‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 81 sur 257 · MEL · texte numérisé non relu

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mands se réconcilièrent, en remettant à sa libre disposition toutes les terres de saint Pierre , dont ils s'e'toient emparés. Le pape , en conséquence, les absout, et les reçut aux bonnes grâces du saint Siège. Ges.

Pont. ah. Baron, an. Io5g.

MELFE ( C. de ) l'an 1089 , 10 septembre , par le pape Urbain II, assisté de soixante-dix éveques, et ie douze abbés. Leduc I\o;^er 7 fit nommage-li;;e au pape ; et on y publia sei.^.e canons , qui ne font que confirmer les anciens contre les investitures. Tom. X. Conc. p. 4.78.

MELFE ( C. de ) en un lieu nommé Lago-Pesole , près de Melfe.

L'empereur Lotbaire, assisté de plusieurs éveques , y réconcilia l'abbé et les moines du Alont-Cassin avec le pape Innocent II , qui se rendit aux instances de l'empereur : on leur fit faire un serment par lequel ils renonçoient au schisme , a Pierre de Léon anti-pape , et promeltoient obéissance au pape Innocent et à ses successeurs : il y eu t cinq sessions. Chr. Cass. Ii\ c. 108.

MELUN ( C. de ) l'an 1216, Melodiinente. Le pape Innocent III ayant écrit à l'arcbevcque de Sens et à ses suffragants , que le roi Pliilippe-Âuguste éloit excommunie , comme soupçonné de favoriser Louis, son lils, appelé en Angleterre pour y régner à la place du roi Jean, les grands du royauriie assemblesen ce concile , protestèrent qu'ils ne tiendroient point le roi pour excommunié, s'ils n'ctoicnt mieux assurés delà volonté du pape.

A l'égard du prince Louis et les siens, ik furent solennellement excommuniés par le pape sur la fm de juin de cette année , et cette excommunication dura jusqu'à sa paix avec le jeune llcnri roi d' Angleterre,quifut jurée le II septembre, 1017. />. M.

M ELUN ( C. de ) l'an 1 2-5, 8 uov.'iiibrr, convoque par le roi Louis VU. Les évêques de France, en

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présence du légat romain, demandèrent au roi et à ses barons la connoissance de toutes les causes mobiliaires pour lesquelles les vassaux de l'Eglise poursuivroient quelque personne que ce fût devant les évoques, soutenant que leglise gallicane étoit en possession de cette juridiction. Le roi s'y opposa sur ce fondement que les causes mobiliaires sont , pour l'ordinaire , purement profanes, et n'appartiennent point au tribunal ecclésiastique , et l'afTaire fut laissée en suspens de part et d'autre. Tom . X I. C. p. 290.

MELUN ( C. de ) [an i3oo, 21 janvier , par l'arcbevcque de Sens et ses sulîragants pour la réforme de l.'* discipline de l'Eglise.

MEMPHIS ou du CAIRE en Egypte, ( C. de ) l'an i582, déc. , par l'ordre du pape (iregoire XIII , composé de plusieurs evèques,de quelques seigneurs du pays, du patriarche d'\lexandi"ie , qui assista à la deuxième session, et de plusieurs abbes avec quelques jésuites envoyés par le pape. On exansin.i dans la première session ce qui avoit donne lieu à la séparation des chrétiens copbtcs, quiétoient au nombre (le cinquante mille dans la ville du Caire , de la communion de l'Eglise romaine, et on l'attribua au faux concile d'Epbese, tenu par Dioscore, où l'on avoit admis l'erreur d'Eutychès qui nioit les deux natures en Jésus-Christ. Or, comme les Copbtes étoient alors fort ignorants, ils avoient cru que les deux natures, jointes dans l'unique hypostase du Verbe, faisoient aussi deux hypostases comme l'avoit enseigné Nestorius. J)ans la deuxième session , on fit voir auK Cophtes que leur erreur etoit opposée aux ancietis conciles; qTie de nier deux natures en Jesus- Christ c'eloit soutenir que le Verbe ne séloit i»oinl uni a la nature humaine. Dans la troisième sos^ sion , et après une longue dispnlt:

