‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 205 sur 257 · MES · texte numérisé non relu

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en facede l'Eglise. C. de Trente. Ses,. 24 du Sacr.de Mar., ci.

Si quelques-uns s'avisent de vouloir être mariés sans la présence de leur propre curé, ou d'un prêtre commis de sa part, ou de celle de l'ordinaire, ou sans avoir eu outre àc\\\ ou trois témoins, le saint concile leur signifie qu'il.; n'avanceront ricnpar-là, etildeclarc des à préscntnulsetinvalides lesmariages contractes de cette sorte. Le saint concile exhorte aussi les futurs époux à ne point loger dans la même maison avant que d'avoir reçu la bénédiction nuptiale. Ibid.

Si un curé, après avoir interrogé ceuxqui sont venus se présenter à lui pour le mariage, voit qu'ils ignorent 1rs premiers principes de la doctrine chrétienne . qu'il attende, pour les marier , qu'ils aient appris ce qu'ils en doivent absolument savoir. 5« C.

de Milan, an iSjÇ) , part. 3. c. iG.

MEDECINS. Il est ordonné aux médecins d'exhorter les malades , qui sont en danger, à confesser leurs péchés avant que de leur donner !es remèdes corporels , et de refuser leur secours s'ils ne se rendent pas à leur avis. Concile de Paris, an 142g,

Défense aux médecins de rennro trois visites de suite aux malades qui ne se seront pas confessés. C. de Torfosc, an l429-

Lorsque les médecins seront appelés auprès des malades, ils doivent avant tout les avertir de se pourvoir de médecins spirituels, afm que, les malades ayant pris les précautions nécessaires pour le salut de leur âme, les ren\edes, pour la guérison de leur corps , leur deviennent plus profitables, i^' C.de Lafran,an I2i5.

MESSE. Qu'on soit à jeun pour célébrer les saints mystères C. de Curlhaf^e , nn3QJ,c. 2g.

Si le célébrant tombe malade en célébrant les saints myclcres , un autre

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évêqne ou un prCtre pourra continuer et suppléer à son défaut , à la charge toulefoisque personne ne célébrera la messe qu'à jeun , et ne la quittera jamais après Tavoir commencée "J^ C. de Tolède, an G^G, c. 2. Défense d'entendre la messe d'un prêtre que Ton sait certainement avoir une concubine. 6'. de Rome, an loSg, r. 3

Ceux qui vivront dans le concubinage ne pourront célébrer la messe, ou servir à Tautel pour les fonctions inférieures; autrement il est defen- «lu au peuple d'assister à leurs offices. Jl/id.

Pour éviter les abus, et de peur jue les prêtres ne se portent a celehrerla messe dansla vue principale de la rctribu tion , défense ([uel'on fasse aucun parte et aucune convention •lu prixqu'on donnera pour la messe, voulant que les prêtresse contentent de recevoir ce qu'on leurpresentcra volontairement. 6'. d'I'orck.an iio^..

Les evêques défendront absolument toute sorte de conditions et de pactes , c'est-à-dire quelque récompense etsalairequecesoit ,j;our raisotîde lacelebraliondu saint sacrifice.

Les prêtres nesecbargerontpoint de tant de messes, qu'ils soient obliges de .s'en décharger sur d'autres pour de l'argent, ou de dire des messes sèches pour les morts. (Les rétributions eloient sans doute déjà établies). 6. de l'aris , an 1212 , c. 11.

Que les prêtres se gardent bien d'exiger aucun argent ou autre chose temporelle poiir la célébration du saint sacrifice , mais qu'ils reçoivent avec reconnoisance ce que ceux qui font dire la messe leur offriront charitablement,, sans avoir fait pour cela aucun pacte ni convention. C.

de Tolède ; an iSa^. , c. 6.

Pendant la grand' messe, on n'en dira point de basses dans la même église , pour éviter le mouvement et !e bruit de ceux qui vont les entendre- C. de Boulogne, an Siy, c. 12

Les basses messes finiront avant

l'cvangile de la messe solennelle , ei ne commenceront qu'après la communion , afin que le p'-uple ne soit pas distraitde l'attention qu'il doit à la graiid'nu'sse; et on ne dira point non jilus de jnesses pendant la prédication. C. proiincial de Cologne , an

Défense de chanter aucun mottct à la messe après l'élévation, parce que c'est alors un temps où ( hacun doit être prosterné enterre et l'esprit élevé vers le ciel , pour rendre grâce à Jésus-Christ d'avoir bien voulu répandre son sang pour nous laver de nos péchés. C. de Cologne, an l53G, ///. des clercs ma/.

Pour r'etablir l'honneur et le culte qui est dû au saint sacrifice de la messe, mystère terrible dans leqnel Jésus- Christ , cette hostie vivifiante, par laquelle nous avons été reconciliés à Dieu le Père , est tous les iours immolé sur l'autel par les prêtres , les evêciues auront soin et seront tenus de défendre et abolir tout ce qui s'est introduit, ou par l'avarice, qui est une espèce d'idolâtrie , ou parl'irréverence, qui est presque inséparable de l'impiété , fjiuc ab imptelale rix sr/unc/a esse polcst , ou par la superstition qui est une fausse imitatrice delà véritable pieté : ainsi ils defendrontabsolument toute sorte de conditions et de pactes pour quelques recompenses et salaires que ce soit. Ils défendront, chacun dans leur diocèse de laisser dire la messe à aucun prêtre vagabond et inconnu ou notoirement prévenu de crime, ni d'être présent aux saints mystères. îd. 22.' Sess. de nform.

Que les évêqucs soiesit attentifs à ce que les prêtres ne disent la messe qu'à des heures permises; qu'ils n'y pratiquent d'autres rits, d'autres cérémonies, et n'y récitent d'antres prières que celles qui sont approuvées comme bonnes et excellentes par tuute l'Eglise, et qui soi\t ea usage dans toute son étendue. Id.

Sess- 22, de'c. sur la meise.

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