‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 88 sur 257 · ORA · texte numérisé non relu

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scandalise : mais les nonces répliquèrent que l'ci^liselalinerierctranclicroit jamais un iota de ce qu'elle disoit daiis le symbole : ils dirent, à la vérité, qu'ils (Toyoient que le pape n'oîilit',eroit point les Grecs de cbanler l'addition dans le symbole , pourvu qu'ils enseignassent au peul)le que le Saint-Slsprit procède du Fils comme du Père ; mais ils ne purent convenir de rien : les Grecs restèrent dans leurs fausses opinions, et les Latins dans celles de l'Ejilise romaine , sans pouvoir s'accorder.

Tum.XI. C.p.^Gl.

t JMER ( C. de Saint-) Judcmareusc, i'an lOQC) , CM mois de juin, par Rlanasses de Reims et quatre de ses suiï'raftants.On publia cinq articles touchant la trêve de Dieu, et l'on ordonna de les observer sous peine d'excommunicniicn.

ORAlNCîE ( C. d' ) Arausicanum , l'an 44-1 , 8 novembre, compose de trois provinces. H s'y trouva dix-sept evéques ayant à leur tête saint Hilaire, evêque d'Arles. Ce concile Llàma les èvequcs qui avoient viole le canon du concile de Riez, de l'an 43g , sur la tenue des conciles au moi IIS une fois l'an , en refusant d'y venir avec les autres. Il ordonna que chaque concile marqucroit le jour et le lieu du suivant. Kous avons trente canons de ce concile, où il y a (les choses fort importantes pour la discipline de l'Ej^lise. Tcni.

II î. Conc. p. ZA6.

^ (mAJXGE'(* C. d' ) Tan 529, oiuillet, composé de i3 evéques, à la tête desquels etoit saint Césairc: Ws y proposèrent et y souscrivirent vinî^t-cinq articles qui leur avoient ete envoyés du saint Sie^e, touchant laf',r;ue ttle libre arbitre. Les cinq premiers sont en foimt de caîions.

î."Que le péché d'Adam n'a pas seulement nui au corps, mais à l'àmc. 2. ° Qu'il n'a pas nui à lui seul , mais qu'il a passé à ses descendants. 3.° Q^v-Q. la i;;ràce de Dieu n'est pas donnée à ceux qui l'invoquent ; mais que c'est elle qui fait qu'on l'invoque. 4-." Q"e la purgaticn du péché et le ccnimencement de la foi ne viennent pas de nous, mais de la grâce. 5.° Que par les forces de la nature , nous ne pouvons rien faire ni penser , qui tende au salift.

Les autres articles sont moins des canons que des sentences, tirées de saint Au^^ustin et de saint Prosper , tendant à prouver la nécessité de la grâce prévenante , et entr'autrcs , querhomme n'a de lui-même que le mcnsona;e et le péché, ncmo de suo licibcl nisi mindaiii:m (i pcccatum : qne la persévérance est un don de Dieu :

que par lepéclic du premier homme, le libre arbitre a tellement été affoibli, que personne n'a pu véritablement aimer Dieu, croire ca lui eu faire le bien ,s'il n'a été prévenu par la grâce. Saint Césaire envoya 3 Rome cette profession de foi pour la faire approuver. Tc^.. Il- Conc.

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ORIENT (C.à' ) Orientale. Tjn 477- Ka ce concile, Pierre le Foxilou fut chasse (VAiitioche;et Jean d'Apainiee,niis à sa place, fut aussi chasse trois mois après : on^ mil ensuite à Antioche un homme j)ieux.

OFiLEAr.SC G à' Jun/ianense, TanSii , lo juillet, tenu par l'ordre de Cloris. On y ht trente- un canons sur la discipline , dont quelques-uns regardent les moines Plusieurs sont renouvelés du concile d'Âgde. Us furent souscrits par trente-deux éveques ,dont les cinq premiers sont métropolitains ; savoir, de Bordeaux, de ])Ourges, de Tours, d'Auch , de Rouen. Les plus illustres Pèresdece concile furent saint QuintiendeHhodez,sainti>îelenne, et saint Théodore d'Auxerre- Tom.

