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toujonrs au vingt-huitième canon de Calcédoine. Mais, maigre son opposition et celle de ses successeurs, ce canon subsista et fut exécute , parce que les empereurs l'appuyoicnt.
11 e5t vrai de dire que ce canon ne causa pas beaucoup de troubles dans rOrient, mais il est constant aae le schisme, qui a depuis divisé 1 Orient d'avec l'Occident , est le fruit, autant de cette grandeur donnée à l'église de Constantinople , que l'on égaîoit à celle de P\ome , à la seule réserve du rang, que du faux principe que l'on sembloit poser, que Rome n'avoit ce que les Pères lui avoient donné , que comme la première ville de l'empire. 7/7/.
CALCUTen Northumbre, ( C de) Calculensc , l'an 787. Le roi de Northumbre, Elfuolde, s'y trouva avec les évêqucs et les seigneurs.
On y dressa vingt canons , dont le premier recommande la foidelSicée et des six conciles généraux. On ne parla pointdu septième, parce qu'on n'en avoit point encore connoissance. On y ordonna de ne baptiser qu'à Pâques, hors le cas d'une grande nécessité. On défendit d'offrir le saint sacrifice dans des calices et des patènes de corne. Tom. J I.
CALNE en Angleterre , ( C. de) Calnœ, l'an 979, au suiet d'un différend entre les clercs et les moines.
CAMBRAY (C. de ) Cawtracense, l'an i565 , en aoiit , par Maximilien de Bergues , archevêque de Cambray , assisté des évoques de Tournay , d'Arras , de Saint-Omer et de îlamur. On y fit vingt-un titres ou articles divisés en plusieurs chapitres, qui traitent,entr'autres choses, du soin des écoles et des maîtres qui doivent enseigner la jeunesse; de l'établissement d'un séminaire; de la prédication; de l'office divin; de l'examen des evêques et des curés ; de la -vie réglée des clercs ; de la résidence des evêques et des pasteurs ;
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de leurs obligations; de la visite que les preuu'ers soiit obligés de (aire dans leurs diocèses. Ce concile finit par une confirmation et acceptation des décrets du concile de tient e et qui fut signée de tous les assitants. LaM>. Coll. C. T XV. p. il^-j.
CAîsTORliKRI ( C. de) Canluaricnse , l'an 6o5, tenu pour confirmer la fondalion de l'abbaye de saint Pierre et saint Paul , la premierequ'on aitbàtieen Angleterre.
CANTOBERI (C.de) l'an 969, tenu par saint Dunstan , archevêque de Cantobéri , sous Edgar. Ce saint roi donna des preuves de son zèle dans ce concile; il parla, diton, ainsi aux evêques assemblés " Je suis moins touché de ce que » les clercs n'ont point la tonsure » assez grande, que de ce qu'ils ont » un extérieur si indécent , qu'il est » aisé de juger que lecœur n'est pas « réglé. Avec quelle négligence assi- » tent-ils aux divins offices : ilssem- » blent y venir pour s'amuser plutôt » que pour chanter les louanges de » Dieu. Je ne puis taire ce qui est la » matière des larmes des gens de » bien et des railleries des libertins. » Le clergé s'abandonne aux excès » de la table et aux désordres les » plus honteux ; il emploie au jeu » et à la débauche des revenus qui » n'ont été laissés que pour soulager » les pauvres- » Le zèle ardent de ce prince et celui de saint Dunstan procurèrent partoutde grands biens.
CAîsTORBERl ( C de) fan iSSa , par Simon Islip , qui en étoit archevêque. On y dressa une constitution contre la profanation qu'on faisoit des fêtes des saints , pendant lesquelles on tenoit des marchés .
des assemblées profanes ; on faisoit des exercices illicites; lescabare,'> étoient plus fréquentes que les églises ; et au lieu de prier, on s'enivroit, et on s'abandonnoit à la débauche et aux querelles. Tom. AI.
Conc. p. ig^^S.
