‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 21 sur 143 · RHUBARBE · texte numérisé non relu

RHUBARBE

narcotiques an besoin ; 5» ouvrir l'œil avec i INIISI.INUVat et Delens : la rhnbarbnrine ou son Je l)islouri comme pour ropération de la | principe actir, que TauMIabo a .ulininislré à citaiMcte, si du pus se sécrète dans sou

inl(!riciir, et vient faire bomber la cornée. Ces propositions sont précisément celles <[iie nous avons développées en parlant du ]>lilri.'mon do I'omI. [K. ce mot.)

IU':TRi:<:iSSK.\li:\"r , resscrr^Moent, coarclatioii d'un canal, ('elle expression, <pi"on appliipie particnlierenient aux retrécissemens de rmetre , est le nom commun sous leipiel on desi;>Mie plusieurs obstructions on diniiinitions de calibre de divers canaux de Tcconomie. {l\ Intestin , OEsoi"ii.\(;i:, Tmaiiynx, Rectum, UiuiTiu:. )

RÉTROVKRSION. {r. Utérus.)

ni:\ i;i sij-\s. (/: i\iKi)i(:.\Mr.Ns.)

lll].\{rAl)i:S. (/^. Svi'iiihiDEs et Syphilis )

RHlMTi:. (/'. Cor.Y/A.)

i;illN()PL.\S'l'lE.(r. Wez.)

P. lU r.Al\ljl"] , prnrc de jilanlos de la faiiiillo (les pdly^oiiées, cniiéandrie Irigyiiie.L., dont plusieurs oricinairps de l'Asie cenlrale, fournissent la racine appelée rhnl)arl)e(j//cfn/i ollii iiiiirn))!. ^ On les (Jesi;:iie sons les noms de rliulxn hc <lr Mo^corif^ ; rlnUxivbr de Ch'nir : rhubarbe rJtapontie ; rhnbitrbe d' Europe ou de J''rnnre.

Horneniann l'a frou\ce formée d'un principe amer parlicnlier , d'ime matière colorante jaune, de laïuiin . d'oxalate de chaux, (Me. H a reiiconirè de plus, dans le rliaponlic , de ramiilou et un |)rincipe crislalliu ])arliculier , antpiel il a donné le non» de rhnpouiirinr. Vax outre, elle C(uitieul un peu «l'huile volatile odorante , etc.

Selon .M. (iiicomini , « l'clTet le plus imineilial (pi'on obtient de la rhubarbe prise intcricnrenicnl , c'e>t la teinte jaune des urines |)cnchant vers le veri brun , connue rhe/. les iclcricpics. Ce!(e rnènie coloraiiou a nussi été remaripn'e dan»; la sueur. Clie/ les nourrices, le laii ac(piierl aussi une couleiir jaune, une saveur atncre <'l Ies(iualités mé- «jicinales de la rhubarbe, l/appt'lil au;;nicnte rt l'on éprouve souvent tin sentiment de >idi' à l'esioniac. Si la dose est assez élevée, il se déclare , après plusieurs heures de son usa'-'e . des ('"vacnatinn- alvuies ni trop li(piides . ni trop abondaïUcs ; elles n'ont cependanl |)is toujours lieu , car Tritze , ayant adnunislré à six individus A crani. de rhubarbe h chacun, trois seulenu-nt curent ipjclrpu'S éva''u:ilion< , les trois antres n éprouvercnt rien .mais ils niincrenl beaucoup. Aucun n'éprouva de doubiirs dCni railles . ni le niouidre dei anucinem alidouun al. ihiv l'aciKui «le la rhubarbe soit piiruatiNc sans étr«

la dose de 50 fi UO centiijr., produit des évacuations abondantes de ventre, mais sans douleurs. Je me suis soumis dernièrement moi-rnème à l'action de la racine de rhubarbe. J'en ai pris 12 j^ram. en poudre, infusés dans de l'eau , le soir avant de me coucher ; mon pouls battait soixante-huit fois |iar minute. Après une létière nausée, je suis resté vin?t minutes ii lire tramiuillemenl , sans éprouver d'autre malaise (pie queUpies éructations qui me renouvelaient la nausée. Alors, j'ai uriné, et j'ai conservé ce liquide à part ; le pouls était à soixante-quatre. Aj)rès viniit autres minutes , le jjouIs tomba à soixante, et je commençai à éprouver un malaise ^.'énéral , notamment, vers l'estomac, (pie je ne saurais pas délinir. Une heure plus lard , j'ai eu quehpies envies de vomir, (pioi(pie la nausée duc à la mauvaise saveur (le la drogue eiU cessé. Je suis resté Iraii- (luille encore une deini-heure en m'ex|>lorant le pouls, (pii (loiuiail tanl(')t soixante, tant(M soixante-un batteinens ; je faisais tous les ellorls possibles jiour ne pas vomir. lîieniAt je fus pris par le sommeil. Le besoin d'uriner m'éveilla , ce qui m'arrivait rarement la nuit , trois heures et demie après avoir pris lereuu'de. I,e pouls ne battait plus (pie cin- (piante-huit, cl le malaise avait cessé, .le me rendormis aussitôt après, pour ne m'éveiller (]ne (]ualrc heures j)lns tard. J'ai trouve mon pouls à cin(pjante-(piatre ; ma bouche était sèche , et j'.ùmais à rester au lit, contre mon ordinaire. Dans la matinée j'ai eu une évacuation naturelle. l,e restant de la journée se passfl sans aucune particularité. Avant trempé un liniie blanc dans l'urine, il prit une teinte safranée , plus rnar(piée encore dans la seconde urine. ()uoi(pie la dose de rhubarbe filt assez forte, je n'ai pas éprouvé la moindre douleur ni irritnli<)n dans aucune partie du corps. » ( Trfid. de la p/iarniucnl., p. .Il'i. ) Celte manière de voir n'est pas généralement ailopt(''e en France ; voici de(|uelle manière on en renie les indications chez nous , oii on lui accorde deux modes d'action diff('rens. ;\ faible dose, elle at;it comme toni(pie, elleau^mente la force di^^eslive de l'estomac, (piand il n'y a pas phloiiose ; h la suite des maladies Ioniques , on la fait prendre dans uiu' cuillerée de polaue oii de bouillon, et ses eiïets n'eu sont pas moins sensibles : si la dose est plus forte, la rhubarbe a-rit comme puit;atir. Cependant, à la suite de cette action pur^ialive (jui se montre d'abord, il se manifeste prescpie toujours (piehpics signes de l'action tonique : ainsi, il n'est p;\s raro de voir survenir une conslipation «t|iiniAlre chez les individus (|ui ont été pur^^('s avec celte substance, et c'e.st pour celte rais(ui «pie l'on emploie assez souvent la rhubarbe «ians les diarrhées « hroni(pies , ou il lui se

échauffante , ce>t un fait adrnii aussi par ' montre aucun .Mgnc d'irritation ; ce médica-

RriUMATISME.

mont np;it alors à la manière de toutes les substances toni(nicsel astrint^cnles. l)em<''rn(; que les autres purgatifs loiii{|ues, la rhubarbe ne doit jamais ôlre employée (ians les diCfi^rens cas de lièvres et de phlej^masies, mais seulement quand il n'existe aucune trace d'excitation fébrile. (A. Richard, Dict. de méil., t. xvni , p. 4G5.)

