‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 118 sur 143 · SI · texte numérisé non relu

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[>lus juste, une position qui rende possible l'exécution de ro[)eration |)ar li méthode sou.^-culanée, sans que des parties importantes pour la vie du sujet ou pour la conservation des fonctions du membre ne soient exposées à être blessées. 11 faut éviter même des lésions, quoique peu graves sous tous les rapports , mais qui peuvent compromettre le succès de l'opération, comme , par exem|)le, celle de vaisseaux assez considérables pour nécessiter la ligature ou la tension.

» 2" L'isolement du tendon des parties enviroiuiantes , de façon à ce que la substance intermédiaire qui doit réunir les deux bouts soit libre dans tous les mouvemens du muscle et non adhérente dans les parties voisines, ou du moins que cette adhésion, si elle a lieu, ne soit pas nuisible aux mouvemens.

» 5° L'absente de conditions anatomiques qui rendent impossible la réunion du tendon divisé. Un exemple est ici nécessaire : si vous coupez un tendon du fléchisseur profond des doigts au niveau de la seconde phalange, qu'arrivera-t-il? Le bout supérieur du tendon glissera à travers la bifurcation du fléchisseur superficiel, et il y aura impossibilité absolue du rétablissement de la continuité.

» 40 L'absence de gaîne synoviale dans le lieu de la section du tendon ; car, bien que quelquefois la continuité du tendon se rétablisse nonobstant la présence d'une gaîne, le plus souvent ce rétablissement n'a pas lieu. Cela dépend de ce que le tendon n'est pas entouré ici d'un tissu cellulaire plus ou moins lâche. Cette réunion, dis-je, peut toutefois s'effectuer; je porte la preuve sur moi-même : les tendons du fléchisseur superficiel des quatrième et cinquième doigts , tendons coupés au niveau de la première phalange, c'est à-dire dans la gaîne synoviale, se sont réunis.

» 5° La possibilité de la conservation d'une partie de l'enveloppe cellulaire ou aponévrotique du tendon. » (Doubovitski , Jnuales de la chirur. franc, et étrang., 1841, n» de février, p. 162.)

De son côfé, M. Velpeau a tracé les règles qui suivent et qu'il faut, selon ce chirurgien, avoir toujours en vue.

»( Jc regarde comme 1res important de

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pratiquer la lôiiotomie : 1° par une poncliuu etroilt! de la peau ; '2° de cou|»er aussi coiiiplclciueiit (pie possible le tendon , en ayant soin de ménager sa gafne ccllulense: 5" d'éviter avec précaution les vaisseaux (jui pourraient occasionner le plus petit épancliement de sang ; 4° de redresser sur-le-cliamp la partie s'il n'est pas nécessaire de sollicit<'r un ecarteiiieiit de \)U\s d'un pouce et demi ; o" d'augmenter ensuite |)eu à peu cet ecai tenunt après le dixième on le «punzième joiu' ; iV' d'appliquer itnmédiatement un bandage ou une uiacliiiie (jui empt'clie l'organe déforme de reprendre sa position palboloi^^iipie; 7" de modérer avec l'appareil toute espèce de mouvement dans la région disisée pendant une dizaine de jours; 8'' d'en venir ensuite par degrés à des mouvemens de plus en plus étendus dans le sens oppose à celui de la flexion ou de l'extension qu'en a voulu détruire.» (Velpeau, otivr, citê^ t. I, |). ojl )

Tk.notomii: i:n pauticulieu. La ténotomie a reçu dans ces demie-* temj de nombreuses et importantes applicalio.'.s (pji demandent cbacune une de>'*- oiion toute s|)eci.ile. Wous i envoyons poi.i elle^-ci aux articles parliculieis.

1« TiKi) LOT. (F. ce mot.)

*i" 'louTicoLis. (^. ce mot.)

3" Fal'ssf:s ankvloses angulaires.

(/^. AMvVLOSE.S.J

4" SiKAiii.sME. (r. ce mot.)

5" iMvoiME. {f^. ce uiot.)

(V- Di'.viATio.Ns 1)1- l'li'ine. (^.Verti'ibhai.k COI.ONM J.)

7» Co.NTHACTLHES DE I.A MAl.N ET DES DOIGT.S. {^'^. DoiGT.S )

8'^ (lONTUAC'I LIW. DES MLS( LES OIUlI-

CL'EAiius. "NI. l'IiillqK a |)raiiqii(' l.i myotounr pour guérir l<i contriiciurc des imis- ( les de 1.1 f.icc. In jeune li(»miiie de seizi; ans e.iait ne avec une contraeture du muscle orbicul.iire de^ jevics, ce, «pu déviait l.i bou( lie a gauche. ^ Oici le jjcocede opératoire (pii lut mis en pratique. « Je fis fermer la boiiclie au patient, dit !M. l'Iiillips ; en rengageant a serrer les dents, b; muscle orbiculaire apparut plus saillant. Je lis pénétrer sous l,i mu(|iieu*-e un jxtit bistouri couibe trancliant sur la convexité ; la poin'e fut en;^a.'ee au ni>r;iu de la prennere dent iiKjKiiie (\r li iikk boire iii'e

aMiE.

