‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 131 sur 143 · NOS · texte numérisé non relu

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liumide ou froid. Si,end('pit decrs moyen pi éservaliTs, le tétanos vient à se développer, il importe de bien distinguer s'il provient de la blessure elle-même, ou s'il dépend de l'action de quehiue cause étrangère à laquelle le blessé aurait été soumis. Dans ce dernier cas, la plaie n'a pas été d'abord douloureu-e; malgré l'invasion du tétanos, elle reste vermeille et couverte d'une suppuration louable: et, si, ensuite, elle prend une teinte blafarde , cesse de suppurer et se dessèche, ce n'est que consécutivement et alors (]ue les accidens tétaniques ont acquis une grande intensité; c'est à-dire à reporpie où Tinflammation delà moelle épinière, devenue très intense, annihile ou dérange toutes les actions organi(iues. Si, à ces caractères négatifs, se joint la connai^^sance des causes véritables de l'invasion du spasme, telles qu'une indigestion , un refroidissement, un accès de colère ou toute autre circonstance analogue, qui ont agi sur le blessé, le diagnostic est complet. » [l^oco cit.)

Voici maintenant des indications que nous trouvons dans l'article de Fournier- Pe-cay, et (pie les chirurgiens militaires ont besoin de connaître : « Il est essentiel d'éviter déplacer les blessés dans les salles basses , non panjiictées, humides et où soufflent les vents du nord et du nordouest.

» Le iilaccmentdes camps, qui exerce tant (rinlluence sur la santé des militaires, peut favoriser le tétanos ou y prédi>-poser, si les lieux de station sont bas, humides, au bord des hcs ou des fleuves, ou environnés de marécages.

.. Les blessés, dans le transport, ne doivent pas voyager nuitainment, ils doivent être garantis du froid, et placés dans des voitures suspendues ; autant qu'il sera possible , il ne faut point faire voyager ceux (pii ont des fractures à la cuisse et des plaies avec fractures des os de la tête.

» Les chirurgiens supérieurs doivent veiller à ce que ceux qui font les pansement, ue lai^'îent jamais les plaies a découviMt ; (piiU ne se servent point de substances alcooli pies pour laver les jilaics vives, mais bien d^au simple ou de (li'coctions emollientcs tièdes.

. Il c(ui\ieiitd*entretenirlessallesdans \in état de clialeur modérée pendant le

temps froid , sans toutefois nuire au renouvellement si essentiel de Tair atmosphérique.

» Je suis parvenu très souvent à prévenir le tétanos, que des signes préeurseurs annonçaient comme proeliain , chez les blessés, en saignant les sujets pléthoriques , en évacuant , par de légers vomitifs et par des émélo-catharti(jues , ceux qui me présentaient de l'euiharras (]ans l'appareil gastrique, et enlin en administrant des boissons diaphoréiiques , ain'^i que des prises journalières de musc quelquefois associé à l'extrait d'opium. Je ne donnais pas moins de 10 grains de la première substance, et 1 de la seconde, et toujours à rentrée de la nuit. » {Loc. cit.)

» Théden eut occasion d'observer d:ins un cas, que, tous les blessés qui se trouvaient dans un hôpital étaient atteints de tétanos, et réussit à arrêter les progrès de cetie maladie en renouvelant et purifiant Tair. » (iVIonteggia.)

Trailement curatif. Tant que la nature de la maladie n'a pas été connue, le traitement du tétanos devait être et a été empirique. M. Bégin en a posé les bases rationnelles dans le passage suivant :

» Les saignées générales , les applications des ventouses et des sangsues le long du rachis , les bains prolongés , les caïmans à doses modérées, les embrocations chaudes , huileuses , aromatiques , suivies d'applications de flanelle sur tout le corps, sont autant de moyens qui doivent, dans un traitement méthodique de la maladie, s'ajouter à tous ceux que l'on emploie afin d'écarter et de détruire sa cause provocatrice , qui existe dans les plaies ou ailleurs. Les évacuations sanguines veineuses ont été portées à un degré d'abondance tellement extraordinaire que l'imagination s'en effraye , et que le succès seul peut le justifier. 14 à 15 livres de sang tirées en peu de jours par ]\L Pelletier , 8 sai^'nées et 792 sangsues a()pliquéos sur le rachis ou à l'épigastre par M. Lisfranc, constituent ce qu'on pourrait appeler Texagé-ation de la méthode.

De telles médications ne sauraient devenir générales, elles démontrent seulement que les évacuations sanguines peuvent être plus hardiment employées que ne le font la plupart des praticiens. En résumé,

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