‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 223 sur 257 · L.d Orange , an 52q, can. i · texte numérisé non relu

L.d Orange , an 52q, can. i

Si quelqu'un ne reconnoît pas ea'Adam , le premier hoiume , ayant transj^ressc le commandemeitt de î>!eu dans le paradis, est déchu de l'ctjt de sainlele et dp iustice dans

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lequel il avoit elé établi, et par ce péclié de désobéissance et cette prévarication a encouru la colère de i)ieu , et , en conséqueiu-,e , la mort dont Dieu l'avoit auparavant menacé, et avec la mort, la cafilivité sous la puissance du diable , qui dcjiuis a eu 1 empire de la mort, et que, par celte ofïénse et celte prévarication , Adam , selon le corps et selon ràme,ae(é changé en un pire état , qu'il soit anatheme. C. de I/enle^S'^ sess. du péché onç;inel.

Si quelqu'un soutient que la prévarication d'Adam n'a ete preind»ciable qu'a lui seul et non pas à sa postérité , et que ce n'a été que pour lui , et non pas aussi pour nous , qu'il a perdu la justice et la sainteté qu'il avoit reçue et dont il est déchu ou (ju'etant souille personnellement par le péché de désobéissance, il n'a conmiuniqué et transmis à tout le genre humain, que la mort et les peines du corps , et non pas le péché qni est la mort de l'âme, qu'il soit aiiatheme : puisque c'est contredire l'Apôtre qui dit que le péché est entré dans le monde par un seul honuiie , et qu'ainsi la mort est passée dans tous les hommes, tous ayantpcchedansunseul. Rom. i 12.

Si quelqu'un soutient que le péché d'Adam, qui est un dans sa source , étant transmis à tous par la i;enération et non par imitation , et devient propre à un chacun, peut être eflacé par les forces de la nature humaine, ou pat autre remède que parles mérites de .lésus- Ciuist qui nous a réconcilies par son sani^, s'etant fait notre justice, notre sanctification et notre ré- <l(!nption; ou quiconque nie que le même mérite de Jcsus-Christ soit appliqué tant aux adultes qu'aux enfants par le sacrement de baptême confère selon la forme et l'usage de l'I'ljiilise, qu'il soit analheme; parce qu'il n'y a point d'autre nom sous le ciel qui ait été donne aux hommes par lequel nous df/vions être sauvés :

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ç« qui a douiié iîeu à celte parole :

i''oità l'agneau de Dieu : voila celui qui Ole les péchés du monde. Vous tous qui. «trc été baptisés, vous ai'ez été rnétu^ de Jésus-Christ. Act- 4- Jean I , g. Gai.

Si quelqu'un nie que les enfants nouvellement sortis du soin de leur mère, même ceux qui sont nés de parents baptises , aient besoin d'être aussi baptises; et si quclqu'en, rcconnoissant que véritablement ils sont baptisés pour la ^enlis.^ion des peclies, soutient pourtant qu'ils ne tirent rien du pecheori^inel d'Adam qui ail besoin d'être expie par l'eau de la rei^eneralion pour obtenir la vie éternelle, d'où il s'eusuivroit que la forme du baptême, pour la remission des pecbes, seroit fausse et non véritable, qu'il soil anathème:car laparole de l'Apotre, qui dit que le pèche est entre dans le monde par un seul homme et la niori par le pèche , et qu'ainsi la mort est passée dans tous les hommes, tous ayant péché dans un seul, ne peut être entendue d'une autre manière que l'a ton jours entend urKf;lise catholique répandue partout. C'est pour cela , et conformément à cette réftle de foi , selon la tradition des apôtres , que même les enfants , qui n'oi\t pu encore commettre aucun jjéché personnel , sont pourtant véritablement baptises pour la remission «les péchés , afin que ce qu'ils ont contracté par la i^énération soit lavé en eux par la remission ; car quiconque ne renaît de l'eau et du Saint-Esprit, ne peut entrer au royaume de Dieu .

Joan. 1,3.

Si quelqu'un nie que , parla grâce de Jesus-Christ qui est conférée dans le baptême, l'oirense du pèche orij^inel soit remise, ou soutient que tout ce qu'il y a proprement et véritablement de pèche n'est pas ô!é, mais qu'il est seulement comme rasé, ou qu'il n'est pas imputé, qu'il soit anathème : car Dieu ne \::\\i rion dans ceux <\n\ sont résé-

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