La rhubarbe peut 6tre prescrite en subslance et sous les formes de poudre , d'hydrolé, de teinture, d extrait , de vin, de sirop et de tablettes. C'est à l'inlérieur qu'on la donne le plus ordinairement, mais elle peut aussi être administrée par voie d'injection dans le rectum. Quant aux doses , il nous sera plus facile de les faire connaître en traitant de chacune des formes médicamenleuses sous lesquelles la rhubarbe peut être mise en usage.

1" Rhubarbe en substance. Dans quel(|ues contrées , on emploie la rhubarbe entière en masticatoire et comme tonique.

Le docteur S. Jackson préconise ce mode pour vaincre la constipation chez les hémorrhoidaires. 11 fait mîicher à chaque malade un morceau de 1 gram. environ de cette racine , tous les jours, pendant 15 à !20 minutes, et , après ce temps, avaler la masse entière mêlée à la salive. Ce remède semble d'abord être très désagréable , pris de cette manière , mais on s'y f;iit aussi facilement qu'au tabac. Suivant le même médecin , si l'on mâche la rhubarbe avec les dents de devant , en serrant le morceau contre cette partie de la bouche , on trouve la saveur moins désagréable. La rhubarbe employée ainsi est, selon lui, plus hixative qu'une dose cinq fois plus forte de la même substance prise en poudre en une fois. {Dict. de méd. et de cliir. prut. , t. xiv, p. 3G8.)

2" Poudre de rhubarbe. En paquets de 4 à 6 décigr. , dont on prend un chaque jour, dans la première cuillerée de soupe : c'est le mode le plus fréquent d'en faire usage ; il est en quelque sorte populaire.

5" lliidrolc de rhubarbe. On donne parfois aux petits cnfans, dansles engorgemensviscérauxjes ulcérations aphtheuses.les langueurs par engouement du canal intestinal , etc., une eau légère de rhubarbe préparée avec 4 gram. de cette racine concassée qu'on met dans un nouet , et qu'on laisse tremper dans une carafe d'eau , justiu'à ce que celle-ci soit devenue légèrement citrine , ce qu'on répète pour plusieurs doses d'eau égaies ; on leur donne de cet hydrolé aux repas , en le sucrant convenablement , ou encore en le coupant avec du vin , du lait , etc. Pour les adultes , on prépare cet hydrolé avec ii à 4 grammes comme tonique , et avec 8 h 15 gram. pour 1/-2 litre et 1 litre d'eau, comme cathartique : presque toujours on l'associe à d'autres substances douées de propriétés analogues, telles que la casse , la manne , le tamarin, le séné , etc.

L'hydrolé de rhubarbe est surloiit lndi(iu(r dans les dys[)('|)sies apyréliques (jui siicee^ dent aux maladies aiguës , aux excès . etc. ; dans celles (\\\i s'observent chez les chloroli- (pies , les fcnuues nerveuse.* , les hypochoudria(pies. On la conseillé dans lu diarrhée bilieuse. (Trousseau et IMdoux.)

4» Teiuiure de rhnbarhe. On la [)répare à la dose de 4 à l'i gram., dans une potion d'eau sucrée.

.')" E.xirait de rhubarbe. On le donne à la dose de 5 déeigr. à 2 gram., comme tonicjue, et même plus . comme purgatif.

(î" \"in de rhubarbe. Ce vin , dont 1 litro représente .'() gram. de rhubarbe , est excitant , h'gérement laxatif : dans rhy[)ochoudrie , l'hystérie , les scrofules et le carreau. J.a dose est de 1 à 2 cuillerées h bouche pour les adultes , et de 30 à CO gouttes pour les enfans.

7° Sirop de rhubarbe. A la dose de 1 '> k GO gram., pur, par petites cuillerées, ou dans une potion.

Le sirop composé {sirop de chicorée compose) se donne aux nouveau nés pour faire couler le mécouinm, à la dose de .~>0 grauï. , par cuillerées à c.ifé, touies les trois h (piaire heures, à partir du moment de la nai^sance: coupé avec un peu d'eau sucrée ; mais ou abuse de ce moyen , parce que , dans le plus grand nombre des cas , les évacuations se font nalurcllement et sans qu'il soit besoin de les solliciter autrement que p.'ir l'eau sucrée. Ce mèîuc sirop est le purgatif ordinaire des cnfans h la mamelle , lorsqu'ils évacuent dilïicilcment, qu'ils remlent |)eu de matières alvines , que les matières sont trè.s dures; enOn,dans les cas ilc coiifjucs paraissant dues à la rétention de ces matières ou à celle de la bile ; on l'administre à la dose de Ir, h 50 grammes , suivant l'âge , et associé avec partie égale d'huile d'amandes douces , par petites cuillerées, jusqu'à ce qu'on ait obtenu l'efl'et désiré.

8" Tablettes de rhubarbe, de 2 à 12 en vingt-quatre heures.

imCAÏATiSME, mot dérivé de p£w, je coule., employé par les anciens médecins pour designer les maladies qu'ils attri])uaient à un flux humoral ou à une luimeur quelconque. Il nous suffira d'indiquer qu'aujourd'hui il est exclusivement appliqué à un groupe de maladies qui , malgré la diversité de formes qu'elles peuvent afTecter , sont dues à une cause organique unique , inconnue dans son essence , manifeste seulement par ses effets, appelée parles uns vice ou principe rhumatismal , par les autres diallièsc rhumatismale. Certains auteurs , «'appuyant sur l'existence de la rougeur , de la tu-

IIÏIUMA'IISME.

iiiefHclioi» cl (]w la clinlcur t^ui parfois ^e inaiiifcsieiit dans les paities fra[tpi'rs de rlminati-inc, ne voient dans ceUe nia'adio qu'une inll uiiiiia!iii;i .^péci figue ; mais, outre (pie \c< (iliéiioiiiènes iidlauiniatolres s)nt loin d'être constans dans les alFeclion- iliuinalismales,on ne peut nier que, <pia!id ils existent, ils se presenrent avee <les caractères propres as«ez Iranclics (pii ne ])ermeltent pas de confondre le rln.iinalisine inflammatoire avee une inllani ination franche ; de là, la nécessité d'admcllre la spécilicilé de linllammalion (jui accompagne le rlnimalisme , ou, en d'autres termes, de ree.onnafîre (pTeile est subordonnée à une cause parliiulière qui en modifie la nature , et dont l'existence constitue le rhumali -me. Ouelqucs auteurs, lrap|)LS du de>acord (jui existe entre la valeur etymolo;^'ique du mot ruumntisme et les phénomènes aj)prcciahlcs de la maladie , ont proposé de lui siihsliLuer diverses dénominations ; les uns, avec IIolFmaun, picnant surtout eu considération le sii'ge freipicnt des phénomènes morbides dans les articulations , ont ci ii plus convenable (!e se servir du mol arlfii i[i<^ et d.ius ces derniers temj)s , !\I. iloche a employé ce terme auquel il a ajiule 1 <q»illit'te fie rfiufn(ili.<vi'ilc ; d'autres, ne voyant dans le rhum itismc; (pi'une affection propre aux muscles, Pont designé , d'après Sagar , sous le nom de inyositis\ cl, enlin, celte alfectiona tour à tour reçu les noms de orihrodynie , de myodynie, de cryinndynic , de rimmatnhjie , de ficvrc rhuinatismaU. Tout récemment, M. Ilequin , <lans sa rédaction des lei'ons clini(iucs de AI. Chomel , a j)roposé les noms de inyorliumalisine , pour le rhum.ilisme mu-eulaire; de iirthrorhnntalisine ^ lorsipie l'alfection attaque les arti(^ulalions ; cl de eudorhuma- 1isnu\ pour les rliumali-njcs internes ou viscéraux.

