RÉTINE
pies incisions latérales permettent de faire une sorte de pont avec les parties molles et de faire agir coiiimodéinent la scie audessus ; l'opiTalion est en (jnclque sorte sous-cutanee et présente beaucoup moins de gravité dans la généralité des cas que loixpron taille des lambeaux d'après les procédés ordinaires.
" rsous croyons, dit M. l^landin, qu'on doit établir en juincipe de ne pas trop clierclier la réunion immédiate après la plupart des rt'seelions. Kn edVt. elle est presque im[)ossd)le, et par consécjuent ce serait exposer le malade aux accidens nombreux et variés qui résultent parfois du rapprorbement immédiat des lèvres des plaies dans les circonstances où ee Tapproebement était beaucoup mieux in- <li(jue. La s»q)purati()n étant pr(s(]ue iné- "V'itable après les résection^, il faut se garder de fermer aussi complètement les ])laies qui en résultent qifaprès les amputations; très souvent méuie il notis est airivé démettre un peu de charpie mollette entre les lèvres, et de les faire recouvrir d'un cataplasme simple ou laudauise.» {Diction, de méd. et de chir. pratiq., t. \iy, p. 2:>i>.)
RKSINKS. Substances de cnnsistnnco solide, quelquefois friables, pénéralenicnt odorantes et acres , un |)eu plus |)esanlcs (pic l'eau , demi transparentes , d'une couleur ■Anri;il)le , a cassure hrill.uile et connue vilr(Mi«;e, fnsil)les i);ir la ( lialtMir, s'enllarninant lacilement et l)rUlant avec une flamme vive «pii donne une fumée noire cl épaisse. Illles oOront des caractères qui varient suiv.int < liacune d'elles ; mais elles en présentent queltpics uns (jui leur sont communs: ainsi, rllcs sont in^oluhlns dan^^ l'eau, solnhles dans l'alcool, l'fllior, les Iniilcs lixes et volatiles , ri les solulion-^ alcnlines; elles se dissolvent AUSSI d.uis les acides concentrés, et 1 eau les précipite de ces diverses dissolutions sans les altérer. (A. Richard, Diction, dr innl., 1. XVIIT, p. ÔOI.)
« Les ré«inc«, disent ;\1M. iNb'Tal et Dolen":, 5nnt dos Tnedicamcns rxi il>iiiN, qu'on emploie dans un urand nombre dOreasions, soil seu- Jes. soil associées h il'aulres substances nu- «licinales; suivant le système sur Iccpiel elles ;i;:is>enl , elles proiluisent des résultats en Tnp[>orl avec la nature de son organisation et iW «es fjmctions. AinM . sur la poaii. en t:éncral. elles sont rulxliantes cl nirme \v<>'\cantes ; sur les inembrams nimpit 11^0, elles au^nieulent la sécrétion dcN miiiosiics et deviennent ainsi cipectorantes. diurétiques ou purgatives , etc. On les administre comme
fondantes, résolutives. On s'en sert aussi pour dissiper les tumeurs froides, les con<];eslions lymphatiques, etc. •» [Dict. de tlicrap., t. vi, p. VS.)
Quelques-unes sont employées en teinture dans les nécroses, la carie superlicielle, etc., et même dans la ijanprène : elles parlaient avec (pielques gommes-résines la propriété de s'opposer à ces maladies, propriété qui n'est due qu'à leur action tonique. {Dict. des se. ntrd., t. xi.vir, p. .S7S.)
Elles entrent dans un {irand nombre d'em- ])làlres, d'onjjuens, des éleciuaires, des conlèctions, des masses piiulaires , etc. On les prescrit surtout en pilules, en bols, en teintures, jamais en poudre ou en sirop, à cause de leur saveur, de leur insolubilité, etc.
ISous renverrons , pour les particularités propres il chaque résine, aux articles Jalac,
L A O U 1: , iM AS 11 C , S A IV G-DR AGON , S C A M M O
MÎE, Tj';ri-:i!emhi>e.
IILSOI.UTJFS. {r. MÉDICÂMKNS.)
l{!yri\l'2 'inalarlics de la). Les affectious de la réiiue sont les blessures, l'apo[)!exie, l'iiillaunnation , riiyiierlropliie , le ramollissement, les dégénérescences malignes, Tatropliie et les ossifications. Plusieurs de ces maladies sont eom[wises dans le terme généri(]ue d'amaurose. ( A^. ce mot.) Nous avons déjà parlé des blessures et du cancer de la rétine [r. OKii.), il ne nous reste pour compléter ce sujet qu'.-'i traiter de Tinflammation de la rétine.
lii'/riMir:, inflamuiafion de la rétine.
On croyait autrefois que la rétine ne s'enflammait que très rarement; il est prouvé cependant aujourdbui <pie cette membrane s'enflamme très souvent et (ju'elle ])articipe, d'uue part, aux arfeetion>^ congestives du cerveau, de l'autre auxo[)bibaîmies en général qui sont accompagm-es de jibotopbobie. Nous croyons, en elfet, avoir deinonirv' ailleurs (jue ce dernier sym[»tô!ne ne pouvait se rattacher (pi'à une irritation [ihlogistiqin; de la
reiiuf".
