TANAISIE
Cette iiinueiicc n'est réelle qu'autant que les procédés exposent moins à la flouleur, à la perte de ?^ang, mais surtout à riullain malion Après la taille, c'est princi[)aleluent la douleur et rindaunnalion (pii tuent, et leurs causes les plus puissantes sont assurément les liraillemens, les déchirures, le broiement des tissus, aceideus inévitables dans tous les procédés de taille périiiéale des que le calcul dépasse les proportions les plus médiocres. Il n'est qu'un seul moyen, à mon a\is, de rendre la taille périuéale moins périlleuse, au moins pour ce qui regarde l'opération en elle-même , c'est de suivre ini principe tout opposé à celui que l'on observe généralement^ c'est-à-dire de diviser largement la prostate d'un seul coté au delà de ses limites, en entamant le col de la vessie et le tissu cellulaire si le volume du calcul l'exige ; en un mot, de faire à la peau une voie assez libre pour que la plaie demeure une incision et ne se complique pas de contusion et de déchirure. Quant à la plaie extérieure, pour la rendre aussi plus large, il y aurait avantage, ce me semble, le cas échéant, à empiéter plus ou moins sur le côté droit du raphé pour avoir aussi moins à s'approcher de la tubérosité scialique. Incision au besoin bilatérale à l'ischion, incision unilatérale à la prostate, mais avec toute l'étendue nécessaire , tel est en résumé le procédé auquel je donne la préférence. " (Malgaigne , Manuel de médec. opcr.^p. 725, 5«édit.)
TAMARIN. Pulpe fournie par la partie charnue du péricarpe du tamarinier {tamarindus ind'ica, L.), grand arbre de la famille des légumineuses, décandrie nionogynie, L., originaire des Indes orientales, etc.
Celte pulpe est d'une saveur astringente, légèrement sucrée. Vauqueiin y a trouvé de l'acide citrique, de l'acide lartrique, de l'acide malique, du bi tartrale de potasse, du sucre, de la gomme, de la pectine, du parenchyme et de l'eau.
« Les Arabes, qui nous ont appris l'usage médicinal de la pulpe de tamarin, dit M. Giacomini, l'estimaient beaucoup pour éteindre la chaleur fébrile et calmer la soif. Aussi, dans les fièvres inflammatoires, dans les tièvres dites bilieuses et putrides, le tamarin a-t-il toujours été employé avec avantage. Quelques médecins lui ont assigné d'autres propriétés, telles que d'être antiputride, astrlDgenl, et diurétique ; mais, actuellement, on a abandonné l'idée des remèdes dirigés
contre la putridilc : quant à la vertu slypti- (|ue .ittribuée au lam.irin, elle est trop en op- |)OsitJon av(M- la vertu [jurgalive, qui est Iticn coustaiée, pour poinoir être admise. >'ous n'avons pas besoin de citer des autorités pour prouv(îr (pie tous les médecins de nos jours prescrivent, dans les lièvres inflammatoires et dans les hcmorrhagies, le tamarin comme ralraicliissarU ou contre; stimulant , dissous dans une lioisson, du comme véhicule d'autres remèdes plus eflicaces.
» On se sert communément du tamarin dans les dy<{)epsios et dans les constipations habit! '.les, connue [lurgalir doux ; dans les afléctions héniorrhoïdales, dans les coliques, dans le* diarrhées inflammatoires, dans le flux hépali(]ue, dans lernéloena, et même dans la dyseiUerie. Zimmermanu rapporte que le tamarin a mieux réussi que tout autre coiUre la dysenterie terrible (\m régne épidémiquemeni en Suisse sous le nom de c/?/senterie biliense. On l'a préconisé contre le choléra-morbus ; enfin, d^ns plusieurs pays, et notamment en Italie, la [)ulpe de tamarin est devenue un remède tout-àfail populaire. » [Tranuct. de la pfiurmacol., p. ."00.)
