‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 226 sur 257 · V.Adulure · texte numérisé non relu

V.Adulure

De Ihomicide. V .Homicide.

Des clercs, l . Clercs.

Canons de doctrine, sur le sacrement de])i'ititrnce.

Si queltju'un ditquelapénitence, dans l'Eglise catholique, n'est pas véritablement et proprement un sacrement institue par ]Sotre-Seigneur Jesu.s-Christ pour réconcilier à Dieu les fidèles , toutes les fois qu'ils tondjent en péché depuis le baptême, qu'il soit anathème. Conc.

de Trente, ll^..^ sess. c. i.

Si quelqu'un , confondant les sacrements , dit que c'est le baptême même qui est le sacrement de peni-

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tence; comme si ces deux sacrenîciits n'etoient pas distingues , et qu'ainsi c'est mal à propos qu'un aiipelle la pénitence la seconde table après le iiau trafic, qvi'jl soit anallieuie. Con. 2. Si quelqu'un dit que ces paroles de ISotre- Seigneur et Sauveur :

Recevez le Sainl-Espril : les péchés seront remis à ceux à qui touj les remettrez^ et seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez, ne doivent pas être entendues de la puissance de remettre et de retenir les pèches dans le sacrement de pénitence, con\me 1 Ki;lise catholique les a toujours entendues des le commencement ; mais (jue , contre l'institution de ce sacrement, il détourne le sens de ces paroles pour les appli(|uer au pouvoir de prêcher l'Evant^ile, qu'il soit anathemc. C. 3.

Si quelqu'un nie que, pour Tentîère et parfaite remission des pèches, trois actes soient requis dans la pénitence, qui sont comme la matière du sacrement de pénitence , savoir : la contrition , la confession et la satisfaction, qu'on appelle les trois parties de la pénitence ; ou soutient que la pénitence n'a que deux parties, savoir : les terreurs d'une conscience agitée à la vue de son péché qu'elle reconnoît, la foi ron(;ue par rEvani;i!e ou par l'absolution, par laquelle on croit que ses pèches sont remis par Jésus-Christ, qu'il soit anathéme. C. 4■• Siquelqu'undit quelacontritionà laquelle on parvient par ladiscussion, la revue et la detestation de ses péchés, quand, repassant en son esprit les années de sa vie dans l'amertume de son cœur, on vient à peser la ^çrièveté , la multitude et la difTorinité de ses pèches , et avec cela le hasard où l'on aetéde perdre lebonheur éternel , et d'encourir la damnation éternelle , avec résolution de mener une meilleure vie : qu'une telle contrition donc n'est pas une douleur véritable et utile, et ne prépare pas à la grâce, mais qu'elle rend i' homme hypocrite et plus grand

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pécheur ; enfin que c'est une douleur forcée, et non pas libre ni volontaire, qu'ilsoit anathéme. C. 5.

Si quelqu'un nie que la confession sacramentelle, ou ait ete instituée, ou soit nécessaire au salut de droit divin, ou dit que la manière de se confesser secrètement au prêtre seul que l'Eglise calhoiiqueobserve, et a toujours observée des le commencement, n'est pas conforme à l'institution et au précepte de. Jesus- Chri.st, mais que c'est une invention humaine, qu'il soit anathéme.

Si quelqu'un dit que , dans le sacrement de pénitence, il n'est pas neces-saire de droit divin pour la remission de ses pèches, de confesser , tous et un chacun , les pèches mortels dont on peut se souvenir, après y avoir auparavant bien et soigneusement pensé , même les pèches secrets qui sont contre les deux derniers préceptes du decalogue, et les circonstances qui changent l'espèce du pèche , mais qu'une telle confession est seulement utile pour l'instruction et pour la consolation du pénitent; et qu'autrefois elle n'etoit en usage que pour imposer une satisfaction canonique : ou si quelqu'un avance que ceux qui s'attachent à confesser tous leurs pèches, semblent ne vouloir rien laisser à la miséricorde de Dieu à pardonner, ou enfin qu'il n'est pas permis de confesser les pèches véniels, qu'il soit anathéme. C. 7.