mr les deux natures ,tuui les Copb

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testonsent'ireni à les reconnoîtrt-vet ils abjurèrent leur hérésie. Le concile (lelinit qu'il ne fâlKjit point dcpooiiler Jesus-Chriit de la nature humaine ; qu'étant vraiment Dieu , îlpstaust^i Traiment homme ; et que, quoique les Cophtes s'abstinssent d'employer les termes des deux natures, ils ne nioient pas néanmoins que Jésus-Christ ne fût Dieu et homme , de peur que ces expressions ne semblassent introduire deux hjpostases. Tom. XV. C.p- ySi.

MERIDA (C. de) Emeritense, en Espaj^ne , l'an G66 , 6 novembre.

Douze évoques y firent vinf,'t canons Entr'autres, ily est ord( nné que , quand le roi sera à la guerre , on oftrira tous les jours le saint sacrifice pour lui et pour son armée.

Can. 3. L'évêque pourra tirer des paroisses les prêtres et les diacres qu'il jugera à propos pour le soulager , et les mettre dans son église principale, ou cathédrale; mais ils ne laisseront point d'avoir inspection sur les églises d'où ils seront tirés, et d en recevoir le revenu.

On croit que c'est là l'orisine des chanoines curés primitifs. Tom. FI.

Conc. p. 4-97- t^-

^ MERTON (C. de) Merlonenss , l'an i3oo, sons Robert, archevêque de Caiitorbéri : il y publia des constitutions qui regardent principalement les dîmes , et font voir avec quelle rigueur on les exii^eoit alors en Angleterre : car on faisoit payer non-seulement la dîme réelle de tous les fruits et de toutes les nourritures, même de la volaille, de la laine et des laitages, mais encore la dîme personnelle de l'industrie et du trafic , qui s'élendoit à tous les marchands , artisans , ouvriers et mercenaires : le tout sous peine des censures ecclésiastiques qui ne pouvoient être levées que par l'évêque.

Tom. XI. C. p. 1435.

METZ ( C. de ) Melense, l'an 5gO, octobre. {îillos, archevêque de i\cims , y fut déposé et exile comme

MEX coupable de lèze-majcslé contre le roi Childebert. Chrodielde et liasine y furent reçues à la communion : relle-ci rentra dans son couvent. Chrodielde fut envoyée dans une terre que le roi lui donna. J'oyex. le concile de Poitiers , de l'an 5<jo. Gre^. X . c. 19.

METZ (C. de ) l'an SSg, 28 mai , tenu pour procurer la paix de Charles- le-Chauve et de Lolhaire s(m neveu , avec Louis-le-Gcrmanique. Ondéputa trois archevêques et six évêques à Louis qui etoit à Worms , avec une instruction portant les conditions auxquelles ils dévoient absoudre le roi Louis de l'excommunication qu'il avoit encourue , pour les excès commis dans le royaume de son frère , du moins comme ayant comnuniqué avec les excommuniés. Les conditions les plus importantes étoient qu'il promît de faire pénitence des maux qu'il avoit faits en divers diocèses, et de venir traiter de la paix en personne avec les prlncesCliirles et Lothaire, et de la garder : mais cette deputation fut inutile, Louis ayant dit qu'il nepouvoit lien faire sans consulter les evêques de son royaume. Tum FUT. c. p. 668.

METZ (C. de) l'an 863,mi-juin, ( non reconnu ) en faveur du roi Lothaire , même en présence des légats qui n'exécutèrent point les ordres du pape : car tout se passa suivant la volonté du roi. Ibid. p.

METZ (C. de) l'an 888, tenu par Ralbod, archevêque de Trêves. On y fit treize canons. On y défend aux seigneurs de prendre aucune partie des dîmes de leurs églises, c'est-àdire celles de leur patronage : on excommunia quelques criminels.

Tom. 7.1. Conc. p. 4-12.

