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etourdissemens , on le fera vomir. Dans cette intention, Rosen doiuiait de l'ipécafuanlia à doses proportionnées et répétées jusqn'anx vomisseinens. ( Oucr. cité , p. 2(U.) Il ne faut pas, cependant, employer ce moyen dans tous les cas , mais il peut être très utile dans le cas de croup , ou bien pour faciliter l'éruption.
5" Purgatifs. On les a beaucoup vantés ; mais ils n'offrent d'utilité , pendant le cours de la rougeole , que pour cumbattre les complications; il faut alors avoir recours aux purgatifs un peu actifs, tels que le séné , le jalap , le calomel , etc. On s'en abstiendra rigoureusement quand il y aura des phénomènes de phlegmasie gastro intestinale. On les conseille ordinairement après l'éruption, quand la diarrhée, qui survient quelquefois d'une manière naturelle , n'a pas eu lieu ; ce sont alors do, légers minoratifs plutôt que des purgatifs énergiques.
Il est quelques accidens spéciaux qui réclament des indications particulières ; d'abord l'éruption peut disparaître tout à coup, on s'efforcera de la rappeler en promenant sur les membres des cataplasmes sinapisés , ou même des sinapismes purs. Ce moyen est encore très bon pour aviver une éruption languissante ; un bain tiède dans lequel on a délayé un peu de farine de moutarde , ou enfin , de préférence à ces moyens , un bain de vapeur, quand la chose est possible , seront très utiles pour faire reparaître les taches rubéoliques.
Lorsque la toux est très intense, à part le cas de pneumonie , il est bon de faire prendre à Tenlant une potion calmante avec quelque sirop narcotique; les moyens employés contre la coqueluche (/^. ce mot) conviennent très bien pour combattre les touœ fèrines , qui tourmentent si souvent les enfans affectés de rougeole. Si le coryza et la bronchite prédominent, on aura recours aux fumigations pratiquées avec les précautions indiquées au mot Coryza. Les convulsions, chez les très jeunes sujets , exigent l'emploi des caïmans et assez souvent des sangsues derrière les oreilles ; ces convulsions indiquent ordinairement une affection phlegmasique des membranes du cerveau. Dans les cas de diarrhée séreuse abondante, lorsque les lavemens d'amidon
ou de pavot , les cataplasmes éniolliens sur l'abdomen , etc. , n'ont rien fait , on donnera avec avantage de l'opium ou de la thériaque à petites doses. Si cette diai rliée était épaisse , sanguinolente , qu'il y eût de la douleur à la pression , on pourrait mettre (juclques satigsues à l'anus.
L'ophihalmie morbilleuse réclame à peu près le même traitement que les autres phlegmasies oculaires, (y. Oputualmie.) On [M'oporlionnera l'intensité des moyens à la gravité de linllammation.
Il ne faut pas croire que les toniques , les vins généreux conviennent toujours dans les cas d'adynamie ; ces moyens demandent à être maniés avec beaucoup d'habilelé et de prudence : c'est seulement quand le sujet est faible , languissant , le pouls petit , misérable , l'éruption pâle , que les toniques doivent être administrés.
Quant aux lotions fraîches conseillées contre l'ardeur de la peau , nous y reviendrons à propos de la scarlatine.
« La pâleur, la lividité des taches , la formation des pétéchies , la prostration et autres phénomènes adynamiques sont quelquefois Texpression la plus commune de la rougeole dans certaines constitutions épidémiques. Les vésicatoires promenés sur la surface du corps , le camphre , la serpentaire de Virginie , les préparatioiis de quinquina à l'intérieur sont les remèdes qni ont été le plus généralement recommandés contre ces rougeoles malignes qu'on observe rarement à Paris. » (Rayer, ouv. cit.., p. 191.) Ajoutons qu'en général dans les constitutions épidémiques, il faut bien tenir compte du germe de cette épidémie , et agir en conséquence.
La prophylaxie consiste uniquement dans l'isolement : nous avons vu que pour rendre la rougeole moins grave dans certaines épidémies on avait conseillé l'inoculation , mais ces recherches n'ont pas été suffisamment répétées pour qu'on puisse asseoir un jugement.
RUBÉFIANS. (F. Médicamens.)
RUE. La rue odorante {ruta graveoleyis , L. ) , de la famille des rutacées, décandrie monogynie , arbuste indigène du midi de l'Europe. Ses feuilles sont employées le plus ordinairement. Toutes les parties de ce végétal répandent , surtout quand on les froisse , une odeur fprie $t peu agréable ; leur