‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 28 sur 143 · Miel rosat. C'est un sirop de miel te · texte numérisé non relu

Miel rosat. C'est un sirop de miel te

ROSEOLE.

nant en dissolution les principes actifs des pélaics do la roso de Provins ; il n't'st iisiié qu'n l'extiMicMir , ol surtout en parparisinc , à la dose de 1'» à GO pr.iin. . iicmiu dans un liquide, contre lcsa|)litlics, les ulcérations de la bouche et des gencives, l'ébranleinent des dents , les angines nuKpieuses , etc.; on la fait entrer aussi (luohjuefois , à la niôine d(»>;e , dans la composition des laveniens as- Irin^iens.

,^" Sirop (le rosr'^ rouqe^. Tonique et as- IriUL'cnt, à la dose de 30 à 1:2') ;:ratM., seul, par petites cuillerées, ou dans une potion.

U° Yin rn.sat. Kniployc à l'extérieur , en lotions sur les ulcères fonuueux et de mauvaise nature , en injections d;:ns les conduits listulcux atonitiues et contre la leucorrhée et la Idcniiorrhée.

IIOSI^OLL, fcius.v rougeole de (jiu'lques auteurs, roscolœ sallantcs, roseola. H Nous entendons par roséole, dit I\I. (iibert, lin ex.inlhi nie fretiueiniiieiit tipyrctiquc, ordiii.iirenient exempt de syniptùnies calarrliaijx précurseurs , d'une durée courte, partiel ou trénéral, non contagieux, caractérisé par de petites taches roses ou d'un rouge clair , diversement figurées, *<ans saillie apinvciahle, dans le plus grand nombre des cas se terminant i»ar resolution avec ou sans desrpiammation. » (Trailê dis inaldd. spèc. de la peau, p. 8'2 ; Paris, iS5i>.)

La roséole fait partie de l'ordre des exanlliemes pour les palliologistes anglais et pour iM. Alihert; ni;iis on sait que les premiers et le second n'entendent pas la même cliose par le môme mot. [F. ExA\- THÈMi: et Pi:au.)

Causts. Celle affection s'observe à tous les 'iges; mais les très jeunes enfans en sont bien plus souvent atteints. « J'ai cru remar(pier, (\\i Billard, (jiie les enfans y étaient plus sujets de six mois à un an qu*a^ant cet âge, et qu'elle apparaissait burloul à l'époque de la dentition. »

[Traité des nialad. des cnf.^ p. d'iO ; Parif, 4S'2H.) Les fouîmes y sont plus exposées (pic les hommes. On la rencontre spécialeiuent chez les sujets dont la peau est fine, souple et délicate. Le mauvais régime [K'ut l'occa.Monner. On l'ohserve che/ lf«j |K»r8onnes qui se nourrissent de la chair de cochon . qui mangent des choux, des |>oissons salés. I\L (jibert a rapporté" l'observation très curieuse d'un jeune homme che/. Irquel l'admini^tralion du cupaliu déterminait l'apparition dune ro-

séole assez intense. Des émotions morales vives peuvent amener le même résultat.

Ou la voit survenir tant{H dans la convalescence de certaines maladies, tantôt ])endant le cours de diverses fièvres, d'affections gastro-intestinales, de la goutte, etc. ; d'au! les fnis elle i)récède l'apparition de la variole, ou se montre vers le neuvième ou dixième jour de la vaccination.Lt s laligues prolongées et excessives, l'usage de boissons froides, le corps étant en sueur, ont produit des roséoles.

Quant aux taiwus, elles ont une influence qui a été surtout notée par VVillan, [)uisfiu'il a fîiit deux variétés de roséole, suivant que la maladie se développe pendant les chaleurs de Tété (//. œstiva) ou pendant les temps humides et froids de rautomne {IL autunuialis). «< Dans quelques circonstances , elle peut régner epidémiquement , et M. iJielt en a observé ])hisieurs épidémies au dis[)ensaire de l'hôpital wSaint-Loi.'is dans les étés très chauds. «(Cazenave elScUedtl, yibr. prat.

des malad. de la peau, \). tlD, 2« edit.)

La roséole siège (piehpiefois sur toute la surface de la peau ; ailleurs elle n'occu[M' (pie cerlaines régions seulement, sur le tronc ou les membres.

Sywptômes. « J'observe souvent la roséole iiliopalirniue, dit Alihert (o?a\ ri7., 1». 550 ) . il est rare (ju'elle se i)rolongc au delà de deux ou trois journées, et c'est par excei)lion (lu'on la voit durer pendant toute une .''(Muaine. Elle débute par un frisson de (pielques minutes, par un peu de somnolence et de douleur <à la tèle, par une rc'vassci-ie nocturne et quelques agitations qui viennent |)our ainsi dire se mêler au sommeil chez les enfans. Chez (juelques-unsd'enlreeiix, la |)eau est tourmentée par un prurit passager ; chez d'antres , il ne survient pas la moindre démangeaison. Le plus souvent le ventre est coMsiipe, la langue est rouge et miKjueusc à sa base; les malades e[)rouvent Ui.e certaine gêne daiis le pharynx (|uand ils veulent avaler.

