‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 92 sur 257 · PAR '^ZZ · texte numérisé non relu

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que celle donlllsai^It ici , du moins quant à ce q'ù concerne le schisme considéré isolément : saint Denis est donc tout entier contre ceur. qui allé{;uenl ses paroles ; et, suivant ce i'erc illustre , c'cbt a ceux-ci a faiie des sacrifices , non à ceux a qui ils les demandent.

Celte lettre 5 datée du i5 août, est suivie à\ii\ plan depaitfualion, qui fut proclame par le concile , dans re;;iiae de ISolre-Dame, le :j4 ^*'P~ Icnihre suivant.

On examine dans ce plan quelle doit en cire la nature ; à <jui on doit le proposer; dans quel esprit il faul ai^ir; quels sont les points .lur lesquels il faut convciur ; quelles sont les condiliouj de la pacification; s'i!

ne sera point neteisairc d'adresser le plan au pape , et s'il ne seroit pas convenable d'en faire aussi part au::

cveques des églises eiranftcres.

On repond a la première question, que ce plan doit être iijnde sur la charité , la justice et la vérité; être proportionne à la nature et à l'étendue Ags maux reisenîis ; tire établi sur des bases yencrales , iixes et uniformes. Sur la seconde nueslion , on déclare qu'on ne peut traiter avec les ecclésiastiques du jrcmier et du second ordre , qui ::.i)nt hors de la république , et inscrits sur la liste des emij^res. "Nous » ne sommes point juges de la loi , » disent ces bons pères; notre de- » voir est de nous y conformer. Il " est d'ailleurs évident que les lois » ecclésiastiques elles-mêmes nous " empêchent de traiter avec ces

sponte redeundo ; satiùs quidcm fuerat (juidvis pati , ne Ecciesia Dci discindeiftur. iSec minus £;lorio.sun» fiussct idciico subire marlyrium , ne Ecclt-siaiii scindcjcs, quàm ut ne idolis saciidrares. Imo illud , meo quidcm judicio , illiistrius fuisset. Hic cniui pio sua unius aninia : iliic pro omni Ec- (.Icbià martyiiiiin quis sustinct. 'l'r.MK du ijrcc en hîtin par Henri Valois , ëdit^ dei'ieno le Petit, 1G77.

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:* personnes. » Comme si aucune loi ecclésiastique prosrrivoit les ministres de la religion exiles par la puissance temporelle , pour la cause de !a foi et de l'unité ! Cependant, conlinue-t-on, « la relit;ion.... interdit » à ses enfants toutes relations avec » les ennemis du gouvernement

» sous leijuel ils vivent Nous ne

» devons traiter qu'avec ceux des » anciens pasleursqui résident ou qui » pourront résider en France. Mais " ceux-ci se divisent en deux classes; » les soumis et ies insoumis. 11 résulte » des principes que nous venons d'e- » tablir, que ces derniers ne peu- » vent être compris dans notre ac- » commodément, tant qu'ils persiste- '> rontdans le refus formel de sesou- " mellreaiix lois de li. république. » Ce n'étoil donc pas la peine de faire tant de bruit pour \n\ pian de conciliation qui se trouvoit sans objet. Car peu (le prêtres orthodoxes avoient prête le serment de lil/trié et d'a^ahiê. iSous i{;norons s'il y en eut qui se soumirent à celui de haine à la royauté, etc. Mais les constitutionnels avoient ete profondément avilis; ils avoient besoin , pour reconquérir quelque crédit aupTiis des âmes simples et sensibles , de faire sonner bien haut des offres impossibles , des plans impraticables, mais présentes avec lin air de douceur, d'affection et de tendresse capable d'en imposer.

Tant qu'ils ne turent pas en état de faire trembler leurs adversaires par îi'ur nombre et la violence de leurs moyens , les sectaires , ainsi que les sopiiistes modernes, usèrent constamment de procèdes doux en apparence , ne prêchant qu'humanité, que charité , que tolérance , que soumission , et ne se montrant jamais au dehors, que, comme le dit i'll.criture , son le l'étemenl des brebis Voici une phrase que nous ne

pouvons omettre. « Ah ! qui mieux >• que l'Lvant^ile prêche la liberté et » l'égaliié. .! » Nouïn'y ferons aucune réflexion. Pour y en faire de justes,

PAR

il suffit de st rappeler ce qu on erî'» tcndoit , dans ce temps de délire et de fièvre ardente , par ces mots inscrits alors partout, et répètes à tout propos par les Louches républicaines.

