‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 26 sur 143 · ROMARIN · texte numérisé non relu

ROMARIN

obtenu le premier et jamais le gecond de ces e(Tels. On a \anl(^ aussi l'usapc de celle huile , eu lavement ou en potion , contre la colique saturnine. Il s'en faut , d'ajjres nos essais du moins, que ce médicament procure de frécjuentes et durables puérisons dans celte affection ; son action parait le plus 50uvent insulîisante : toutefois , on peut la prescrire avec avantage lorsque la maladie a peu d'intensité. « (J)ict. de jnai. et de dur. ■prnt.y t. XIV, p. Ô88.)

Ou la prescrit dans tous les cas où il convient d'employer les laxatifs ; dans les enuorgemens berniaires , les coliques stercorales, les inllammalions sourdes, latentes, ob'cures des intestins, si on croit devoir essayer (piclques évacuans ; contre la conslipalion , qu'elle déiruit souvent beaucoup îjiieux (pie les purpalifs plus forts : elle convi(>nt surtout chez les enfans , les personnes délicates, nerveuses, irritables. Dans l'Inde, on la donne avant l'accoucbcment. M. Gartner la conseille dans la lièvre puerpérale et la su{)[)ressiiin des lochies, par cuillerées avec L' caloniel {Hrdlet. des se. mcd. de Férussac, t. XX, p. ::itT.) « La dose, disent MM. I\lérat et Delcns, est de 30 à GO gram. pour les enfans au-dessous de quinze ans , et de 90 à 4ii.' L'ram. pour les adultes. On la prend .«eule ou mieux , coupée avec de l'eau sucrée, du boiiillon firas , du lait , etc. , mélange qu'il ne faut opérer qu'au moment de i'ingérer, car il s'épaissit bientôt, et forme une sorte de pelée désapréable à prendre ; c'est cette conpidation , plus forte encore , qui a fait renoncer à son mélange avec les sirops de fleurs do pécher , de limon, de chicorée, de pommes . etc., assez usités il y a quehiues années. » {Diet. de tlicrap., t. vi, p. 9:2.)

On la donne aussi chez, les enfans sous forme de potion émulsive ; mais , par suite de sa translormation en émulsion, elle semble perdre une p.irlie de sa propriété purgative , et se rapprochtr des médicamens purement éniolliens : aussi convient-elle alors particulièrement dans les bronchites aiguës, les catarrhes pulmonaires, etc., surtout si la toux [tarait augmentée par une tendance à la cou<lipati()n. L'emploi du jaune d'o'uf pour rémtdsionner est préférable à la gonune (jui a l'iuionvénient d'augmenter davantage la consistance de la potion.

RI/ ( nryza sntivn, L.), de la famille des graminées, hexandrie digynie,Lin.; c'est une plante annuelle originaire de l'Inde, cultivée dan< les lieux humide^. Les semences sont la seule partie usitée eu médecine. l)'apre-i Vaurjuclui, le ri/ difTere cisentiellemenl des autres graines céréairs , en ce qu'il ne eonlient que des (rares à poine |)ercepliblcs de pluten et de phosphate de chaux.

Tidyman le recommande aux phthisiques, el l'.i*.>et au\ scorbuliqur^. On prescrit sa clecociion, qui eil blaiicbAlre, luackCfCUar»

gée de fécule en dissolution , dans les maladies avec irritation , d;ms les infliuumations des membranes muqueuses, les hémopiysies, les diarrhées, la dyseniene, les alTeclions de l'urètre, de la vessie, des reins; elle calme, en nourrissant un [)eu : on la regarde comme un léger aslringenl. On y ajoute souvent de la gomme , (|u'on acidulé parfois et qu'on édulcore. On l'emploie aussi en lavemens dans les alTeclions intestinales plus ou moins inflammatoires. Le riz bien crevé, et surtout sa farine ou crème, sert avec l'eau ou le lait, h faire i\e^ cataplasmes qui sont cmolliens , caïmans , maluratifs , et assez employés sur les phlegmons, les inflanunations de la peau , etc. Ils sèchent et aigrissent moins (jne ceux qui sont préparés avec la farine de graines de lin, et surtout a>ec la mie de pain cl le lait. (.Mérat etDelens, Dic(. de t/iérap., t. V, p. 107.)