rieure, et, en poussant la lame lenlement et avec précaution , je labourai les tissus de la joue dans l'i-tendue de deux pouces, ayant soin de toujours sentir avec le doigt la lame du bistouri engagée sous la muqueuse, afin qu'elle ne s'egarAt pas dans l'épaisseur du nmscle. Ensuite, lorsque toute la lame eut disparu dans l'épaisseur des tissus, le trancliant bit dirigé vers le muscle, et , en imprimant à la lame des mouvemens de va ct-vient, toute la masse musculaire fut divisée. Il s'écoula une grande quantité de sang, et rbémorrbagie n'eut lieu qu'une heure après ro[)ération. La bouche fut aussitôt redressée , et le jeune homme ne conserva aucime trace de sa difformité. »> (Phillijis, Ténotomit ^ p. 205.)

Une autrefois M. Phillips divisa avec succès Torbiculaire des paupières pour un eclro[)ion survenu sans opbthalmie après des convulsions. Cette opération a été faite pour la |»remière fois par M. F. Cunier.

De son côte, M. Diellenbacli a tenté la section des muscles de la face sur un homme de (piar.inte ans qui était alFecté depuis dix ans de mouvemens convulsils du côté droit de la face. Pendant la convulsion la joue ollrail trois plis profonds , l'angle droit de la bouche était pres(|ue attire jus()u'a l'oreille de ce crt té ; les deux lèvres, la peau du Iront, les deux paupières prenaient part à ces mouvemens (lésordonnes. Le H juin iSSO, un |)eiit bistouri long, pointu, un peu courbe, fut introduit j)rès de l'angle droit de la bouche et glissé à pl.it en dehors de la inu- (pieuse buccale justpie vers la région teuiporale ; puis le iraiichant tourne en dehors vint coiij)er toutes les parties situées entre la miKpieuse et la jxau, pendant que l'oper.iieiir retirait son instrument. Le bistouri bit de nouveau introduit [)res de laiigle de la bouche et glissé en dedans et <'ii haut jiisjpi';! l'angle interne de l'u'il; pendant son extraction , il coupa toutes les parties sous cutanées. Porte ensuite Iiori/onlaleiiieiit en arrière, le long du boid aheolaire de la mûchoire supérieure , le bistouri alla inciser le biiccinateur a son origine. Comme l'orbiculaiie des |i.iupièics conservait encore une iiiobi'ité anormale , (mi 1 incisa de nouveau dans p!u>i( iirs dir«ciions II résulta do ces ojMi-

TtNO'l

ratimiH l.i seelion do presque Ion» Us nmsclrs du rrtUî droit, de; la f;u'f', innorvcs par le facini, l'orl)iculairc de la bouche, celui des paupières, le grand et le petit zygomaliqnpîi, lésé lev(Mirs de Tade du n( z et de la lèvre supérieure, et le buccinateur. Aussi les convulsions cessèrent immédiatement a()rés ces sections. Deux mois après Topération il ne restait pas de trace des convulsions , si ce n'est quelques petits mouvemens très localisés à l'angle interne de l'œil. Les petites plaies ne laissaient pas de cicatrices plus apparentes que celles d'une sangsue ; il n'était pas survenu la moindre suppuration. (Th. Meyer, f^orlrœge in der chir. : klinicU der Charité clin. chir. de Dieffcnhach)

llécemment MM. Blandin, l^rachet de Lyon, etc., ont pratiqué la section souscutanée du sphincter de l'anus pour guérir la fissure à l'anus. Ces essais ont été couronnés de succès.

Voici l'observation de M. Brachet. « J'assistai , il y a dix jours , le docteur G^^nsoul dans une opération de fissure à Tanus. La souffrance qu'occasionna la section d'une plaie déjà si douloureuse, et les douleurs atroces qui se firent sentir l)endant vingt-quatre heures , me suggérèrent la pensée de faire à cette opération l'application du principe de la section des tendons et des muscles. La section du sphincter violemment contracté , à cause de l'opiniâtreté de la maladie , s'est présentée naturellement, etBoyer l'a consacrée par sa longue expérience. Puisque la douleur de cette opération et de la plaie lient à ce qu'elle est pratiquée dans le fond môme de la fissure , me suis-je dit, ne pourrait-on pas , pour éviter cet inconvénient, faire, comme pour le tendon d'Achille, une section profonde et souscutanée qui n'intéressât ni la fissure ni les membranes dont le sphincter est revêtu? Et la plaie, ainsi à l'abri du contact de l'air et de tout autre corps étranger, ne serait-elle pas plus tôt guérie ? L'occasion de mettre ce projeta exécution n'a pas tardé à se présenter, et hier j'ai pratiqué l'opération.

M. C... portait depuis long-temps une fissure qu'il prenait pour des hémorrhoïdes. Je lui parlai de ro[)ération et de sa simplicité, et il s'y décida.

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