)> Cependant la peau se couvre presque aussit(M de taches rosées qui ont plus ou moii;s détendue, et alfectent diverses fortnes. Ces taches n'ont, en général , (pTune existence éphémère; on dirait que la lièvre les chasse de certaines parties du

tcgnmont pour les faire roparattrc (luis d'aulres. Ce (jiii a lrai)pé lous les ol)servateurs, c'est, celte configuration scmi- IiHiaire (pfelles alF^'ctont à la périplicrie de l'abdomen, au bas des reins, le long des fesses et des cuisses. Le célèbre V\ illan a décrit avec complaisance cette disi)0sition annulaire des éruptions roséolées, qui laissent dans leur milieu des espaces où la peau garde sa couleur naturelle.

Mais aussi ce ne sont parfois (jue de larges plaques rosacées irrégulières, qui se montrent au cou, au visage , à la poitrine, aux bras et dans les endroits exposés à Taction stimulante de l'air. Ces plaques peuvent s'étendre sans qu'il y ait aucune desquammation apparente ; mais souvent aussi la peau est farineuse , et il y a rénovation totale de l'épidermc. »

Variétés. Bateman , d'après Willan, en a admis sept, que nous allons passer très rapidement en revue. (Batemau , Abrégé prat. des malad. de lapeau^ trad. franc., p. 156 144.)

1° B. œstiva. C'est la roséole qui se montre pendant les chaleurs de l'été chez les personnes irritables, les femmes spécialement. On l'a attribuée à des alternatives brusques de chaud et de froid , à l'usage de substances échauffantes; on Ta vue succéder à des émotions morales vives, etc. Ces symptômes sont ceux que nous avons décrits ; seulement l'éruption paraît durer un peu plus long-temps , de quatre à cinq jours ; il y a en mêm.e temps rougeur à la gorge et un léger sentiment d'âpreté dans cette partie pendant l'acte de la déglutition.

2« Jî. auiumnalls. Elle attaque surtout les enfans pendant l'automne sous forme de taches distinctes circulaires ou ovales , augmentant successivement jusqu'à la grandeur d'une pièce de vingt sous , et qui sont d'une couleur rose. Son siège spécial paraît être sur les membres supérieurs.

5° /?. annulata. Elle est caractérisée par des anneaux colorés en rose et dont le centre garde sa couleur nalurelle que mentionnait Alibert dans le paragraphe cité plus haut. Ees anneaux ont d'abord une ligne jusqu'à deux de diamètre; mais ils s'agrandissent progressivement en laissant au centre un espace large qui a quel-

ROSÉOLE. 401

(piefois jusqu'à un demi-pouce de diamètre. Cette forme olfre ceci de particulier, qu'elle peut passera Tétat clironitpie, disparaître et revenir alternant avec des phénomènes d'embarras gastrique.

40 y?, infantilis. Cette éruption est plus serrée ; elle laisse des intervalles plus étroits que dans la roseola œstiva; elle afta(pie les enfans a l'époque de la dentition ou dans le cours d'une affection gastro intestinale. Elle est très irrègulière d;ins ses phénomènes extérieurs ; (juelque fois elle ne se montre que pendant la nuit ; ailleurs elle paraît et disparaît pendant plusieurs jours, etc.

5" 7?. variolosa. Elle précède quelquefois l'apparition des pustules de la variole, mais bien plus souvent dans les cas où celle-ci est inoculée (pie dans ceux où elle survient spontanément. Cette éruption se manifeste le second jour de la fièvre éruptive qui survient neuf ou dix jours après l'inoculation. On l'aperçoit d'abord sur les bi a?, la poitrine et la face , et le jour suivant elle s'étend sur le tronc et les extrémités. Tantôt les taches sont isolées et discrètes, tantôt réunies, comme confluentes. Les pustules de la variole ne tardent pas à surgir au milieu de toutes ces plaques rouges. La roséole dont nous parlons est regardée par les inoculateurs comme Tindice d'une petite-vérole peu abondante et favorable.

6° B. vaccina. Une efflorescence qui paraît en général sous l'aspect de plusieurs points et de petites taches répandus cà et là, semblables à ceux de la roséole

variolique, a lieu chez quelques enfans le neuvième et le dixième jour après l'insertion du vaccin, vers l'endroit où l'inoculation a été pratiquée. Il y a ordinairement en même temps réaction fébrile , blancheur de la langue, anxiété, etc.

70 H. ivillaris. Cette variété accompagne souvent une éruption de vésicules miliaires. [f^. Suette.) La fièvre complique cette maladie.

Alibert avait fait deux espèces de roséoles : la roséole idiopathique dont nous avons donné la description générale d'après cet auteur, et la roséole symptomatique , qui se montre dans les difiérens cas mentionnés dans quelques-unes des

Page 1