NS. SI
pa^iK'Ul ceitaiiici aifi'ctious gf'ni'ralcs giavcs; d'autres lois à la fa(^e inlL'riie (1rs bassinets ou avec de véritables concrétion» psnudo niiMobraneuscs. Quand il y a ces rétentions d'urine, les cavi'.cs fies calicc!» sont ordinairement dilatées. Les ulcérations et les perforations n'ont guère lieu que dans des cas d'alfoclions calculeuscs clironi(|ues revenues à l'état aigu.
Dans la pyelite chronique la teinte de la muqueuse est généralement d'un blanc mat. Il y a quelquefois des rougeurs, mai;; elles sont moins marquées que dans la forme aiguë. Ailleurs, la coloration est brunâtre ou ardoisée. Assez souvent, ou trouve une dilatation fort remarquable des ba-sinels et des calices, ou bien au contiaire un resserrement proluit par un épaissis>ementde la muqueuse. Les ulcérations sont assez communes dans le cas de calculs. Ces ulcérations peuvent s'ouvrir soit dans le tissu cellulaire ambiant, soit dans la cavité du péritoine, soit dans
le duodénum ou le gros intestin, etc
l'urine, en s'épanchant, provoque dans ces différentes hypothèses une péri né[>hrite, une péritonite, des vomissemensurineux, ou desselles mélangées de pus et d'urine. C'est presque toujours après l'ampliation des cavités naturelles, ratro[)hie de la substance parenchymateuse, et la transformation de l'organe en une vaste poche multilùculaire remplie de pus ou d'urine puru- !ente, que ces perforations ont lieu. L'étendue que le rein acquiert dans quelques cas le fait adhérer avec les organes voisins,et les cavités distendues peuvent s'ouvrir à droite dans le foie, et même dans les bronches par le diaphragme, à gauche également dans les bronches, et des deux côtés descendre en bas jusque dans la fosse ilia(pje, où l'organe malade peut être reconnu par le palper et la pression.
2'J Matières contenues dans le hassinet ef/(?5ca/ice.3\C'ebt,dan5 l'état aigu ou chronique , de l'urine purulente, du pus , des mucosités glaireuses ou comme pulpeuses , du sang plus ou moins altéré , divers corps étrangers dont il sera ques.ion plus loin; mais,spécialementpourlecas actuel, des calculs.
Ces calculs se moulent sur la forme des cavités qu'ils rem[)lissent ; ils olfcent souvent des ramifications plus ou moins
ÀO
KEIiNS.
considérables , dont chaque branche est ordiiiaircint'nt terminée par nu reunemciit. En uicine lenii)s (jne l'on trouve des calculs , ou trouve aussi dans les calices, soit du sable (lu mêle à Turine, soil un <]e[iol blanc, amorphe, semblable à de la craie délayée dans de Peau , et cpii est foiine de phosphate de chaux. Poiu' les I)rnprii'tes [)liysiipu'S et chimi(|ues de ces graviers et des pierres des reins, A^ les mois (^kavI'LLf: et C.aj.ci i-.
'à'' Etat du parc mil !j me ncplivlique. Dans la pyelite chronique, ()uaud les cavités du rein se sont amplifiées , il arrive onlinairemeul (pie la substance parcncliyniateuse s'alro[)lue, et le rein est transforme en un sac à plusieurs lo;;es. Nous avons vu tout à riunu'e les accidens aux- «piels pnuN aient donner lieu les comuuiliications avec les parties voisines. (/^.
plus bas, FiSTLLE.S RÉNALF.S.)