La dose du riz est de 8 à 1.S pram. pour un litre d'eau, ou plutôt elle est indéterminée , puisqu'elle peut s'élever beaucoup sans incoinénient. Sui>ant ]\L Marlin-Solon , on peut rendre plus évidentes les propriétés astringentes des boissons ou des lavemens préparés avec le riz, en faisant préalablement torréOer ce dernier. {Dict. de vicd. et de cfiir. prat., t. iiv, p. ÔOO. )

ROB. On donnait jadis le nom de rnb au suc dépuré vl non fermenté d'un fruit , épaissi en consistance de miel , et sou\ent mêlé d'une certaine quantité de miel ou de sucre. On le donne aussi , par extension , à quelques sirops contenant une forte proportion de suc de plantes contre une faible quantité de sucre, (^.es deux signilications sont encore admises aujourd'hui ; on dit : roh de heîlcidnnc , rnh de nerprun, roh de sureau, Clç.;rnh nuti-siiphililique, rnb depurnlif, etc. Le nom de rob ne s'apjilicpie donc pas à un genre précis de médicamens : on peut néanmoins le conserver dans le langage habituel, surtout pour mieux difTérencier 1 extrait obtenu du suc exprimé d'un fruit, de celui qui provient d'autres parties du même végétal ; par exemple , sous le nom d'extrait de belladone on entendra toujours l'extrait des feuilles de celle jilanle , tandis que rnb de biHddane signiliera l'extrait obtenu des baies. ( Guibourt , Dict. de mcd. et de cfiir. prat.,

t. XIV, p. ."-.no.)

HOMAlU.N I rosmarinus ojfieinnlis , h.), arbrisseau de la famille de» labiées, diandrie monog>iiie, croit spontanément sur les collines du Midi. Ses feuilles et ses .««ommités fleuries , seule» parties usitées , ont una odeur forte et une saveur amere camphrée dues à une huile volatile.

Le romarin est rangé jtarmi les slimulans, les cordiaux ; il est conseillé contre l'anorexie , lesdigestutns lentes, etc., les catarrhe» pulmonaires humides , alors que lexpeclordliuu Cil dilljcilc, 1 hypochuodric, l'bysiérie,

la chlorose , la leucorrhée , etc. On s'en sert aussi comme d'un résolutif assez éueifiique , à l'extérieur, dans les cas d'ecchymoses, d'erii^or^iemens froids, d'infiltration, etc.

En infusion, la dose est de 4 à 8 gram. pour un litre d'eau. Pour l'application de cette infusion en lotions, en fomentations, en bains, on la prépare avec une proportion beaucoup plus forte de romarin.

L'eau distillée de cette plante est employée à la dose de 30 à 125 gram. en potion.

L'huile volatile de romarin se prescrit à la dose de 5 à lii gouttes en pilules , en potion, ou mieux en oléo-saccbarum.

On en préparc un alcoolat , connu jadis sous le no[u d'eau de la reine de Hongrie ^ que l'on donne à l'intérieur à la dose de 4 à 8 gram. , dans des potions ou mixtures, et en frictions à l'extérieur.

RONCE {rubus frut'icosus, L.), arbuste de la famille des rosacées , icosandrie polygynie. Lin., très commun dans les haies , etc. « Cette plante , dit M. Ratier , jouit d'une réputation traditionnelle conire les maux de gorge , dans le traitement desquels elle doit être associée au sirop de mûres. Par suite d'une opinion aussi peu fondée que la première , les fruits mucilagineux et sucrés qu'elle produit étaient regardés comme pourvus de propriétés malfaisantes que rien ne saurait démontrer. La ronce a du moins le mérite d'être un médicament vulgaire ; ses feuilles, qui ont une saveur très faiblement astringente , passaient pour styptiques et détersives , et comme telles étaient conseillées, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur , contre plusieurs affections où l'on ne saurait leur reconnaître aucune efficacité particulière. » ( Dict. de méd. et de chir. prat.^ l. xiY, p. 391.)

Quant à ses fruits, leur saveur est plus fade et moins parfumée que celle des framboises , dont ils possèdent les autres propriétés tempérantes. On en fait des conserves et un sirop rafraîchissant conseillé dans les maux de gorge inflammatoires et les ardeurs d'urine. {Dict. des se. méd., t.xnx, p. 75.)

Le mode d'administration des feuilles de ronce consiste à les faire bouillir légèrement dans de l'eau , à la dose de 8 à 15 gram. pour 1 litre de liquide ; la décoction, convenablement édulcorée,est donnée à lintérieur par petites tasses ou employée en gargarismes.

ROSES. Le genre rosier , famille des rosacées , icosandrie polygynie , etc., renferme un grand nombre d'espèces, parmi lesquelles trois seulement méritent de figurer ici.

L PiOSE DE Damas {rosa damuscena, Alton, rose des quatre saisons, rose de Puleaux, rose pâle, etc.), sert à préparer les médicamens suivans :

1° Eau de roses. Son odeur est suave et recherchée ; elle est légèrement astringente,

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