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cul âpre , et vécut depuis sujet à la né« pbrite. Sydenbam {De mictu sang, à calcula, etc., p. 4-i'l) a éprouvé lui-même une allection calculeuse après de longs accès (le goutte qui l'avalent retenuau lit. 11 est donc utile, lorsfju'on est menacé de la gravelle, et surtout lorsqu'on a déjà rendu des graviers ou de petites pierres , de se coueber dans une situation inclmée , et alternativement sur les deux côtés. Le tronc étant plus élevé que les membres inférieurs, l'urine aura un cours plus facile et plus pronq)t des reins vers la vessie; la matière lithique aura moins de facilité à se déposer ou à s'unir aux graviers déjà formes, et ces graviers seront entraînés plus facilement par l'urine. «(Boyer^TraiVé (/t^^• mal.cliir.) Ces remarques sont judicieuses, nous ferons seulement observer relativement à la goutte, qu'ici le repos est une circonstance tout-à fait secondaire et que les rapports intimes qui existent entre la goutte et la gravelle , l'analogie qu'il y a entre les to[>bus articulaires et les pierres rénales, indiquent une similitude entre ces deux maladies; aussi, a-t-on noté que les calruls rénaux étaient fré(piens cbez les goutteux. On a dit (jue la nepbrite calculeuse siégeait plus souvent à gaucbe qu'à droite; et suivant Cb. Lepois, «< cxcentum ncplirelidc lahorantibiis , octoginta et awpliii.s rcnem sinistrum dolent. » {De moib. à colluvie scrosa^ sect. iv, cap. ir, p. o(U.) lloirmann(i'l7('^. rat syst., t. iv, p. 403) fait la même remar((ue, et à l'explication Immorale de Lepois il substitue des pbénomènes mecanicpics : c'est, dit-il, la j)rcssion de IWdu colon remplie de matières gazeuses ou fécales iiulurees, qui anuMie cet accident. Beaucoup d'auteurs ont répété la même proposition (pii ne paraitpas à ÎNL Rayer reposer sur des faits assez nombreux j)Our pouvoir être admise. « Le dépôt et l'agrégation des sels dans les calices et le bassinet sont rendus plus faciles, non seulement p;u* certaines constitutions de l'urine , mais encore par la présence accidentelle dans cette humeur de matières animales étrangères, telles (|ue du sang, du mucus, du [)us, etc. Aus'ii a-t-on vu des pyélites calcideuses survenir après la blessure du bassinet, des coups sur la région rénale ou après de fortes contractioiiij dcb muscles de la région lom-
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briire. » (Rayor, Ouo. cit., t. ni , p. 17.) Tour plus de détails, voy. Calculs et Gravelle.
<( L'inllainmation, ou tout au inoins Tirri talion du rein est- elle la cause néccssairedela formation des calculs? M. troussais [Cours de pathol. et de thérap. gên., t. II, p. 278) iriiésite pas à résoudre celte question par raflirmation : commençons, dit-il, par admettre comme chose certaine, que ces calculs sont toujours relîet d'une irritation des reins, et que souvent l'irritation génératrice des calculs est Tellet d'une crise, d'un état fébrile , d'une inflammation quelconque. D'un autre côlé, M. IMagendie [Dict. de médec. et de chir. prat., art. Gravelle) explique très bien le même phénomène par des changeniens dans les proportions des élémens de l'urine, ou par la présence dans ce liquide de matériaux qu'elle ne renferme pas habituellement. C'est ainsi qu'une nourriture azotée, qui, suivant le premier, stimule l'estomac etparsympalhiele rein, n'a d'autre effet pour le second que d'augmenter les proportions d'acide urique, d'où précipitation de cette substance peu soliiblc. . . Il faut en convenir, et cette opinion n'est pas nouvelle, l'état d'excitation du rein peut modifier la sécrétion urinaire de telle sorte que la partie séreuse s'y trouve en proportion très faible, et dès lors, les sels de l'urine tendront à s'en séparer et à se déposer. Cette explication ne saurait s'adapter aux cas dans lesquels le calcul est formé par dessubstances qui ne se trouvent dans l'urine que dans des circonstances toutes particulières, l'oxalate de chaux par exemple. » (Beaugrand , Ohs. de liihot., jour, des conn^ méd. prat., t. m, p. 11.)
Anatomie pathologique. 1° Etat du hassinet et des calices. Ce que nous allons en dire peut aussi s'appliquer à d'autres formes de la pyélite. Quand la phlegmasie est aiguë , on trouve la membrane muqueuse des calices et du bassinet [)lus ou moins injectée : tantôt il y a une simple ponctuation rouge ou des arborisations à mailles plus ou moins serrées; tantôt enfin de véritables plaques d'une teinte uniforme. Ailleurs il y a de véritables ecchymoses et même des épanchemens de sang dans la cavité; cela s'observe surtout dans les casde pyélites gangreneuses ou qui accom-