Dans la réponse à la troi>ième question, les constitutionnels du concile ne veulent pas qu'on prétende les ussujétir à des retraclalions. « }lé ! » s ecrient-ils , ne senons-nous pas dans » le cas d en eaigcr nous-mêmes /* \ ai— » nement on nous demanderoit un » desaveu plus ou moins formel de » notre conduite, nvus sommes assures "de n'aroir fait que notre devoir. » Ils ne veulent pas non plus qu'on présente à leur acceptation les prétendus brefs de 1791 et 1792. Car , •< outre qu'ils sont injustes, en ce » qu'ils condamnent des pasteurs » qui n'ont pas ete entendus ., ils sont » encore étersifs des droits de notre » église. » Ils auroient pu ajouter, que ces mêmes brefs la renversoient, la pulverisoient , l'aneantissolent aux yeux de funivcrs catholique, et avec tout le poids de l'autorité de l'Eglise universelle , qui s'etoilunic contre eux à son aujsustcclief Eniin, pour tout moyen de s'entendre et de convenir avec eux , /'/ faut de pari it d'autre oublier l,' passé, et revenir au point d'où Pcr, ûoi/ sorti avant les troubles. Nous n'opposeroiLs a ces vues, si contraires a la pratique de l'Eglise dans tous les siècles, envers les hérétiques qui revenoient à l'unité, que CCS paroles de saint llilalre de Poitiers a un empereur arien : «11 » est impossible, disoit-il , et la rai- » son elle-même ne permet pas que » les choses qui se répugnent, aient » entr'elles de la convenance ; que ') celles qui sont opposées, se reunis- >■' sent ; que la vérité s'allie avec le » mensonge ; que la lumière et ies » ténèbres se confondent ; que le » jour et la nuit subsistent ensem- » ble dans un même lieu (i). »

(1) Lih. ad Constantium AuguMuiir.

PAR

On lit, an commencement de la réponse à la question sur les pomls dont il faudra com-enir , une ailcftation bien t'ionnanle : " Grâces à Dieu , y di- >• sent les Pères, nous sommes d'ac- » cord sur le fonds; et c'est avec un » profond sentiment de rcconnois- » sance envers Dieu , que nous » voyons le dépôt de la foi conserve » intact parmi nous. » Ils comptent donc pour étran;^ère au fonds de la dispute la constitution cwile du clergé. lis rcç^ardent donc encore celte constitution déplorable comme ortliodoxe dans toutes ses parties; et, ce qui est plus etrani^c encore , ils supposent qu'eu pense de même du côté des insermentés , ou plutôt dans toute rEi;lise catholique ! Aussi, ne rrai^nent-ils pas d'appeler opinion la croy^Ture opposée h leurs sentiments :

en quoi ils imitent les euscbiensqui, pour engaf;er Constantin h faire recevoir Arius dans la communion de r Eglise, disoient qu'on convenoit du dogme ; que l'objet de la dispute n'inléressoit pas la foi; que ce saint prêtre n'avoit combattu que des opinions subtiles et inutiles que lévêque d'Alexandrie avoit eu tort d'élever , et dont il ne devoit pas exiger la croyance, etc. 11 s'agissoit néanmoins de la consubslantialité du Verbe éternel , point fondamental de la foi catholique, defmi déjà par )e concile de jNicee.

Cependant les Pères du concile national établissent les bases de la réunion. Les conditions qu'ils exigent des dissidents , pour faire la paix avec eux, sont la soumission aux lois de la répahlique ; le maintien des maximes et des libcrtcs de l'église gallicane , entendues sans doute dans leur sens ; la persuasion qu'une église nationale a tous les pouvoirs nécessaires pour se constituer, se f^oui'crner , thauj^er et améliorer sa discipline particulière; pourvu ( et ceci paroît difficile a concilier avec le droit de se constituer, pris surtout dans l'acception qu'on y donne), pourvu qu'elle con-

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