CAPOUE. (C. de) C'jpuimum,
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Fan 3g i , Cire, tenu pour terminer le schisme il'Antioclie. L'empereur Théodose Taccordaà Tins lante prière des Occidentaux. Car, quoique, par la mort de Paulin , Flavien dût passer alors pour le seul Icj^itime eveque d'Antiochc, Evagre, que Paulin avoit élu en mourant, contre la disposition expresse des canons, avoit cte reçu pour tel, à cause de l'aversion que ces loni;ues dispiites avoient fait naître contre Flavien. Il ne nous reste aucun acte de ce concile. Saint Ambroise en parle , comme y ayant eu un f;rand nombre d'évêques assembles. Les canons de l'e^li-'^e d'Afrique le qualifient de concile entier, plciiarinm. Le même saint Ambroise nous apprend que l'absence de Flavien fut cause que ce concile ne put terminer l'aifaire d'Antioclie. Cependant, pour assurer la paix, il accorda la communion à tous les évêques d'Orient, qui confessoient la foi catholique, et commit à Théophile d'Alexandrie et ans avitrcs eveques d'Ki;ypte, parce qu'ils n'éloient prévenus pour aucun, n'ayant embrassé la communion ni de l'un ni de l'autre , la décision du différend entre Flavien et Evagre. On y fit quelques règlements , car on défendit de baptiser ni d'ordonner deiix fois une même personne, ni de transférer un évcque d'un s'iége à un autre. On traita aussi de l'affairede l'évêquelîOnose, pourquelque crime qu'il avoit commis contre les canons et contre les mœurs.
Le concile le renvoya devant les eveques de Macédoine, qui en étoient voisins. Amùr. Ep. g. p. 190. /. Conc- Toin. II. p. 1072. d. Iliid- p. iG4-4c. Sozom. J . c. i5.
CAPOUE ( C. de ) l'an 1087 , à la mi-carême. Didier, abbé du Mont-Cassin , y accepta enfin la papauté : il fut sacré à Rome le dimanche après l'Ascension , 9 de mai, et on l'appela Victor IIL Chr.
'Jass. l. III. c. 68.
CAPOUE- (C. dey lan"iii8.
Gélase II y excommunia l'empereur Henri et son antipape Eourdin , qu'il venoit de faire élire.
CARIE ( C de) Curieuse., Van 3r»7. Trente-quatre évê'iues d'Asie y soulinrenl la profession de foi de la Dédicace de 1 église dWntioche, coumie (tant l'ouvi'age du martyr saint Lucien.
CARPEiNTRAS(C. de) Carpenloraclcnse , l'an Say , le G novembre.
Saint Cesaire d'Arles y présida à la tête de st'ize évêques, qui firent quelques canons. Tom. Il . C. p.
CARTIÏAGE (Ç. de) compte pour le second de saint Cyprien ( /'. Al RlorE) , l'an 2^2 , au mois de mai. On y examina la cau.se de ceux qui etoienf tombés dans la persécution. On traita avec indulgence ceux qui, après leur chute, étant demeures dans l'Église, avoient continué de pleurer leur péché, et imploré la miséricorde divine; au lieu que, dans le concile précédent, il avoit été résolu de ne leur donner la paix que quand ils seroient eii danger de mort ; et on ordonna dan.<; celui-ci de la leur donner au plutôt , mais ce fut cà cause de l'approche de la persécution .
CARTilAGE (C. de) aSo, le troisième de saint Cyprien, compo.sé de soixante-six evêques. On v lut la lettre de l'évêque Fidus, qui les avertissoit qu'un autre evêque , nommé Thcrape, avoit accordé la paix à Victor, qui avoit été ordonne prêtre long-temps auparavant sans qu'il eût fait une pénitence pleine et entière, et cela , .sans que le peuple l'eût demandé, ni même (ju'il en eût rien su , et sans qu'il v eûtétécontraintniparlamaladie, n:
par aucune nécessité. Le concile fut indigne de celle action, et en lit une vi.ve réprimande à Thérape.