1/1 loi.oiiii:. Une des conditions essentiellement nécessaires au developpenu'uL de ces maladies consiste dar.s nn et al spécial de rcconomie , iiuié ou acijuis , auquel on donne le nom «le predi-posilion. Selon certains médecins , la jjredis- ]>osuion est tellement pi!i>> ante , (pi'elle peut donner lieu au rhumati-me en labseuce de toulw cause occasionnelle ; tan-

dis (pie les causes detcnninaiites, (luolqu'energitiues (pi'elles soient, ne produisent pas cette auociion lors(pi'elles agissent sur des sujets non prédisposés. D'autres auteurs, tout en admettant rexisience de la prédi>ih)silion, sont loin de lui accorder une aussi grande inlluenee; ils pensent que , dans beaueoui) de cas du moins, le rhnmalisnje peui succéder à raclion seule des causes occasionnelles.

Causes prcdi-^posantes. Sc.xcs. 11 est généralement reconnu (pie le rhumati>me sévit plus fréquemment chez les hommes (pie chez les femmes , malgré l'assertion contraire d'IIolfmann ; de plus, on a observé (]i!e les femmes dont la constitution se riipproche le plus de celle de Ihoinme deviennent rhuiiiatisantes plus souvent que les autres. Faut il attril)uer la frécjuence relative plus grande du rhumatisme chez l'homme, à ce (pi'il est plus (jne la femme expose à l'action des causes occasionnelles? quelques médecins le pensent.

jycs. Le rhumatisme peut se manifester à toutes les époques de la vie , mais il est ineonlestahlement jjIus fre(]nrnl pendant la jeunesse et la virilité; cela doit cependant s'entendre de rinvasion de la première alta(iue , car le plus ordinairement lorsqu'il est une fois développe , les attaques récidivent et se prolongent fort avant dans la vieillesse, circonstance (|ui rend raison de la grand(î quantité de vieillards (\no. l'on voit alTectés de doulenrs riiumatisinales. La |)remière attaque de rhumatisme survient le j)lus souvent de quinze à trente ans. Sur 75 rhumatisans observés par y\. (Ihomel , il s'en est trouvé 55 atteints pour la jiremière fois de cpiinze à trente ans; 'iti, de trente a (puuanle ans ; 7, de (piarante-cimi à soixante ans ; 2, audessous de (piinze ans. {Thhc , K.'^sai sur le rhumatisme; Paris, 1S15.) Il est fort rare d'observer le rhumatisme pendant renfance ; cependant, on en cite des c.is chez des sujets de douze, dix, huit ans, et même de cin<j ans d'après Hodamel, et même au-dessous; mais ce n'est là (pi'une exception a une règle très générale.

'J'cinprrnment. Les siijrts d'un tem[)éraiiient >-angnin elfl'nne constitution alhletiipie paraissent surtout exposés aux af-

ferlions rhumalisni.iles , bif^n qu'on les rcuconli'O aussi chez ceux (|ui sonl l)i- Vu'Aix ou d'une conslilulion plus grèle. Siu" 72 cas observés à l'ÏJÔpilal de la Charité , sous le point de vue (pii nous occupe , par M. Cliomel {loco cit.), 54 étaient d'un tempcrainrnt sanguin ; parmi les 18 autres , (pielques-uns odraifut plusieurs caractères dii temperanient bilieux, et les autres , en |)lus petit nombre encore, a[)partenaient par qut.bjues-uns de

leurs Iraiis au tenipérament nerveux

Hérédité. Le rhumatisme est-il héréditaire? il est certain qu'on voit souvent cette maladie survenir chez des sujets issus de parens qui en avaient été adectés; mais d'un autre côté elle est si commune , que dans beaucoup de cas il [)eut bien n'y avoir qu'une simple coïncidence ; toutefois, nous peiisons (pi'il laul admettre la transmission héréditaire du rhumatisme, mais à un degré beaucoup moindre que dans la goutte. Pourtant, quehjues médecins ont nie l'hérédité du rhumatisme ; M. Hoche, qui parait adopter cette opinion, s'exprime ainsi : « Aucun fait bien positif ne prouve (]ue la disposition à la contracter (l'arthrite rhumatismale) puisse se transmettre des pères aux enfans ; nous avons cepeudant observé quelques faits dans lesquels de fortes présomptions s'élevaient en faveur de ce mode de transmission. » {Dut. de méd. et chir.

prat., t. m, p. 459.)

Parmi les conditions inhérentes à l'individu qui prédisposent au rhumatisme , il n'en est aucune de plus puissante que la circonstance d'avoir été déjà atteint de cette affection. « Mais une fois la première attaque ainsi survenue dans la fieur ou la maturité des ans , la prédisposition rhumatismale va d'ordinaire s'aggravant avec le progrès de l'âge , et se manifeste de plus en plus justju'au dernier terme de la vie. Viennent d'ahord les récidives à longs intervalles, à intervalles triennaux, quinquennaux , etc.; [)lus tard, les attaques deviennent généralement plus fréquentes dans leurs retours, plus longues dans leur durée et souvent plus graves dans leurs symptômes et dans leurs suites. Cette déplorable aggravation de la diathése rhumatismaie a ordinairement lieu ver» la quarantaine ou la cinquan-

lUlUMATlSME. 75

laine. » (Chomel , Leçons de clin, méd.* recueilhes par Jie(pjin, t. n, [). 154.)

(Jliitials et saisons. Les iniluenees extérieures (jui ressortent des climats et des saisons ont une action non douteuse comme causes [)redisposantes du rhumatisme. Partout où le froid et l'humidité sont réunis, on voit en abondance des affections rhumatismales, et, comme ces (conditions atmosphéricjues existent particulièrement dans les climats tem|ierés , c'est aussi en France, en Hollande, en

Allemagne et en Angleterre qu'on rencontre le plus grand n(jmbre de riiumatisnies ; le midi et le nord en com[)tent beaucojip moins; Barthez assure (pje le rhumatisme est rare dans la Laponie et r Amérique septentrionale. Ponsard(7Vaité de la goutte et du rhumalisme, p. 4Go) dit que l'Italie et l'Espagne y sont moins exposées que les contrées de l'Eiu'ope centrale. Quoique le rhumatisme puisse se développer pendant toutes les saisons, il est bien plus fréquent durant le printemps et Tautomne, époques souvent mar- (luées par des pluies, des brouillards et de nombreuses vicissitudes atmosphériques, (pje pendant les chaleurs de l'été ou les froids secs de l'hiver; il est cependant commun dans celte dernière saison, au moment des dégels. Si maintenant nous considérons les habitations particulières, nous verrons que le rhumatisme frappe particulièrement les personnes qui séjournent dans les lieux bas et humides, dans le voisinage des marécages,, ou dans des maisons nouvellement construites.

alimentation et boissons. Une alimentation trop animale ou trop excitante et l'usage immodéré des boissons alcooliques prédisposent aux rhumatismes. « C'est à l'habitude de ces substances, dit M. Roche , répandue parmi les militaires et les ouvriers, et dans certains pays du Word, tels que l'Angleterre, qu'il faut attribuer, en partie , la plus grande fréquence de l'arthrite rhumatismale chez ces individus et dans ces contrées.» [Loco cit., p. 4î^9.)

