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A race de Rérée, SévérJen de Cabales, AnlioquedePtolémaïile et Cyrien de Calcédoine y furent tout ensemble témoins , accusateurs et ju^ ges. Ils y examinèrent, à leur gré, les accusations de ses ennemis : qui selon Photius , monloient à quarantesept chefs, et, selon d'autres,a vingtneuf. ]>a plupart n'etoient que des calomnies, ou des actions du saint malignement interprétées. On l'accuse d'avoir appelé Jézabel , l'impératrice Eudoxie. Le plus ardent de sesaccusateurs fut unde ses soudiacres nommé Jean.
On envoya citer saint Chrysostôme pour se présenter au concile ; et il est important de remarquer que, dans le même temps, saint Chrysostôme avoit avec lui et pour h'.i , un concde de quarante éveques de diverses provinces , dont il y en avoit sept de métropolitains , assembles par ordre de l'empereur Arcade, pour juger Théophile même , contre lequel il y avoit soixante-dix requêtes présentées , sans qu'il se fût encore iustifié : ce qui le rendoit incapable , selon toutes les lois , d'être juge de personne , et surtout, de saint Chrysostôme, son juge naturel , et reconnu chef du concile d'Orient. Pallade, qui rapporte ce concile, etoit du nombre. Mais le saint evêque , ne voulant pas se servir decet avantage, leur fit répondre qu'il etoit prêt d'aller se justifier , pourvu que Théophile, Acace, Sévérlen et Antloque fussent hors de l'assemblée , ou n'y fussent que comme ses parties; qu'autrement Il en appeloit à un concile général.
On n'eut aucun égard à ses réponses ; on traita indignement les députés qu'il avoit envoyés, et on prononça la sentence de déposition.
Arcade , par une suite de sa foiblesse pour Eudoxie , qui avoit jure la perte de ce saint , confirma la déposition de saint Chrysostôme, et l'envoya en exil en l^tliynie; mais cet e.\il ne dura qu'un jour : car i!
.'iiî'.a v.n îrembiciricnt (!e lorrc, iÎ0!i( riiniiL-rairicc fui si ëpouvanféc, qu'elle lui envoya oussiiût des officiers pour ie prier de revenir à Constanlinop'.e , où saint Chrysostôme revint en effet comme en triomplie. î'hol. Cod. Sg. in fin.
ijhris. tp. ad Innun. Jp. PaJlad- p.
i3. Pailad. niai. p. i^. j^.
GHKSTKR (C. de) Ciscestrense , l'an 1289 Gilbert, qui en etoilévêque , y lit des règlements de discipline, en quarante-un articles.
CILIC'E du patriarchat d'Antioche , (G Provinc. de ) CiUcienfe , Van 4-23. On y condamna riierosie <\cs pelajdeus. Le célèbre Théodore de Mopsueste, qui pasooit pour le père de cette hérésie, et chez qui Julien s'eîoil retiré quelque temps pour y faire ses huit livres contre saint Aui;u.slin, prononça lui-mcme anathè.Tie contre Julien, que saint Augustin avoit si fortcombattudans ses écrits. En effet on avoit accuse Théodore d'avoir niél'une des preuves les plus claires de la toute-puissance , (\o îa Rrâce et de la prédestination {;,ratuite , en soutenant que .;'tSus-Christ n'avoit pas reçu !a {■crfection dos le moment de sa conception, par une grâce, que nulles actions no peuvent mériter , mais qu'il l'avoit acquise par le propres qu'il avoil fait peu a peu dans la vertu. Ce qu'il y a de certain , cesl qu'il combattit ouvertement saint .Jérôme et saint Aui^ustin sur le péché ori^^incl , voulant que la mort, et tous les autres effets de ce péché, ne fussent que les suites naturelles de l'état où Dieu avoit créé l'homme.
Voilà, dit M. de Tillemont, après avoir rapporté les conciles d'Afrique et d'Antioch.e, qui condamnèrent solennellement l'hérésie de Pelage, et le décret du pape Zozime contre cette même hérésie , i o:nmrn! l'Orient et l'Occident s'unircnl poiî.^pprcer d'unseul trait le do^me i npic de Pélafçe et de Celesttus , si
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.^cuvent condamné, \oiia commci':
ion le ^Ej.!i^c s'unit pour prononcer une mcnie sentence contre eux et contre leurs sectateurs. Ilcrcaloi.
Commonit. Tcm. I . p. g5. Lcont. Byzunlin. in Nest. et Eut . Bibl. Pair. p. 1008. </.§ 3ZL. Tilhmont. Ton,. XIII p. 757.
CIRTIIE en Nnmidie, (C. de ) Ciricnse , l'an 3û5, le 4- mars, poui' donner un evêque à l'ciilise de Cirtlie. Second, éveque de Tigise, y présida, elfit avoueràonzeou douze evêques , qu'ils avoient livré les saintes Ecritures. Pour eclaircir la nature et les circonstances de ce crime, il est nécessaire de se rappeler que , dans la persécution de iJioclétien , qui fut la plus cruelle , ce prince avoitdonnéun édit qui ordonnoit la démolition des enlises, et oblij^eoit les magistrats à tirer des niains des évêques et des prêtres les saillies Ecritures pour êtrebrûlces.
