PEL
nérés. 11 n'y a point de ccnd.-innstion pour ceux qui sont vérits!)lement ensevelis dans la mort avec Jesus-Christ par le baptême, qui ne marchent point selon la chair, mais qui , dépouillant le vieil luminie et se revêtant du nouveau qui er.t créé selon Dieu, sont devenus innocents , purs, sans péché, a2;réables à Dieu et cohéritiers de Jesus-Christ , en sorte qu'il ne leur reste rien du tout qui leur fasse obstacle pour entrer dans le ciel. Le saint concile confesse neamnoins et reconnoît que la concupiscence ou l'inclination au pèche reste pourtant dans les persoiuies baptisées; car elle a été laissée pour le combat et l'exercice , ( t elle ne jieut nuire à ceux qui ne donnent pas leur consentement, mais qui résistent avec courage par la grâce de Jesus-Christ. Au contraire, la couronne est préparée à ceuxqni auront bien combattu. Le saint cf.-ncile déclare aussi que cette concupiscence que l'Apotre appelle tjuelquefbis péché, n'a jamais été prise r.i entendue par l'Eglise catholique comme un vérit able péché qui reste, à proprement parler, <lans les personnes baptisées, mais elle n'a ete appelée du nom de péché que parce qu'elle est \n\ eiïet du pèche , et qu'elle porte au pèche.
L'intention du concile n'est point de comprendre , dans ce décret , qui regarde le péché originel , la bienheureuse et immaculée vierge Marie IMcre de Dieu. C- de Trente. Ibid.
PEINTURES DÉSHONNÈTE.S.
Défense, sous peine d'excommmiî-cation, de faire des peintures déshomiêtes. C. in. Trullo an. ttqa,
^ PÈLERINAGES, llyabeaucoup
d'a'ijus dans les pèlerinages qui se font à Rome, à Tours et ailleurs Des prêtres et des clercs prétendent par-l.à se purifier de leurs péchés , eî devoir être rétablis dans leurs fonctions. Des laïques s'imaginent acquérir î'iîirunité pour leurs pèches
PEN
passés ou à venir. î*^ous louons la dévotion de ceux qui , pour accomplir la pénitence que le prctre leur a conseil ce, font ces pèlerinages, en les accompagnant de prières, d'aumônes et decorreclionsde leurs mœurs. C. de Chùlons-sur-Saône , an. 8i3.
PEiNlTENCE. Le prêtre donnera la pénitence à ceux qui la demandent, mais on recevra plus tard les pénitents les plus nei^ligents. C- dfi Cariha^t' .. un 3(^8., can. 74.
Si un malade demande la pénitence , et qu'avant que le prêtre soit venu , il perde la parole ou la raison, il recevra la pénitence sur le témoignage de ceux qui loni ouï. Si on le croit prêt à mourir, qu on le reconcilie par liniposilion des mains, et qu'on lasse coider dans sa bouche l'eucharistie. S'il siirvit , il sera soumis aux lois de la pénitence, tout que le prêtre iu£,era à propos. En général les pénitents, pour avoir re(;u le viatique , ne sont point quittes de leur pénitence, jusqu'à ce qu'ils aient re(;u l'imposilion des mains- Ceux qui, ayant ol. serve exactement les lois de la pénitence, meurent en voyage ou autrement, sans secours, ne laisseront pas de recevoir la sépulture ecclésiastique et de participer aux prières et aux oblations. /</. c. 76 , 77 , 78, 79.
On ne peut donner la pénitence
f)ublique aux gens maries que de eur consentement, c'est-à-dire à l'un des deux, du conientemcrt de l'autre, parce que l'ctat de pénitence engageoit à la continence.
W.'^C. d'Arles.
Même canon du troisième concile d'Oileans. An. 358.
Ceux qui demandent la pénitence doivent recevoir de re\êque l'imposition des mains et le cilice sur la tête, comme il est établi partout :
s'ils ne veulent pas couper leurs cheveux ou changer d'habit , ils seront rejetés. Cd A^dc,an 5o6 , c. i5.
On ne confiera pns aisément In
PKN
pénitence aux jeunes gens , à can.'^e de la foiblesse de lâge, mais à la mort on ne refusera pas le viatique, c'est-à-dire l'absolution. Jd.
On doit imposer la pénitence selon l'Ecriture et la coutume de l'Eglise, et bannir absolument les livres dont les erreurs sont certaines et les auteurs incertains, et qui flattent les pécheurs, en imposant pour de grands péchés, des pénitences légères et inusitées. C.dcChâlons-sur-Saône., an. 8l3, c. yS.
Al'egard des pénitences qu'il convient d'imposer à un pécheur qui a confessé ses fautes, il faut s'en tenir ou aux règles des anciens c.inon?, ou à l'autorité des saintes écritures, ou à la coutume présente de l'Eglise, et rejeter avec horreur ces pernicieux libelles, qui , n'imposant que des satisfactions légères, mettent, selon l'expression du prophète, des coussins sous les coudes et des oreillers sous la tête, pour séduire les âmes par cette douceur apparente.