L'état puerpéral a été rangé parmi les causes prédisposantes du rhumatisme.

«« Mais il faut l'avouer en résumé détinitif, toutes les causes prédisposantes du rhumatisme sont environnées d'incerti-

RHUMATISME

tilde et d'obscurité. Sans doute les alîections liiuinatismaU's... se développeront le plus souvent dans les conditions susmentionnées ; mais elles ne s'y développeront ni infailliblement ni exclusivement. Malgré la réunion de toutes ces conditions, elles peuvent queNjucfois ne point se manifester; d'autres fois, au contraire, en l'absence de ces mêmes eondilions, elles peuvent envabir reconoinie. >> (Chomel, Leçoyn citi-cs, p. 140.)

('anses occasiomii'Kes. Il convient de citer en première ligne le froid bun)ide ; celte cause exerce, en eiret, une action si evidenunent déterminante dans beaucoup de cas, qup. rertains auteurs ont avancé <|ue le rbumatisme nen reconnaissait pas d'autres. Cette opinion, émise par Sydenliam [Opéra omn., p. 170; Onève, 4725), adoptée par Cianuini, boS(]uillon et d'autres, a été reproduite et soutenue tout récemment par >I. i5oui!laud. [Xouvelles rechcrcl(cs sur le rhuniatixine, etc., p. ÎH.) Cette manière de voir, vraie dans le plus grand nombre des ras, ])araft rependant trop exclusive à bon noiidire de médecins; voici comment M. l^erpiin s'exi)rime à ce sujet : « Oui, cent fois oui, le passage subit du eliaud au froid e>t l'orcasion la plus ordinaire du rliuinaiisme arlieulaire. Oui, Pou petit y réduire en dernière analyse une foule de cas divers. Oui , bon nombre d'individus sont atteints, après s'être exposés à l'air froid, en sortant du lit le matin ; après avoir dormi dans un appartement dont on aura laissé, la nuit, les fenêtres ouvertes, à Tepo(pic des grandes chaleurs ; après s'être plonge le corps tout en sueur dans l'eau froide ; aj)!('s avoir laissé sécher la pluie sur h s vêtemeiis tout mouilles; après avoir snb>lilue mal a proj)os les vétemens légers aux vêtemens chauds; après avoures|)iie Pair froid, ou avale une hoisson froide, à la suite d'exereiees violens (pii auront échaulfe le corps; après s'être refroidis bni-ipiement en se de»Iiabillant, ou en descendant dans une cave ou dans une glacière, etc., etc. 'l'ouï cela nous le savons, et nou«i le croyons sur le témoignage des auteurs el d'aïues notre expérience personnelle mais la cause en

<pie>.iMMi n'est jias aussi universelle fiu'on le prétend. ne[»uii «jue la controverse

sVst élevée sur ce point , on s'est enquis avec un soin tout particulier, à la clinifpie (le l'Hôtel -Dieu, si les rhumatismes articulaires aigus (pi'on a eu à y traiter avaient été ou non précédés d'un refroidissement , hé bien ! le résultat de celle empiète n'est point d'accord avec celui de la clinique de la Charité. Sur les neuf cas qui se sont présentes dans le premier trimestre du cours, il ne s'en est trouvé que deux dans lesquels le froid ait paru agir comme cause déterminante. » [Loco cit.^ p. 447.)

Quebpie puissante que soit la cause dont nous venons de parler, elle n'est cependant pas la seule ; dans quelques cas, on a vu le rhinnatisnie se develo[)[)er a[)rès la diminution ou la suppression du flux menstruel ou hemorrhoïdal , d'une épistaxis, ou de toute autre hernorrhagie habituelle ; après la cessation brusque de certaines sécrélions comme le lait , l'interruption d'une leucorrhée ancieiuie, la guérison inopportune d'un vieil ulcère, etc. Deux fois !M. Chomel a été conduit à attribuer l'invasion du rhumatisme à des l)ertes séminales, mais ne pourrail-on pas faire cette réflexion (pie dans ces cas la déperdition de semence n'a agi (pi'cn rendant les sujets plus accessibles à l'action du froid.

<f La durée du temps qui s'ccoulc entre l'application des causes extérieures de la maladie et ses premiers symptùmes est une chose as^^ez diUicile à explitpier, (pioi- (|ue très facile à reconnaître, au moins dans la plupart des cas.

» Selon (liannini, Ilaygarth serait le premier qui aurait fixé sou attention d'une m inirre spéciale sur ce point de riiisloire (lu rhumatisme. D'après le- observalious du médecin anglais, sur til cas de rhumatisme, il s'en est trouvé lu dans les- (pu'ls les sympt('imes de la maladie se sont manifestés le premier jour, (pielipiefois au bout d'une heure et même d'une demilieure après l'action du froid ; dans '2 cas, le second jour; dans 5, le (piatrieme ; et dans 1 seul, le cinquième jour. Haygartli est |)eisii,-idé que la maladie commence à se (lcvelop[)er du moment même où l'on s'expose au froid. (liannini appuie celle a'isf'itiou d'un fait (pii lui est personnel, Ilaygarth assure rjue lor»(iue s'x jours se

RHUMATISME

passent après avoir éprouvé du froid, snns qu'il en soit résulté aucun ellet nuisible , on peut être assuré qu'il n'en viendra point i)our cette fois. » (Villeneuve, Dictionn. des se. médic. , t. xLVin, p. 450.)

Les causes du rhumatisme qui agissent sur toute la surface du corps, telles que l'action de l'air froid et humide, etc. ,ne donnent pas toujours lieu pour cela à un rhumatisme général ; le plus souvent même, le mal est borné à quelque partie circonscrite ; tandis que d'autres fois, mais rarement, une cause qui n'a porté son action que sur une surface limitée, détermine un rhumatisme qui allx'cte plusieurs régions.