On adminisire la pulpe de tamarin, comme tempérante et rafraîchissante, à la dose de 30 gram. pour 1 litre d'eau bouillante, et on fuit prendre cette boisson froide par petites tasses de temps eu temps. Si l'on veut un eflet purgaitif, il faut porter la dose de la pulpe à 60 ou 1:25 grammes. Mais, en général, il est rare qu'on prescrive cette pulpe seule, si ce n'est comme acidulé; toutes les fois qu'on veut produire une action laxative, il convient d'ajouter 8 à lo grammes de crème de tartre soluble par chaque litre de tisane de tamarin. Quelquefois aussi , on associe le tamarin aux feuilles de séné, à la rhubarbe, aux sels neutres, dans la composition des décoctions purgatives ; le tamarin n'ajoute pas, assurément, à la puissance calharlique de ces derniers ingrédiens, mais il paraît plutôt propre à être un correctif de l'impression irritante qu'ils exercent sur la surface de la membrane muqueuse du tube intestinal.
TANAISIE {Tamcetum vulgare, L.), de la famille des synanthérées corymbifères , syngénésie polygamie superflue, L., est une plante herbacée très abondante dans les lieux incultes de rEuro})e.
Ses feuilles et ses sommités fleuries, seules parties usitées en médecine, exhalent, surtout lorsqu'on les froisse entre les mains , une odeur aromatique extrêmement forte; leur saveur est amère, acre, chaude et nauséeuse.
En médecine, la tanaisie passe pour fébrifuge, anthelminlique et cmménagngue. Cœsalpin dit qu'elle est le remède des lièvres intermittentes ; et, dans les campagnes, on l'emploie encore contre ces maladies , où elle produit reflet des amers aromatiques. Comme
vermifuge, la tanaisie, et surtout ses semences, sont assez rréqucinmeiil prcscrilos.
L'odeur repoussuiiic de celle pliinle l'a fail preMTÏre dans les affeclions nerveuses, l'hyslerie, l'épilepsio. les verli-cs , elc. ; on conseille surluul les fleurs. Son action Ionique la fait administrer comme emménagouue avec un ^ucccs pareil à celui de I absinthe et de l'armitise. Un l'a aussi indiquée conlic le rbutnalisme chronique, l'hydropisie, les vents, elc.
On peut la donner en poudre, à la doso de '■2 à A grammes ; sous forme de pilules ou d'électuaire , ou plus simplement dans un liquide. Sa dose, en infusion, est de 8 à l."» ^'ranimes pour 1 litre d'eau bouillante qu'on fail prendre par petites lasses. La même infusion peut èire administrée en lavement, mais alors on le prépare avec une dose double de tanaisie pour la même quantité de liquide. Enlin, l'huile essentielle se donne à la dose de 2 à 12 t:outtes, en pilules, en [)0tion ou mieux en oléo-saccharum : on s'en sert aussi en frictions, après 1 avoir dissoute dans une proportion plus ou moins forte d alcool ou d'une huile liie appropriée.
TANNE. {Y. Acné.)
TANMN. Le tannin, ou acide tannique, n'a\ait point été obtenu pur avant. "NI. Pelouse; il est en masse résinoide , de consistance sèche et cassante à froid, molle à chaud, de couleur vcrdAtre, etc., inodore, d'une saveur aslriifuenie au plus haut defiré. Il se dissout dans l'eau en (|uanlilé considérable.
11 forme, avec les sels d'eméiine, de strychnine, de tpunine, elc., des préci|utes blancs peu solublesdans l'eau, mais très solublcs dans l'acide acéticpic.
Pour les besoins de l'art de guérir, on le relire ordinairement de la noix de j:alle, par l'intcrmeile de lélher sulluricpie.
Le taniMii est , parmi les meiliianjens astrinpens, le plus énergique, le plus puissant que l'on connaisse. Il agit sur nos orpanes à la manière des toniques. Mis dans la bouche, il jtrodult une forte impression qui semble rétrécir l'étendue de cette caNité. Les composes ph.irmacolo;:iques h base de tannin font «me improsion analo;.'ue sur les autres lissus; ils rosenmt soudain leurs lil)res, ef celte modihcation librillaire «les orcanes rend h la fois leur texture plus solide et leurs mouvemen» plus énerp;<iues et plus forts. L'action attractive (pie les préparations do tannin exercent sur la surface gastri(pie, incommotle parfois reslomar ; il est donc nécessaire de surveiller les eiïels quelles pro duisent, alin d'en interrompre i'ein|)loi au besoin. Kniployé pur ou a leiat de dissolution concentrée, le tannin |)eut causer des accidens, patce qu'il possède une puissance médicale a la lois très grande et trespiomple à proilnire !»<'S eirel>;; administré d une nia-