Si quelqu'un dit que la confession de tous ses pèches, telle que l'observe l'iiglise, est impossible, et n'est qu'une tradition lumiaine que les gens de bien doivent tâcher d'abolir, ou bien que tous et chacun des fidèles chrétiens , de l'un et de l'autre sexe , n'y sont pas obliges une fois conformément à la constitution du grand concile de Latran,etquepour cela il faut dissuader les fidèles de se confesser dans le temps du carême , qu'il soit anathéme. 6'. 8.

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Si quelqu'un silt que rabsolutioii saciaiiiciiU'lIc'du prêtre n'est pas un scie iiidiciaire , mais tin simple ministère, qui ne va qu'a prononcer et déclarer à celui qui se confesse que ses pèches lui sont remis, pourvu seulement qu'il croie qu'il est absous, encore que le prêtre ne l'absolve pas sérieusement, mais par manière de jeu ; ou dit que la confession du peniicnt n'est pas requise, afin que le prêtre le puisse absoudre, qu'il soit anathème. 6. g.

Si quelqu'un dit que les prêtres , qui sont en y eche mortel, cessent d'avoir la puissance de lier et de délier, ou que les prêtres ne sont pas les seids mimslrcs de l'absolution, mais que c'a ete à tous et à chacun des fidèles chrétiens que ces paroles ont ete adressées : loul ce que ruu.s aurez /lé .sur l'a terre sera aussi lié dans le ciel, cl tout ce que vous aurez délié sur la lerre sera aussi délié dans le ciel. El celles-ci : Les péchés seront remis à ceu.r à qui TOUS les rcnieltrez, et seront retenus h ceux à qui tous les retiendrez ; de sorte qu'en verlu de ces paroles chacun

f misse absoudre des péchés ; des puilics, par la reprehension seulement, si celui qui est repris y défère; et des secrets, parla confession volontaire,, qu'il soitanalhème. C. lo.

Si quelqu'un dit que les évêques n'ont pas droit de se reserver des cas, sice n'est quant à la police extérieure , et qu'ainsi cette réserve n'empêche pas qu'un prêtre n'absolve véritablement descas réservés, qu'il soit anathème. 6". ii.

Si quelqu'un dit que Dieu remet toujours toute la peine avec la coulpe, et que la satisfaction des pénitents n'est autre chose que ta foi, par laquelle ils conçoivent que Jesus-Christ asaii>faitpournous,qu'i!

soit anathème. C. 12.

Si quelqu'un dit qu'on ne satisfait nullement à Dieu pour ses pèches, quant à la peine temporelle, en \erlu {'es mérites de Jésus-Christ, parles châtiments que Dieu même

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envoie et qu'on supporte patiemment, ou parceux que le prêtre enjoint, ni même par ceux qu'on s'impose à soi-même volontairement , comme sont les jeûnes , les prières , les aumônes, ni par aucunes autres (ouvres de pieté, mais que la veriîable et bonne pénitence est seulement la nouvelle vie , qu'il soit anathème. C. i3.

Si quelqu'un dit que les satisfactions par lesquelles les pénitents rachètent leurs pèches par Jesus- Christ, ne font pas partie du cuite de Dieu , mais ne sont que des traditions hunsaines qui obscurcissent la doctrine de la ^ràce , le vrai culte de Dieu , et même le bienfait de la mort de Jésus-Christ, qu'il soit anathème. C. i4-

Si quelqu'un dit que les clefs n'ont ete donneesà l'F.ç^lise que pour tîelier et non pas aussi pour lier, et que pour cela les prêtres af^issent contre la fin pour laquelle ils ont re(^u les clefs et contre l'institution de Jésus-Christ, lorsqu'ils imposent des peines à ceux qui se confessent, et que ce n'est qu'une fiction de dire qu'après que la peine éternelle a ete remise en vertu des clefs, la peine temporelle reste encore le plus souvent à expier, qu'il soit anathème.