SYMPTOMATOLOGrE. Symptômcs du rhumatùme articulaire aigu. A. Symplômcs locaux. 1° Douleur. Elle est susceptible d'offrir une infinité de degrés, elle est légère parfois , mais le plus souvent elle est très vive et mérite le nom iVatroee que lui donne Sydenham. Cette douleur augmente parla pression, le toucher ou le moindre mouvement; aussi, lorsque le rhumatisme articulaire est général, le corps devient immobile connue une statue. Les expressions que les malades emploient pour exprimer leurs souffrances indiquent que la douleur est tantôt pulsative , tantôt gravative , d'autres fois perforante, dilacérantc, etc. D'ordinnire, elle n'est pas également vive dans tous les instans; obscure et supportable dans l'état de repos absolu , elle se manifeste sous forme de violens élancemens à l'occasion du plus léger mouvement ou de la moindre secousse. La douleur ar- 1hrili(pie a cela de particulier , qu'elle peut abftudonner les articulations avant la disparition des autres symptômes locaux ; ce phénomène a été noté par Sydenham, en ces termes : « Dolor adest atrox, nunein hoc ^ mmc illo arlu vicissim,hos relinquens et illos occupans^ rubore et tumore in parte quant postremum affecit , adhùc residens. » [Op.

omn., t. I, p. 4^S )

2" Tuméfaction. Les articulations affectées de rhumatisme sont ordinairement tuméfiées; mais cette tuméfaction est qiielquefois difficilement appréciable, surtout dans le>^ jointures recouvertes d'une couche épaisse de mtiscles, telles que la hanche et l'épaule. Le gonflement reconnaît

pour cause l'afflux congeslif du travail inflammatoire et la sécrétion anormale de la synovie. L'épanchemcnt de liquide est quelquefois assez considérable pour dilater les capsules articulaires et permettre de sentir la fluctuation. Selon M. Chomel, " c'est dans les tégumens que le gonflement s'observe, mais il existe aussi, sans contredit, dans les parties les plus profondes. Aussi, nul doute que les capsules articulaires ne soient distendues par un épanchement de synovie ou de simple sérosité. C'est surtout dans le rhumatisme du genou que Thydarthrose est manifeste; la fluctuation se fait sentir très aisément. M. Chomel a fait souvent observer aux élèves qui suivent ses leçons cliniques , qu'en pareil cas on aperçoit, en appuyant sur la rotule, que ce pe'it os n'est point, comme dans l'état normal, exactement appliqué sur le fémur , mais qu'il en est séparé par un liquide intermédiaire, puis- (ju'il faut continuer assez long-temps la pression pour rapprocher la rotule contre

le fémur Ouant aux ligamens et aux

cartilages , les cas où il y a eu nécroscopie n'y ont jamais fait voir aucune augmentation de volume. » (Leçons citées., p. 164.) Lorsque la douleur permet d'imprimer ({uelque mouvement aux articulations malades, on perçoit, mais rarement, un bruit particulier de craquement ou de crépitalion; c'est le genou qui a offert le plus d'exemples de ce phénomène; dans certains cas de tuméfaction considérable, la peau parait amincie et luisante. Le gonflement articulaire parait d'autant plus prononcé, qu'il siège dans des articulations plus petites; en général, il est circonscrit aux limites des articulations, quelquefois cependant il semble se continuer et se terminer insensiblement dans les parties molles voisines.

5« Chaleur. I/élévation de la température dans les articulations rhumalisées est souvent appréciable par le toucher ; d'autres fois, elle ne se révèle que par la sensation éprouvée par le malade. Elle a son summum d'intensité au milieu même de l'articulation et de là elle décroît insensiblement.

4» liougcur. Ce symptôme n'est pas constant , d'ordinaire môme on ne le constate que dans les cas de rhumalis-

RHUMATISME

me intense. La peau peut être rosée ou rouge ; cette coloration particulicre de la peau a fixé raltcnlion de plu>ieurs deriiiatologi-sti's (jui lui ont donne le nom de ruscole rhumatismale. Celte sorte d'erylliL'iue disparait sous la pression la plus lei^'ére pour re[)araitre avec rai)idilé dus tju'on cesse de comprimer. La rougeur est généralement plus prononcée au\ petites articulations (ju'aux grandes, « Si, par suite de la réaction sur la peau, dit AL Bouilhuul, on y ub«:erve la rougeur dont il sagit, (pie serait-ce dune de la rougeur des parties intérieures qui sont le foyer de cetie réaction, des synoviales en parliculier, si elles étaient elles-mêmes à la portée de nos yeux?» [Traite clin, du rhumatisme, p. tiô7.)

L'auteur de !a réflexion qui précède Mttaclic aux sym[)tônies locaux du rhumatisme articulaire aigu quelques autres plienomènes, tels que le developiieinent hy[)er-normal des veines sous-culanees qui serpentent autour des articulations malades, jjarlicularités faciles a eonstalrr sur la main , le poignet et le pied; et le battement réellement exagère des branches artérielles (jui oceupenl le contour dis artieul. liions vo!uiiiineu>rs et superlirielles, comme les genoux. [J.oc. ci!.^ p. 254.)

/y. SymjJtûnus ycnérau r. Les symptômes de réaction générale sont ordinairement peu prononces tant que le rhumatisme est b<trne à une seule ou même à deux arli( ulations, il n'excile alors une légère fièvre que jiendant la diiree des |)aroxysmes noilurnes. H est ce()endant des cas où on observe une \ive reaction disproportionnée avec le peu d'intensité et détendue des phénomènes locaux ; alors on est fonde à croire «pie PalFection rhum ili>mal(; se généralisera ou (pTelle coïncide avee l'existence d'une altération viscérale. Mais, toutes les fois (prun certain nond)re d'artiriilalions sont atteintes simultanément ou successivement, on observe des trouilles généraux qui aciiuierent parfois une grande inten>ile, le pouls est fort, frefjurnt , plein, dur; la peau est chaude et habiturlU'nn'nt recouserle d'une sueur abnrul int»', un ptii xisipu-use, lanlot aeide et tantôt neutre, ^eloM M lîouiltaud; aulrrfiiis, c«'lte sueur copieuse elaii roni<iderce coiimie une circonstance salutaire,

mais aujourd'hui on la regarde généralement comme un inconvénient de plus; M.

Chomel Joe. cit., p. 174) dit même avoir constamment observé (pie l'intensité et la durée de la maladie sont en raison directe de l'abondance et de ro[)iniàlreté des sueurs. Les rliumatisans ont, en gênerai, une soif vive et de l'anorexie, parfois leur déglutition est rendue didicile par un mal de gorge que M. Bouillaud rapporte à la coïncidence d'une angine rhumatismale.

Les troubles (|ue nous venons de signaler sont, avec la constipation , les seuls trou- IjIcs présentés par ra[)pareil digestiL Comme dans la i)lupart des alTeclions où existe une diaj)horèse abondante, le rhumati.Mne fébrile est accompagné d'une modification dans la sécrétion urinaire : l'urine est peu abondante, foncée, trouble, jumeiitcuse, son excreilun est parfois difficile; elle rougit fortement le papier de tournesol. En même temps , la réaction générale se manifeste par la rougeur de la face, la céphalalgie, une insomnie le plus souvent opiniâtre ; (juchpiefois cepeiulant, les malades peuvent se livrer à (juehpies instans de sommeil, mais bient('>L ils sont reveilles en surs.uit par les douleurs «pie deleiiiiineut les mouvemens automalicpies aux«iuels ils se livrent en dormant.

