SAUGE
qui convient le mieux , ol l'usage doit être pr()l(Mi<^é potidaiil un ou dciiv mois au moins , si l'on veut eu retirer un avaiit<i|^e bien niar(|ué.
SAPONAIKI'] ( snpovriria nfjîciiialis , L.) , de la famille des earyo[)hiHécs , décandrie digynic , Liu. , plante cuiopéenruî qui eroît spoulauément au hord des buissons , des fossés, dans les elianips. Kile doruie à la matière nîédicale ses raeiues qui soûl prèles , longues , traçantes , d'un i)lane jaunâlre , et ses feuilles qui sont {^labres , ovales-aigues , entières , rélrécies à leur base , et marciuécs de eirjq nervures dont les trois moyennes sont les plus apparentes.
Les médieamens ijue fournit la saponaire exercent sur les orjiunes vivaus une action tonique , mais il faut dire qu'on ne connaît pas d'observations suivies propres à constater d'une manière bien irrélrairable sou action tant immédiate que médicamenteuse. On s'est borné à employer cette plante d'après des opinions théoriques basées sur l'analogie qui existe entre elle et le savon auquel on a attribué uns action fondante , dissolvante , apéritive et désobstruante, comme on disait en mèine temps qu'elle est sudorifique et diurétique, (ilatier, Diciion. de mcd. et de cliir. prat., t. XIV, p. oil. )
On l'a recommandée principalement dans les engorgemens des viscères abdominaux, surtout dans ceux de l'estomac, de l'inlesLin, du foie, dans les alVections lymphatiques des glandes , les maladies de la peau, l'ictère , Id cachexie, la syphilis, le rhumatisme, la goutte.
On emploie la saponaire en décoction aqueuse , a la dose de 50 à GO gram. pour 1 litre de liquide. C'est le mode le plus usité. Le suc de la plante fraîche a été donné par quelques praticiens à la dose de GO à 12.5 gram., et l'on a également prescrit l'extrait depuis 12 dêcigr. jusqu'à 4 gram.
SARCOCÈLE. (F. Testicule.)
SASSx\Fl\AS { laurns sassafras , L.), de la famille des laurinées, cnnéamlrie nionogynie, L., grand arbre indigène de l'Amérique septentrionale. Il fournit à la matière mé(;ica!e son bois et son écorce , et on nous l'apporte eu souches ou en morceaux, de la grosseur du bras.
L'ecorce est d'une couleur de rouille, d'une épaisseur de 2 millimètres environ , sans é|»idern(e ou du moins n'en présentant que des fragmens qui sont d'une teinte grise ; son odeur est très forte et très aromatique; sa saveur, d'abord douceâtre , devient ensuite amère, piq\iante et même acre.
Le bois est poreux, léger, gri>-jaunâtre et mar(iué de veines roses concentri({ues; sou odeur, faiblement aromatique , lire un peu sur celle du fenouil , sa saveur est presque nulle.
Les effets immédiats du sassafras prouvent
(jue ses prirtéipes actif"? sont fortement stimulans.
« L'emploi aciufd <iu sassafras', en méilecine, disent MM. Mérat et Dclcn^, se borne à celui (lu'on en fait dans les afl'cc lions syphiliti(iues et les maladies de la peau, ou, tout au i)lus, a celui des bois sudoriflques , dont il fait partie, dans les maladies rlunnatismales et gouL:e;ises, comme propre à [)rovocpier la Iranspiralion el la suenr, en a:;issant sur les érnonctoires ciit.inés. On voit, dans les anciens autcuis, qu'on l'administrait dans beaucoup d'autres maladies : ainsi, on le prescrivait connue !oni(iue, stomachique, emménagogue, carminalif, diuréli(iue; on le donnait aux hypochondriaques, <lans les affections nerveuses, le cataiThe chroni(iue, les hydropisies, la cachexie, etc. il <'sl [jrobable qu'il (h)it produire de très bous elTels lorsqu'il est convenablement appli(|ué; il stimule les organes affaiblis, débilités, ranime leiirs fonctions et rétablit ré(piilibre romj)u par l'inertie des tissus ou des systèmes organiques. » (Dict. U)uv. de mal. mcd. cl de ihcr.y, t. IV, p. 60.)
Le sassafras s'administre sous les formes suivantes :
La poudre se donne à la do^c de 2 h 4 grammes et plus, en bols, en électuairc ou délayée dans une suffisante quantité d'un véhicule appropriô.
La tisane, qui doit élrc préparée exclusivement par infusion, se fait avec l") à 30 grammes pour un litre d'eau bouiUantc,, en vase clos. On la donne par lasses, chaude et convenablement sucrée , dans le courant de vingt-quatre heures.
L'enu distillée entre à la dose de GO à 12.5 grammes et plus, comme Néhicule, dans les potions stimulantes, cordiales, céphaliques, antispasmodiques.KlIe est employée aussi avec avantage, pour aromatiser des boissons, des potions, et pour mascfuer la saveur et l'odeur désagréables de quelques autres médieamens, et surtout des purgatifs.
h'huile essentielle a éîé préconisée pour apaiser la toux. On la prescrit surtout comme cordiale, antispasmodique, à la dose de 2 à i"2 gouttes, soit en pilules ou en potion, soit eu oléo-saccharum, et alors étendue dans un véhicule approprié.
S\\jGE{salviaofjicl!ia[is, L.), de la famille des labiées, diandrie nionogynie, J.in., petit arbuste qui croit spontanément dans l'Europe méridionale, et cultivé dans les jardins. II fournit à la matière médicale ses feuilles et ses sommités fleuries.
L'odeur très aromatique, pénétrante el peu agréable de la sauge, sa saveur fortement amarescenle, chaude et piquante, sont dues surtout à une huile essentielle très abondante qui s'y trouve recelée; aussi toute la piaule paraîi-elle douée d'une propriété stimulante énergique.