‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 17 sur 143 · III. Productions accidentelles · texte numérisé non relu

III. Productions accidentelles

1" Cancer des reins. Assez rare chez les oiif,in'5, un peu [)lus commun chez l'adulte, le cancer des reins s'observe surtout chez les vieillards ; peut-être les hommes y sont-ils plus exposés que les femmes. Presque toujours il est symplomatique d'une diathèse cancéreuse , et d'autres organes en présentent en même temps. Il n'est pas rare de le voir succéder à l'ablation d'un sarcocèle.

L'encéphaloïde est la production cancéreuse (jue l'on rencontre le plus fré- (luemment; on y voit aussi le squirrhe , la mélanose et la substance colloïde, soit séparément, soit réunis. Le point de départ serait, suivant M. Rayer (t. m, p. 676), la substance corticale, et de là le cancer s'étendrait jusqu'à la substance tubuleuse.

Tantôt le tissu du rein renferme plusieurs petites tumeurs cancéreuses, et alors il n'a presque pas augmenté de volume et sa surface est toute bosselée ; d'autres fois il est tout infiltré de la matière carcinomateuse, et il peut acquérir alors des dimensions vraiment énormes; toute trace de l'organisation normale a disparu, etc.

Symptômes. M. Rayer, dont les recherches infatigables ont si bien élucidé toutes les questions relatives aux maladies des reins, M. Rayer, disons-nous, a soin de faire remarquer que quand la tumeur formée par le cancer n'a pas beaucoup augmenté le volume du rein, l'affection est bien difficile à reconnaître, et le cancer peut être regardé comme à Tétat latent. Quelquefois il y a une douleur profonde , persistante, ou même aiguë, déchirante. Mais quand les dimensions du rein carcinomateux sont devenues très considérables, il est possible de reconnaître l'existence d'une tumeur volumineuse siégeant dans la région lombaire. Cette tumeur est ordinairement dure, inégale, mamelonnée; elle est le siège de douleurs qui offrent les caractères que nous venons de mentioimer. Enfin, à une certaine époque, et surtout dans le cancer du bassinet et dans le cas de fongus hématode, le malade est pris de pinsemens de sang : cette hématurie est rarement permanente ; tantôt

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Turine est sanguinolente et ressemble à de la lavure de chairs; tanlôt elle est chargée de caillots, et même il y a accumiilalion de ceux-ci dans la vessie. [T. \\t- MATLRii:, t. IV de ce Dict., p. 558.) Il est rare que les douleurs occasioiuiées pjir le cancer s'étendent vers raiincau et amènent la rétraction du testicule, comme cela a lieu jiour les pyelites.

L'existence de ces phénomènes , et surtout lapparilion des symptômes de la cachexie cancéreuse, permellent ordinairement de diaj.Miosti(iiier le siège et la nature de la maladie. Il ne faut pas ou- Lliei que l'hématurie et la présence d'une tunjeur douloureuse, hosselce dans la région des lombes , sont les meilleurs élémens du diagnostic.

Ouant au pronostic et au Iraitement^ ils ne dilTèrent en rien de ce qu'ils sont pour les autres «iireclions cancéreuses. (^. Cancer.) L'opium, vers la (in de la maladie, est souvent la seule ressource qui reste au médecin pour calmer les auoces douleurs aux(|uelles le malade peut se trouver en i)roie.

2" Tubercules. L'organe sécréteur de l'urine peut ollVir les diiïérenU's foi-mes de ralFeclion tuberculeuse, et les diMerens élemens qui entrent dans sa conq)ositioii peuvent olTrir ces productions anormales. Quelle (pje soit la quanlile de matière tuberculeuse renfermée dans le rein, il est rare que ce Niscère augmente beaucoup de volume.

Les jeunes sujets et les adulles y sont plus exposés (jue les vieillards , comme cela a lieu pour toutes les formations de tubercules. Quand on trouve cette sub- Rlance dans les reins, presjpie toujours il y en a eu même tem|)s dans les poumons et même dans d'autres iiarties de rai»[)areil peiulo-urinaire. Ijilin, on a vu plusieurs fois la le>i()U (pii nous (leeiqie compliquer la néphrite albumineuse

Il est impossd)le de diagnostiquer les tubercules des reins, à m(»ius (jue le ramoUi^sciuent ne s'en empare, ei (|uil s'en trouve expulsés avec Turnu'; ou les recoiiuaif alors A leurs caractères i)liysiqu»'>. l.e fait de cette exitulsi(ui , uni à l'existence d'une diathèse tuberctilruse , peut si ul faire itconnaîfre la niala-lie. (Hayer, t. m, p. 010027.) Lue autre cir-

constance peut venir fortifier le diagnostic. Par suite d'une infiltration tuberculeuse des uretères, l'urine peut s'accumuler dans le bassinet et les calices, et le.s dilater de manière à transformer le rein en une large poche multiloculaire , que l'on peut reconnaître par le toucher et par la percussion.

IV. Kystes et nvDATmES. lî faut bien distinguer, comme l'ont fait tous les auteurs, les kystes simples des kystes bydaticjiies ou aeephalocystiques.

1° Kystes simples. Ils sont assez communs ; ces kystes à parois très minces renferment ordinairement de la sérosité limpide, quehjuefois une sorte de gelée treiublante ; dans un cas, I\I. Rayer y a renconti é de la eholestérine. Ou les trouve soit dans la substance corticale, soit dans le tissu cellulaire (jui entoure les vaisseaux rénaux, soit enfin dans la substance tubei-culeuse. Ils sont, dans certains cas, tellement nombreux, (pie le parenchyme du rein a presque complètement disparu et est transformé en masse vésiculeuse, bosselée, sembl.ible à une grappe de raisin, .le ne sache pas (jue cette lésion ait été reconnue pendant la vie; (juand les vésicules sont très nombreuses, et (pie le tissu (lu rein est notablement altéré, la mort peut en être la suite.

2° Kystes hydatiques (acèphalocystes).

'« Les kystes acephalocysti(iues des reins sont des [lOehes développées dans l'épaisseur de ces organes, ordinairement tapissées intérieurement par une matière jaunâtre , et qui contiennent une ou plusieurs vessies , libres, non adhérentes, à parois blanches, semi-transparentes, elastifpies, tremblantes sous le doigt et remplies d'un licpiide clair et ténu. » (Rayer, t. m, p. o4o.) Cette lésion est assez rare chez I homme; quand ces kystes ont ac(piisun certain développement, ils jieuvent donner à l'organe rénal un v(»lume appréciable à tiaveis les parois de Palxlomen par le paljXT et la |)ercussion. Au bout d'un certain temps, on les voit (juehpjefois s'endammer, suppurer, etc.

Les tumeurs hydatiques sont bien difficiles à reconnaître tant que la poche ne s'elant jias rompue dans les voies urinaires des acèphalocystes n'ont [)as clé expulsées , le fieuiisbcmenl bydalique serait

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