‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 141 sur 143 · BIA · texte numérisé non relu

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doit être considérée comme une cause prédisposante.

r.es fractures sont dentelées, obliques ou commimitives; 1\L Malgaigne n'a jamais observé les fractures en rave décrites par les auteurs.

Les signes de cette fracture sont très obscures : une douleiu" \ive vers le point fracturé, du gonflement, une large ecchymose sont sou\ eut les seuls symptômes qui puissent la faire reconnaître. Il existe rarenuMit des déplacements, car le péroné sert d attelle et s'oppose au chevauchement.

Dans ces circonstances le doigt promené sur la crête du tibia ne sent point d inégalités, la crépitation ne se lait pas sentir, la mobilité anormale manque complètement, au |)oint (jue dans certaines circonstances, les malades peuvent, malgré la violence de la douleur, se soutenir encore sur le mentbre fracturé.

Quelquefois, i)ar la violence du choc extérieur, l'un dos fragments est enfoncé dans l'espace interosseux , l'autre fait saillie en dehors et en avant ; « dans la majeure partie des cas, c'est la portion inférieure de la jambe tout entière qui est portée en dehors ou en arrière, ou même en avant du fragment supérieur, la mobilité de l'articulation péronière s(q)érieure permettant ce mouvement sans autre rupture. » (Malgaigne, Traité des {raclures et des luxitlions, I.S47, t. I, p. 799.) Cette espèce de déplacement est d'autant |)lus sensible, que la fracture siège plus près du genou ; quel- (juefois aussi la déduction incomj)Iète des deux os à leur extrémité inférieinv favori.se ce déj)lacemeiit l-lnlin, chez les jeunes sujets il peut se faire (pie le péroné se courlx; sans qu'il \ ait fracture ou quand il existe une fracture incomplète.

La fracture du cor|)s (\\\ tibia n'offre pas en général de ;:ra\ ité : elh; se consolide dansres|)ac(Mle (piarante jours. L'appareil des fractures de jambe est celui dont il faut faire u.<age pour l(;s traiter.

I) Fractures de l'e.rtréviité supérieure Klles sont, comme les précédentes, produites par causes directes : elles s'accompa- ;:iient d'une contusion .sou\ent très (considérable: elles sont tantôt horizontales, tantôt obli(jues . (pielquefois lon^dtudinales : enfin , (>lles p(Mi\ent coiiuiinni^iuer avec larticnlation <\u {icnon Dans ces circon-

stances elles détorniinciil dans larfeiculalion un épaiicliiMnent aussi consi<léral)lo que les frncturrs de la rotule et celles des cond\ lesdu fémur ; enfin la fracture ne comprend (|u'uiie partie de ré])aisseur d(; l'os, c'est-à-dire un des côtés de la surface articulaire.

Quand la fracture est à peu près transversale, le déplacement n'est jamais considérable; cependant Boyer a vu une fracture de lextrémité supérieure du tibia dans laquelle les fragments avaient éprouvé un déplacement assez grand suivant l'épaisseur de los. 11 fut impossible d'y remédier : le tibia resta courbé dans sa partie antérieure. Quelquefois, quand la fracture du tibia siège au-dessus de son articulation avec la partie supérieure du péroné, il n'y a rien qui puisse s'opposer au déplacement ; cependant ce déplacement est fort peu considérable, en raison de la grande étendue des surfaces fracturées.

Le traitement consiste à maintenir, d'après A. Cooper, le membre dans l'extension , le fémur ayant alors pour effet de maintenir le fragment du tibia et de mettre les surfaces articulaires dans une exacte opposition ; il conseille en outre de presser sur les fragments, d'avant en arrière, avec une attelle de carton et un bandage roulé. Si la fracture, bien qu'oblique, ne pénètre pas dans l'articulation, A. Cooper préfère le double plan incliné, attendu, dit-il, que la difformité tient à l'ascension du fragment inférieur, et que le poids de la jambe pendante sur le plan incliné y mettra obstacle. M. Malgaigne pense, au contraire, que le fragment supérieur peut%e déplacer, et qu'il se trouve porté en avant par la contraction des muscles qui s'attachent au tendon rotulien.

Aussi préfère-t-il l'extension pour remédier au déplacement, et ce n'est que quand l'extension ne suffit pas qu'il place le membre légèrement fléchi sur un double plan incliné, et qu'il réprime le fragment supérieur à l'aide de la vis qu'il a imaginée pour le traitement des fractures de jambe.

Quel que soit le moyen qu'on emploie pour combattre le déplacement, il faut recourir de bonne heure aux mouvements passifs afin de prévenir l'ankylose.

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