SALEP. ( F. FÉCULE
SALlClNE.f/^. Saule)
SALIVAIRES (fistules). « Il y a deux espèces de fistules salivaires qui sont du même genre, mais qui dilfèrent entre elles par la nature des parties intéressées. Les premières sont le produit d'une ouverture qui communique avec un des canaux excréteurs particuliers, qui se trouvent en grand nombre dans la parotide. Les
secondes résultent d'une ouverture faite au canal excréteur commun de cette glande. » (Sabatier, ;1/6'6/. opér.,t. ii, p. 27'2, i82'2.)
y1. Glandr SALivAiRE. Lcs fistulcs de la glande parotide sont la suite d'une jjlaie, d'un abcès essentiel ou d'un dépôt critique de cette glande. La sortie de la salive est le signe i)athognomonique de toute fistule salivaire. On connaît que la fistule est due à une lésion de la parotide en s'assurant de l'état du conduit et de ses rapports avec la fistule , par l'introduction d'un stylet boutonné dans le canal, par la situation de la fistule et par la quantité de salive (|u'elle rend dans un espace de temps donné. Ainsi, lorsque le stylet introduit dans le conduit de Sténon par son orifice naturel , et enfoncé aussi profondément que possible, ne fait reconnaître aucune lésion à ce conduit , l'ouverture extérieure ne correspond point au canal salivaire, mais à la glande. Lorsque la quantité de salive qui en coule est peu considérable, nul doute que la lé>ion ne soit à la glande elle-même, et à quelquesuns des petits conduits qui en naissent, et que le canal de Sténon n'en soit exempt.
Ces fistules offrent des variétés qui sont relatives au lieu qu'elles occupent, à leur forme, à leur grandeur. Elles peuvent être placées sur tous les points de la région parotidienne, ou même à une certaine distance du corps glanduleux qui fournit la matière de Pécoulement. On lit, dans les Mémoires de Vacadémie de chirurgiCy l'observation d'une fistule salivaire, dont l'orifice extérieur était au-dessus et en arrière de l'oreille. La forme de cet orifice est très variable ; ici, on voit une fongosité épaisse sortir de son centre; là, une pellicule mince , à travers laquelle on aperçoit la salive qui suinte par gouttelettes. La largeur de l'orifice fistuleux est ordinairement très peu considérable. Quelquefois l'ouverture est presque imperceptible, et l'on ne reconnaît la fistule qu'à l'écoulement de la salive. (Boyer.)
A. Paré nous a conservé l'histoire d'un soldat qui fut blessé en l'an 1537, d'un coup d'épée au travers de la mâchoire supérieure (ce sont les termes de Pauteur), et qui pénétrait dans la bouche. Quelques précautions qu'on ait prises pour obtenir la parfaite réunion de cette plaie, il resta
SALÎVAIRES.
lin petit tron prrs de la jonction de la mâchoire inférieure nver la siipi'rieinc. Ce trou, dans leipiel on aurait à peine pu mettre la tète d'une épinj^le , fournissait une grande (juantiié d'eau (ort claire lorsque ce soldat parlait ou mangeait. Paré
de donner le preci:?» c'était une portion de la glande qui fournissait une matière séreuse, dont l'écoulement continuel compi-rtail la consolidation de l'ulcère. !\1. Ledran , qui a eu un cas de cette nature à traiter, n'y a pas été trompé ; il fit l'ouver-
assure avoir souvent observe la même i ture d'une parotide suppuree à un jeune
cho<e. La situation de ce trou fistuleux, et les moyens dont ou s'est servi [lour parvenir à la guérison radicale, montrent également que la glande jiarotide seule peut être aftectee. Il a suffi de cautériser le fond de Tulcere avec de leau forte, et d'y appliquer quelquefois de la poudre de vilriol brûlée, traitement qui serait absolument inutile, et même préjudiciable dans la perforation du canal salivaire, comme nous le pr()uv( rons plus bas.
P^ibrice d'A(|ua[)endente fait mention de l'écoulement de la salive, à l'occasion des plaies des joues. Il a remédie efficacement à ce cas d'une manière fort simple. L'expérience m'a appris , dit cet auteur, que les plaies (jui sunt auprès des oreilles se guérissent fort bien , à la réserve d'un petit trou qu'on a de la peine à apercevoir. Il en sort, surtout (juand les blessés mangent, une granle ipiantite d'eau lim[)ide qui ressemble assez aux larmes (ju'on verse en pleurant. Cela dure souvent un mois ou deux. Je ne sais en vérité [) is, ajoutet il, d'où ni comment elle sort. Mais, pour tarir une lunnidite si copieuse, j'ai appli- (jue deseompref ses trem[)ees tians leseau.t thermales d'Appone, ou des cerats puissamment dessiccati's. L'expérience et la raison nous permettent d'assurer (pie de tels moyens seraient insudisans pour l'ulcère fivtuleux du canal de Sténon, et nous devons croire (jue Munnick n"a jugé (pie par les apparences trompeuses de l'écoulement de la salive sur la joue, lorsipi'il
homme de dix-huit à dix-neuf ans. La plaie se detergeait fort bien, il n'y eut bientôt (|u'un petit endroit à cicatriser. Il en sortit, ])endant plus de trois semaines, une grande quantité de salive, surtout lorsque le jeune homme mangeait. M. Ledran prit le parti d'applicpier sur ce trou un petit tampon de charpie trempé dans de Teaude-vie, et i)ar-dessus quatre petites compresses graduées , qu'il contint avec un bandage assez serré. Cet appareil compres^if ne fut levé qu'au bout de cinq jours. Pondant ce tenq)s , on défendit au malade de parler, il ne vécut que de bouillon; l'ulcère fistuleux se trouva parfaitement cicatrisé. La compression avait elFacé le point glanduleux dont l'ulcération fournissait celte grande quantité de salive. Poanhuis j)arle dune fistule de même nature dont il ne put tarir Tecoulement par l'application du cautère actuel , et qu'il guérit avec un emplâtre agglutinatif, avec l'attention de com[)rimer forlement la partie.
Peaupré a réussi , par la seule compression, à arrêter l'écoulement de la salive dans une lislule, à l.» suite d'un abcès gangreneux de la glande parotide, causé par une fièvre maligne. La conséquence de ces dinVrentes observations se déduit naturellement. Nous voyons que l'écouiement de la salive n'est point un symptôme parliculièrement propre à la perforation du canal salivaire, et «pie pour tarir cet écoulement lorscpi'il vient de la glande
dit avoir guéri radicalement, et en p»'U de j parotide, l'application des remèdes des^icjours, la fistule de ce conduit, après en I catifs, ou des cathéréliques dans quehjues
avoir détruit les (•.illnsiles par l'introduction dune petit»' lente faite avec le précipite rouge et l'esprit de vitriol. Comment, eu elîet. ra|)pli(Mlioti d'un caustirpio qui
agrandit
ulcère (I un ranal excréteur,
riri on^lances, et même la simple compression sont des moyens sufîisans. » (Louis , Sur Vccoiilcmevt de la salive par la fist itle (les (jla ndcs paroi ides )
Jl résulte de ces faits, (pje la cautérisa-
])ourrait-elle mettre obstacle au passage ! tion suivie de la compression, et même la de riiumeur dont récoulemmt continuel compression seule convenablement cinest une cause permanente et nécessaire de ployee , sont des moyens sufîisans pour la fi-tule? Il e>t donc certain (jue dans . guérir les fistules en (piestion. Cette pralouies les observations dont nous venons | liipie n'a pas vieilli de nos jours, seule-