« 11 est rare que les individus qui meurent a\('C une pyelite aiguë ou chroni()ue ne présentent pas d'antres altérations des voies urinaires. Dans les pyeliles consécutives aux lésions de la vessie, de Turetre ou de la prostate , les deux bassinets S;)nl j)res([U(' toujours alfectes ; mais ordinairement il y a une dillerence remarquable dans r.illeralion des deux eonduits excréteurs. L'alleraliou est toujours phis ancienne ou plus considérable dans lun d'eux, sans qu'il soit possible , dans un grand nombre de cas , d'assigner la cause lie cette dillerence. Dans les cas de pyelite caleuleuse , Tun des reins est souvent profondément allére , tauflis que celui du côté oppose et son conduit excréteur sont s. lins , mais hypr'rtrophies. » i^Hayer, ouv. cité, t. ni, p. i» )
Sii'gi' it disposition des ralruls:. Les calculs et les graviers peuvent occuper un ou p'usieurs calices, sans être reunis et sans apporter obstacle au passa;;e des urines dan^ I urrtre; et alors l'inllimmation o?>t bornée aux parties conligues imx calculs; tantôt, au (on'raiie, le calcul e>t ramifie , occupe les calices et le b issini I, et gène ou intercepte le cours de l'uiine. Lorxpiun calcul , situe d.uis le voi>ina,:.'e d.i coin nencemenf de l'uretère , |ire«-enle une riiTole, les uruies et le< matuTcs sécrétées par le n in peuvent s'écouler avec plus ou moins de facilité, et il ny a pas
distension du rein. Mais si l'obstacle est conq)let, si le passage est intercepté, il y a rétention de l'urine et du mucus, de là pyelite générale et distension très considérable du rein. De ces dillerences dans la sittiaiion des ]»ierres rénales, résultent des diirerences dans les phénomènes pathologicpies. (Ilayer, t. iir, p. ib.)
Siimptômes. Ouand des graviers très petits pa-^sent sans diniculté des différentes cavités du rein dans l'uretère et de là dans la vessie , les symptômes sont ceux de la gravelle , des doule(u\s plus ou moins vives sans pldegmasic. Mais (]uand un calcul est iro|) volumineux pour s'engager dans l'iiietere , ou pour passer rapidement de Ci t endroit dans la vessie , il occasionne dt s désordres qui , suivant leur acuité ou leiu' ancienneté, i)resentent , d'après M. Rayer, quatre formes principales.
4" Premier état {coliques niphrétiques^ suppression de l'urine). « Douleur vive, aiguë ou pongilivc dans la région du rein all'ecte, descendant de celte région àlaves>ie, et (pielquefois ac,couq)agnee d'un frisson plus ou moins intense. Urine raie et rendue goutte à goutte, avec un sentiment d'ardeur et parfois avec de petits graviers et une petite quantité de sang.
» Le pouls, d'abord pelil , déprime, devient ( n>uite fre(piunt et plus développe, le plus souvent après un ou i)lu>ieurs vomissemens et un senlimenl de défaillance. Si le gravier n'est point ex[)ulse le lendemain cl les jours suivans, la plupart de ces synq)tô lies conlinuent; et si le calcul n'apporte pas enlieremeut ob.^lacle au cours de l'urine, elle contient toujoui s une ceilaine (pianlit»; de .sang el de niu- ( (i>. Par le refroidissement , le mucus appaiaii daUN l'urine, sous la forme de |ietits grumeaux ou de llocons comme co!onneux, qui se déposent plus tard au fond du vase. Les globules sanguins , facilement rcconnaissables au microsc(q)e , forment une légère couche a la surface du tégument.
» (iCs pi "iniers accidens j)euvpnt cesser tout à coup lorsque le calcul a passe de liiretere dans la xcs^ie; ri)iiue,(pii a été .iionienlaiiement cliaige(î de sang ou de iiiueu^;, redevient naliirelle , si elle ne se charge pris de mucus ou de pus eu tra-
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versant la vessie ou ruvèlrc. » (Rayer , oîiv. cité^ p. 18.)
2° Deuxième état (urine muqueuse).