Le rhudiati^^iiie articulaire aigu est une des maladies dans lesquelles on observe le plus constamment la couenne dite inflammatoire , sur le sang lire des veines. Ce fait, mentionné par Moll , Sydenham , est reconnu de toul le moiide. Du reste, cette couenne rhumatismale est susceptible de varier beaucoup sous le rap[)ortde sa densité et de son épaisseur, elle ne présente aunm caractère «pii puisse la faire distinguer de celle «pii se manifeste dans les inllammalions du iK)umon et de la plèvre , à bniuelle, dit Sydenham , elle ressemble comme un «cuf ressemble à un autre œuf. 'SX. Louillaud [XouvclUs recherches sur le rhuuiatisme , p. G*J j dit l'avoir constatée bon noinbn; de fois sur les caillots de sang obtenus par les ventouses scarifiées.

Le plus ordinairement, les symptômes généraux «pie nous Nenons de passer en revue sont continus avec des remittences et des cxaccrbations «jui n'ont rien de régulier dans leur apparition. Tanlôt ces l»heiiomenes ont une intensité pro])orlion-

RHUMATISME

née à celle des symptômes locaux; (Vautres fois on no trouve plus ce r.ipport , et Ton observe une vive réaction fébrile coïncidant avec une lésion articulaire très minime; cette circonstance , jointe à ce que, dans beaucoup de cas, les symptômes fébriles préexistent aux phénomènes locaux et d'autres fois leur survivent, avait fixé l'attention de certains médecins qui ont été conduits à considérer la fièvre comme rélément principal de la maladie qu'ils désignaient , par cette raison , sous le nom de fièvre rhumatismale^ qui, selon eux, pouvait exister parfois en Tabsence de toute altération locale. Quelques observateurs ont tenté d'expliquer cette sorte de fièvre essentielle; les uns l'ont fait dépendre de l'action exercée sur toute l'économie par le j)ri«dpe rhumatismal ; d'autres, avec M. Roche, l'ont rapportée à une modification du sang devenu plus irritant; enfin M. Bouillaud croit en donner une explication formelle en proclamant une loi de coïncidence de l'endocardite et de la péricardite avec le rhumatisme articulaire aigu. « La découverte de ces deux grands accompagnemens du rhumatisme articulaire jeta , sur l'ordre de faits qui nous occupe , une lumière aussi vive qu'elle était imprévue, et nous dévoila, pour ainsi dire , le secret impénétrable jusque-là de la plupart de ces fièvres sans rhumatisme. » [Loco cit., p. 247.)

M. Bouillaud expose, comme il suit, les résultats qu'il a observés relativement à la coïncidence de l'endocardite avec le rhumatisme articulaire aigu. « Sur 114 cas de rhumatisme articulaire aigu, recueillis par nous avec les plus grands détails dans un espace de six à sept ans, il y en a 74 d'une grande intensité ou d'une intensité moyenne, et 40 de légers. Or , parmi les 74 cas de la première catégoiie , nous en comptons 64 dans lesquels s'est rencontrée la coïncidence certaine d'une endocardite ou d'une endo-péricardite (dans 5 autres cas la coïncidence fut douteuse) , tandis que dans les 40 cas de la seconde catégorie il n'en est qu'un dans lequel la coïncidence dont il s'agit ait été constatée.

» Donc, après ces faits : 1» dans le rhumatisme articulaire, aigu, violent, généralisé, la coïncidence d'une endocardite, d'une péricardite ou d'une endo-péricar-

dite, est la règle ^ la /oi, et la non-coïncidence Yexception.

» 2<» Dans le rhumatisme articulaire aigu léger , partiel , apyrétique , la noncoïncidence d'une endocardite , d'une péricardite ou d'une endo-péricardite est la rèfjle , et la coïncidence Veœception. » {Loco cit. , p. 145.)

Le docteur Dominique Gola, de Milan , a publié un mémoire important [Annales d'Omodei, avril 1836), dans lequel il annonce avoir observé des faits confirmatifs de l'opinion émise par M. Bouillaud, il en ra[)porte même un certain nombre dans le travail que nous venons de citer.

D'un autre côté, M. Chomel, dont Tattention a été éveillée parles recherches de M. Bouillaud, tout en admettant (|ue le rhumatisme peut se compliquer de la phlegmasie du péricarde, comme il l'avait déjà entrevu lui-même, en 1815, dans sa Thèse inaugurale^ et de celle de la membrane interne du cœur, n'a pas trouvé que cette complication fût , à beaucoup près, aussi fréquente que l'a annoncé M. Bouillaud.

Quoi qu'il en soit de la fréquence avec laquelle l'endocardite et la péricardite coïncident avec le rhumatisme articulaire fébrile , cette coïncidence est un fait désormais acfjuis à la science , et s'il est vrai que quelques auteurs, comme Pitcairne , Senac, Portai , Bnrns et Kreysig , ont signalé, avant M. Bouillaud, une relation de causalité entre l'arthrite rhumatismale et les affections du cœur , il n'en est pas moins juste d'attribuer à ce dernier le mérite d'avoir fixé d'une manière particulière l'attention des médecins sur ces complications importantes et sur la nécessité d'explorer le cœur dans le cours de tout rhumatisme sur-aigu.

Nous jîvons déjà dit que la péricardite et l'endocaidite existent souvent simultanément ou isolément; la première de ces affections a été décrite ailleurs. ( /^. PéfxI- CARDiTE.) Quant à V endocardite., nous en traiterons à la fin de cet article.

Marche. Cette affection est souvent précédée de prodromes, tels que des douleurs vagues , de la lassitude spontanée , de la lourdeur dans les membres, puis un fiisson qui commence par les extrémités ou par le rachis , et qui se propage dans

RHUMATISME

tout le corps ; ce frisson fait place à une chaleur générale , la iièvre se développe, devient plus ou moins inlense, et per^isle ordinairement jilusieurs jours avant l'apparition de rinllammalion articulaire. Ces phénomènes précurseurs ne se montrant en gênerai que dans les cas où le rhumatisme doit être inleuse.

« Quelquefois ces symptômc<î généraux et vagues persistent seuls i^Midaut deux ou trois jours, mais le plus souvent ils ont à peine duré quelques heures , qu'une ou deux articulations ^'endolorissent , et qu'ainsi la nature de la maladie est révélée beaucoup plus tôt que dan«i les cas de pleurésie , de pneumonie, alfeclions dont les signes caracterisli(|ues ne se manifestent guère avant vingt-qualre ou quarante-huit lieures de fièvre. Tanl(*)l plusieurs articulations deviennent simultanément douloureuses , chaudes , rouges et gonllees ; tantôt leur rhumiiti.<ati(jn a lieu successivement : il n'y a d'ahord qu'une seule articulation qui se rhumiilise, puis une autre. ^'ous avons vu (juehjuefois les articulations se prendre deux |»ar deux; d'ahord les deux genoux , par exemple , puis les deux poignets, puis les deux coude-pieds, et ainsi de suite ; et après vingl-cjuatre ou quarante-huit heures lotîtes les articulation* étaient prises, et il s'ensuivait une immohilite pre''(pie universelle et ahsohie.

w Si le rhumatisme attaque à la fois des articulations voisines l'une de l'autre , le gonflement, sorte d'cedème aigu (jui .^e géra primitivement manifesté sur chacune d'elles, se |)ropagera plusloin, s'élemlra de l'une a I autre 1 1 envahira tout l'espaïc intermédiaire. C'est ainsi qu'en certains cas les doigts ou la main toute entière , les orteils ou le |)ied tout entier sont universellement tumelies; alors, lotit mouvement de flexion e>t ahsolument impo>sihle, la douleur eût- elle déjà cesse , ou n'eùlellejamaisexistc.wlChomel,/^^. c. , p. I7<i.)

