SALIVAIRES
ment an lien dn cantère acinel on se sert du nilrafcMrargeiit; on voit tons les jours des fistules de la glande parotide guérir par Taction de ce dernier remède seid ou combiné à la compression. Dans (pielques cas cependant, on est obligé d'exciser plusieurs lambeaux de peau s'il y a beaucoup de décollement, et que les tissus ne paraissent pas bien disposés à la réunion; après cette excision, on réunit les parties par prenjiére intention , et l'on pratique au besoin un point de suture , ce qui n'empcche pas d'y adjoindre la compression. On a aussi employé les injections irritantes avec succès, mais le nitrate d'argent et la compression réussissent si bien qu'on ne songe que rarement aux injections. On a aussi eu recours aux vésicatoires volans, avec succès. C'est déjà faire sentir que l'art est puissant contre cette maladie, et que rien n'est plus facile que de guérir les fistules parotidiennes.
B. Canal de Sténon. Les fistules salivaires du canal de Sténon résultent de sa section totale ou partielle. La lésion de ce conduit est produite le plus souvent par un instrument tranchant; quelquefois elle est l'effet d'un engorgement scrofulenx des joues, qui s'est terminé par suppuralion ; d'autres fois elle a pour cause la carie d'une ou de plusieurs dents, la présence d'un corps étranger. Dubois a vu une tumeur inflammatoire de la joue s'ouvrir, s'ulcérer à trois reprises différentes; à la troisième fois, il sortit de la salive du fond du petit ulcère. Un stylet introduit dans le canal de Sténon pénétra facilement jusqu'à l'orifice fistuleux où il rencontra de la résistance; cette résistance était due à une petite arête de poisson qui obstruait le canal. Dubois en fit l'extraction , et la fistule fut promptement guérie. Nuck et Ferrand ont vu des fistules salivaires du conduit de Sténon survenir à lasuile d'un abcès produit par la carie des dents. En traitant des fistules de la parotide, nous avons indiqué les circonstances qui font juger iju'une fistule salivaire dépend dune lésion du canal parolidien, et non de la glande parotide elle-même. Là, comme ici, l'orifice varie et dans sa forme et dans sa largeur, mais moins dans sa situation. Quand l'orifice interne de la fis-
tule est plus bas que Torificé externe, la salive s'amasse, forcïie une tumeur qu'on vide en la conq)rimant, mais qui ne larde pas à reparaître. Lorsqu'au contraire l'orifice interne est plus élevé , ou seulement lorsrpi'il se trouve à la même hauteur que l'orifice externe, il n'y a pas de tumeur, et la salive s'écoule librement au dehors. (Boyer.)
Il n'est pas aussi facile de guérir les fistules du canal commun de la parotide, que celles de la glande de ce nom. Plusieurs moyens ont été employés.
l»» Canal artificiel. Premier procédé (Saviard et De Roy). La première idée (jui se soit présentée aux gens de l'art a été de pratiquer un conduit artificiel par lequel la salive piU tomber dans la bouche et être détournée de la fistule. C'est celle qu'a suivie un chirurgien nommé De Roy, dont Saviard nous a conservé le procède. Comme ce chirurgien craignait que le conduit qu'il allait pratiquer ne se fermât avant que la salive en eût rendu les parois calleuses, il résolut de percer la joue de dehors en dedans avec un fer de forme allongée, de peu d'épaisseur, et rougi au feu. Le succès répondit à son attente.
L'ouverture fistuleuse se ferma de bonne heure, et la salive, qui avait peu tardé à se porter au nouveau conduit , continua à coiffer dans la bouche par la même voie. (Sabalier, loco cit.)
Deuxième procédé (Duphénix). Duphénix a aussi pensé à pratiquer un nouveau conduit à la salive; mais soit qu'il craignît que ce conduit ne se fermât trop tôt, lors même qu'il serait fait avec un cautère actuel , soit que les circonstances de la maladie lui parussent exiger un moyen plus efficace , il se servit d'une canule pour l'entretenir. La fistule qu'il avait à traiter était la suite d'une plaie énorme faite par un coup d'andouiller de cerf. Il en sortait une grande quantité de salive. On avait essayé la compression sans succès. Duphénix fit préparer une canule de plomb longue de 30 millimètres, taillée en biseau à l'une de ses extrémités garnie d'un trou à l'autre pour recevoir un fil , et grosse comme un tuyau de plume à éciire. La cicatri(;e fut emportée avec le bistouri, de manière à former une plaie longue au dehors et