MEXICO d.ins la nouvelle E.:pagne eu Amérique (C. de ) l'an i585 , par Pierre de Moya de Contrcv.is , archevêque de cette ville, assisté de six évêiucs , qui y firent

MiL un corps de repliements pour là conduite iinifcrnie de leurs églises, et tires des autres conciles : ils furent ap[)rouvés du pape parun bref de Tannée suivante, et furent imprimes pour la première fois en 1620. Coll.

Conc. Tom. Xf . p. Iig4-

MILAN (C. de) Mediolanense , l'an 344- I-f s cusebiens étant venus dans ce concile ne voulurent jamais condamner J'opinion impie d'Arius, et sortirent tout en colère de rassemblée. On ne sait rien davantage de ce concile. Till.

MILAN (C. de) l'an 346. L'empereur Constant etoit pour lors h Milan , et il y avoit fait venir saint Athanase. Les évoques catholiques y refusèrent de souscrire la nouvelle formule que les Orientaux leur avoient envoyée , et ils déclarèrent que celle de ISicèe leur suffisoit : ils pressèrent même les députés de ces derniers de condamner la doctrine d'Arius, ce qu'ils refusèrent; et ils ee retirerentdu concile. Sozum. 11 î.

' MILAN (C. de) l'an 347. Ce concile fut nombreux , et rassemble de cette province et de celle d'Italie.

Onvouloittrouverles moyens d'exécuter le jugement du concile de Sardique : on croit qu'on y obli^e;^ Photin , évtque de Sirmium , de rendre raison de ses hérésies. 11 nioit la Trinité , et disoit que Jésus- Christ etoit un pur homme qui n'existoit point avant Marie. Aps es qu'il eut eu la libertede se défendre, il fut déposé dans ce concile ; mais l'affection que le peuple avoit pour lui , rendit loui^-temps inutiles les efforts qu'on fit pour le priver de son siège. On croit aussi ([ue c'est en ce concile qu'Ursace et Valeus feignirent d'abjurer l'arianisme par un écrit signe de leur main; qu'ils demandèrent pardon des fautes dont ils se .sentoient coupables, et qu'on !eur accorda celle grâce : c'est l'opinion de saintîlilaire : et ils furent remis à l'Eglise dont ils avoient été

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sépares a Sardique; miis trois ans après , ils re dédirent de leur rtlr. ctation. llii.fr.p. j5. l'a^i.a/ji. '6/^S. n.5.

MILAN ( conciliabule de ) l'an 355. Ce concile mérite encore plus le nom de brigandage, que le faux concile d'Ephese. Les eusébiens l'avoient demande dans l'espérance de s'y rendre les maîtres : leur objet principal et auquel ils s'attachèrent, etoit de contraindre les evêqucs d'y confirmer ce qu'ils avoient fait a Tyr contre saint Athanase , et de faire rejeter ce saint de la communion de l'Eglise. Ils se flattoicnt par là de combattre avec plus de liberté la divinité de Jesus-Christ , comme si lui seul eài été capable de la défendre. Aussi les saints evêques qui se trouvèrent à ce concile employèrent tout leur courage et toute leur patiencepour ne le pas abandonner, persuades que de signer la condamnation d'Athanase, c'etoit trahir la foi et embrasser l'heresie arienne.

Le pape Libère avoit aussi demande ce concile a l'empereur Constance. Mais il n'y avoit point d'apparence qu'un concile put jamais être libre sous un prince aussi absohi que Constance, et qui vouloit que sa volonté passât pour une loi inviolable. Comme il soutenoit ouvertement les ariens, ii employa toute la puissance impériale pour assembler ce conciledanslespi-rancedy ruiner entièrement la vraie foi. Selon Socrate et Sozomène, il s'y trouva plus de trois cents evêques d'Occident. La manière d'agir des évêques eusébiens fut des plus violentes, et leur mépris pour toutes les règles de l'Eglise fut des plus marques. Ils y jiroposerent d abord un edit ou lettre de ! empereur , qui conlenoit tout le venin de leur hérésie. Les légats du pape de leur côté den'.andercnt la condamnation de la doctrine d'Arius. Constance soutint qu'elle étolt catholique , et ajouta qu'il ne leur demaudoit pas conseil

