‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 23 sur 143 · RHUM A · texte numérisé non relu

RHUM A

cipal le tissu sôro-fibreux des articulations, les membranes synoviales suriout d'où elle peut s'elendre plus ou moins profondément aux [)arlies voisines , et qu'elle consiste essenliellement en une alleetion inllaiiunaloire plus ou moins intense des parties que nous venons d'indiquer. » [f.oco cit., p. 5t2,s.)

On voit (jue la diversité cropinions émises par les auteurs ne porte que sur ce point, mais tort important, savoir que les uns considèrent le rhumatisme comme une aireclion franchement et simplement inllammatoire , tandis (pie les aulies reconnais>enî la nature inllammaioire de cette aiïection, mais la subordonnent à une cause occulte , spéciricjne , qui imprime à Tinllammation des caractères sui génois.

Qu-dul au siège, nous l'avons déjà indiqué [)lusieurs fois dans cet article. Les signes suivans , empruntés à ^l. Andial , expriment très bien, selon nous, Tetat de la science à ce sujet. « Pariotjt où l'on trouve du tissu fibreux ou du tissu uuisculaire , parlout aussi on [leut trouver le rhumalisme.

» .M;ii> est-ce à dii'c que le rhumatisMie, développe sur le tis-ii fibreux et musciilaii'e, borne là son étendue ? non. Si dans quebiues ciis il en est ainsi , da:is quelques autres il s'étend et se prop ige, et on ne peut mieux se le représenter qu'en le comp;)rant à la marche de certaines né- \ r.ilj^'ies. Si, dans les points positifs (u'i s'est développé le rhumatisme, existent du tissu cclbilaire ou «les membianes sereu-es , il les envahira. C'est ainsi (jue le rhumatisuie articulaire peut se propa;,'er à la membrane synoviale ; c'est ainsi que le tissu t«ereux du péricarde ne tardera pas à se prendre de rhumatisme , et (pie le co'ur lui même et sa nu'inbrau(! seront bieniùt envahis.

" De cela, il faut conclure (pi'il importe de distinguer dans h; rhumatisme: 1" son siège priuïiiif. qu'il soit de nature (ibreu-e ou de nature iiiusrulaire ; ."> • son siège secomlaiu* , (pi il ^e développe sur le (issu cellulaiie ou sur le tis>ii séreux. Nous noterons (pie le rhumili-iiie primitif est remanpiable par sa grande et rapide mobilité , tandis qtie le rhumalisiii»' s(cond.iirc perd C( Ite mobilité en se fixant sur une membrane séreuse.-» {L€ç.cit.,Y.'oV\).)

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