TABAC
SUC de la nicotiane par la bouche aujjmentent la sécrétion de l'urine ; mais pour peu que la dose soit élevée, la pupille .se dilate, il survient de l'obscurcissement dans la vue, des vertiges et une tendance h l'assoupissemcnt. Plusieurs auteurs disent , conlradictolremenl à ce fait, que la pupille se resserre par l'efTet delà nicotiaDC : nous avons voulu nous en assurer par l'expérience directe (pii nous a prouvé ce que nous venons d'axancer. On éprouve, en outre, des nausées, du vomissement, de la diarrhée avec tremblement dans les muscles ; la liiiure devient pAle, les extrémités froides; sueurs abondantes sur tout le corps; pouls petit et lent; faiblesse générale; les membres sont comme I)aralysés; délire, syncope, asplivxic, mort. Tous ces effets, (]ui se dévelojiiient en prenant la nicotiane par la boucbe , se manifestent d'une manière plus intense encore si elle est appliquée à la |teau dénudée de lépiderme ou dans une plaie. On rapporte des cas de mort par les simples lotions pratiquées sur la tête avec une infusion de nicotiane dans le but de guérir la teitrne, ou apjdicpiée dans d'autres régions pour la guérison d'une auti e maladie cutanée. Wallerhat a été témoin d'un cas de mort survenue en trois heures par une friction faito avec une prépaiation de nicotiane. Une Fnalheureuse mère a vu ses trois enfans sur le point de pi'rir en vingtquatre heures, pour leur avoir enduit la tête avec un linimeiit de beurre de nicoliane dans le but de les ^'uérir de la teigne et des poux. ■ (Trudud. de l<i plimmacol., p. r»4S,)
La fréquence des accidens d'intoTicatlon occasionnés par le tabac, soit ingéré ou donné en lavement, soit appliqué topiipiemcnt , nous fait un devoir d'entrer dans ipielipies détails sur le traitement qu'il convient d'employer pour les combattre. Les médecins de l'école italienne, ne voyant dans la nicotiane qu'un agent hyposthénisant des plus énergi- (pien, conseillent de recourir à l'emploi de l'eiher. de l'alcool, du \in, de la cannelle, de la miiMade et autres substances fortement excitantes , iiour remédier dynamitiuement aux cITets jiroduits : mais, comme cette opinion n'a pas encore cours ailleurs que dans le pavs qui l'a vue naître, nous croyons devoir faire connaître la médication conseillée en pareil cas par !\1. Orhla, jiarco (prclle est celle (jui semble mériter le plus (le conliance.
Si le poison a été avalé depuis peu do temps , cl qu'il n'ait ])as occasionné de vomisseiiiens abondans , ce toxicidogiste conseille d'administrer un évacuant composé de 10 ou I."» centigrammes de tartre slibié et de 10 ou 1t2 déciuram. d ipécacuanha dans
.<i<>nt fort légers, si l'on n'avale pas la salive ; i une |)elite quantité d'eau : par ce moyen,
d.ins le cas conlr.iire ou épmuve les mêmes ' on favorise pri)nipiement l'expulsion ; et l'on
(llets que si l'un prend la nicoli.ine jiur la retrainl pas «le bàlcr l'absorplion , vu que
bvuchc Les pclilcs Uo-c.- d sfeuill.s ou du la proponjun du liqniJe udininislré est peu