ROSES
ou mieux résolutive , et s'emploie surtout en collyre , ou loi ions, etc. On n'en fait guère usage à l'inlériour que comme moyen d'aromalisation : elle est anti-spasmodique , cé- [)halique, cordiale, etc. , à la dose de 15 à .30 gram. et plus ; elle sert à préparer le cérat de Galien , l'onguent rosat , etc.
2° Alcoolat de roses. Il a une odeur moins agréable que l'eau distillée : on le donne <|uelquefois à l'intérieur, comme excitant, slomachique , à la dose de 2 à 8 gramtnes et plus, dans une potion. On l'emploie en frictions, dans les contusions, la paralysie, etc., à la dose de 8 à 3() gram. , soit seul , soit associé à d'autres préparations analogues.
3° Sirop de roses. 11 est employé surtout comme anli-spasmodique , à la dose de 15 à GO gram. dans une potion ou une tisane.
A" Sirop de roses pâles. Doux laxatif , que l'on donne aux enfans surtout , à la dose de 30 à GO gram. On l'emploie encore comme auxiliaire d'autres purgatifs, et dans les potions cathartiques.
5° Sirop de roses pâles composé. [V. SiBOP.)
Go Huile rosat. En frictions, comme adoucissante, à la dose de 8 à 15 gram. et plus.
7° Pommade jo^a? ( onguent rosat). Elle est employée pour oindre les lèvres et faire de légères frictions sur le bout du sein, pour prévenir les gerçures.
IL Rose sauvage {rosa canina, L.). {V.
Cynorrhodons , t. m de ce Dictionnaire.)
IIL Rose de Provins ( rosa gallica, L., rose rouge de France , officinale). Sa saveur est à la fois astringente et un peu amère.
L'analyse chimique en a été faite par M. Cartier , qui en a retiré une matière grasse, une huile essentielle , de l'acide gallique , une matière colorante , de l'albumine , du tannin, quelques sels à base de potasse, des sels à base de chaux , de la silice et de l'oxyde de fer. {Joum. de p^orm., vii^p.527.)
On prépare avec cette espèce :
1° Une poudre. Elle est tonique et astringente, à la dose de3 décigram.à 4 gram., sous forme de bols ou dans un liquide.
2" Une infusion. L'infusion (8 à 30 gram. de pétales secs pour 1 litre d'eau) s'emploie en lotions , en fomentations , en bains, en injections , comme résolutive et fortifiante , sur les parties contuses , sur les plaies molles , dans la leucorrhée , la diarrhée chronique , etc.
3° Une conserve. La conserve jouit d'une grande réputation dans le traitement des toux chroniques : dans ces affections, on en donne de fortes quantités, de 125 à 180 gram. (4 à 6 onces) par jour ; des malades en ont pris en deux mois plus de 15 kilogram.
Elle est utile dans les sueurs affaiblissantes , les diarrhées colliquatives , Thémoptysie, etc.