iJans certains cas, il s'eeonle (piehjue tenqis depuis le moment où la douleur rhumatismale ahandonne une arliculaliun jus^pi'd celui où elle repiiraii dans un atitrc point; mais, parfois , la première articulalion atteinte par la maladie ne cesse pas entièrement d'èlie douloureuse a l'époque ou d'autres articulations se ihumatisent.

au dehut la plus grande violence , et devient de jour enjour moins grave, jusqu'à la terminaison : le plussouventelle augmente pendant (piclques jours, diminue ensuite , se montre dans une autre partie où elle augmente et diminue de même. On pourrait voir de cette manière, dans beaucoup de rhumatismes aigus, une série d'affections partielles, qui successivement sont la crise de celles (jui ont précède , et se jugent par l'apparition d'une maladie semhlahle dans un autre lieu, jusqu'à ce que, ces affections i)artielles diminuant peu à peu d'intensité , la maladie elle-même disparaisse insensihlement, ou bien jusqu'à ce qu'une de ces affections se juge par une évacuation critique ou une autre maladie.» (Cliomel , 'J'hcsc iniuifjurale. i.si5.)

Dans les cas les plus ordinaires, l'appareil fehrile diminue en même temps que les phénomènes locaux , et même disparait complètement avant que les articulations aient repris toute leur liherté ; mais d'autres fois la fièvre persiste après la disparition complète des douleurs articulaires; alors, si en explorant les viscères et spécialement les organes ihoraciciues, on ne découvre aucune altération qui jiuisse cxplicpicr la continuation des phénomènes fehriles , on peut être assuré de la réap- |)arition des douleurs articulaires ; disons cependant (jue cesca> sont plus rares (pi'oii ne l'a prétendu , cl que le plus souvent, comme l'a avance M. Bouillaml , cette fièvre rhumatismale sans rhumatisme est liée à l'existence d'une endocardite ou d'une pèricardite, ou même de ces deux alfeetions à la fois.

JJiirce. D'après I\I. Chomel {thèse cit.) , la durée du rhumatisme intense serait de deux ou trois septénaires , et de .'•ix semaines, lorsque ralfeclion est légère ; il admet cependint (jiie dans ce dernier cas la terminaison peut avoir lieu beaucoup jilus tôt , et même dès le quatrième jour. Le même auteur, dans ses Leçons cliiiif/tics , ne précise plus autant la durée du iliumalisme ; voici comment il s'exprime: 'La durée du rhumatisme aigu gênerai est fort incertaine. Tous U-s auteurs sont d'accord sur ce point; voici, par exemple , comment l'inel parle de l'état aigu du rhumatisme fihreux de l.i Nosograjdùe, lequel

Dans des cas fort rarts la maladie offre l Cbt noire rhunialisme arliculaire. (Cet

HHUMATISMt:.

état, dit-il, dure de sept à soixante jours.) Wons irons, nous, onrore i)ius loin, car nous avons vu quelcjucfois le rlnunatisme artitMjlaire général ne se terminer qu'au Jjout de trois mois ; cette durée trimestrielle fut, à ce qu'il parait, assez commune dans Tépidémie décrite par de Mertens {Obscrv. médic. , t. ii , ch. 5) ; mais , disons-le sur-le-champ, Topiniàlre persistance du mal pendant deux à trois mois est hors de la règle ordinaire , ni plus, ni moins qu'une rapide terminaison au bout de huit jours ; et certes il est aussi rare de voir le rhumatisme articulaire général se terminer dans Tespace d'un septénaire , qu'il est fréquent d'observer cette courte durée dans le rhumatisme articulaire partiel. La terminaison après deux septénaires s'observe souvent , mais elle n'est pas encore la plus commune. C'est, en général, du vingtième au trentième jour que la fièvre rhumatismale accomplit son cours. » {Leçons cit.^ p. 242.)

M. Bouillaud ne croit pas , comme M.

Chomel, que le rhumatisme partiel se termine toujours plus rapidement que celui qui est généralisé ; ses observations conformes , dit - il , à celles de Stoll et de Dance, lui ont appris qu'il n'est point d'espèce de rhumatisme articulaire plus rebelle , plus tenace , que certains rhumatismes , d'un degré intense , fixés sur une grosse articulation , comme le genou, ou sur un groupe de petites articulations, telles que celles de la main et du pied , entre autres.

M. Martin-Solon a trouvé que sur vingt et un cas {Dict. des sciences médicales , art. Rhumatisme), chez les deux tiers l'affection s'est prolongée de seize à cinquante jours , et chez l'autre tiers elle n'a duré que de six à quinze jours.

D'après M. Roche {Dict, de mèd. et de chir. prat , art. Arthrite) , la durée du rhumatisme articulaire aigu, presque toujours très longue , varie depuis une quinzaine de jours jusqu'à deux et trois mois; on l'a vu, dans queUiues cas rares, disparaître en trois ou quatre jours , et dans d'autres , se prolonger au delà de quatre à cinq mois. Sa durée moyenne est de quarante jours.

Selon M. Bouillaud la durée du rhumatisme aigu est notablement influencée par

le traitement. « Appuyé , dit-il , sur plus de cent observations recueilli(îs avec un soin extrême , et en présence d'un grand nombre d'élèves et de plusieurs confrères, j'ose aflirmerque, sous l'influence du traitement que nous employons , la durée du rhumatisme a diminué de plus de moitié , et ne dépasse pas un à denx septénaires, et qu'on ne dise pas que nous avons eu affaire à des rhumatismes légers , ils étaient pour le moins aussi graves que ceux que j'avais vus autrefois durer quarante ou cinquante jours. Encore une fois il ne s'agit point ici d'une chose douteuse, il nous est démontré avec la rigueur mathématique que la seule cause de la moindre durée de nos rhumatismes gît dans le traitement qui nous est propre. » ( Loco cit., p. 295.)

Pronostic. Le pronostic de l'espèce de rhumatisme que nous étudions ne présente ordinairement aucune gravité tant que l'affection rhumatismale n'a pas envahi les organes internes ; il se termine alors par la guérison, qui seulement peut se faire attendre plus ou moins longtemps. Mais il n'en est plus ainsi lorsque la maladie se complique d'endocardite, de péricardite rhumatismales ou de quelques autres métastases ; dans ces cas, la mort ne peut pas toujours être évitée , bien qu'elle soit encore rare. En général, toutes choses égales d'ailleurs , une première attaque de rhumatisme est moins grave que lorsque la maladie a déjà récidivé plusieurs fois.

Symptômes du rhumatisme articulaire chronique. Cette variété est souvent la continuation d'un rhumatisme articulaire aigu ; mais d'autres fois elle affecte primitivement la forme chronique.