IVConc. p. i4o3.

ORLÉA>iS (G. d')ran 533, 33 juin. On y lit vingt-un canons contre la simonie et divers abus : ils furent souscrits par vingt-six éveques présents : il y enavoitdes quatre provinces lyonnoises, et dcstrois aquitaines , parmi lesquels il y en a plusieurs que l'Eglise honore connue saints. Ih. p. 1779.

ORLEANS ( G. d' ) l'an 538 , 7 mai , on y fit trente-trois canons ; il fut souscrit par dix-neuf évêques dont huit ont été mis au nombre des saints. Tsm. V. Conc. p. 2q4-

ORLÉANS (G. d') l'an b/,i. On f ht trente-huil canons, qui furent souscrits par trente-huit évêques présents, et pour les absents par onze prctres et uu abbé. Le trentetroisième canon dit que celui qui voudra avoir une paroi.sse dans sa terre , doit premièrement y donner un revenu suffisant et des clercs pour servir. On regarde la disposition de ce canon comme l'origine des patronages : il y en a d'autres qui défendent aux laïques d'oter les biens donnes à l'E^jUse , et aux ecclésiastiques de les aliéner. I,'>. p. 38o.

OULEÂNS(G. d')ran549, 21 octobre. Le rci de France Ciuïde-

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bcri, avoitfait «.'^sembler ce coaiciie : cinquaaie évêtiues et vingt-un députés y firent vingt-quatre canons Ges évêques etoient rassembles de tous les trois royaumes de France, eldetoutcs lesprovincesdesGaule^, hor^la première narbonnoise que les (iolhs tenoient encore. On en compte dix honores connue sainis par l'Eglise. Le premier de ces canons condamne les erreurs d'Eut}ches et de Neslorius. Le deuxième dit, qu'on ne donnera point à un peuple un évcque qu'il refuse, et (ju'on n'obligera point le peuple ou le clergé às'y soumettre parfoppression des persoiHies puissantes; aulrensent l'evcquc ainsi ordonne par simonie ou par violence sera dépose.

Ce qui fait voir que la liberté dej élections diminuolt depuis la domination dos lîarbares. IL p. 3yo.

ORLÉANS (G. d' ) l'an 634 , tenu à Texhorlation de saint Eioi contre un hérétique qu'on croit avoir elé grec ou monotheliie, et qui luL condamné et chassé des Gaules. ///.

S. Kli^. r. 35.

01\LÉAiNS ( G. d' ) l'an 1022.

Le roi Robert et la reine Constance avec plusieurs evcques, y firent brûler ^Qs manicheeiîs , dont les deux chefs étoient Etienne et Lysoye, ecciésiastiqiies cl'Orlean.s. Chr.sanct.

Pli. Tom. Il.Spicil.p. 74o.

OSBGRfl^î'i'SE , l'an 10G2, par saint Arnoul, archevêque de Cologne , en faveur d'Alexandre 11 , cJ contre l'antipape Gadalo'ls. Pa^i.

OUESTMINSTER ( G.d' ) près de Londres ff^estmonusliricnse , l'an II 25, 9 septembre, par Jean de Grêrae, légat d'Honorius II, assisté des archevêques de Gautorbéri el d'Yorck, de vingt évêques , et d'environ quarante abbes. On y fit dix-sept canonsquinc font que ccnfirnicr les anciens ; parliculièrenu'.nt îontre k simonie, l'incontinence dos clercs, lesordinations sans titre , et la pluralité des bénéfice^;. 7'. .r. Co/ic. p. y 12.