Ce fut particulièrement dans la Kumidie en Afriquequecet édit s'exécuta. Les magistrats alloient euxmêmes dans les églises, chez les evêqucs et les autres ecclésiastiques, pour tirer les Ecritures et les vases sacres , et on les exigeoit avec tant de rigueur, qu'on menaçoit de mort ceux qui les cachoient. Beaucoup do chrétiens aimèrent mieux souffrir toutes sortes de supplices , que de livrer les saintes Ecritures; mais il y en eut aussi beaucoup non-seulement parmi les ministres inférieurs de l'Eglise, mais aussi parmi les prêtres et les evêques mêmes, qui par la crainte de la morttombèrentdans ce crime; on les appela traditeurs, parce qu'ils avoient livré les Ecritures divines. A Cirthe, il y eut beaucoup d'évêques et d'ecclésiastiques qui donnèrent ce triste exemple de lâcheté. Après qiie ces evêques eurent fait l'aveu deleur faute dans ce concile, ils furent absous par Second , qui remit sans doute leur faute au jugement de Dieu, par l'appréhçnsion de faire un schisme,
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ou plutôt de crainte qu'il ne fût lui-
ui^tnc puni comme complice.
L'Efiii^e tira, dans la suite, un grand avanta{;e des actes de ce concile , parce qu'il se trouva que ces éveques tradileurs furent le:s premiers auteurs du schisme des doiiatisles; car Félix d' Aptonj;e , qui ordonna Cecilien, successeur de Mensurius,dans le siof;e de Carth;i{;e, fut accusé par les donatisles d'avoir livre les saintes Ecrilures. fJais comme il fut déclare innocent, il parut manifeste qxie le schisme des donatistes n'avoit aucune sorte de fondement. / . la lonfrrrnre de Cartilage. Dans ce concile, le sous-diacre Silvien , qui étoit aussi tnidileiir, fut élu évêquede la même ville. Till.
j4uk. Cont. Cresc. l. III. c. 26. Opt. Mil IV. l. /. an. 3o5.
CIRTHE ou plutôt ZEPxTE (C.
de) selon presque touslesmanuscriis, dit M. de Tillemont , car il y avoit deux villes de ce nom dans l'Afrique, l'une dans la Proconsulaire , et l'autre dans la Numidie. On ne Irouvc rien de ce concile que la lettre qui fut écrite aux donatistes au nom du même concile, pour les <lésabuser sur ce que leurs evêques leur discient : savoir, que les cathoiiques avoient corrompu le comte IVlarcellin; mais il étoit facile de ruiner une pareille calomnie par la lecture des actes, où l'on voit que les donatistes produisirent tant de choses contre eux-mêmes. Et comme tout le monde ne pouvoit lire ces actes à cause de leur longueur, les Pères de ce concile firent composer un abrégé de ce qu'il y avoit de plus important à savoir de la conférence de Carthage. C'est ce que saint Augustin fit dans la lettre qu'il leur adressa de la part du concile : on la trouve parmi ses ouvrages. Ep. iJÔ2.
CLARENDON (C. àe)Clarendoni-nse , l'an 1164., janvier. Ce fut ■plutôt une assemblée de toute l'Antltterre. Saint Thomas de Cantor-
CLE
béri y promit, avec tous les évoques, d'observer les coutumes royales de bonne foi et en vérité. Thomas se repentit de sa complaisance , et en écrivit au pape , qui lui donna l'ali solution de sa faute, et refusa dt confirmer les coutumes d'Angîe- Icrre , qui étoient contraires au.\ droits de l'Eglise. Le roi, voulant les soutenir, fai.soit poursuivre , devant les juges «ecuHers, les clercs accusés de vol , d'homicide et d'autres crimes , af;n qu'ayant cte convaincus, ils fussent déposés et livres •{ la cour laïque. IS'ais l'archevêque croyant que la puissance séculière n'avoit aucun droit dans une cau.se ecclésiastique criminelle , et qu'elle ne pouvoit punir un clerc corporellement, à moiLis qu'il ne commît un nouveau crime après sa déposition , et voulant conserver les immunités ecclésiastiques qui étoient attaquées dansd'autrespoiiitSjTcsisl;, Jusqu'à la fin aux prétentions du roi.
/lis t. Ere les.
CLERMONT en Auvergne , (C.
de) ArierncnseOM Claromonlunum, l'an 535, 8 novembre. Quinze evêquc.'; du royaume de Théodebert y firent seize canons. Entr'autres il y est dit que, pour prévenir l'abus qui comraençoit à s'introduire , d'obier.;;les evêcbés par la faveur du roi , celui qui désire l'épiscopat , sera ordonné par l'élection des clercs et de s citoyens, et le consentement du métropolitain, sans employer la protection des personnes puissantes , sans user d'artifices, ni employer les ruses. Tom.IF. Concp. i8o5.
