‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 39 sur 143 · TOME Yir · texte numérisé non relu

TOME Yir

i4o acide carbonique , on sait que le sang conserve sa chaleur pendant très longtemj)s.

EleclricUc. Quelques auteurs, entre autres SrJiubler, Alljers de Bonn, pensent que rdectricite fait perdre au sang ^a chaleur; celte opinion est contestée p.u* Yolta, IJertholon, Struvc , Yan-Marum, (pii pensent que le sang elcctrise a une température [)lus élevée. C'est donc un [)oint de la science qui n'est pas encore résolu. Bellingcri s'est assuré, par des expériences qu'il a faites sur le sang dans les maladies , (juc ce fluide po.-sède u: e électricité pru[)re, qu'il conserve indepi'i.damment de c elle de l'atinusphère; il a ete conduit aux conclusions suivantes : 1° la

quantité d'électricité du sang diminue dans les phlegmasies aiguës , et cela eu raison directe de l'intensité de la i)hlegmasie; 2« dans les maladies chroniques aslhéniques, la <{uanlile d'électiicite a.igmeiiie; 5» le sang coueuneux renferme mouis d'électricité que le sang qui oii". e des (juallles dilî'erenies; quand on trouve dans le sang tiré de la veine plus d'electricite que dans Tetat nornia!, on est sûr qu'il ne se coagulera pas; car, en elFet, moins le sang contient de fibrine, moins il manifeste d'électricité. Une fois coagule, le sang ne conserve plus son électricité. Consistance. « Le sang qui est contenu dans les vaisseaux possède des (piaiites particulières, qui correspondent aux degrés divers de coagulabilité que Ton constate lorsque ce li(iuide a été extrait des vaisseaux ; un sang peu coagulablc ou incoagulable, loiS([u'il est sépare des vaisseaux, représente un sang peu consistant et très fluide lorsqu'il est contenu dans ses canaux ; les globules du sang peu consistans ont une grande tendance à sortir des vaisseaux. Le sang riche en fibiine jouit de [jropi'iétes loul-à-l'ait opposées à celles-là. Il existe, pendant la vie, un sang dont les élémens sont plus ou moins cohérens; la signification exacte de ce sai:g consistant est l'augmentation de la fibrine. Un sang dissous, diffluent, est au contraire un sang pauvre en fibrine.

» Oii a beaucoup parlé, dans les anciennes écoles, de repaississemcnL et de la consistance du sang; il est intéressant de les

examiner au point de vue des découver-

140 SANG, tes chimiques modernes. Toute l'école de rioerhaave, qui a jelc un si vif éclat, a fondé ses doctrines sur la consistance plus ou moins grande du sang; c'esl-à-dire sur un fait dont elle ne s'est pas donné la ])eine de cliercher et de fournir la preuve, sur un fait entin qui est plus que contestable, r^oerliaave croyait que le sang trop visqueux, trop épais, unissait par s'arrêter dans les vaisseaux; do là une obstruction On a(iinettait aussi, dans cette

école, qu'il se formait souvent des i)rinci- I)es chimiques (jui travaillaient à Tepaisfcissement du sang.

)) Dans ces derniers temps on est revenu, en partie , à ces idées ; on s'est demande jusqu'à ipiel point ré[)aississemenl et la viscosité accrue du sang pouvaient créer la maladie. M. Magendie a cherchw à [)rouver (ju'ils étaient la cause de plusieurs atfeclions ; il a môIé au sang de»i substances innocentes par elles-mêmes, mais capables d'épaissir le liquide en circulation, la gomme arabicjue el l'amidon , par exemple. Le sang, ainsi altéré, ne traverse i)lus les dillerenii réseaux capillaires et particulièrement le poumon ; de là résultent, non pas des pneumonies,mais des congestions (jui [jcuvent aller jusqu'à l'apdplexie; on voit alors la respu-ation s'accelerer et les animaux i)erir d'asphyxie, d'une manière lente ou rapide. Si l'on mêle au sang des substances très ténues, du charbon lineiiienl iiulveri>è , il en résulte seulement un peu de dyspnée, elles animaux se n'Iablisscnt. On peut conclure de toutes ces ex[i(riciiccs (pfcn rendant le sang plus é{)ais , on crée des desordres (pji s'rxpliquenl par la gêne (piVprouve le sang à traverser les capillaiies.

). i:\isle-t-il des conditions morbides semblables qui se dcvel()[)pent si)ontanèment dans l'économie? peut-il y avoir dans quebjue maladie augmentation spontan«'e de la consistance du ^ang? On peut le supposer, mais il est inipos.-^ible de fournir la flemonstralion du fait; par consé- (juenl il ne faut accorder à ces idées que la valeur d'iuie hypothèse. On a dit que

la stagnation du sang dans les vaisseaux des cholériques devait être attribuée * la viscosité plus grande du sang Ce qui doit «mpêchcr d'admettre cette opinion , c'est iju'on n'observait pa», dan* cella maladie^

les stases et la congestion pulmonaire que l'on rencontre chez les animaux dans les veines descpiels on a injecté une des substances que nous avons indiquées ; le poumon des cholériques était exsangue. » (Andral, cours cilc^ p. 295.)

La coagulation du sang , (jui parfois s'opère pendant la vie , soit dans le cœur lui même , soit dans les vaisseaux , doit être considérée comme un degré extrême de la consistance du sang. Les anciens médecins croyaient cette coagulation, à laquelle ils avaient donné le nom de polypes du coMir , bien plus fréquente qu'elle n'est en elfet. Il n'est pas douteux cpi'on rencoiitre assez souvent des caillots dans les cavités du cœur ; mais ce qui est encore en question, c'est de savoir à quelle époque ils se sont formés ; ce point étant intimement lié à riiistoire des maladies du cœur, nous renvoyons à l'article où il en a été traité, (r. Cckur.) Il peut encore arriver que des caillots se forment dans les artères , presque toujours ils sont la conséquence de Tarterite. (K ce mot.) Il en est encore ainsi pour la coagulation du sang dans les veines, phénomène (pii s'observe frétpiemment pendant le cours de la phlébite. (F. ce mot.)

La consistance du sang , au lieu dVHre augmentée, peut descendre au-de.'^sous de son degré normal ; on dit alors que le sang est fluide. Cette fluidité a été rencontrée dans la plui)art des cas où existe une prédominance du sérum sur les autres clémens du sang , tels que la chlorose , les cachexies séreuse, scorbutique et scrufuleuse. Chirac, Morton, Cullen , Ilaller ont avance (pie le sang était très fluide dans les affections adynamicjues et putrides ; celte opinion est encore professée de nos jours à l'égard de la fièvre typhoïde, dans la(pielle on voit souvent le sang sorli de la veine être peu ou non coagulable.

Beaucoup d'auteurs admettent (pie le sang peut éprouver une augmentation pure et fcim[)le dans la masse totale , d'où re»ultenL la plénitude et la distension du système vasculaire , et de là un étal morbide designé sous le nom de pléthore. ( f^. vr. mot.) Les recherches de 3L Andral Pont conduit à penser qu'il est impossible dû démontrer que dan» U pUthore il y ait

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