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li vourutmême obliger saint Eusèbe de Verceil de signer la condamnation de saint Alhanasc; mais il repondit qu'il falloil auparavant s'assurer de la foi de plusieurs évêques, 3ui certainement étoient coupables 'hérésie : il proposa en même temps à signer le symbole de ISicee. Dcnys, évêque de ]\lilan, l'ayant pris pour le signer, "Valens lui arracha par ibrce le papier et la plume , et dit qu'on ne feroit jamais rien par cette voie. Cette contestation se passa avec tant de bruit , que le peuple en eut connoissance , et demandoit qu'on chassât les ariens de l'Eglise.

Dans la seconde séance, les eusebiens pressèrent de nouveau saint Eusèbe de Verceil , Lucifer de Cagliari, Denys de Milan et les deux légats du pape, de signer la condamnation de saint Athanase ; mais ils leur résistèrent avec une fermeté qui leur procura la gloire d'être confesseurs de la foi ; et saint Eusèbe leur dit r Vous ne voulez pas signer l'approbation de la foi , et vous prétendez que ]C signe la condamnation de mon frère , sans savoir s'il est coupable. Cette reprehension de leur iniustice ne fit qu'irriter leur fureur et ils se hâtèrent de déposer le saint pour le livrer aux ministres de l'empereur.

Dans la troisième , les évêques ariens , craignant l'émotion du peuple qui s'etoit déclaré contre eux , transférèrent le concile dans le palais. Constance y fit appeler les évêques catholiques , et s'adresîiant aux trois nommes ci-dessus, il leur ordonna de condamner saint Athanase, et de communiquer avec les eusebiens; maisces évêques lui ayant représenté que ce n'etoit pas là ce que la loi et les canons de l'I'lglise crdonnoient, il répondit : Ma volonté doit passer pour un canon , c'est pourquoi , ou obeissez-moi,ou vous serez exilés, l^es évêques surpris de l'entendre parler ainsi , élevèrent leurs mains à Dicu,t't rcpon-

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dirent à ce prince avec une liberté généreuse , que l'empire n'étoit pas a lui , mais à Dieu , qui le lui avoit donné ;etilsrexhorterentàcraindre cette majesté suprême , qui pouvoit en un moment lui ôter la couronne.

Ils le menacèrent du jour du jugement , et le prièrent de ne pas faire entrer dans lEt^lise de Dieu l'hérésie des ariens. Mais Constance fermant l'oreille à ces remontrances , ne leur répondit que par des menaces, et condamna au bannissement Eusèbe , Denys et Lucifer. Ce fut en cette occasion qu'Ursace et Yalens excitèrent les eunuques ariens contre le diacre Hilaire , envoyé du pape Libère ; et ceux-ci l'ayant dépouillé, lui déchirèrent le dos a coups de fouet, en se moquant de lui, dans le temps que ce saint confesseur bénissoit Dieu , disent les historiens.

Cependant les trois évêques bannis partirent pour leur exil en secouant la poussière de leurs pieds , et en élevant leurs yeux à Dieu, avec la consolation de n'avoir craint ni les menaces d'un empereur, ni les épées tirées contre eux , et d'avoir conserve leur foi pure et sans tache.

Quoiqu'exiles en divers endroits, ils furent reçus partout, non comme des bannis, mais comaie des défenseurs invincibles de la foi. Mais les ariens, de leur côté , voyant que les catholiques s'efTorçoient d'assister les saints confesseurs et de soulager leurs peines, s'efforcèrent d'ajouter de nouveauxtourmentsaux travaux de leur exil. La vie de saint Eusèbe porte qu'il fut conduit à Scythople, enferme dans une cage de fer in ca^ \ea , et mis dans un cachot fort étroit. On ne sauroit croire quels maux les ariens lui firent souffrir.