CLERMO^iT (C. de) l'an 5^9 , composé de dix evêques. On y publia seize canons tires du cinquième concile d'Orléans. T. F. C.p 4o8.
CLERMONT (C. de) l'an SSy.
Cire. On y termina le diiïérend d'Innocent et d'Ursicin de Cahors, touchant quelques paroisses que l'un et i autre s'attribuoient. D. M CIJii\AlONT(C.de)ran logS, 18 novembre , tenu par le papeUr-
Laîn n. Triiii'.n arcLevtfjues, deux centci'iq prebts, dont la piusi^rande partie eiulciit Fnaira's, pcjrlant crosse , Linlevcqucs qn'abbes, y assistèrenl , selon Bertolde; d'autres eu comptent quatre cents. On y ccnfirir.:; tous les décrets des conciles que Icpnpe Urbain avoit tenus à ^!eire , à Bf neveiit , à Troyes et a Plaisance. On y fit aussi plusieurs canons, dont il ne nous reste que les sonmiaircs pour la plupart. On y confrina aussi la trêve de Dieu , et l'on y excommunia encore le roi Philippe , à ca se de son mariage avec Bertrade. Le pape Urbain y confirma I a primatie de Lyon , conformément a la bulle de Grégoire VIL L'archevêque de Tours recouvra , dans ce même concile , sa jurid iction sur les évêques de Bretagne ; et l'évcque de Dol , qui avoit le titre d'archevêque, fut condamné à se soumettre à rarchevêque de Tours. On défendit d'usurper les bicnsdesevêques ou des clercs à leur mort, et on ordonna qu'ils seroient distribués en œuvres pies selon leur intention , ou réserves au successeur. Défense d'avoir deux dignités dans une même église , ni deux prébendes en deux villes différentes.
Mais de tous les actes de ce concile , le plus fameux est celui de !a publication de la croisade pour le recouvrement de la Terre-Sainle, et dont le pape Grégoire Vli avoii formé le projet. Urbain, depuis long-temps sollicité par les exhortations de Pierre l'Ermite qui lui avoit fait une vive peinture des maux que scutfroient les chrétiens dans les lieux saints, après avoir exhorté tous les assistant s a la croisade, déclara que tous ceux qui auroient pris la croix, etatît pénitents, seroient des lors absous de tous leurs péchés , et dispensés des jeûnes et des autres œuvres pénales auxquelles ils étoient obligés , en considération des périls et des fatigues où ils s'exposerolent en cevoyage; mais
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il déclara q-je to-js ceux qui se seraient croisés, seroient obliges (V:u^c( uiplir l;>ur vœu , sous peine d'ex conununication. Les suites de celte croisade furent importantes pour toute l'Europe et pour la France en particulier. Tom. A'. Cour. p. 5of« CLERMO^T (G. de) fan i,.o.
24 mai , par Richard , evcquc d'A! banc, légat du pape. Il se tennit alors peu de conciles sans légats.
CLERiMONT (G. de) l'an 1 52/,, par le légat Pierre de Léon , qui fut depuis antipape sous le nom d'Anaclet. On ne sait rien de ce qui s'y pa.ssa.
CLERMONT (G. de) l'an ii3o, par Innocent II , qui reçut Conrad archevêque de Saltzbourg, et Er; bert de Munster, envoyés du roi Loli.Tiire.
GLiCni près de Paris (G. de) O.'piucum, l'an G3G, premier mai.
Saint OKgile y fut établi le premier abbe de Kebais, lînuvellement foudé par saint Eloi. J). 31.
GLIGHI (G. de) l'an GS.'Î. Lprivilège de l'abbaye deSaint-Deni-; y fut souscrit, parle roi Glovis ii, par Béroalde, son référendaire , et par vingt-quatre évêques.le :î2 jui: .
GLii'FE en Angleterre, (G.
de) (J(i.'es/iôneii':r , l'an 800 , icr!!; par Adflard de Cautorbéri; le vii Queiuilfe y étnit présent. On y reconnut la fi)i , teue qu'elle avoit efe icruf de saint Grégoire, et Ton v traita des usurpations des biens <ic l'Eglise , dont on avoit détourné !<• ; titres. Jom. m. Conr.p. ii53.
CLIFFE (G. de) l'an 8o3. D.uis ce concile, A.delard de Gantorbéri , avec douze évêques, les abbés et les prêtres de sa dépendance , se plaignit encore des usurpations, et renouvela les anathèmes contre ceux qui feroient de semblables attentats, en vertu du pouvoir qu'il en avoit reçu du pape Léon.;/. 1189.
GLIFFE(G. de) l'an 822. Vulfrcd de Gantorbéri s'y fit restituer une terre que le roi Qucnulfe lui