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OLiKôii^imSTKa ( C. d ) Tan 1I2(», i3 janvier. Othon , nonce du pape, y lut la luilic frilonoriu.s,roiitenaul la inrnie proposition (jiie le le'sat avoit faite au cierge de France assemblé à Bourges qiieKjue temps auparavant : c'est-à-dire que, de toutes les églises cathédrales, le pape deniandoit deux preheiides ; une de la part de l'evèque , l'autre du chapitre; et de nicnie des monastères où les menscsde l'abbeetdu couvent sont séparées , une place monacale de chacun. }tlais leseveques ne voulurent point décider sur cette denianile sans le consentement du roi et des absents, disant qu'elle leur eloit préjudiciable, et ils se séparèrent sans rien conclure. Toin. ,\J.

OUKSTAÎINSTER ( G. d' ) l'an 1 127 ; on y fit dou.'e canons pour la reformation des mœurs. Pagi.

OUESTMii\STEK ( G. d' ) l'an 1365. l^e légat Othon de Tiesque y fulmina la sentence d'excommunication contre les adversaires du roi.

^ OUINDSOR (G. d') JFindsorlmse, l'an 1 1 14 , 2G avril. On y élut pour archevêque de Cantorberi, ivaoul, evêque de llochester, c'elolt après cinq ans de vacance. 1). M.

OVIEDO (G. d') O^r/erise, en Espaç^ne , l'an 901 , le roi Alphonse y assista avec la reine son épouse et ses hls , accompagné de dix-sept cveques. L'église d'Oviedo y fut érigée en métropole, et liennénégilde qui la gouvernoit , reconnu chef des autres évequcs pour travailler avec eux à rétablir la discipline troublée par la domination des infidèles. Tom. IX. C. p. /^ii2.

OXFORD ( G. d') Oxonlrnsc, l'an 1160. On y condamnaplusdetrente hérétiques vaudois ou publicains, qui detestoient le baptême, leucharistie et le mariage , et ne comptoient pour rien l'autorité <!e l'Eglise : on les abandonna au prince pour être punis corporeilement.

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OXFORÏ) ( G. d' ) au monasSire d'Osney, près d'Oxford , l'an 122J, le 1 1 de juin, par le canlinal Etienne dcLanilgon, archevêque deGantorbéii, et léf;at du f)ape. Ge concile fut de toute l'Angleterre : on y fit (luarante-neuf canons conformes à ceux du dernier concile de J^atran , aveoquelques autres règlements. Le preuHsr de ces canons contient une excommunication générale contre ceu X qui en trei'renneut su ries droits de l'Eglise, contre les perturbateurs de la paix du royaume , les calomniateurs, les parjures etaulrcs semblables ; les evêqucs sont exhortes à donner audience aux pauvres, à entendre eux-mêmes les confessions, à résider en leurs cathédrales , au moint; les grandes fctcs et une partie du carême : défense à un prêtre de célébrer deux uïc.sses par jour , sinon à Noël et à Pâques , ou aux funérailles eu présence du corps , et en ce cas, il ne prendra point d'ablution après la première nîcssc.Ce même concile règle le nombre des fêtes, et ordonne de jeûner la dernière semaine avant iAôël lout entière. Tom. Al. Cvnc. p.2'jo.

OXFORD ( G. d' ) provincial, tenu l'an i4.o8, par Tiiomas Arondel , archevêque de Gantorbéri. On y'fit treize règlements pour arrêter les erreurs de Wiclef. On défendit aux ecclésiastiques séculiers ou réguliers de prêcher la parole de I3ieu, sans avoir clé examinés et approuvés par lévêque diocésain ; qu'ils prêcheront d'une manière propre a edii'.er leur auditoire , sans .s'emporter contre les dérèglements du clergé. On n'enss'ignera rien sur les sacrements ou sur la foi, qui ne soit conforme à la doctrine de l'Lghse.

On ne souffrira point de IraducliofJ de l'Ecriture en langue vulgaire qui ne soit approuvée par l'ordinaire. On ne combattra point les points de doctrine décides par l'Eglise , ni l'autorité desdécréfales et des règlements synodaux.

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