A l'égard des autres évêques , la plupart souscrivirent à la condamnation de saint Athanase , par surprise ou par foiblesse ; car on voit que l'eunuque Eusèbe vint avec violence dar<srassemblée,et se saisit de ccntquarante-sept personnes tant

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évcqti es que clercs et laïques. D'un autre cûte Lucifer parlant <le ce concile , dit , que la plupart dcscvcques y furent surpris, et qu'ils ne pouvoient se persuader que les ariens ne demandoient la condamnation de saint Atlianase que pour ruiner la foi , ce qui etoit néaumoins tresvéritablc.

Après ce concile, plusieurs é\ê-

?[ues reparèrent leur faute , mais ils urenttous exiles ou mis en prison pour éprouver leur patience. Car saint Atlianase nous apprend que la plupartdesevêques d'Occident souffrirent des violences et des injures étranges jusqu'à ce qu'ils eussent promis de renoncer a sa communion.

On peut dire que ce conciliabule eut de terribles suites, et qu'il fut comme le signal de la persécution , à laquelle tous les défenseurs de la foi furent exposés. Lachutedu papeLibere et du célèbre Osius , éveque de Cordoue, en furentles tristes effets.

Saint Atbanase, quiètoit le principal objet delà persécution, et qui, pour sauver sa vie de la cruauté des ariens , fut obligé de se tenir caché plus de six ans dansles déserts, nous en a trace le tableau . On vit alors, selon la parole de l'Evangile, un grand nombre d'cvêques traînés devant Les niinistresdel'empereur, etlàon leur disoit : Ou signez, ou abandonnez vos églises- On vit ainsi renouveler les plus grands maux que l'Eglise eût jamais soufferts par la cruauté des païens : mais particulièrement à Constaiitinople, parla persécution de Macedone que les ariens avoient fait évèque de cette ville, après en avoir chassé Paul , qui est mis au nombre des saints. Sorr. II. c. 36.

Sozom. If . c. g. 71//. FI. Alhan. Sol. p. 83 1. Àp. Baron, an. 355. cl in yippend. Tom. II. Conc. p. JJO. p. io5o yîtk. Àp. I. p, 6(i2. Id. ad. fol. vit. g.

MILAN (C. de ) l'an 890 , il fut tenu selon la pins commune opinion, au sujet d'ithace et de quelques

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autres év(?qu es, qui avoient procuré auprès de l'empereur Maxime la mort des prisrillianistes, ce qui les avoit rendus fort odieux. Les évoques des Gaides qui avoient condamne l'année précédente les ithariens, voulurent faire confirmer leur jugement parles evêques d'It.'ilie. Ils n'y trouvèrent pas vraisemblablement beaucoup de difficulté , puisque saint Anibroise s'etoit déjà abstenu à Trêves de la communion des itliaciens. Selon Laronius, ce même concile condamna Jovinien , nouvel hérésiarque qui s'éleva en ce temps-là contre la virginité, et dont saint Jeromereduit la doctrine aux quatre points suivants: i.° ()ue les vierges, les veuves, les femmes mariées qui ont reçu le baptême , sont dans un égal degré de mérite, si leurs autres œuvres ne mettent entre elles de la dillerence.

2." Que ceux qui ont été régénères par le baptême avec une pleine fol , ne peuvent plus être vaincus par le diable. 3-° Qu'il n'y a point de différence entre s'abstenir des viandes et en user avec action de grâces 4..° Que tous ceux qui auront conserve leur baptême auront une même grâce dans le ciel. De ces principes suivoient ces autres erreurs , comme , que tous les péchés eîoientegaux ; que les jeûnes etoienl superflus ; qu'il n'y avoit point dans le ciel de distinction de mérite. Saint Jérôme dit encore que Jovinien etoit épicurien dans la défense qu'il prenoit des voluptés, sa doctrine la prêchant plutôt qu'elle ne la condamnoit. Les Pères du concile de Milan, à qui le pape Sirice avoit écrit sur la doctrine de Jovinien , que le célèbre saint Pammaque , sénateur romain lui avoit défères, condamnèrent hautement Jovinien et ses sectateurs : ils furent chasses de Milan, où ils etoient venus pour surprendre l'empereur. Bar. en.

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