‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 13 sur 143 · KE · texte numérisé non relu

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lente est coagnlable par la chaleur et l'aciile nitrique , mais tautùt il y a un pri'cipitc al)on(lanl d'allurnine avec un peu de pus , tantôt au contraire beaucoup de pus et piu d'albuniine.

(Juand la distension est portée à son comble , (jue le passage intercepté ne se reliiblit plus , les phénomènes généraux graves dont nous avons parle se reproduisent, et le rein peut s'ouvrir, dans différentes parties , comme nous l'avons dit plus haut, et les malades peuvent succomber , soit aux accidens généraux , soit à ceux de la rupture, ilayer, lucocit.)

S" Cinguivinc dut [airoyhie du rein sans si'ci'ctiun purulente). Il arrive parfois cpie la mu(iueuse des calices et du bassinet, en contact avec un calcul volumineux, finisse p.ir s'épaissir, et tellement s'endurcir, (juelle ne sécrète plus ou presque plus de matière purulente. Alors le ba'^siiiel et les calices dilates l'orment , avec les substances rénales atrophiées , une sorte de cofjue qui s'applique plus ou moins exactement sur le calcul ; celte altération se révèle rarement par des symptômes, (|uand le rein oj>[)ose est bien!-ain; les urnus ne contiennent pas de pus, il n'y a pas de douleur ; mais si un calcul vient à ob-truer ruretere du côle o[)posé, il y a rétention complète de Tui ine dans les reins, et mort en (juehiues jours. Dans ces cas d'atrophie il n'est pas rare de trouver l'autre rein augmente de volume, atin de subvenir aux frais de la double sécrétion urinaire dont 11 est chargé. (Rayer, p. 2r,.)

JJiagnoslic. Le diagnostic dilTerentiel de la néphrite a déjà été exposé à l'article qui concerne cette maladie (/^. t. v de ce Dictionnaire, p. 7'2r>) ; nous n'y reviendrons pas. ^ous cluMciierons senlem» ut a distinguer la pyelite c.ilculeuse des autres .''Ortes de phleginii-^ie du rein. Dans la première , les douleurs sont ijcner.ilemenl plus sives, il y a (pielquefois de> graviers ou mènie des piei res rendues par les urines ; celles ci sont souvent purulentes ou saniîuinolenîes , il y a sousent aus>i tu niefaclion du rem, enlin \\ y adesexacerbalions tout-à-fail semblables à ce (ju'on nomme («ilique néphrétique calcul-^. Kes lnmeur>< formées par le leni douent eire suigncuscuient di^tinguce:» des tumeurs

de la rate , du foie et enfin de celles qui sont formées jiar le rein lui-même. Occupons-nous de ces dernières : les hydronephroses (bydropisies du rein) se distinguent des pyelites avec distension , en ce (pie les premières sont indolentes, même à la pression, qu'il n'y a jamais d'exacerbalion avec mouvemens fébriles, que les urines ne sont jamais mêlées de pus ou de sang, mais quehpiefois seulement obscurcies par du mucus. Les abcès du tissu cellulaire extra-renal ont pour caractère différentiels la fluctuation (pii est bien moins profonde , la présence d'un œdème souscutane à la région lombaire , l'arrivée de la collection [)uru!enle prescjue sous la peau de cette même partie , l'absence de pus dans les urines. Quant aux tumeurs ii\daii(pjes , le diagnostic est pres(iue impossible , à moins que des aeéphalocistes ne soient rendus par les urines. L'existence de batlemens isochrones à ceux du pouls et le bruit de soufïle empêcheraient de confondre un anévrisme de l'aorte avec une accumulation du pus dans le rein.

J'ronos'ic. « Ouehjue douloureuse que soit la pyelite calculeuse dans son preinicr ctdt, elle est généralement peu grave si un des reins seulement est affecté. Le prt)no>tic est, au contraire , toujours grave dans le deuxième état, et surtout dans les troidicinc et quatrième états de la pyelite calculeu>c chroniipie , même lorsque les malades conservent les a|)parenccs de la sanle , même lorsque l'urine n'est altérée (jne par l'augmentation de la proportion

du nnicus Dans la pyelite calculeuse,

avec sécrétion i)urulente, le pronostic, déjà grave lorscju'un des reins est affecté, l'est beamuiup i)lus lors*iu'ils le sont tous deux. » (Piayer, ouv. ci/c, t. m, p. 43.) Les détails dans lesquels nous sommes entres sur les phénomènes des divers états de la pyelite, et surtout de ses diverse.^ terminaisons , doit faire comprendre tonte la gravité (pie présente une send)lable aflection , (piehpies circonstances spéciales ajoutent encore aux alarmes (pi'elle doit inspirer : c'est ainsi (jue chez les femmes grosses la jiyelite calculeuse chronicjue est une ciuse fréquente d'avortemcnt.

TraitcmetH. Les détails (pii ont été dfHines au mot INLnn'.rri: pour les indications relatives à lu phlegmasie, et au mot

REINS

riRWEiXE pour celles qui résultent de la iormation de calcids , uous dispensent d'entrer ici dans de grands détails. Nous rappellerons seulement que, dans la forme aiguë , les saignées générales, les applications de sangsues ou de ventouses scarifiées aux lombes , les bains entiers tièdes long-temps prolongés , les boissons émollientes , mncilagineuses, émulsionnées sont très utiles , que, quand les douleurs locales sont très vives , les fomentations narcotiques , les lavemens anti-spasmodiques, les potions calmantes sont employés avec avantage. L'application du froid , les malades s'étant mis nus , les pieds sur le pavé, a quelquefois facilité le passage d'un gravier et le rétablissement du cours des urines.

Lorsque les premiers accidens sont calmés , et que le malade n'a pas rendu de graviers, il faut sonder la vessie, et si l'on trouve une petite pierre , la briser ou en favoriser l'expulsion en faisant boire, à jeun , au malade une grande quantité d'eau de fontaine ou d'eau minérale de Contrexeville. L'usage de ces eaux , ou même d'une tisane mucilagineuse , servira utilement à faciliter la marche d'un calcul engagé dans l'uretère. La station et l'altitude assise augmentent les douleurs, tandis que le décubitus horizontal les fait cesser.

M. Rayer a employé , pour diminuer la sécrétion purulente , les baumes de térébenthine, de copahu, le cubèbe , la tisane de bourgeons de sapin , et il a constaté que ces médicamens modifiaient la sécrétion de mucosités , les attaques étaient plus rapprochées ; les boissons émollientes (eau de lin, lait d'ànesse) doivent donc être préférées.

Pour les moyens propres à dissoudre les calculs , V. Gravelle , et quant aux abcès et aux indications chirurgicales qu'ils réclament , V. les divisions de cet article.

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