‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 30 sur 143 · ROUGEOLE · texte numérisé non relu

ROUGEOLE

(le temps on temps , et finis<;cnt par «e dissiper eiiti('renient; lÏTiiption soarlalinc passe souvent aussi vite (pi'eile est venue, mais elle reparaît à différentes reprises.

» 6" L'epiderme, lorsque la rougeole a disparu, tombe par grandes écailles; après la scarlatine, la peau paraît farinense ; souvent aussi il reste de jietits points qui ressemblent à des piqûies d'cpingles.

» La rougeole laisse souvent à sa suite de la toux , des oplulialmies , un cracbenient de sang , etc. Les suites de la scarlatine sont une tuméfaction leuco-pbleginasiqiie particulière à cette maladie. » (Piorry et llieriiier , ouv. cit., art. Uiiu-

MITKMORBILLEUSE , p. 5.)

Il faudra aussi tenir compte de l'état de la boucbe et de Tarrière-gorge , «jui présentent souvent , dans la scarlatine (Z-^. ce mot), des pbenomènes tout- à -fait si)eciaiix.

La roséole peut, dans certains cas , être confondue avec la rougeole, surtout dans les ca< de rougeole sans catarrbe; ici Terrein* s.iaif bien peu grave.

(^)iiantà 1.1 variole, les phenomèi^es d'iiiva>ion , mais surtout l'apparition dis pn«^lules, ne permettent pas de se tromper.

Pp.ONosTic " La rougeole n'est |)as, en gém-ral , une maladie grave , mais elle ji'Mit le devenir dans beaucoup de cas ; elle est siu'tout à craindre cbez les femmes eiu'einles ou nouvellement accoueliées ; cbez les personnes épuisées par des ni iladies antérieures. En portant le pronostic on devra t»'nir compte du caractère génér.il de rrpidemie régnante ; linten^-ilé plus ou uioius grande des lésions concomitiuitps , et la natuie des oignnes affectés devront surtout lui servir de base.

>» L'apparition des pétécbies, une éruption pri ina!tuée , sa di^paiiiion bru^-ipic C(tïu( id Hit avec beaucoup de (ifvre ♦ t d'oppression , sont d'iui mauvais augure. » (Cazenave et vSibedi I , nuv. cit. , p. 55.)

Traitement. Ouand la rotigeole est bèuignt' et sans c«>m|»liealion , le traitement est d'une extrême simplicité. Ou se bornera à tenir le malade au lit , cbaudcni»^nt . mais sans le surcbarger fie rntivrrtures , comme le font a tort beaucoup de personnes : on lui fera prendre des bois-

sons mucilaginenses , ou si Ton vent une légère infusion de bourracbe , de tilleul , ou di' sureau. Il est bon de garantir les yeux du contact d'une lumière trop vive; enfui on prescrira la diète. Tels sont les moyens qui conviennent dans les cas très légers ; mais quand l'alFection est plus grave, il faut faire une tbérapeulique plus active : on peut alors avoir recours aux moyens suivans dont nous allons apprécier la valeur.

1° /unissions sanguines. Elles ont été surtout préconisées par l^icbard IMead , qui les employait dans le but de combattre ou d'empécber le développement de la imeumonie. Rosen , qui suivait en partie la doctrine de ÎMead , a noté que le sang était couvert d'une couenne inflammatoire dans tous les cas. {Traité des maladies des enfants , p. 26i.) Sydenbam ne saignait guère (pi'après rèruption , quand des phénomènes de phleginasie pectorale le commandaient. Aujourd'hui on ne saigne que quand roj>pression , rintensité de la toux , l'existence du râle crépitant annoitcent l'existence d'une pneumonie ; de^ ?viiî|itômes bien caraetéri-^es d'euterite ou dinllammation du cerveau exigeraient impérieusement l'emploi du même moyen. 1 (.'-liez les très jeunes enfans, quelques sangsues appli(juees vers Torgane malade su[)pléeront avantageusement les évacuations sanguines générales ; l'usage du moyen dont nous parlons est (piehpiefois très bon pour favoriser l'éruption , lorsque les accidens de la première periucle sont très intenses et durent depiiisjpiebpie temj)s sans que les taches paraissent. Cihez les adultes vigoureux et sanguins les émissions sanguines générales et locales combinées sont souvent fort utiles dans le but (pie nous signalons. L'emploi des émissions sanguines est un point grave et im- |t()itant : il ne faut pas oublier (pi'on doit les regarder comme une médication exreptionndlc., qui a i>our but «le combattre les ihll uMUialioii"* , les accidens sérieux (pii ptiiveiit aggraver la rougeole, et non l)a>i de faire avorirr cet exaiiibème.

ti" Des vomitifs. Rosen parait s'en être servi avec avantage dans bcauc«)up de cas. Si l'on reinarf|ue, dit-il , (pie le malade ait la langue sale , la bouche amère , «piil ail envie de vomir, de la céphalalgie, des

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