Les symptômes sont d'ailleurs à peu près les mém.es que dans le rhumatisme aigu ; seulement ils sont beaucoup moins intenses. La douleur est ordinairement légère ; mais parfois cependant elle est assez prononcée ; Cullen a même donné au rhumatisme articulaire chronique le nom d'arlhrodinie. La tuméfaction est le plus souvent peu considérable, au moins pendant un certain temps , après lequel on voit communément les articulations grossir, s'hypcrtrophier et contraster manifestement avec le volume amoindri des mem:«

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brcs.La rougeur et la chaleur normales de la peau ne sont (iiic Tort |>(mi ou incm»' pns (lu tout niodil'K'es. Le rhuniatsmc clu-oiiiijue k'gcr iiôti' pas la possibilité d\xercer des mouveinens, pendant lesquels on entend (juel(]uefois des craquemcns (|ui paraissent dus à l'état de sécheresse des surfaces articulaires. Mais lorsque le rliuniatisnie, (pioicpie clironi(]ue, est plus intense, il est suivi d'akerations qui rendent didieiles ou même impossibles les mouveinens de> articulations aflectees. Tant que la maladie n'est jias très ancienne, la (louleur est le principal obstacle au jeu des articulations atteintes, et le mouvement peut se rétablir, en partie du nioiiH, cba(pie fois (jue la douleur diminue; mais lorsque les articulations ont ele longtenijis rbumatisees, elles se gonllent , se delonnenl , s'entourent de concrétions, de toplius , parfois même s'ankylosent, et la mobilité arliculaiie est alors perdue sans retour ; les n)alades sont perclus, impotens. Certaines tumeurs blanches, des coxalgits , des luxations sj)onlauees du fémur, la carie des vertèbres peuvent être le résultat du rbumalisiue articulaire chronique.

Le rhumatisme articulaire chroni(|ue ne donne lieu à des plieiiomèues reaclionnels généraux (|u'autant (pi'il a atteint a la fois un ceilain nombre darliculations ou qu'il est fixé sur des jointures impoi tantes. Le plus souvent alois il existe un moin émeut iebrile (jul peut revùiir la forme heciiipie avec exaspérations (pmlidieunes, ordinairement noi'tiMMies , pendant le>(|Uf'lle^ la douleur articulaire e^t notah'.emiiil mi^nientee. Il importe de ne pas oublier (piici connue dans le rbumalisnie aigu, la (icvre est souvent liée a des lésions chroniques du péricarde, de l'endocarde o«i de la pUvre; notons cependant (pie ces j^raves complications se montrent beaucoup plus .souvent dans le ihumatisine cbronicpu' <|ui a succède à Tclat ai;<u (pic lorsque la forme chronifiue s'ot manilesiee tout d'abord.

La fièvre manque lout-à fait dans le rhumati-.me chrtmitiue léger on peu étendu ; dans ces ca<, cpii sont les plus fiecpiens, la douleur articulaire et une tuméfaction plus ou moins legeie sont bs seuls sympt(jme3 de la maladie.

La marche de l'a» thrile rhumatismale cliionitpie présente de nombreuses vicissiiudes d'augmenlation et d'amendement, qui sont surtout influencées par des conditions atmosphériques , à tel point que bt aucoup de rhumalisans ont la prétention de prédire le beau ou le mauvais :emj)s, selon la nature des douleurs qu'ils ressentent. Leurs prédictions sont cependant loin d'être certaines. Le rhumatisme chronique présente comme l'aigti une remarquable facilité à se transporter d'une articulation sur une autre.

La durée de celte all'eclion est communément de trois à quatre mois ; elle peut se prolonger indéfiniment, surtout quand il y a eu formation de concrétions tophacées. Il est exces.sivemeiit rare que le rhumatisme articulaire chronique entraine la mort ; cette funeste terminaison n'a lieu que chez les malades ]ierclus de presque toutes leurs articulations, et chez lesquels, en raison de l'imuiobilite absolue à laquelle ils sont assujettis , il se développe des eschares et des ulcérations sur les parties (pii supportent le poids du corps. On peut espérer la guérison com|)lète tant que les articulations malades conservent la faculté de se mouvoir; mais on ne doit ])lus y conqiter sitôt que des tophus, des déformai ions et des nodosités se sont formes autour des parties airectees. ( /^.

GOUTTIÎ.)

Sf/mp(ômes du rhumatisme musculaire. Le rhumaÙMne musculaire est rarement annoncé par des phénomènes précurseurs ; le plus souvent il débute par ses sympt(')mes propres au milieu de la meilleure santé ; dans «juelques cas cependant où la maladie doit être très aiguii , elle peut être précédée par du malaise, des lassitudes spontanées, de la lourdeur et de l'eni^ourdissement dans les membres, parfois eidin |iar un léger frisson. Apres uiu; durée variable de ces prodromes, mais qui n'est jamais bien longue, le rhumatisme se manifesie i)ar les symptômes suivans :

i^ DouUur. La douleur est le symptôme caracteri.sti(pie du i humatisme articulaire ; elle en marcjiie constamment l'invasion, et en est le seiil signe constant. La douleur rhumatismale olhe de grandes variétés sous le rapport de sou iuteiisité,

RIIUMA

de sa nature, de son type, de Télenduc et du nombre des parties (|ni peuvent en être le siège. Tantôt elle est obscure, légère, et ne cause au malade (pj'uiie incommodité supportable ; tantôt , au contraire , elle est assez vive pour lui arracher des cris; des nuances infinies existent entre ces deux extrêmes. La soulfrance est considérablement augmentée lorsque les rhumatisans essaient de faire quelques mouvemens qui nécessitent la contraction des muscles affectés; aussi gardent-ils un repos absolu dans une position qui permet le relâchement de ces muscles. Les mouvemens communiqués aux parties frappées de rhumatisme sont beaucoup moins douloureux. Les douleurs rhimiatismales des muscles présentent à un degré éminent la faculté de se transporter d'un point sur un autre. « Des muscles qu'il (le rhumatisme) a dès l'abord atteints, il s'étend aux muscles voisins, ou bien il se transporte aux muscles correspondans ; il frappe, par exemple, aujourd'hui le deltoïde droit, demain le deltoïde gauche. Bien souvent il voyage dans les divers muscles du tronc et des membres de la façon la plus irrégulière et la plus bizarre; il va, vient et revient comme par d'inexprimables caprices; il offre surtout ce caractère de mobilité lorsqu'il dépend bien plus de la dialhèse du sujet que de l'action des causes extérieures. » (Chomél, Leçons citées, p. 22. )

2» Chaleur. Ce symp!ôme ne se manifeste que rarement dans les régions frappées de rhumatisme musculaire. D'ordinaire , la chaleur de la peau n'est pas notablement augmentée, bien au contraire, un certain nombre de malades se plaignent d'éprouver dans les parties rhumatisées une sensation plus ou moins prononcée de fraîcheur. Quebiuefois la chaleur et le froid se manifestent alternativement.

5'' Tiiméfaclion et rougeur. On n'observe presque jamais ces phénomènes; la rougeur surtout n'a peut-être pas été vue une seule fois. Quant au gonllement, quelques auteurs disent l'avoir constaté dans le torticolis et dans le rhumatisme du masséter, ce qui ne parait pa:s encore pleinement conliimé , tandis (pie lobservalion journalière f.iit voir des rhumatismes musculaires de^ plus aigus rpie n'.iccompagne aucun goiiilcincut. Ainsi donc,

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