécheurs encore pires , qu'il soit anathème. c. 8.
Si quelqu'un dit que l'homme est justifié par la seule foi , en sorte qu'on entende par-là, que , pour obienir la grâce de justification, on n'a besoin d'aucune autre chose qui y coopère ; et qu'il n'est pas même nécessaire, en aucune manière, que l'homme se prépare et se dispose par le mouvement de sa volonté , qu'il soit anathème. c 9.
Si quelqu'un dit que les hommes sont justes , sans la justice de Jesus- Christ, par laquelle il nous a mérité d'être justifiés, ou que c'est parcette justice même de Jesus-Christ qu'ils sont formellement justes , qu'il soit anathème. c. 10.
Si quelqu'un dit que les hommes sont justifiés , ou par la seule imputation de la justice de Jésus-Christ, ou par la seule rémission des péchés, en excluant la grâce et la charité qui est répandue dans leurs cœurs par le Saint-Esprit , et qui leur est inhérente , ou bien que la grâce par
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laquelle nous sommes justifiés, n'est autre chose que la faveur de Dieu, qu'il soit anathème. f. 11.
Si quelqu'un dit que la foi justifiante n'est autre chose que la confiance eii la divine miséricorde , qui remet les péchés à cause de Jésus- Christ , ou que c'est par cette seule confiance que nous sonmies justifiés, qu'il soit anathème. c. 12.
Si quelqu'un dit qu'il est nécessaire à tout homme , pour obtenir la remission de ses pèches , de croire certainement, et sans hésittr,sur (ou à cause de) ses propres foiblesses et son indisposition , que ses péchés lui sont remis, qu'il soit anathème.
Si quelqu'un dit qu'un homme est absous de ses péchés et justifié de ce qu'il ( ou aussitôt qu'il ) croit avec certitude être absous et justifié, ou que personne n'est véritablement justifié , que celui qui se croit être justifié, et que c'est parcette seule foi que l'absolution et la justification s'accomplissent, qu'il soit anathème. c. i/f..
Si quelqu'un dit qu'un homme né de nouveau (par le baptême) et justifié , est obligé , selon la foi , de croire qu'il est certainement du nombre des prédestinés, qu'il soit anathème. r. i5.
Si quelqu'un dit que la grâce de la justification n'est que pour ceux qui sont prédestinés à la vie, et que tous les autres qui sont appelés, sont à la vérité appelés, mais qu'ils ne reçoivent point la grâce , comme étant prédestinés au mal parla puissance de Dieu , qu'il soit anathème.
Si quelqu'un dit que Jésus-Christ a été donné de Dieu aux hommes en qualité seulement de Rédempteur, dans lequel ils doivent mettre leur confiance , et non pas aussi comme législateur, auquel ils doivent obéir, qu'il soit anathème. c. 21.
Si quelqu'un dit qu'un homme justifie peut persévérer dans la justice qu'il a reçue sans unsecouis