Si un ou plusieurs calculs séjoiuuont flans le rein , la plileginasie passe pre.s(iuc nécessairement à reiat chronique. La douleur est alors moins vive , ce n'est plus qu'un sentiment de pesanteur ; elle peut devenir presque nulle pour se réveiller avec violence à la suite d'un effort , d'une forte secousse du tronc, une pression un peu forte la rend souvent beaucoup plus vive, les excès de table exercent aussi une notable influence. Celte douleur se prolonge souvent dans le trajet de l'uretère jusqu'au testicule et à la cuisse correspondante. Dans les exacerbations , il n'est pas rare de voir l'urine sanguinolente : habituellement ce liquide est chargé d'une certaine quantité de mucus qui se dépose par le refroidissement ; dans d'autres moniens , l'urine est parfaitement limpide. Ces différences peuvent se montrer chez le même malade dans le courant d'une même journée.
Les mouvemens brusques , la toux , Véternuuient, le décubitus sur le venire ou sur le côte opposé , la chaleur du lit, exaspèrent la douleur. Lorsque les graviers sont composés d'acide urique , les urines sont acides, le sédiment offre des cristaux rhomboïdaux, d'un jaune rougeàtre ; filtrées, elles deviennent légèrement louches par acidilion d'acide nitrique.
Q.jand , au conlraire , les graviers sont phosphalitpies , l'uiine est alcaline et louche au moment de l'émission ; elles'éclaircit par addition d'acide nitrique et se trouble quchiuefois par un excès du même réactif , si elle contient de l'albumine, du sang, ou du pus. (Rayer, loco cit.)
5« Troisième état [sécrétion purulente sans tumeur rénale). A ces deux premiers étals , en succède un troisième plus grave lorsqu'un ou plusieurs calculs se trouvent retenus dans le bassinet ou les calices : il y a chaque jour , et surtout vers le soir , des frissons irréguliers ; le rein est habituellement le siège d'une sensation douloureuse, de tension, de b'itteinent ou même de froid , qui se pro- ]>a^e souvent dans le membre correspondant.
souvent blanchAtrc et trouble, laisse déposer, par le repos , un sédiment purulent d'un blanc de lait ou d'un blanc légèrement verdàtre , principalement composé de pus et de sels [)réci[)ités de l'urine. Les douleurs peuvent éprouver des intermissions complètes, mais les urines restent toujours purulentes. A une époque plus ou moins avancée , surviennent des exacerbations ou retours à l'état aigu , avec fièvre , douleurs vives , nausées , vomissemens, soif, etc. Quehjuefois, au lieu de cesser graduellement, les accidens augmentent d'intensité , le pouls devient petit, misérable, les extrémités se refroidissent, l'anxiété est à son comble , il survient du hoquet et le malade meurt.
4» Quatrième état ( urine purulente et tumeur rénale). Dans ce cdis\e flanc du côté malade est le siège d une tumeur, ordinairement bosselée , fluctuante, produite par l'accumulation du pus dans les cavités naturelles du rein énormément distendues : cette tumeur peut refouler par en haut le foie ou la rate (suivant le côté), et descendre , inférieurement , jusque dans la fosse iliaque et même Thypogastre. On a vu de ces tumeurs , formées par le bassinet et les calices dilatés et remplis de matières purulentes, peser depuis 10 jusqu'à 50 livres. C'est ici que les moyens que nous avons exposés au commencement de cet article doivent être mis soigneusement en pratique afin d'apprécier exactement la forme , la situation , l'étendue et la nature de la tumeur. La douleur est, dans ces cas , ordinairement très peu intense ; dans le temps des exacerbations, elle augmente par la pression, les secousses , etc. Certains malades disent avoir éprouvé la sensation de pierres ballottant dans la tumeur, et quelques médecins croient avoir entendu un bruit de frottement; mais ces faits sont loin d'être authentiques, {r. plus haut , n» S , à propos de l'examen du rein en général, ce que M. Piorry pense de V auscultation.)
A ce degré , l'urine de toutes les émissions est purulente ou sanguinolente , à ntoins que le passage du rein à l'uretère ne vienne à être momentanément obstrué.
Ici , comme dans les cas précédens , on remarque de grandes différences dans le
L'urine, quelquefois sanguinolente, plus . cours d'une même journée , l'urine puru-