‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 41 sur 143 · SAPIN · texte numérisé non relu

SAPIN

autres animaux duiiicsii(]ucs, sont de véritables saiisisiK^s médicinales.

Lorsfiu'oii a liiié la place, où l'application doit éire iiratiiiuce, il s'aait de la préparer pour que les sanjisueà pui>si nt y mordre avec r.uililé ; s'il y a des poils, il faut les raser avec soin parce (pic ces productions pcnent l'afiplicaîiun de leurs Iè\res cl les empêchent dépiquer. .^1. Chevallier a proposé un a|)pareil jiarliCMlior, auquel il a donné le nom de inldlophorc cl qui consiste en un certain iiond»re de tubes de verre dans chacun iIqsq'.uls on plu'jo une san,:;sue. ^^l. Coltereau a j)ro|:usé un instrument inirénieut et simple, de la (orme d'une demi-sj hère et percé à jour dans toute sa surlaoo qui est formée par une }z.ize en lil d'aruent : les sanusuos, renfermées dans cette espèce de calotte, ne pouvant o!)érer L' vide sur la toile m'-Ldlique, sont lurcées de s'ai tacher prornj)lement à la surface de la partie avec laquelle on les met en contact. ICidin, !\I. ]?()!ir}ieois a proposé, pour faciliter la iTcliension de ces animaux, de les placer d'abord pendant (luelijues inslans dans l'intérieur d une pomme (pie l'on a creusée; le contact de la chair acidulé de ce fruit les ^tlniule , les irrite, et ils proniien; ensuite avec piomplilude. Du reste, il est bon (lue le médecin sache que les sangsues refu.^ent de mordre, en uériéral, la peau des sujel>^ qui font usage , à l'intérieur, de remèdes suliureux.

l.()rs(jue l'indication e\i^'e (jue les sanirsues soient mises sur la membrane muqueuse des narines, pour simuler ouafipcler uneépistaxis, etc., ou bien sur la membrane miKjueuse de la cavité buccale pour en opère r le dé;:ortzeinent on iiciit, ainsi (pie le conseille Osliurn, de Dublin, les traNerser d'un bl à 8 ou 12 millimètres de bur extrémité caudale, pour les retenir facilement au dehors. Si ce moyen ne convient jias, on peut se servir de tubes de verre ou d'un tube à [)is(on. à l'aide duquel on j)(»usse et on maintient la samrsue "vers le point (pi'elie doit att.upjer. linlin , lors(pj'on veut les placer au col de l'uierus, on met celle partie à décoiucrt au moyen d'un spécuhnn , et on les dirige cnsuile par le canal de l'instrument.

« Lorsqu'elles sont pof^ées, di'^en! IMTd. lierai ol Delens, il ne faut pas les tourmenter, de crainte de les faire lor.iljcr, encore moins les arrai her, C'-" q'ii eiitr.ilne communément la forniali(m de pelii«i i)hle£:nions 1res douloureux , attribués, sans preuve suffî^ante, h la présence dans la plaie des mAclioires de l'aniinnl.oTi nu déîiorcentent sur celle plaie d'une humeur putride (pie renferme parfois le canal dis;(stif de ces amuMides; certaines personnes recommandent nu^me de ne point en bà;er la chute aw moyen de s**l , de tabac ou d'autres irritans, comme on a coutume de le r.Mro lors(iuc quelques unes lardent trop a tomber.

Les morsures faites par les 9an£;«ues se cicatrisent ordinairement avec promptitude. Elles déterminent fort souvent une démanneaifon très incommode, h laquelle on remédie par il-'?' lotions d'eau blanche ou d'eau vinaigrée : dans quebiues cas, elles s'ennamment et deviennent la Ciaise d'un érysipèle dont les pro'^jres peuvent être considérables ; des cataplasmes de farine de riz ou de pulpe de pommes de terre arrêtent et dissipent ces aecidens. Enfin , on voit ces jjlaies parfois s'ulcérer et de\enir doulooreiises ; il faut alors modifier {''ur siirfac(î en la cautérisant avec le nitrate d'argent , puis employer pour pansement des cataplasmes de ri/ laiidani-és ou de la charpie enduite de cérat opiacé , etc.

Les san;',sues peuvent -elles transmettre les maladies conlai^ieuses ? On a rapporté des cas de sjphilis c(jnununiquée par des sangsues qui avaient précédemment servi à des p;MSomies afi'ertées de maladies vénériennes. Un doit donc prendre des précautions |)our éviter la crainte ou les suites de pareils aecidens. (i\lartiu-Solon , loc. cit.)

Du reste, on a proposé , pour rem[)lacer les sangsues loisiiu'elles sont trop rares , divers insirumens, tels (jue le bdellomeirc de Sarlandiere, \'i:rti(i( iul Icrdi des Anglais , les dnVérenles sortes de scardieaieurs aides de l'action des ventouses : mais tous ces insirumens agissent d une autre manière que les sangsues, et sont d'un usage moins simple et moins commode ; aussi n'y a-t-oii recours (pie dans les cas où il est impossible de faire autrement.

Pour les effets des sangsues sous le rapport des émissions sanguines qu'elles procurent , et d'autres détails, voy. Saignée.

SAPIN. Le sapin cormnun [ pinns plrm , Lin.) , de la famille des conifères, monoécie riKuiadelphie , Lin., arbre (jui cr^)U abondamment dans les montagnes de l'Europe, il intéresse le médecin par le suc oléo-résineux qu'il fournit ( V. Ti;Rj;uL?iTui>E) , et par ses bourgeons.

Les bourgeons contiennent beaucoup de substance résineuse aromali(iue souvent exsudée à leur surface sous forme de larmes.

Ils sont (liurt'ti(iues et sudorili(|ues. Leur infu-ion dans le vin ou dans l'alcool a été employée dans les hydropisies essentielles. Leur décoction a(|ueuse,qui est un peu amere , a été conseillée dans le scorbut , dans les afieciions \énériennes , dans les maladies artliriii(pies. On l'a aussi employée en l)nins partiels contre les ulcères scorliuti(pies , la |)aralysie : des douleurs rhumatismales ont él('' soulagées par des fumigations faites par ces mêmes bourgeons. Le même moyen a quebiuefois dissipé des gonflemcns œdémateux résultant d'une faiblesse locale. (/>/>/. des se. mcd., t. alix , p. 578.)

l>a dose est de 4 à l.*i gram. pour 1 litre d'eau. L'infutioD est le mode de prépuraiiou

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