Cependant on ne voulut pas priver Victor delà communion queson evêque lui avoit accordée trop legère-
ment. Le mCmc Fidiis proposa, que l'oii ne de voit baptiser les enfants qu'ils n'eussent huit jours, parce qu'autrefois on attendoil ce terme, pour leur donner la circoncision: mais aucun evêque ne fut de son sentiment El ils décidèrent tous qiie Dieu n'a point d'e;;ard aux àses ni aux personnes , que la circoncision n'est qu'une ima^ic du mystère de Jésus-Christ, et qu'on ne doit exclure personne de la ^râcede Dieu.
Saint C} prien , qui écrivit celte décision à l'evêque Fidus, e" son nom et au nom de ses collègues , en rend raison par ces paroles : « Si les plus » grands pécheurs , venant à la foi , » reçoivent la rémission des pèches » et le baptême, combien doit-on " moins le refuser à un enfant qui " vient de naître, et qui n'a point » péché , si ce n'est en tant qu'il est » né d'Adam selon la chair , et que » par sa première naissance , il a » contracte la contasion de l'an- » cienne mort; il doit avoir l'accès » d'autant plus facile à la remission » des pèches , que ce ne sont point » ses propres péchés qui lui sont » remis, mais ceux d'atitrui. »
Cette définition a été fort célèbre. Elle est citée par saint Jérôme, dans ses trois dialogues contre les pélagiens ; et par saint Au£;ustin , dans son sermon deux cent quatrevingt-quatorze, pour prouver qrie la créance du pèche originel a toujours été la fol de l'Eglise. Ce même concile parle des prières et du sacrifice pour les morts, comme de pratiques anciennes Crpr. Ep. 55. p.
CARTHAGK (quatrième C de ) l'an 254 , tenu par saint Cyprien , à la tête de trente-six évêques. On y déclara que l'on ne pouvoit reconnoître pourevêques Basilide et Martial, l'un favoit été de Léon et l'autre d'Astorga , parce qu'ils etoient tous deux libellaliques et coupables de divei-s crimes. En conséquence, ils avoient ele déposes,
et on avoit ('lu Sabin à la place de lîasilide , et Eelix en celle de Martial On décida que la surprise qu'ils avoient faite au jiape Etienne, pour être admis à sa conununion , n'avoit fait qu'aiigmenter leur crime, et on confirma l'élection de Sabin et de Félix. //.
CARTHAGE (cinquième C.
de ) ( non reconnu ) l'an 254- Cire, tenu par saint (jyj)ricn, sur la question tlu l)a|)lême des hereliques, et composé de soixante-onze evêques- On y décida qu'il n'y a point d'autre baptême que celui (jui se donne dans l'Eglise catholique; que ceuxqui ont été souilles de l'eau profane des hérétiques, doivent être baptisés quand ils viennent à l'Eglise, et qu'il ne suffit pas de leur imposer les mains, afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. C'etoit d'ailleurs le sentiment de saint Cyprien , qui soutenoit que le baptême des hérétiques etoit nul. Il exposoit qu'il avoit trouvé cette doctrine établie en Afrique et dans plusieurs provinces de l'Asie. Et comme ce saint evêque étoit frappé des raisons fortes en apparence, que l'on apportoit contre le baptême donné par les hérétiques il crut soutenir le sentiment qui lui paroissoit le plus véritable. Ce fut le sujet de la dispute entre lui et le pape saint Etienne , qui soutenoit 1 opinion contraire; car saint Cyprien lui ayant donné avis de ce concile, saint Etienne lui écrivit une lettre, par laquelle il rejetoit la décision du concile d'Afrique, etdeclaroit qu'il necommuniqueroit plus avec Cyprien et les autres évêques du même sentiment, s'ils, ne quittoient leur opinion.
CARTHAGE (C de) l'an 256, sur le même sujet. Les evêques de Numidie, au nombre de dix-huit, ayant écrit à saint Cyprien pour savoir si on devoit rebaptiser les hérétiques , comme ils le pratiquoient eux-mêmes, le concile ;, que tenoit
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alors saint Cyprîen, leur répondit (ju'il falloit suivre la pratique qu'ils observoient déjà. Cjp-Ep.-jo. p.i']l^.
CARTHAGE (C. de) même an-