On connaît deux degrés très distincts de retiiiile : l'un , léger, c'est la congestion irritative, la sub-[)hlogose fie la rétine ; l'autre, intense , est constitue l'ar une ph'.ogo^e franche, analogue a reucéjilialite. La première variété est très frèfpiente ; la seconde est formiflable, car elle s'accojnpagne toujours d'un épancbement de lymphe plasti(jue et de sang, et se termine par la perte de la vision ; quebpjefois même la phlogose se propage jusqu'au cerveau.
RÉT
La rétinite au premier degré n'existe jamais seule ; la choroïde et l'encéphale lui-même éprouvent une scmblahle allération. Les caractères sont les mêmes que ceux (le Tamaurose slhénique ou congestive. (/^. Amaurosi^)
Au second degré , la rétinite offre des caraclères bien tranchés.
« Au commencement de la rétinite aiguë, le malade se plaint d'une douleur intense dans le fond de l'œil , accompagnée d'élancemens et de pulsations. Cette douleur se déclare subitement et d'une manière inattendue. Le malade se plaint en même temps d'un sentiment de plénitude; il voit des étincelles, des météores, des flammes. La pupille est en môme temps très contractée et a perdu sa couleur noire habituelle. L'intolérance pour la lumière est fort grande; il y a larmoiement abondant. La rougeur externe n'est pas très prononcée à cette époque ; on nevoit que quelques vaisseaux développes sur la conjonctive sclérotidale et une petite zone vasculaire couleur œillet autour de la cornée ; ces vaisseaux, cette zone cependant sont moins prononcés que dans l'inflammation de l'iris et de la choroïde ; en d'autres termes, cet état extérieur de l'œil n'est pas en proportion avec l'intensité de la phlogose.
» A mesure que la maladie fait des progrès, la soulfrance dans l'œil et dans la tête augmente; le malade se plaint de constriction et de chaleur vers le crâne. Ces symptômes sont plus que sufiisans pour faire présumer l'existence d'une maladie dans l'œil. On pourrait au premier aspect la confondre avec une méningite ; mais avec un peu de réflexion on reconnaîtra aisément que les symptômes cérébraux ne sont que symptomatiques.
» L'intolérance pour la lumière est extrême d'abord , puis elle diminue et cesse tout à coup, et l'œil devient insensible à l'action de son stimulus naturel ; la pupille se dilate et reste immobile , elle perd sa couleur noire , son fond paraît nuageux; le cristallin offre quelquefois une couleur d'ambre ou verdâtre ; l'iris tombe en avant et touche presque la face postérieure de la cornée ; la conjonctive sclérotidale est injectée ; une zone vasculaire très distincte entoure la circonférence
UNE. en
de la cornée. Cet état de choses se convertit en une véritable amaurose. » (Middlemore , Biscases a/'lhc cye, t. i, p. 7s9.)
Ces symi)lômes peuvent se résumer sou>> les chefs suivans : 1" symptômes de congestion encéphali(iue ; 2" sentiment de distension pulsatile et douloureuse dans» le bulbe oculaire; 5« vision étincelante et pholopliobi(iue d'abord , puis voilée et sombre, myodepsie; 4" pupille d'abord rétrécie puis dilatée et nuageuse; S'-» cé- })halaigie sourcilière; 6» rêves efl'rayans , spectres nocturnes. La fièvre accompagne le plus souvent cette maladie. Chez une femme (jui avait présenté les symptômes ci dessus, Graefe trouva tous les vaisseaux de la rétine et l'artère centrale congestionnés effort dilatés. Une jeune femme, qui se trouvait dans le même cas , et qui est morte de méningite , a offert la rétine rouge, parsemée de vaisseaux sanguins distendus d'un sang pourpre, les vaisseaux choroïdiens étaient dans le même état.
Les causes de la rétinite sont toutes celles qui déterminent des congestions vers la tête. Les lésions traumatiques directes , cependant , la produisent également. Le pronostic de la rétinite au premier degré n'est pas très grave , en général , puisqu'il n'est pas au-dessus des ressources de l'art; mais à un degré supérieur, l'affection est des plus grave pour la vision, puisqu'elle se termine toujours par la perte de cette fonction , souvent même par la fusion purulente de l'œil.
Le traitement est essentiellement antiphlogistique comme celui du phlegmon oculaire de la méningite aiguë {F. OEil, Mém<ngite); malheureusement ces secours n'empêchent pas le mal de se terminer par une amaurose lorsqu'il est intense. Il en est autrement lorsqu'il est léger; nous avons vu, en effet, que la sub-retinite qui s'offre sous forme d'ambliopie congestive pouvait être parfaitement guérie. {V. Amaurose). Les oculistes anglais formulent la thérapeutique de la rétinite dans les propositions suivantes : 1» repos des yeux en plaçant le sujet dans une chambre obscure; 2" saignée jusqu'à la syncope qu'on doit répéter au besoin; 5» mercurialisation rapide de l'économie à l'aide du calomel ; 4° vésicatoires sur le sommet de la tète qu'on panse avec des pnguens