de Chalcnfi ,an. 8l3 , eau
Plusieurs prêtres, soit par négligence , soit par ignorance , imposent aux pécheurs des pénitences autres que les canons ne prescrivent, se servant de certains petits livres qu'ils nomment pcnitentiels. C'est pourquoi nous avons tous ordonné que chaque evêque dans son diocèse recherche très-soigneusement ces livres erronés pour les mettre au feu afin que les prêtres ignorants ne s'en servent plus pour tromper les hommes. ^ l.^ C. de Paris, an. 829 ,
Les prêtres seront exactement instruits par leurs évêqxies . de la discrétion avec laquelle ils doivent ïiiterrcger ceux qui se confessent, comme de la mesure de pénitence qu'ils doivent leur imposer , car jusqu'ici, par leur faute, plusieurs crimes sont demeurés impunis, au grand péril des âmes. Jl'id.
On abandonne à la discrétion du confesseur de régler la pénitence.
CVsl pourquoi lorsqu'il s'aj^it d'en imposer quehiii'iinc, il doit, selon la nature du pethe , examiner l'origine et les motifs des fautes qu'on lui déclare; se bien assurer des dispositions et du repentir des pénitents, avoir égard aux temps, à la qualité des personnes, aux diflerences des lieux et des âges, afin que , s'elant mis au fait par toutes les considérations de la nature des pèches dont on lui fait l'aveu , il n'ait plus qu'à consulter les règles de l'Eglise pour y appliquer nne satisfaction proportionnée. Conc. de ff^orms, an. h(i8, rnn. 25.
Les pénitences , qui ne sont pas conformes à l'autorité des Pères, comme de ceux qui ne renoncent pas à une profession qu'ils ne p-euvent exercer sans {x-clie ; qui ne restituent pas le bien dautnii , ou gardent !a haine dans leur cœur, sont déclarées fausses. Cunc. de Home, an 1078, c. 5.
Comme rien ne cause tant de désordres dans l'Eglise que les fausses pénitences, nous avertissons nos vénérables frères les eveques et les prêtres , de ne pas laisser dans l'illusion les laïques qui se fondent stir des pénitences mal faites, qui ne manqueroient pas de les conduire a la damnation. Or les preuves d'une pénitence fausse et illusoire seroient de satisfaire pour un seul pèche sans s'embarrasser des autres; de se détacher de l'un sans cesser d'être attaché à l'autre ; de ne pas rompre un engagement dans lequel on ne pourroit demeurer sans péché ; d'avoir la haine dans le cœur; de ne pas satisfaire à celui qu'on a offense ; ou de ne pas pardonner à celui de qui on a ete otfense; ou enfin de s'armer pour l'injustice. 11. <= Conc. de Latrun ge'n. , an iiSg, c 22.
Que le prêtre n'impose pointpour pénitence l'obligation de faire dire des messes, et qu'il se contente, pour rétribution, de ce qui lui sera oflert à la messe , sans faire aucune con-
PEN
vention. Concile d'Yorch, an Iiq5, c. 2.
PÉISITENCE PUBLIQUE. Quand quelqu'un aura commis quelque crime en public et à la vue de plusieurs personnes, de manière qu'il n'}' ait point de doute que les autres n'en aient ete oflensesetscandalises :
il faudra lui enjoindre publiquement une peniience proportionnée à sa faute , afin que ceux qui ont ete excites au desordre par son exemple soient rappelés à la vie réglée par le témoignage de son amendement.
L'evêque pourra néanmoins , quand il le jugera expédient, changer cette manière de pénitence publique en une secrète. Conc. de Trente, 24' sess. c. b.
Ceux qui sont en pénitence publique ne peuvent ni porter les armes , ni juger des causes , ni exercer aucune fonction publique, ni se trouver dans les assemblées, ni faire des visites : quant à leurs aflaires domestiques, ils peuvent en prendre soin , si ce n'est, comme il arrive souvent , qu'ils ne soient touches de l'énormite de leurs crimes, jusqu'à ne pouvoir s'y appliquer. Les pénitents ne j)euventse marier pendant le cours ne la pénitence. Conc.de Pane, un 85o, f . 7 cl 8. F. confession et confesseur.
PÉMITENCE pour l'adultère.