PÉNITEjSCIER. L'èvêque établira un pénitencier, en unissant à cette fonction la première prébende qui viendra à vaquer, et choisira, pour cette place, quelque docteur ou licencie en théologie , de l'àse t'e quarante ans, ou telle autre personne qu'il trouvera propre a cet emploi , et pendant que ledit pénitencier sera occupé à entendre les confessions dans l'et^lise , il sera censé présent à l'office dans le chœur. 6'. de Trente^ il^..^ sess. Décr. de réf. c. 8. / ^. Théologal.

PÉNITENTS. Les pécheurs pénitents, qui ont persévère dans la prière et dans les exercices de la pénitence et montré uncpa; faite cca-

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version, doivent être admis à la communion , en vue de la miséricorde de Dieu, après leur avoirdonné un temps^ pour faire pénitence , proportionné à leur chute. C. de Laodicée^ an. 3Gj , c. 2.

En général , si le pécheur travaille avec grande ferveur à accomplir sa pénitence, on peut lui en abréger le temps : au contraire, s'il a grande peine à se détacher de ses mauvaises habitudes ,1e temps seul ne lui servira de rien ; car il n'est donné que pour éprouver les dignes fruits de pénitence. Can. dtS. Basile. Ep. canon.

Ceux qui, après avoir fait pénitence , c'est-à-dire avant le dernier degré , et l'absolution reçue, retombent dans le péché , soit en portant les armes, soit en exerçant des charges , soit en fréquentant des spectacles , ou contractant de nouveaux mariages, ceux-là n'ayant plus le remède de la pénitence, ne participeront plus qu'aux prières des fidèles, et recevront seulement le viatique à la mort, en cas qu'ils se soient corrigés. 5.^ décr. de saint Siricc , an. 384- ( C'est que la milice et le mariage , ou l'usage même du mariage, lorsqu'il étoit de)a contracté, étoient défendus aux pénitents publics. /'7.)

Les pénitents, qui abandonnent leur état ponrretourneraux actions du siècle, seront excommunies. I" C. d'Orléans, an 5ll , c. il.

Nousavonsappris qu'en quelques églises les pécheurs font pénitence , non selon les canons , mais d'une manière très- honteuse : en sorte qu'ils demandent aux prêtres de les réconcilier toutes les fois qu'il leur plaît de pécher. Pour réprimer une entreprise si exécrable, le concile ordonne que celui qui se repent de son péché , soit premièrement suspendu de la communion, et vienne souvent recevoir l'imposition des mains avec les autres pénitents.

Après avoir accompli le temps de la satisfaction , il sera rétabli à la communion suivant que l'evêque jugera

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à propos : mais ceux qui retombent dans leurs péchés, pendant le temps de la pénitence , ou après la réconciliation , seront condamnes suivant la sévérité des anciens canons, (C'est-à dire qu'ils ne seront plus réconcilies à la pénitence ). 3* C. de Tolède , an 58g, c. ii. /'. Mourants.

Plusieurs , dans la pénitence, ne cherchent pas tant la rémission de leurs pèches que raccomplissement du temps : et si on leur mterdit le vin et la chair, ils cherchent d'autres viandes et d'autres boissons plus délicieuses. Le vrai pénitent se prive absolument des plaisirs du corps.

Quelques-uns pèchent aussi de propos délibéré dans l'espérance d'effacer leurs péchés par des aumônes. C. de Chiilons-sur-Saône , an 8i3, r. 36.

Le pénitent, pendant le cours de sa pénitence, demeurera dans le lieu où il l'a reçue, afin que son propre prêtre puisse rendre témoignage de sa conduite; et le prêtre ne pourra lui partager sa pénitence , ni le faire rentrer dans l'église sans ordre de l'evêque; et parce que plusieurs, charges de grands crimes, refusolent de recevoir la pénitence de leurs pasteurs et s'en alloient à Rome, croyant que le pape leurremettroif tous leurs pèches , le concile déclare qu'une telle absolution ne leur servira de rien, mais qu'ils doivent premièrement accomplir la pénitence qui leur sera imposée par leurs pasteurs ; après quoi , s'ils veulent aller à Rome , ils prendront des lettres de leur évêque au pape. C.de Selinj^stad près de Mnycnce , an 1022 , c. IJel ib.

La peine temporelle reste à payer au pécheur pénitent, même justifié.

Z'^. Justiftralion el Purf^aloire.

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