‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 227 sur 257 · PER · texte numérisé non relu

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pension n'excède pas le tiers dil revenu ; en sorte qu'il reste au titulaire de quoi s'entretenir honnêtement. Suivant la doctrine des canons, les pensions ne doivent «^tre données qu'à titre d'aumône : ainsi les pensions sontdéclarees nulles, au cas que ceux en faveur desquels elles auront été créées, se trouvent ensuite pourvus de quelque bénéfice ou pension ecclésiastique , de quelque qualité qu'ils soient , qui les puisse nourrir et entretenir ; l'usaj^e contraire étant directement opposé à lesprit des canons des conciles , ainsi qu'il est dit dans la déclaration du mois de juin iftyi, confirmée par une autre déclaration du g décembre i(>73.

PÈRES DE l'église. Si nous voulons nouseloij;ner de toute sorte d'erreur , marcher toujours dans la voie divine de la vérité et de la justice, il faut que nous suivions sans cesse les décrets des saints Pères , que nous les rei;ardions comme des flambeaux qui nous éclairent incessanmient, et dont la lumière ne sauroit être éteinte. lï .' (J. dt Cou^iantinoplc , 8.' ^e'n. ad. lo, ran. lo.

PÈRKS KT MÈKES. Il est défendu aux pères et mères d'abandonner leurs enfants sous prétexte de vie ascétique ou rclij^ieuse, sans prendre soin de leur nourriture ou de leur conversion à la foi. Les enfants qui , sous le même prétexte de pieté , quittent leurs p.irents sans leurrendre l'honneur qu'ils doivent, sont compris dans cette défense. C de Ganj^res, ^.^sirc. c. l5, iG.

Les mères ne doivent pas se dispenser de nourrir elles-mêmes leurs enfants. Saint. Grég.pope enscsn'p.

à yitt^ an («o I .

PERSÉVÉRANCE. Si quelqu'un soutient qu'il est certain , d'une certitude absolue et infaillible, s'il ne l'a appris par une révélation

f»articuliere, qu'il aura certainement e i^rand don de la persévérance jusqu'à la fui, qu'il soit anatlième. C.

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de Tnnlc , dur, de la justifcaliun , c. i6.

PLURALITE DES bknéficfs ( la ) est défendue par les conciles.

Nous défendons d'inscrire ou d'établir dans plusieurs éj;lises y p. rce que , disent les Pères du concile de iSicee , ou fait en cela une sorte de commerce de biens ecclésiastiques, on recherche ses propres commodités d'une manière honteuse , et cela est entièrement contraire à la coutume de l'Eglise. //.« C. de ISicee, acl. 8 , can. l5.

Quiconque ayant un bénéfice à char{i;e d'àmes , en recevra un autre de même nature, sera, de plein droit, privé du premier, et, s'il s'efforce de le retenir, il sera prive de lun et de l'autre. Le collateur conférera librement le premier bénéfice , et s'il dirtere trois mois, la collation sera dévolue au supérieur. Le saint sie2;e toutefois pourra dispenser de cette rèftie les personnes distinj^uées tant par leurrangquepar leurscience. Il .* C. de Lalran ,aa 12 l5, f. 3i Défense de tenir ensemble plusieurs bénéfices à charge d'àmes, sous prétexte de tenir une église en titre et l'autre en commende, ce qui est s'attacher aux paroles de la loi et non pas au sens : appliquant à la cupidité ce qui a été introduit pour la nécessité ou l'utilité des églises vacantes. C. de Londres., an l2G8,c.3l.

A l'avenir, ilneseraconferé qu'un seul bénéfice ecclésiastique .i une même personne ; et si pourtant ce bénéfice n'est pas suffisant pour l'entretien honnête de celui à qui il est conféré , il sera permis de lui conférer un autre bénéfice simple suffisant, pourvu que l'un et l'autre ne requièrent pas résidence personnelle : ce qui aura lieu pour toute sorte de bénéfices. C. de Trente , a^f-ess. c. 17.

Néanmoins en France , oi> peut posséder pendant un an deux bénéfices incompatibles, parce qu'on n'est pas censé être paisible possesseur du

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