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IV* Ses$. Le même théologien nionfra , dans plusieurs exerr.plaires de saint lîasile qu'on avoit apportés exprès de Consfantinople , que ce saint docteur dit en ternies formels, dans le livre troisième cortreEunomius, que le Saint-Esprit ne procède pas seulement du Père, n;ais aussi du Fils.
Vc Vi' et VII' Scss. On agita ce qui regardoit l'autorité et les témoignages de saint Rasile.
\ 1 1 i" et IX" .>>55. Jean y parla longtemps avec beaucoup d'érudition et de netteté ; et il fit voir , que de tous les Pères grecs , qui ont parle de la procession du Saint-Esprit, plusieurs ont dit, ou en termes formels , ou équivalents, qu'il procède du Père et du Fils , et que tous ceux qui ont dit qu'il procède du Père n'ont jamais exclus le Fils. En outre il expliqua comment on peut entendre ces deux propositions pertX.
e.x dent on se sert pour marquer la procession du Saint-Esprit. Et U donna par écrit le précis de son discours.
Les Grecs furent partagés : les uns étoient pour l'union ; de ce nombre étoient l'empereur et Ressarion de ÎSicée ; les autres y étoient opposés, Marc d'Ephèse etoit de ces derniers. On entama d^s négociations ; on examina l'écrit de Jean. Marc le taxoit d'hérésie : lîessari, n, au contraire, dit hautement qu'il falloit rendre gloire à Dieu , et avouer de bonne foi que la doctrine des Latins etoit la même que celle des anciens Pères de l'Eglise grecque , et qu'on devoit expliquer ceux qui avoient parle plus obscurément, par les autres qui s'etoient expliqués avec clarté. 11 justifia ensuite, dans un long discours que nous avons, dans les actes du concile, le sentiment des Latins sur la procession (îii Saint-Esprit ; réfuta les objections des (irecs et finit en exhortant ses confrères à l'union : son sentiment fut appuyé par celui de
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G»,'orge Stholarius , un des thc'oloj^ieus grecs.
L'cmptreur étant convenu avec le pape , que Ton nommcroit des personnes de part et d'autre \)ovt donner leur avis sur les moyens de parvenir à l'union , on proposa divers avis, dont aucun neJut accepte par les deux pariis. Après plusieurs négociations , on dressa une profession de foi sur la procession du Saint- Esprit, dans laquelle il est dit : ÎSous Latins et Grecs, confessons, etc., que le Saint-Esprit csteterncllanent au Père et du Fils , et que de toute éternité , il procède de l'un et de l'autre , comme d'un seul principe et par une seule production qu'on appelle spiralion. î^ious déclarons aussi que ce que quelques saints Pères ont dit que le Saint- Es^irit procède du Père , par le Fils, doit être pris en ce sens, que le Fils est comme le Père, et conjointement avec luile principe du Samt-Espril.
Et parce que tout ce qu'a le Père, il le communique à son Fils, excepté la paternité , qui le distingue du Fils et du Saint-Esprit^ aussi est-ce de son Père, que le Fils a reçu de toute éternité celte vertu productive, par laquelle le Saint-Esprit procède du Fils comme du Père.
CcHe définition fut lue , approuvée et si{;nee le 8 juin, des uns et des autres, à l'exception de Warc d'Ephese , qui persévéra dans son obstination. Ensuite ils se donnèrent touslebaiser de paix en sif^ne de leur réunion. Cette affaire étant terminée , on traitpi la question du pain azyme, et les Grecs convinrent qu'on pouvoit consacrer avec cette sorte de pain , comme avec le pain levé : il en fut de même sur la croyanc e par rapport au purgatoire.
On convint que les âmes des véritables pénitents, morts dans la charité de Dieu , avant que d'avoir fait de dignes fruits de pénitence , sont purifiées après leur mort par les peines du purgatoire, et qu'elles sont sou-