‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 83 sur 257 · NAK · texte numérisé non relu

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le Liège <?£ de Munster, tous évoques de Germanie. Le légal s'assit au milieu d'eux , et l'archevêque Gcrhert vis-à-vis, comme accusé.

L'évêque de % erdun parla le premier : Gerbcrt défendit sa cause par un discours plus éloquent que sincère, et il soutint que les évêques des Gaules l'avoient chargé malgré lui de l'archevêché de Reims. Cependant le légat lui ordonna de s'abstenir de l'office divin jusqu'au concile de Reims, indique au mois de juillet : mais ce concile de Reims ne se tint pas sitôt, et tant que le roi llugiies-Capet vécut , Gerbcrt demeura archevêque de Reims , et Arnoul prisonnier à Orléans. Tom.

îA. Conc. p. 74.7.

NaNTES^(C. de ):ûinncUn,e, l'an 660 , eirc. On y ht vingt canons. Le père Labbé renvoie ce concile à la fin du neuvième siècle : ir.ais le pcre Pagi prouve, par Flcdoard, qu'il s'est tenu en ce temps-ci. D. M.

KA^^TES (C. de) l'an 11 27, cire, sous le comte Conon , par les évêques de Bretagne : on y abolit la coutume qui attriuuoit au seigneur tous les meubles d'un mari ou d'une femme , après la mort de l'un ou de l'autre, et celle qui altribuoit au prince les débris des naufrages :

on y fit quelques règlements de discipline.

ÎS^AISTES (G . de) l'an 1264, premier juillet, par i'arclievêque de Tours : on y publia neuf canons.

KAPLOUSE en Palestine (on croit que c'est l'ancienne Samarie) ISeapolilununt, i'an 1120. Il fut convoqué par le patriarche Guermcnd et le roi Baudouin. Il s'y trouva environ dix prélats et quelques seigneurs. On y exhorta le peuple à la conversion des înoeurs pour aivi-

ser la colère de Dieu , et on y fit vingt-cinq canons qui ne sont point venus jusqu'à nous. GijiH. 7/r. L Xîi c. i3.

^ iNARBO>:KE(C. àc)^'arbonens^, !'an2Go, ou environ. Saint Paul , premier évêque de r^arLcnr;c, y fut miraculeusement justifié d'une accusation fiontcuse que deux de ses diacres avoient injustement formée conlre lui. Till.

NARBO^NE (G. de) l'an 589, premier novembre , cire, compose de huit évêques de la partie des (saules qui eloit soumise aux Gotlis, dont le roi étoit alors Récarède; savoir, les évêques de INarbonne (celui-ci etoil métropolitain), de jk'/iers, d E.'ne, de ISiaguelonne , (dnntlesicgeestmainlenantri Montpellier), de Carca.ssonne, de Xîmes, d'Agde et de Lodeve. On y decid-a d' xecuter les décrets du concile de Tolède, del'an 589, etonyfilquinze canons. Entr' autres il y est dit , qu'on chantera le Gloria Paîri, à la hn de chaque p.saunie . et à chaque

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division (lrr.t,raiids psaumes : cVtoîl comme une profession de foi abie 4;p'e contre les ariens I-es peines temporelles, maniuees dans plusieurs de ses eanons, prouvent (jue les juges séculiers assisloient alors au concile, con'.me il avoit été ordonne par le concile de Tolède. //.

r^ARBO^KK (C. de) Tan 791 , tenu pour rondamiur l'crrcnr de- Félix d'Urgel, en I'.!-paç;ne : il di\isoit Jesus-Clirist, comme les nestorlens, prétendant qxie .^elon son liumanitc , iInVioil (ineleî ilsadoptif de Dieu, an lieu que selon sa divinité, il etcil l'i!s naturel : cette erreur fut condamnée dans le concile de Frioul. ^ in^t-six cvêques cl deuxdepuics d'absents j assistèrent; maison ne voit jjoint que Félix, qui étoit présent, y aitele condamne.

Tom. fil. Conc. p. 9G4.

NAI\BO?^]NE (G. de) l'an toS/^, aS août , composé de dix evcqnes , d'un grand nombre d'abbes et de clercs, de nobles, et d'au 1res laïques. On y confirma la trêve de Dieu, et on y ï.t vingt-neuf canons, dans lesquels les peines temporelles sont jcinles aux .spirituelles, parce que ks deux puissances concouroient en ce concile. Tcm. IX. Conc. p. 1072.

MAREONNE (C. de) l'on 1227, en carême. On y fit vingt canons, dont quelques-uns rf(;ardent les iuifsqui furent obiij'és de porter sur îa poitrine une f gure de roi;e pour marque de distinction Parmi les avtres il y e.<t dit qi:e les abbes,

{)rieurS;, et tous ceux qui possèdent es revenus des églises, présenteront aux evêques dos personnes capables de le.s desservir, et leur assigneront nne portion congrue pourleur subsistance et racccmplisscment de leurs devoirs. Les evêques établiront en chaque paroisse des lénioins synodaux pour s'enquérir de riiérésic et des autres crimes notoires, et leur en faire leur rapport : (voilà les inquisiteurs, dit M. derieury).Les îiérétiqii?rs notés , ou justement

suspects, .''eront privés sans retour <le toute ciiarge «l office public : on dénoncera pul)li(jueinent excommunies le comte Rayniona , le comte de Foix, le vicomte de I>é- /.iers,les Toulou.sains , et tous les luretiques et leurs fauteurs, et on déclarera tant leurs jjcrsonnes qiie leurs biens exposés au premier occupant. Tom. A /. Conr. p. So^..

IsARRONÎsF (C. de) l'an 1-3.^ Les trois arcbevêqucs, de Narbonnc, d'Arles et d'Aix, avec plusieurs autres prélats, firent un grand règlement toucliant la pénitence que les frères prêcheurs dévoient imposer aux hérétiques et à leurs fauteurs, c'est-à-dire à ceux qu'ils avoient exemptes de prison pour être venus dans le temps marque, et leur avoir déclaré la vérité, tant contre eux que contre les autres. Ils viendront à l'église tous les dimanches, portant des croix sur leurs habits , et se présenteront au cure entre V t~ pître et l'évangile , tenant à la main iï?s verges dont ils recevront la discipline, et en feront de même dans toutes les processions. Ils assisteront tous les dimanches à la messe, à vêpres et au sermon : ils porteront les armes à leurs dépens pour la défense de la ioi et de l'église contre les Sarrasins, etc. Les hérétiques qui ne sont pas venus se dénoncer dans un temps de grâce , ou se sont rendus de quelque autre manière indignesde l'indulgence, et qui loritefoiisesoumettrontà l'Eglise, doivent être enfermes pour toujours : mais comme le nombre en est si grand qu'il est Impossible de leur bâtir des prisons, les frères prêcheurs pourront différer de les enfermer, jusqu'à ce que le pape soit mieux informé. Quant aux rebelles qui refusent d'obéir, soit pour entrer en prison ou y demeurer, ils les abandonneront au juge séculier sans les écouter davanlaj^e ; ils traiteront de niême les relaps , qui .sert.nt relombes après îeiir abjuration. Les au--

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